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Attendre ou ne pas attendre Godot
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Le En attendant Godot du Théâtre de la Bordée (une troupe de Québec) qui se jouait hier au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, possède des qualités évidentes. Les deux comédiens qui incarnent "ceux qui attendent Godot", Estragon et Vladimir (Jacques Leblanc et Jack Robitaille), font preuve d'une complicité qui donne une belle énergie à la production; ils sont comme des enfants qui se chicanent, mais qui se donnent ensuite des câlins. Toutefois, on est moins convaincu que les audaces quant au rythme de cette pièce permettent d'apprécier ce classique du théâtre. Difficile de savourer un texte lorsqu'il est débité de cette façon... Il y a donc eu quelques moments d'ennui au cours de cette soirée théâtrale. D'ailleurs, il y en a quelques-uns qui attendent toujours Godot car ils sont partis à l'entracte...

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Visite guidée… sous haute surveillance
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Le 24 janvier dernier, j'étais présent lors de l'inauguration du Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB). Décidément, c'était le «talk of the town»; tout le gratin de la scène culturelle ou municipale y était. Les gens avaient le sourire aux lèvres et avec raison, car il s'agit d'un bel atout pour la ville de Sherbrooke. Situé au centre-ville, et du côté sud de la Wellington de surcroît, le CASJB, malgré son allure extérieure un peu brouillonne, aide à la revitalisation de ce coin. Avec les résidences étudiantes et le terminus d'autobus, cette partie de la ville semble de moins en moins délaissée. Tous ensemble, on dit «yé!».
Au cours de l'ouverture officielle, j'ai pu visiter les lieux en suivant un petit groupe à la queue leu leu. C'était charmant! On ne se tenait pas par la main, mais c'était tout comme. On m'a expliqué qu'il ne fallait pas trop s'éloigner car le service des incendies a limité le nombre de personnes pouvant se trouver dans les différentes pièces. Plutôt absurde pour un endroit qui aura fréquemment à accueillir de grands groupes, comme des classes scolaires. Chose certaine, il y en a qui prenaient ça au sérieux, car lors de l'inauguration, il y avait un garde de sécurité sur place. Jamais un tour guidé n'aura été si surveillé. J'espère que cette situation se réglera rapidement.
Tout de même, j'ai pu constater que les locaux de répétition et la salle de production ont vraiment de la gueule (malgré un plafond un peu trop bas), et que les bureaux, quoique petits, semblent fonctionnels. Vous aussi vous voulez faire votre tour? Pas de problème car le maire Perrault a invité toute la population à visiter les lieux. Prenez-le au mot et réservez votre place: 819 822-6063. À nouveau, tous ensemble, on dit «yé!».

Les nouveaux locataires
Qui sont les heureux organismes culturels à occuper ces beaux espaces? Il y a le Théâtre des petites lanternes, le Théâtre du Double Signe, le Petit Théâtre de Sherbrooke, les compagnies de danse Sursaut et Axile, la Musiquetterie et les Productions Sac à malice. Ces sept compagnies de théâtre et de danse sont bien établies dans la région; elles méritent leur place. Je trouve tout de même dommage que la relève n'ait pas pu y faire son nid. Il ne reste même pas un petit garde-robe de libre... c'est dire à quel point l'inauguration de cet endroit était attendue.
Toutefois, il y a un besoin auquel le CASJB ne répond pas. Ce lieu permet de créer des spectacles de grande qualité, mais il manque un endroit adapté pour les présenter. Rappelons que l'inclusion d'une salle de spectacle au projet fut mise de côté pour des raisons budgétaires il y a de cela quelques années. Certains aimeraient croire que ce dossier est clos (ou sur les tablettes pour les 20 prochaines années), mais je trouve qu'au contraire, l'incohérence est encore plus évidente avec l'ouverture du CASJB. Les Sherbrookois ont investi des millions de dollars pour permettre aux créateurs des Cantons-de-l'Est d'avoir les moyens de leurs ambitions, mais le public d'ici ne pourra pas en profiter réellement. Je déplore ce manque de vision. Tous ensemble, on se retient de dire «yé!»...
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Sur ma table de chevet: D.Y. Béchard
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Il s'agit du "À lire" dans le Voir Estrie de cette semaine: Vandal Love ou perdus en Amérique de D.Y. Béchard. Je suis vraiment plongé dans cette histoire fantastique à la Gabriel Garcia Marquez... mais qui débute en Gaspésie. Un très impressionant premier roman.

