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Sonique rendez-vous
Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
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Johnny "Dizzy" Moore: un Skatalites au paradis
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Le trompettiste Johnny «Dizzy» Moore est décédé avant-hier des suites d'un long combat contre le cancer. Il avait 69 ans. Formé à la célèbre Alpha Boy School comme plusieurs autres qui ont marqué l'histoire de la musique jamaïcaine, il joue dans divers orchestres de jazz où il rencontre Don Drummond, Roland Alphonso et Tommy McCook avec qui il fonde en 1964 le groupe mythique The Skatalites. Après leur séparation, il rejoint les Soul Vendors en 1967. En 2000, on le voit aux côtés de Bunny Wailer puis en 2003, il démarre le Jamaica All Stars en compagnie du regretté Justin Hinds. Johnny Moore était considéré par plusieurs comme le trompettiste le plus créatif de la période ska, toujours prêt à essayer différentes choses.
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Bran Van, la bière et les enfants handicapés
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Bran Van 3000 donnera un concert dans le stationnement de la Terrasse St-Ambroise de la brasserie McAuslan à St-Henri, le long du Canal de Lachine (5080 St-Ambroise), le 30 août prochain. Le groupe montréalais, qui a récemment effectué son retour sur scène lors du Festival International de Jazz de Montréal devant une foule de plus de 100 000 personnes, montera sur scène vers 20h. Les billets seront en vente au coût de 30$ et seront disponibles exclusivement sur http://www.Ticketpro.ca. Les profits amassés lors de l’événement seront remis à la Société pour les enfants handicapés du Québec.
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Céliiiiiine!
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L'histoire d'amour entre les québécois et leur Céline nationale se poursuit puisque la chanteuse vient d'ajouter une neuvième représentation à sa série de concerts à guichets fermés au Centre Bell. Le prochain rendez-vous avec la diva pour le spectacle Taking Chances aura lieu le 13 février (un vendredi!!!), toujours au Centre Bell. Les billets seront mis en vente dès midi le 23 août. Info: 514 790-1245 ou www.ticketmaster.com
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GAMIQ on ze road
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Suite à la nomination des groupes ou artistes solos éligibles à un prestigieux prix au très mondain gala GAMIQ qui se déroulera cette année le 21 septembre au théâtre Corona, une délégation 100% relève émergente sillonnera les routes du Québec afin de propager la bonne musique. Seront du voyage: Gatineau, Empire ISIS, Misteur Valaire, Les Psycho Riders, Lesbo Vrouven, Maître J, Millimetrik et Payz Play. La tournée s'arrêtera à Québec (au Ninkasi le 5 septembre), Chicoutimi (Le Bunker, 6 sept.), Sherbrooke (Le Téléphone Rouge, 13 sept.), Joliette (L'Azile, 19 sept.) et Montréal sur mer (Underworld, 20 sept.). Notez qu'à part Gatineau, les groupes diffèrent d'une ville à l'autre. Info: www.gamiq.ca
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Mutantès de Pierre Lapointe au Festival Montréal en lumière
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Après sa série de spectacles aux récentes FrancoFolies, Pierre Lapointe présentera à nouveau son populaire nouveau spectacle-concept Mutantès au prochain Festival Montréal en lumière, le vendredi 27 février à 20 h à la Salle Wilfrid‑Pelletier de la Place des Arts. Billets en vente à compter de ce samedi, 9 août, dès midi. Bien plus qu’un simple concert, Mutantès est un spectacle multidisciplinaire qui fait le pont entre la création québécoise d’hier et celle de demain. Nous y rencontrons un jeune mutant qui nous expose ses états d'âme et sa quête du bonheur par le biais d’une proposition poétique et de chansons originales. L’œuvre, également portée par des musiciens et une douzaine de comédiens-chanteurs, est une incursion dans le monde onirique de Pierre Lapointe et se veut un univers imaginaire fort, un espace intemporel qui mêle les époques pour en inventer une nouvelle.
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Le Metallica nouveau c'est pour bientôt!
