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Sonique rendez-vous
Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
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Cowboys Fringants: concert surprise
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Avant d'entamer leur rodéo de concerts qui les mènera à travers la province, les Cowboys Fringants annoncent un concert surprise au bénéfice de leur Fondation. L'événement aura lieu le 29 octobre au National et 100% de l'argent amassé lors du spectacle servira à financer le nouveau projet de la Fondation Cowboys Fringants: la Tournée Verte. Celle-ci vise à ce que la nouvelle tournée du groupe, L'Expédition, soit sans émission de CO2: les 8 000 tonnes de gaz carbonique qui seront émises par les 27 millions de kilomètres du groupe et du public venu assister aux spectacles seront captées par la plantation de près de 35 000 arbres. De plus, la Fondation mettra sur pied des bourses d'études supérieures en environnement à l'Université du Québec à Chicoutimi et développera un système de calcul d'émissions de gaz à effet de serre propre aux artistes qui sera distribué gratuitement à tout le milieu culturel québécois. Le coût des billets varie selon ce que vous êtes prêts à donner: 5$, 10$, 15$, 20$, 25$, 30$, 35$, 40$, 45$, 50$, 55$, 60$, 65$, 70$, 75$, 80$, 85$, 90$, 95$, 100$ + frais de service. Les billets sont en vente au National 514-845-2014 à La Tulipe 514-529-5000 et via le www.admission.com
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Popkomm: dernier sprint
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La dernière soirée du Popkomm fut sans doute la plus intéressante en terme de découvertes, du moins dans tout ce que j’ai pu voir, ce qui n’est qu’une petite partie de tout ce qui était programmé lors de cette 5e édition berlinoise. Ce fut la journée la plus captivante mais aussi la plus éreintante puisque j’ai pratiquement traversé la ville d’un bord l’autre à deux reprises.
La première étape débuta comme toujours à la Kulturbrauerei. C’est avec les Autrichiens de Chowalski dans la salle Alte Kantine qu’on a parti le bal. Ce groupe réussi le difficile pari de mélanger la musique des Balkans avec quelque chose qui se rapprocherait de Faith No More et Gogol Bordello. Un chanteur à dreadlocks émule de Mike Patton, un violoniste, un joueur de différents cuivres, un bassiste, un guitariste et deux batteurs dont un qui jouait sur des bidons d’essence transformés en batterie. Évidemment, tous étaient sapés comme une bande de gitans à un mariage… du genre qu’on voit dans les films de Kusturica. Disons franchement que la bande excelle dans ce genre de croisement improbable. Un début de soirée prometteur. La suite ne fut donc pas décevante, à quelques exceptions près (la très ennuyante Marie Modiano par exemple).
Les Israéliens de Sabbo & Kuti Electric Jam, normalement une dizaine sur scène avec cuivres et tutti quanti, se sont retrouvés en trio (format économique) mais ont tout de même bien impressionné avec leur électro-dub groovy dans la salle du Club 23. Retour ensuite au Alte Kantine pour entendre les jeunes Allemands de The Hash et leur rock très inspiré d’Hendrix et des Stooges avec un chanteur qui fait penser à Darby Crash des Germs. Probablement le groupe allemand le plus conviancant qu’il m’ait été donné de voir durant les trois jours officiels du festival. Mais le clou de la soirée au Kulturbrauerei fut sans contredit la superbe prestation des Finlandais de Rubik qui jouaient dans le cadre du showcase du label Fullsteam Records. La petite salle du nbi était archi-pleine pour l’occasion car tous savaient à quel point cette incroyable formation indie-rock/pop vaut le détour. Des chansons fortes, de très bonnes mélodies, une belle énergie et énormément de talent, voilà quelques qualificatifs pour décrire la musique de Rubik. Imaginez Malajube en moins chargé et moins prog, Arcade Fire en moins exhubérant et vous aurez une petite idée de la bête. Allez vite jeter une oreille à leur Myspace si vous ne connaissez toujours pas cette formation. Ma révélation du Popkomm!
