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Popkomm Berlin 2008
Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
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The Cure a se rendre malade
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Mercredi dernier, les Cure -ce groupe "punk-rock" comme dirait la toujours très pertinente chaîne d'info LCN- ont offert une performance marathon de trois heures dans un Centre Bell presque plein. Une dose massive de Cure pour les nombreux fans qui attendaient la venu du groupe avec impatience d'autant plus que ce dernier avait dû annuler son passage prévu initialement pour l'automne dernier et que ça faisait bien douze ans qu'il n'était pas venu à Mtl.
Disons qu'on n'a pas eu à se plaindre puisque de 20h30 à 23h30, Robert Smith et ses trois musiciens (pas de claviers!) ont revisité une bonne partie du répertoire du groupe en plus de balancer ça et là quelques nouveaux morceaux. À bientôt 50 ans, c'est quasiment un exploit que Robert Smith arrive à tenir le rythme pendant trois heures soirs après soirs. Bon, ce n'est certainement pas le plus dynamique des chanteurs ni un grand showman, mais tout de même...
Trois heures... Difficile d'être constant du début à la fin! Il est vrai qu' on a eu droit à des titres dont on se serait passé pour en entendre d'autres beaucoup plus cool quitte à revisiter le vieux répertoire (pas de Lovecats?), mais qui va se plaindre hein? Trois heures! Quel gros groupe de la trempe des Cure est aussi généreux avec ses fans? Y'en a peu. Oui, c'est le Centre Bell, oui le son est pas terrible (on a entendu bien pire remarquez) mais les jeux de lumières et les quelques images projetées à l'arrière de la scène convenaient parfaitement à créer une atmosphère intime et pas trop tape à l'oeil. De toute façon ce n'est pas dans les habitudes des Cure d'être très glamour et clinquants.
Comme pour la plupart des shows que le groupe new wave-goth-pop britannique a donné à travers le monde pour cette tournée, c'est lors des rappels qu'on a pu entendre les fameuses vieilles tounes, celles des débuts. À Montréal, on en a par contre eu un peu moins qu'ailleurs si l'on se fie aux commentaires laissés par les fans étrangers sur différents blogues et sites web. Mais quand on entend enfin Killing An Arab, Jumping On Someone Else's Train, A Forest, Grinding Halt ou Boys Don't Cry, on revient bien loin en arrière, les alarmes aux yeux.
Comme ces deux punkettes croisées à la porte du Centre Bell qui avaient fait le trajet d'Halifax juste pour voir les Cure, je suis sorti du concert comblé et avec le sentiment que personne ne s'était fait avoir dans cette histoire, sauf ceux qui ont acheté la bière de poteau du Centre Bell à 10$ le verre...
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Pesant The Heavy
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La formation britannique The Heavy est venue faire un petit tour par Montréal hier soir à la Sala Rossa. Un premier passage discret mais assez puissant. Discret parce qu'il n'y avait pas foule, et l'heure tardive à laquelle le quintette de Bath est monté sur scène n'a pas certes pas aidé. Mais moi ça m'a permis de ne rien manquer! En 40-45 minutes, l'affaire était bouclée. Un petit show d'introduction pour un groupe qui gagne à être découvert.
Nouvelle parution sur Counter, le sous label "rock" de Ninja Tune, The Heavy fait preuve de polyvalence en sautant d'un style à l'autre sans trop de problèmes. Un coup on croirait entendre Parliament Funkadelic, un autre ce sont les Stooges qui nous viennent en tête quand ce n'est pas Urban Dance Squad, quelconques groupes stoner, Lenny Kravitz en moins guidoune, Amy Winehouse qui chanterait comme un mec, Gnarls Barkley en plus rock et de la soul, plein de soul. Mené par Kelvin Swaby, charismatique chanteur black à la voix puissante et qui sait prendre sa place sur scène, le groupe a pratiquement tout joué son premier album, le récent Great Vengeance and Furious Fire, ne laissant de côté que les deux ou trois morceaux plus tranquilles. Une salle plus remplie, un concert un vendredi ou un samedi et on aurait eu quelque chose de géant. Là c'était un peu timide mais juste assez révélateur pour qu'on puisse clairement voir tout le potentiel du combo. Surveillez leur prochain passage! En attendant, vous ne perdez rien à jeter une oreille au disque!
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