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Vendredi 12 septembre, c'est la date officiellement annoncé par Metallica pour la sortie de son dixième album studio, Death Magnetic.Le groupe est présentement sur le point de compléter l’enregistrement de l'album. Le visuel de la pochette ainsi que la liste complète des chansons se trouvant sur l’album ont récemment été dévoilés sur www.missionmetallica.com, site web donnant gratuitement accès à des informations et du matériel exclusif relatif à Metallica et à l’enregistrement de l’album. Les fans du groupe ne pouvant attendre jusqu’au 12 septembre pourront via le www.missionmetallica.com télécharger ce dernier à minuit la veille de sa sortie en magasin. Réalisé par Rick Rubin, Death Magnetic est le premier album studio de la formation californienne depuis St-Anger en 2003, maintenant certifié multi-platine et ayant atteint le #1 des palmarès de ventes dans plus de 30 pays avec des ventes dépassant les 6 millions de copies. Metallica a vendu plus de 100 millions d’albums depuis ses débuts en 1981. L’album Death Magnetic sera composé des chansons suivantes : “That Was Just Your Life”“The End of The Line”“Broken, Beat & Scarred”“The Day That Never Comes”“All Nightmare Long”“Cyanide”“The Unforgiven III”“The Judas Kiss” “Suicide & Redemption”“My Apocalypse”
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Osheaga/MEG: bilan
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À peine sortie des Francos –que dis-je, même pas sorti des Francos!- et vlan, direct dans le Osheaga/MEG. Je vais répéter ce que tous ont déjà dit: c’est quoi l’idée de programmer ce 3e Osheaga/MEG un dimanche (alors que les Francos proposent deux gros concerts gratuits à l’extérieur, que Wolf Parade joue au Métropolis et que le festival Divers Cité bat son plein???) et un lundi (qui n’est pas férié!)… Oui le festival voulait profiter de la course de voitures NASCAR qui avait lieu samedi mais franchement, est-ce que les amateurs de chars écoutent de la musique alternative? Kenny Rogers oui, Jack Johnson à la limite… mais Gogol Bordello? Les Stooges? Pas sûr… Donc, malgré le temps maussade, malgré les drôles de dates, cette troisième édition du Osheaga/MEG a néanmoins été la plus populaire avec quelque chose comme 31 000 entrées sur deux jours, soit environ 13 000 dimanche et le reste lundi, merci Jack Johnson.
Encore une fois, c’est sur la petite scène du MEG, festival qui fêtait cette année sa dixième édition et qui est -heureusement- associé au Osheaga depuis le début de l’aventure, qu’on a pu voir les concerts les plus intéressants. Sans le MEG, le Osheaga perdrait beaucoup de son intérêt. Outre les incroyables Stooges, les soniques Spiritualized (qui ont finit leur set la guitare plantée dans l’ampli), la funky Sharon Jones et ses Dap-Kings, les Black Keys et les frappés de Gogol Bordello, tous les bons concerts que j’ai vu avaient lieu sur la scène du MEG. Des noms? D’abord Duchess Says qui nous a encore une fois montré qu’un bon show c’est surtout une bonne performance scénique, et ça la chanteuse du groupe le sait très bien. Moi qui trouve qu’il y a juste trop de petits bands cute et inoffensifs à Montréal, ça fait plaisir de voir des vrais débiles comme Duchess Says.
Ensuite, Devotchka. Croisement entre l’Europe de l’Est et les mariachis mexicains, le folk, la pop et le rock, ce groupe est franchement surprenant et ce qu’il propose est unique. Sébastien Tellier. Après m’avoir laissé de glace il y a quelques années au Transmusicales de Rennes (pas un de ses meilleurs shows m’a-t-il confié en entrevue) et sans avoir vraiment accroché sur son nouvel album, j’ai eu la surprise de découvrir une drôle de bibitte dimanche dernier. Tellier est une sorte de crooner français des années 70 qui se serait retrouvé sur un plateau d’un show de variété comme on en voit à la télé française après s’être envoyé quelques grammes de champignons magiques. Comment dire, ça peut faire penser aux Sparks qui rencontreraient Air et les Rita Mitsouko et qui décideraient tous de se lancer dans un trip krautrock pop disco-kitsch… voyez un peu la sorte de bête qu’est Tellier?
