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Départ de Québec.
Petit voyage. Gros soleil. Derrière : la jolie Maurice qui tente de lire un bouquin avec Kevin dans le titre (!!!). Devant, ZouPorter, ma collègue quand je bosse pour Le Devoir. Elle se fait un I-Pod Battle à elle toute seule en nous tartinant d'extraits choisis de Michel Fugain, Jo Dassin, Mylène Farmer, Michael Jackson (à ma demande), Georges Michael (avec et sans Wham!). je la soupçonne d'être amèrement déçue que le I-Pod de Maurice ne contienne pas de Rick Ashley et de Mélina Mercouri. Le bonheur, je vous dis.
Batô
Bon. on sait que beaucoup de gens se battent pour avoir un pont reliant les deux rives du Saguenay. Ils ont certainement d'excellentes raisons de le faire. Mais faut admettre que côté poésie. le traversier, ça fesse fort! Je peux pas vous décrire tout à fait le phénomène, mais il se passe toujours quelque chose sur le bateau. C'est comme un point de déconnexion. Un moment pour regarder le Fleuve qui entre dans le Saguenay ou le Saguenay qui se déverse dans le Fleuve. selon les marées. Un temps pour arrêter la bagnole et mesurer qu'on change de monde. Ça serait dommage de perdre ça.
Check-in
17h45. Arrivée aux bureaux du Festival.
Très heureux de retrouver cette superbe équipe. Remise des passes de presse. Consignes d'usage.
18h05. Hôtel Tadoussac.
De l'extérieur, le bâtiment est digne d'un décor de film. Architecture Nouvelle-Angleterre pur-sang. On dit que l'endroit a d'ailleurs une histoire intéressante. On parle de tournages, de grandes stars du cinéma d'avant. J'ai une vague idée de tout ça. Au lieu d'écrire n'importe quoi, je vais tenter de mener une petite enquête auprès du personnel. À suivre.
ZouPorter a droit à une chambre avec vue. Et quelle vue! Ça plonge directement sur la plage cintrant la baie de Tadoussac. La mienne donne sur le système de ventilation des cuisines. C'est décidé : c'est pas chez moi qu'on va boire les apéros.
Parlant d'apéro, le premier va se boire à l'Auberge Sous la Croix où toutes nos copines se sont installées. C'est chouette là-bas. Elles ont une cuisine commune et un petit salon sympa. Pour l'instant, seulement les trois Siamoises torrides du Sacrilège sont arrivées. Demain, la Motarde 250cc et deux amies comédiennes vont les rejoindre (dont une à la patte fêlée - ce qui n'est pas parfait parfait, vu la dénivellation. À Tadoussac, on monte ou on descend tout le temps. Le village est en effet niché entre des collines qui se jettent dans le Fleuve.)
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