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En après-midi, hier. Petit tour du côté de la marina et de la scène Hydro pour la série des artistes en résidence (on peut parler de relève, je pense).
J'ai pas tout entendu encore. Fin du spectacle de Gaëlle, celui de Claire dans la Lune et le début du spectacle de Jippé Dalpé.
Côté exécution, trois excellentes performances. Très bonne maîtrise de la voix. Aisance sur scène. Sens musical aïguisé (piano-voix pour Claire ; instrumentation plus large pour Dalpé et Gaëlle -piano, guitare, trompette-sourdine, accordéon- qui collaborent réciproquement à l'univers de l'autre). Travail minutieux des textes qui montre une habileté remarquable au jeu de la langue. Univers très personnel et plein d'originalité.
Côté talent, y a rien à redire.
C'est du côté des thèmes que je me questionne. On dirait qu'il y a un petit quelque chose de sucré dans cette nouvelle chanson... Les textes sont gentils... comme des caresses pour le petit matin. Rien n'accroche. Rien ne dépasse.
Pensez à Tricot Machine, vous allez comprendre ce que je veux dire.
On dirait que l'univers de ces jeunes artistes est un flocon de neige duveteux où l'on mange des jujubes assis sur des poufs en pain d'épices. Peut-être qu'on a à faire à une génération profondément marquée par Amélie Poulain. Je sais pas
Tout fonctionne. Rien à redire. Mais il me semble que ça manque de oumpf! Quelque chose qui part du bas du ventre et que rien ne peut empêcher de sortir. Un truc qui écorche, qui déraille, qui perd le contrôle.
Disons qu'on est pas chez Richard Desjardins ou Philippe B (qui se produisaient tous deux hier soir). Paraît d'ailleurs que Philippe B prépare présentement son deuxième album... Un des principaux concernés me disait hier qu'ils ont du très bon stock sur la planche... on devrait pouvoir se régaler d'ici un an.
p.s. je vais tenter d'aller entendre les autres artistes en résidence... je vous dirai si la tendance sucrée est généralisée.
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