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Happening cinématographique au Centre culturel de l'U de S
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Une soirée Télé-Québec aura lieu lundi le 28 janvier à 19h au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke. On pourra y voir le documentaire de Josée Labrie qui a gagné le prix du public à l'émission Méchant contraste!, les courts métrages de Anh Minh Truong et Jean-Philippe Boudreau réalisés dans le cadre de l'émission Fais ça court!, ainsi qu'un documentaire de Jacques Ménard intitulé Ma part manquante. Un véritable happening cinématographique!

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Sabine à la Maison du cinéma
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Le film Elle s'appelle Sabine, un documentaire sur l'autisme réalisé par Sandrine Bonnaire, prend l'affiche à la Maison du cinéma à partir d'aujourd'hui. Présentée à Cannes en 2007, cette oeuvre cinématographique raconte le difficile parcours de Sabine Bonnaire, la jeune soeur autiste de la réalisatrice.

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Temps durs pour la haute culture
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Il y a de cela quelques jours, un texte paru dans Le Devoir m'a tout particulièrement intéressé. Intitulé L'élite culturelle, une monogamie snobinarde en voie d'extinction, l'article reprenait certaines conclusions d'une recherche en sociologie sur les nouvelles pratiques en ce qui a trait à la consommation de «produits culturels». Est-ce que les gens ont modifié leurs habitudes de sorties (spectacles de musique, sorties au musée, soirées au cinéma, représentations théâtrales...) et d'achats culturels (livres, disques, DVD...)? Il semblerait bien que oui. L'étude précise même que l'élite culturelle (qui ne s'intéresse qu'à la «haute culture») ne constituerait plus un groupe significatif. Cela signifie que désormais, les gens qui apprécient la musique classique, la littérature, l'opéra et les beaux-arts consomment également de la culture populaire. Ils seraient devenus «omnivores».
Je dois avouer (sans honte) que je me reconnais dans la catégorie des omnivores. J'attends avec autant d'impatience le prochain film de Michel Gondry que le nouveau Batman. Je lis avec intérêt les bandes dessinées de Michel Rabagliati ainsi que la poésie de Michel Garneau. J'adore être présent lors des vernissages des différentes galeries d'art, mais du même coup, j'aime aussi assister à des shows d'humour. À mon avis, l'élite culturelle se privait de bien des plaisirs. Il est bien d'avoir mis ce snobisme de côté. «Culture populaire» ne rime pas nécessairement avec «culture de mauvais goût».
Toutefois, il y a un hic. La grande majorité de la population serait «univore» (que de la culture populaire), «paucivore» (que les grandes institutions) ou tout simplement «inactive» (rien pantoute). Cet aspect est plutôt inquiétant.
Il y a dans les Cantons-de-l'Est une offre culturelle incroyable. Vous n'avez qu'à consulter le calendrier du Voir Estrie afin de constater le nombre effarant de galeries d'art, musées et salles de spectacle. Évidemment, ces endroits ne proposent pas uniquement de la culture populaire. Je pense, entre autres, au Théâtre Centennial qui présente des spectacles de danse moderne et de musique classique. Sa programmation est audacieuse et contemporaine. Ainsi, la tâche s'annonce ardue pour les administrateurs de ce genre d'endroits s'ils veulent réunir de bonnes foules; leur public cible saute la clôture...
Éduquer, c'est la clé
Ne soyons pas pessimistes: des actions peuvent être entreprises afin de garder toutes les formes d'art bien vivantes dans notre belle région. La solution réside dans l'éducation. D'ailleurs, ce facteur a davantage de poids sur la pratique culturelle que le revenu. Déjà, plusieurs acteurs du milieu des arts d'ici portent une attention particulière à ouvrir les horizons culturels de la population. Par exemple, les Concerts de la Cité (qui reviendront l'été prochain) offrent des spectacles gratuits en plein air. Il y a aussi le Petit Théâtre de Sherbrooke qui joue un rôle essentiel en proposant au jeune public des créations théâtrales de qualité et à bas prix. D'ailleurs, sa campagne de financement aura lieu prochainement (un coquetel-bénéfice se déroulera le jeudi 7 février au coût de 100 $; on peut s'inscrire en téléphonant au 819 346-7575). Faisons en sorte que la jeunesse soit omnivore!

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Dans mon lecteur: Hayden
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Ces jours-ci, j'écoute In Field & Town, le dernier disque de Hayden, un folk singer canadien à la Neil Young. L'album ne détonne pas trop des précédents, mais ça fait la job...
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Festi Rock: date limite
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Le Festi Rock de Richmond se déroulera du 5 au 8 mars, mais les groupes ont jusqu'au 2 février pour s'inscrire. Rappelons que ce concours s'adresse aux jeunes formations musicales de la province d'expression française originale. Plus de 14 000$ seront remis en prix aux finalistes. Le groupe Longue Distance parraine l'événement. Consultez le site www.festirock.ca.

