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Sonique rendez-vous
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Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
March 2008 - Messages
27 mars 2008, 1:20
2 gars 2 filles
Y'a des fois où je déprime. J'ai du mal à m'expliquer ce qui motive les gens à sortir de chez eux pour aller voir des concerts, ou plutôt ce qui les retient de sortir. Par exemple mardi dernier au concert des Sons & Daughters à la Sala Rossa. Il y avait tout au plus 75 à 80 personnes alors que je m'attendais à ce que la place soit pas mal pleine. Ok, le show était particulièrement tard, 23h30 passée quand le groupe est monté sur scène, un mardi en plus… c'est pas fort. Reste que, c'était la première fois que le combo de Glasgow -en Écosse- venait à Montréal et, qui plus est, le quatuor vient de faire paraître ce qui est de loin son album le plus probant. À mon avis un des meilleurs disques de cette année 2008 à peine entamée.

 

This Gift est un amalgame parfait entre pop et punk. Pop style 50's-60's et punk comme on l'entendait en 1977; dans la lignée Elastica-Rezillos. Deux gars (guitare-batterie) et deux filles (basse-voix); des chansons courtes, entraînantes mais pas garochées; une présence très sympathique sur scène (mis à part la pauvre bassiste, malade et blanche comme un drap), du dynamisme et de l'énergie à revendre et, surtout, une chanteuse bien en voix et très charismatique ainsi qu'un guitariste assassin qui déchire l'espace sonore avec ses coups de larsen et un son tranchant. Un genre de Billy Zoom (guitariste de X) d'Écosse.

 

Le concert fut court, environ une heure, mais on a eu droit aux meilleures chansons du dernier disque (dont Flags que le groupe ne jouait pas si on se fie aux set lists des villes visitées avant Mtl mais que bibi le fan a demandé sur leur Myspace) ainsi que les excellentes Dance Me In et Johnny Cash. Seul bémol (mis à part la toute petite foule): le son. Rien à voir avec ce qu'on retrouve sur leurs disques, et tout particulièrement This Gift, produit par l'ex guitariste de Suede Bernard Butler.

 

Espérons que la bande ne tardera pas à revenir nous voir mais en attendant, si vous n'avez pas encore découvert ce disque de fou, faites vous plaisir et courez vous le procurer. L'expérience est encore plus probante le son à bloc, évidemment!           

 


10 mars 2008, 9:28
L'homme du monde

Il y a un peu plus de 2 ans, Arthur H avait convié quelques rares privilégiés à se rendre un samedi après-midi au studio du réalisateur québécois Jean Massicotte afin d’écouter le résultat quasi final de son album Adieu Tristesse. Nous étions 2 journalistes et ce fut une expérience franchement enrichissante.

 

Hier, le roi Arthur remettait ça, cette fois-ci en compagnie de 7 ou 8 journalistes, dans l’intimité du O Patro Vys. Tous avaient été conviés à une séance d’écoute de L’homme du monde, le neuvième( ?) effort studio d’Arthur H, qui sera en magasin le 2 juin, après quelque séances de fignolage et de polissage. Toujours réalisé en compagnie de Jean Massicotte, entre Paris et Montréal au cours des six derniers mois, ce disque sera nettement plus festif que tout ce que le fils de Jacques Higelin a déjà enregistré. Un album placé sous le signe de la joie, de l’amour et de la fête; un disque dynamique, ludique, léger et plutôt rythmé, aux forts accents funk et disco sauce 70’s. Cela dit, L’homme du monde n’est pas un disque rétro ou nostalgique comme s’en est ouvertement défendu Arthur H. On y retrouve des sonorités bien modernes, des rythmiques pesantes proches du grime ou du hip-hop/trip-hop plus expérimental, des références à la folk moderne, au jazz, au rock un peu grunge, à la pop, à Tom Waits, à l’univers éclaté de Katerine et même à Grinderman (l’autre véhicule de Nick Cave) ou Bowie (pour cette chanson de papa cosmonaute notamment).

 

Alors que les happy few présents écoutaient attentivement et en silence les chansons qui défilaient (10 des 12 ou 13 qu’on retrouvera sur ledit album), Arthur se tenait à l’écart, au fond de la salle, visiblement heureux et satisfait. Il m'a d'ailleurs semblé que le type était beaucoup plus serein et moins torturé (ou fatigué) qu’il y a deux ou trois ans lors de la précédente séance d’écoute. Est-ce l’amour, une récente paternité qui le rendent ainsi détendu et souriant? Ce sentiment de plénitude, d'exaltation et de bien être se retrouve donc tout au long de ce prochain disque, composé en partie à la guitare (et non au piano comme auparavant), sous le soleil d’un île grecque, bercé par le vent du large et la beauté des paysages. Attendez-vous donc à danser sur du Arthur H tout au long de l’été!         

 


Patrick Baillargeon
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