The Kills… je les adore. Moi leur trip de losers magnifiques, leurs guitares sales, leur beat-box crade, leurs paroles de junkies destroy ça me parle, ça me plait. Et ça faisait drôles de les voir en plein jour… Et non, ils n’ont pas fondu au soleil.
MGMT. Ils étaient attendus ceux là! Leur rock-pop-psychédélique a ce je ne sais quoi de magique. Une sorte de candeur mêlée à une douce mélancolie, un léger nuage de spleen… Alors que le duo, accompagné de trois ou quatre musiciens nous faisait planer, un arc-en ciel est apparu au dessus de nos têtes. Ça ne pouvait pas mieux tomber! The Go! Team. Man, quelle pêche! Si sur disque c’est un peu confus, ce l’était tout autant sur scène mais, malgré cela, malgré le son très chargé du groupe, c’est une vraie fête qui se déroule sous vos yeux. The Go! Team ont vraiment leur truc bien à eux, un style unique rock-pop-soul-rétro-moderne, un super bon party band.
CSS. En retard de 45 minutes, le groupe a testé la patience de ses nombreux fans. L’attente a valu largement la peine puisque le combo brésilien a livré un show solide et festif. Oui, le dernier disque de la bande ne m’a pas franchement emballé mais live, là c’est autre chose. De la puissance, du dynamisme et vraiment un meilleur contrôle de ce qui sort des amplis que ce que j’ai pu voir d’eux il y a quelques années en France. CSS laisse entendre que c’est aux Pixies, Breeder, L7 et Nirvana qu’ils carburent et avec ce qu’on a vu et entendu lundi soir, on les croit. Cela dit, tout le côté un peu électro n’a pas pour autant été écarté et c’est parfait ainsi!
Maintenant, mon ultime coup de cœur revient aux Stooges. Ceux là, je les attendais depuis que j’ai 15 ans! Et tout d’un coup, j’avais 15 ans quand Iggy et sa bande a démarré son set dimanche. À part deux nouvelles chansons, les Stooges (qui se sont fait voler TOUT leur matos à la porte de leur hôtel montréalais le lendemain du show) n’ont joué que du vieux stock, mais seulement une seule chanson de Raw Power (Search & Destroy). Et je connaissais TOUTES les paroles. Je peux vous dire, camarades soniques, que je n’ai jamais autant trippé à un show. Je veux être top shape comme Iggy moi quand j’aurai 61 ans (mais peut-être pas avoir sa tronche, il fait peur…). Ce gars-là est une force de la nature, surtout quand on sait tout ce qu’il s’est envoyé dans le corps et les veines durant son tumultueux passé… Les Stooges sont des dieux, prosternez-vous.
Le ouate de phoque du festival: qu’est-ce que Duffy foutait là?
Vous en pensez quoi de ce dernier Osheaga/MEG ?
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FrancoFolies 2008: bilan
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Que penser de ces 20e Francos? Disons que ce bilan risque d’être assez mitigé. Allons-y d’abord par le positif. Encore une fois, il a été possible de découvrir des artistes assez impressionnants et c’est sans parler de ceux qu’on a manqué mais dont on a justement entendu parler (et tout ceux qu’on est bien content de ne pas avoir vu... ai-je nommé les BB?). Alors, faisons ça simple.
Découvertes: Mademoiselle K. Avec un 2e disque assez ordinaire, je m’attendais à un show à l’image de l’album, avec ses hauts et ses bas, avec des envolés fulgurantes et trop de moments calmes. C’est un peu ça qui s’est passé lundi dernier lors de son concert à l’extérieur. Sauf que la fille, toute de cuir vêtue, sorte de Chrissie Hynde (Pretenders) en plus folle, a su tenir ces changements d’ambiances de manière magistrale. Elle a du charisme, du chien, de la présence, une bonne voix et surtout un truc qui ne s’invente pas: le feu sacré. Je n’ai pas vu son show du lendemain au Cabaret mais je n’ai aucune difficulté à imaginer que la grande miss K a dû mettre la barre très haute pour Anik Jean qui suivait. On veut la revoir celle là.
