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Sonique rendez-vous
Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
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Nikola Acin 1973-2008 R.I.P.
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C'est avec consternation que j'ai appris le décès du collègue Nikola Acin (photo de Dimitri Coste). Un mois après son trépas. Sale temps. Rien pour m'égayer.
Nikola était de ceux qui vivait pour le rock, le vrai. On ne se connaissait pas, mais je lisais ses articles et critiques d'albums à chaque mois dans le mag Rock n Folk. Nikola était de cette race de "rock-critic" qu'on ne retrouve, hélas, plus tellement en cette ère du blog à gogo et vas-y que je m'improvise grand spécialiste de musique. Un qui n'avait pas peur des mots et savaient les utiliser, les bons, ceux qui sonnent, qui frappent et pénètrent. Un de l'école des Yves Adrien, Lester Bangs, Patrick Eudeline et autres writers magnifiques... Un érudit, un fin connaisseur du rock, un amoureux de littérature et de la bande dessinée, un traducteur, un collectionneur et un musicien aussi. Un type en qui je pouvais me reconnaître et qui, à chaque fois que je le lisais, me parlait.
D'origine serbe, Nikola avait rejoint l'équipe de Rock n Folk il y a 12 ans. Il a traduit plusieurs bédés, une de ses nombreuses passions, chantait au sein des Hellboys -depuis 12 ans aussi- et avait fondé le duo Heartbreak Hotel en compagnie de l'ex FFF Yarol Poupaud en 2006. Il avait récemment traduit la biographie d'Andrew Loog Holdam (gérant des Stones) et venait de publier l'essai Qui a tué Elvis? Mort d'un roi.
Live fast die young.
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Mutek mature
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La 9e édition du festival international de musique électronique et de créativité numérique Mutek s'est terminée dimanche après 5 jours bien remplis. Une fois de plus, l'événement a permis aux connaisseurs de se régaler et aux néophytes de faire de belles découvertes.
Cette 9e édition a semble-t-elle été aussi populaire que la précédente, ce qui laisse présager de bien belles choses pour le 10e anniversaire! D'après ce que me disait Alain Mongeau, "Mutekien" en chef, croisé lors de la soirée Underground Resistance à la SAT, il semblerait que le mot se soit finalement passé et que les gens ont compris qu'il se déroule quelque chose là. En effet, on dirait qu'un public plus large que la petite communauté de technophiles gravitant autour du Laïka se soit laissé tenter par le Mutek.
Mais à mon avis, bien que le festival ait présenté des artistes moins ancrés dans l'enclave «techno» au fil des ans, c'est franchement l'année dernière que nous avons senti un réel désir d'ouverture du Mutek, en ce sens qu'on a eu droit, comme pour cette 9e édition, a plus de «performances», plus de «shows». Le cliché voulant que le Mutek soit un événement pour «laptopeurs» à lunettes semble tranquillement disparaître bien que l'événement garde toujours une bonne place aux défricheurs et à la techno de pointe.
Sans avoir assisté à tout ce que proposait la riche programmation, il faut souligner que les événements A/VISIONS présentés au TNM ont été fort populaires, tout comme les soirées Nocturne à la SAT et au Métropolis, notamment la perfo des allemands de Modeselektor (notre photo) vendredi dernier. Puissant!
Que nous réserve la 10e édition qui se déroulera du 27 au 31 mai 2009? Que du bon gagerons-nous... et davantage!
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