J’ai dû ensuite filer vers le Zapata -dans cet ancien squatt Tacheles devenu un grand complexe culturel- pour assister à la perfo des United Steel Workers of Montréal. Le combo roots-bluegrass-alt country a séduit la petite salle bien remplie malgré la fatigue dû au décalage horaire. Puis ce fut un rapide saut au Maria am Ostbahnhof histoire de renouer avec les Young Gods. La formation Suisse présentait un concert quasi unplugged avec percus et trois guitares acoustiques. Comment se fait-il qu’on n’ait pas vu ces vétérans de la scène électro/rock expériementale helvète à Montréal depuis si longtemps? Ce groupe a toujours eu une bonne base de fans ici…
Je serais resté plus longtemps avec les Young Gods mais j’ai dû m’éclipser vers le club techno Watergate, situé justement au bord de l’eau, afin d’entendre le court set de Deadbeat et du MC Tikiman. Après avoir passé tous les contrôles, guest-list et autres power-trips propres à ce genre d’endroit et certaines personnes qui y travaillent, je me suis retrouvé devant un gars derrière son laptop et le même toaster/MC avec qui, va savoir pourquoi, tous les bidouilleurs qui veulent donner une touche reggae-dub-dancehall à leur musique, font appel. Cela dit, le mélange est néanmoins intéressant bien que trop linéaire. J’ai terminé la soirée et la série de concerts du Popkomm (hormis la soirée DJ de samedi) au RAW-Tempel, une sorte de complexe de salles de concerts destroy installées dans une série de bâtiments industriels désaffectés, pour la longue soirée reggae du festival. De 19h à 5h du matin, une foule de DJ, deejays, toasters, selecters et groupes se sont succédés sur les trois différentes scènes de l’endroit. On retiendra la perfo de Benji, qui, sur des riddims de Studio One et autres qu’il est de bon ton d’entendre dans tous les partys de reggae, chante en allemand avec une sorte d’accent jamaïcain. Une hérésie pour certains mais faut admettre que son truc est assez unique et que ça fonctionne!
Samedi, une quinzaine de clubs (dont le très rock et kitsch White Trash Fast Food) accueillaient une foule de DJ et quelques groupes de tous acabits pour clôre cette édition 2008 du Popkomm. Pour ma part, je me suis concentré sur la dernière soirée Turque – au Kulturbrauerei- avec Gevende, Pasha, Electric Migration et Ipek Ipecioglu, sans doutes les artistes les plus originaux et novateurs de tous ceux qu’on a pu voir durant le festival.
De son côté, le “trade show” du Popkomm a été suivit par plus de 14 000 visiteurs -reliés de près ou de loin au milieu du disque, du spectacle et de la musique en général- qui se sont déplacés pour rencontrer les 843 exposants, dont 75% provenaient de l’étranger, et assister aux nombreuses conférences, panels, ateliers dans l’énorme complexe d’exposition Messe Berlin. et créer de nombreux contacts. 1400 journalistes étaient présents, surtout pour le fameux trade-show, le plus important en Europe avec le Midem de Cannes.
L’édition 2009 du Popkomm aura lieu du 16 au 18 septembre.
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Popkomm: rien à signaler
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R.A.S. La deuxième soirée du Popkomm fut plutôt terne, du moins en ce qui concernait tout ce qui se déroulait à la Kulturbrauerei. Si on doit retenir quelque chose, ce serait sans doute le duo Fixmer/Mc Carthy, soit le membre fondateur de Nitzer Ebb Douglas Mc Carthy accompagné du bidouilleur français Terence Fixmer. En deux mots, c’est du Nitzer Ebb sans le nom. Même que le duo a interprété quelques titres du défunt groupe britannique très populaire en Allemagne, dont "Control I’m Here". La salle du Kesselhaus, la plus grande du complexe du Kulturbrauerei, était d’ailleurs remplie pour l’occasion.