Une autre qu’on risque de revoir bientôt, c’est la délirante Mell. Un peu à l’image de Mademoiselle K, cette fille a du chien et de l’énergie à revendre. Une authentique à fond dans son truc. Et son truc est tout simple: des chansons foraines, un peu punk, un peu rock, un peu roots, un peu franchouillardes et des textes plein d’ironie, de sarcasme et d’humour.
Cali... Le chanteur a offert un autre grand show. Encore une fois il s’est donné totalement au public. Cali vit ses chansons, il les sue, les saigne, les crache à la gueule du public. Cali prend position, ose, se mouille et tant pis pour les baffes récoltées au passage. Son passé punk parle pour lui. En ce qui me concerne, j’ai énormément de respect pour des artistes qui ne prennent pas la scène pour leur salon et qui savent c’est quoi donner un SHOW.
Thomas Dutronc: son disque ne m’avait ni déplu ni emballé, mais son show est franchement sympathique. Sous le chouette chapiteau à l’angle des rues Bleury et De Maisonneuve, le fils de et ses excellents musiciens ont donné un concert sans prétention, relax, comme s'ils étaient entouré d’amis à une petite fête intime. Des fois, on voyait carrément son père sur scène tellement la voix (et le reste) est semblable.
Les bofs: Je suis désolé mais moi, le spectacle de Pierre Lapointe ne m’a pas touché, pas du tout. J’avais l’impression de voir le Big Bazar sur un gros coup de déprime. C’était noir noir noir et beaucoup trop linéaire, au point où on avait l’impression d’entendre la même chanson. Sorte de variation sur un même thème, ce Mutantès était plein d’audace, bien monté malgré des chorégraphies peu inspirées, le visuel était épatant mais j’aurais espéré un peu plus de folie, un peu moins de cette drôle d’impression de me retrouver dans un show des années 70, surtout au point de vue musical. J’ai hâte de retrouver Lapointe dans un contexte plus normal, juste un show sans flaflas, sans collaborations, sans chorégraphes, sans cartes blanches, sans bleu, sans rouge, juste Pierre Lapointe et ses musiciens qui font ce qu’ils savent faire de mieux: de la bonne musique.
Catherine Ringer: on aurait aimé un peu moins de chansons obscures et plus de bons vieux classiques de la part de l’ex Rita Mitsouko, qui semblait parfois un peu lasse et fatiguée. Mais bon, vu l’année qu’elle vient de passer, on ne peut pas trop lui reprocher. C’est déjà beau qu’elle ait daigné nous visiter!Dans le même registre, je n’ai pas franchement accroché sur Radio Radio, La Patère Rose, Donzelle et Kim Bingham. On ira revoir tout ça dans un autre contexte et quand tout ce beau monde aura un concert un peu plus rodé.
Dans la catégorie sympa, je mettrais Naïla (Diane Dufresne vs Nina Hagen vs Siouxsie) même si la fille a encore des croutes à manger, La Descente Du Coude qui n’a jamais sonné aussi pop, le slammeur-chanteur S Petit Nico, Daran franchement plus rock, Hello Postier et ses nombreuses basses (là encore, faudra mettre le show au point), Amadou et Mariam encore et toujours!, Camille encore et toujours! Et Xavier Caféine, lui il s’est vraiment fait plaisir durant ces Francos.
Pour conclure, oui, on se serait attendu à bien plus pour ce 20e anniversaire. Bien plus que de (re)voir la moitié de la scène locale, bien plus que de permettre à des artistes pas encore prêts de se retrouver sur une scène alors que d’autres méritaient plus d’y être, bien plus que ces quelques rares artistes d’Europe, bien plus que ces enièmes redites. Mais bon, faut admettre que tout ça, c’est bien mieux que rien, non? L’homo ralus trouvera toujours matière à se plaindre, mais faut tout de même admettre que dans le lot des artistes présentés à ces 20e FrancoFolies de Montréal, on y a tous trouvé notre compte. Et vous, votre bilan il raconterait quoi?
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