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Les écrivains de l'ombre
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Le Festival des écrits de l'ombre se tiendra du 16 au 19 mai prochain à Saint-Antoine-de-Tilly. Cet événement permet à des auteurs de présenter leurs textes et d'établir un contact avec le public. Si vous êtes un auteur dont le travail n'a pas été édité à ce jour, ce festival est pour vous. Pour davantage d'information, écrivez à cette adresse: info@ecritsdelombre.com.
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Cégeps en spectacle: classifications et finale locale
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C'est cette semaine que se déroule la 29e édition de Cégeps en spectacle à la salle Alfred-Des Rochers du Cégep de Sherbrooke. Les classifications ont lieu à 19h, les 22 et 23 janvier. Quant à la finale, c'est le samedi 26 janvier, toujours à 19h. Antoine Gratton agit comme porte-parole cette année.

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Banjo Consorsium & Apjiw: 1ère soirée mémorable de 2008
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C'est connu: il est un peu hasardeux d'organiser un spectacle au mois de janvier. Ça prend un certain temps après les festivités de noël et du nouvel an pour que les gens reprennent l'habitude de sortir, d'aller voir des shows. Hier, on a pu constater que la pause est terminée car c'est un Téléphone Rouge plein à craquer qui a pu apprécier le spectacle du groupe The Banjo Consorsium et d'Apjiw. Pourtant, on m'a dit qu'un minimum de pub avait été fait (environ 10 affiches ont été imprimées... c'est très peu...). Cela confirme l'impression que le groupe The Banjo Consorsium bénéficie d'un bouche à oreille incroyable! C'est le groupe sherbrookois dont tout le monde parle.

Pour avoir vu cette formation live à plusieurs reprises, je peux affirmer que le spectacle d'hier fut excellent. La complicité sur scène n'avait jamais été aussi bonne et les nouvelles pièces avaient du mordant. Ce spectacle, qui fait suite à l'album A turning one, a atteint une maturité évidente. Le folktronique du Banjo Consorsium est non seulement rassembleur; il kick sérieusement des culs (pardonnez l'expression...)!
Quant à Apjiw, il nous a servi de beaux moments en 1ère partie. J'ai apprécié la présence du guitariste qui intensifiait les chansons du très bel album Think over. Cette musique ambiante à la Boards of Canada aurait été davantage appréciée dans un autre contexte que celui d'un bar... il devra revenir. Je verrais très bien ce show dans une galerie d'art...
On encercle la date au calendrier: la première grande soirée musicale de 2008 a eu lieu le 19 janvier 2008 au Téléphone Rouge! Vous n'y étiez pas? Shame on you! Hé hé!
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Soirées de Camera Obscura
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Camera Obscura est non seulement le nom d'un excellent groupe de musique anglais; c'est aussi le nom d'un collectif de courts métrages sherbrookois. Celui-ci présente très souvent de petits films lors des événements KINO, mais les 24 et 25 janvier, ce seront des soirées de projection avec uniquement de ses créations (il y en aura 16... comédie, horeur, drame, s-f...). Ça se passe au Tremplin (97, rue Wellington S.) et ça débute à 19h30. Le prix d'entrée est de 5$. Pour avoir un aperçu de ces soirées, allez au www.camera-obscura.ca.

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Tam Tam acoustique
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Mercredi prochain (le 23 janvier), la chanteuse Sylvie Paquette sera de passage au Loubards de Sherbrooke (360, rue Frontenac) pour un 5 à 7. Elle y jouera (de façon acoustique) quelques chansons de son plus récent album Tam Tam (réalisé par Daniel Bélanger). Que dire de plus...

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Nouvelle directrice artistique à Sutton
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La salle Alec et Gérard Pelletier de Sutton a une nouvelle directrice artistique en la personne de Michèle Normandin. Agathe Génois, qui assumait cette tâche depuis l'ouverture de l'endroit il y a environ 4 ans, aura le titre de dg de la salle de spectacles. Cette salle constitue le "carrefour culturel" de Sutton.

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EVOC: opéra pop / soft rock
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Hier au Théâtre Centennial, The East Village Opera Company nous rendait visite. J'étais prêt pour son mélange audacieux d'opéra et de rock. Or, le premier s'est avéré pop et le second plutôt soft. Le spectacle avait de l'envergure, mais ça manquait de mordant et de présence scénique. La foule (il y avait beaucoup de monde) a semblé apprécier, mais ce ne fut pas mon cas...

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