Autre nom à retenir: Mugison. Le groupe Islandais a ravi la petite salle du Palais (toujours au Kulturbrauerei) avec son indie-rock au penchant roots. Rien à voir donc avec la majorité des artistes du petit pays nordique qu’on connait déjà. Le groupe assure sur scène, la musique a une certaine puissance et le chanteur a beaucoup de soul mais ses compos sont ordinaires, à mon avis. Jugez-en vous mêmes en écoutant leur nouvel album 'Mugiboogie'.
Dans la salle du Club 23, juste en face, le groupe montréalais The Blue Seeds a terminé la série de shows à la Kultubrauerei avec un petit set un peu mou. La bande semblait fatiguée. Dommage car le son était par contre excellent et les musiciens très appliqués. Cela dit, ce n’est pas la première fois qu’on remarque que le quintet de Montréal manque cruellement de présence sur scène et ce serait vraiment à son avantage de travailler cet aspect, le seul qui cloche chez ce groupe autrement excellent.
C’est dans la salle du Soda qu’avait lieu le showcase Canadian Blast avec Domenica de Winnipeg (dont on n’avait jamais entendu parler), Attack in Black d’Ontario, Moneen d’Ontario aussi et le duo féminin blues garage The Pack A.D. de Vancouver (décrit comme un duo de garage-house dans le programme du Popkomm!). Curieusement, les Blue Seeds ne faisaient pas partie de ce showcase, mais tous les canadiens présents au Popkomm y étaient (comme la veille pour le showcase du label torontois Six Shooter au club Ausfurz), même l’ambassadeur avec son fils. Le diplomate m'a laissé entendre que les coupures en culture allaient possiblement empêcher des événements de la sorte de se produire à l’étranger et que c’était bien dommage. Dommage est un faible mot car il me semble primordial que des showcases canadien tel que celui-ci (malgré une sélection d’artistes très discutable) aient lieu dans des événements aussi important que le Popkomm.
Ça c’est ce qui se déroule en soirée dès 20h jusqu’à pas d’heure. Mais dès la fin de la matinée, c’est l’impressionnante foire aux exposants dans le tout aussi impressionnant Messe hall. Mais ça, on y reviendra un peu plus tard.
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Popkomm: l’embarras du choix
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La première journée officielle de cette 5e édition berlinoise nous a montré à quel point le Popkomm est énorme. Pour être capable de voir le maximum de concert, il faut bien planifier; ça veut dire tenter d’en savoir le maximum sur tous ces artistes dont on n’a jamais entendu parler car on s’en voudrait de tomber sur quelque chose de vraiment pas dans nos cordes (il y a vraiment de tout: du punk à la pop mainstream en passant par le folk et le métal) et surtout s’assurer de savoir exactement où se trouve tel ou tel club et le moyen de s’y rendre le plus rapidement sans se perdre… et comme on ne connait pas Berlin, disons que ce n’est pas évident. C’est pourquoi il est plus simple de rester au Kulturbrauerei, une ex brasserie de l’est de Berlin, épargnée par les bombardements de la seconde guerre mondiale et qui loge aujourd’hui un complexe culturel divisé en plusieurs salles. L’endroit est immense. Il est donc possible d’attraper quelques 20 minutes de pratiquement tous les groupes qui y jouent, et tant pis pour les autres programmés à l’autre bout de la ville. C’est dommage, mais à part deux autres clubs à proximité du Kulturbrauerei, tout est beaucoup trop excentré.
Ainsi, pour la première soirée, les découvertes furent nombreuses mais pas toujours impressionnantes. Du lot, on retiendra certainement la superbe performance du groupe hollandais Voicst. Une belle énergie juvénile, des chansons accrocheuses avec cuivres et claviers, un chanteur dynamique, une forte présence scénique des 7 musiciens, bref, un show franchement divertissant et ça, tous les journalistes présents dans la salle, qu’ils soient de l’Inde, de l’Australie ou de Hollande l’ont remarqué. À retenir. Autrement, on a pu découvrir le ska-pop du groupe Turc Athena. Dynamique, mais dépassé d’au moins dix ans. Un collègue d’Australie me disait à la blague que ce qui est dépassé de dix ans pour nous est probablement 10 ans en avance pour eux… Pour le moment, il faut lui donner raison car ce qu’on a vu de Turquie au Popkomm, pays qui, faut-il le rapeller, est en vedette cette année, est soit très traditionnel, soit très mainstream. On verra samedi pour les bidouilleurs. Un journaliste du Rolling Stone turc qui couvre le festival prétend que c’est vraiment là qu’on pourra découvrir ce qui se fait de plus audacieux dans ce pays.
Mercredi donc, on a aussi eu droit à une série de groupes allemands, tous aussi sages les uns que les autres. Disons que ce que font Herrenmagazin et Sport est assez ancré dans le post grunge radio friendly et le pop punk à roulette. Précisons tout de même que Herrenmagazin opte pour sa langue maternelle au lieu de l’anglais, ce qui est tout à son honneur. De son côté, la formation Belge Mintzkov balance un rock alterno mélancolique, sombre et nuancé. Les guitares sont présentes sans se faire trop lourdes et la rythmique est hyper solide, merci au puissant batteur. Dans la salle Palais du Kulturbrauerei, quelques groupes brésiliens étaient du programme. Je n’ai vu que le dernier, Tita Lima et, franchment, y’avait rien là. J’ai eu droit à tous les clichés de la musique brésilienne en une seule demi-heure. On pourrait dire la même chose des Finlandais de Sturm Und Drang qui ne sont rien d’autre qu’une pâle copie de Skid Row, aussi drabe que l’original avec un chanteur à la beauté plastique. Je n’arrive pas à croire qu’on puisse encore faire ce genre de musique aujourd’hui et surtout sans aucun second degré. Le monde est plein de surprise!
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Popkomm: 5 ans à Berlin
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En déménageant de Cologne à Berlin il y a 5 ans, le Popkomm était largement en perte de vitesse et l’équipe qui a pris le pari d’opérer ce changement risquait gros, selon Yasmine Abou, responsable des relations avec les médias. Force est de constater qu’après une demi décennie, le docteur Ralf Kleinhenz et son équipe ont eu raison de s’entêter. Aujourd’hui, l’événement est devenu incontournable pour quiconque travaille de près ou de loin dans le milieu de la musique.
Avec ses quelques 400 artistes provenant de 32 pays et répartis dans 34 salles à travers la ville, dont une grande partie dans le complexe Kulturbrauerei situé dans le quartier de Prenzlauer Berg (est de Berlin), déjà on comprend que ce Popkomm n’est pas une mince affaire, d’autant plus qu’il faut se débrouiller pour en voir le maximum durant les trois jours que dure l’événement (une quatrième soirée, presque exclusivement consacrée aux DJ à été ajoutée). Tout ça se déroule entre 19h et très très tard, ou tôt, le lendemain. Dans le jour, place au salon et au congès international. En tout, près de 900 exposants dont 630 étrangers provenant de quelques 60 pays, des conférenciers (dont Andy Gibb des Bee Gees, le cinéaste Wim Wenders, Jamie Kantrowitz, vice président marketing et contenu international pour Myspace,etc…), congresistes et panelistes qui envahissent le Messengelände, un énorme complexe d’exposition. Plus de 15 000 visiteurs sont attendus pour ces évènements alors que 85 000 fans de musique assisteront aux concerts.
Cette année, c’est la Turquie qui est le pays à l’honneur. L’Australie, la Finlande, la Belgique, la France, la Suède, le Danemark, l’Italie, l’Irlande, le Brésil, l’Angleterre, l’Allemagne (bien entendu) et le Canada, avec 30 groupes ou DJ de partout à travers le pays (les Blue Seeds, The United Steel Workers of Montréal, Deadbeat, Mike Shannon, The Mole, Milosh, Ernesto Ferreyra et Thunderheist “représentent” Montréal), ont aussi une belle vitrine cette année. Cela dit, ne cherchez pas de vedettes dans ce festival car outre Tricky, Travis et une poignée d’autres, tous les artistes présents sont à découvrir. C’est d’ailleurs l’intérêt principal pour les nombreux journalistes qui couvrent l’événement.
La 5e édition berlinoise du Popkomm débute donc aujourd’hui et s’étendra jusqu’au 11 octobre.
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D'un Pop à l'autre
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À peine remis du Pop Montréal, j'entame le marathon du Pokomm de Berlin, qui se déroule officiellement du 8 au 10 octobre mais qui en fait débute le 7 et se termine le 11. Au fil des jours, je commenterai ce qui s'y est déroulé et tenterai de vous tenir au courant des perfos des nombreux artistes canadiens présents. Mais avant d'entrer dans les détails, un petit retour sur le dernier Pop Mtl s'impose.
Cette septième édition a encore une fois été aussi éclectique qu'on le souhaitais. De "vedettes" comme Nick Cave à des groupes plus obscurs comme Shortpants Romance, par exemple, on a droit à tout lors de ce festival.
Si il y a quelque chose qu'on doit particulièrement souligner cette année, c'est probablement l'ouverture du Pop Mtl vers un public plus large et possiblement plus âgé, un public qui, si ce n'avait été de la venue d'artistes comme la toujours trés engagée Dominique Grange et son mari le bédéiste Jacques Tardi, du pionnier de la musique électronique Jean-Jacques Perrey (avec son partenaire Dana Coutryman) ou du roi de la pop cheesy Burt Bacharach, n'aurait probablement jamais su que ce festival existe, ou à tous le moins de quoi ce festival est composé.
Faire un retour sur toutes les soirées au Pop Mtl me semble futile tellement il y a à voir et à entendre durant les 5 jours que dure l'événement (du 1er au 5 octobre). Pour faire court, mon coup de coeur cette année irait à Sister Nancy. La MC jamaïcaine, vétéran de la scène dancehall qui a connu son heure de gloire au début des années 80 avec son hit Bam Bam et dont, pour être honnête, on attendait peu, a offert une longue et chaude prestation devant un public ravi, dans un Club Lambi bondé samedi soir dernier. Un super party de reggae qui n'aurait jamais autant levé si ce n'avait été de la judicieuse sélection de Mossman et des MC toasters qui l'accompagnaient. The Bug et l'incroyable MC Warrior Queen ont aussi offert une belle perfo jeudi dernier. C'était la parfaite rencontre entre une chanteuse de reggae-dancehall plus "typique" (faut la voir à l'oeuvre!) et un bidouilleur à la fine pointe de l'évolution du dub moderne, ou dubstep pour ceux qui ont besoin de coller une étiquette à tout.
Puisque le Pop Montréal est aussi un festival où l'on fait de nombreuses découvertes, la révélation de cette septième édition fut pour moi le duo pop-punk électro boîte à rythme brésilien (de Brasilia) Lucy and the Popsonics (photo). Un gars à la guitare et une fille qui tente de se débrouiller à la basse et à la voix (le registre est assez limité), deux ou trois accords max par chansons -la plupart du temps chantées en brésilien mais aussi en anglais et en français)- et un plaisir contagieux étaient suffisant pour nous séduire. Ces kids n'ont possiblement pas plus de 20 ans mais leur énergie et leur passion pour ce qu'ils font est touchante. Du vrai punk-rock. Pourquoi? Parce qu'à mon avis, le punk c'est ça: un désir de faire de la musique qui grouille malgré un minimum d'expérience et de dextérité. Pas besoin d'être un as, suffit d'avoir du fun et des idées, et c'est exactement ce que Lucy and the Popsonics ont.
De retour sous peu avec un Pop made in Berlin!
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