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Sonique rendez-vous
Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
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Adisq-uter
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Pas mal tout a été dit sur ce 29e gala de l'ADISQ. Je rajouterais tout de même deux ou trois trucs.
D'abord, les catégories. Comme dans un magasin de disque (je sais de quoi je cause, j'y ai passé une dizaine d'années de ma vie), on ne sait pas toujours où caser tel ou tel artiste. Il arrive donc que, par exemple, les Beastie Boys se retrouvent dans le hip-hop même si ils viennent de sortir un disque punk. ou que Jean «Leloup» Leclerc aboutisse dans la section Album Alternatif à l'ADISQ même si il est davantage un artiste pop-rock qu'autre chose. Donc, aurait-il fallu laisser Leclerc dans le créneau Rock-Pop malgré que Mexico soit un album franchement plus alterno que pop? (et ceux qui ne sont pas d'accord, réécoutez l'album siouplait!) C'est délicat mais un artiste n'a pas à être confiné dans un style ou registre. C'est ainsi le condamner à rester toujours le même, dans la tête des gens du moins.
Il arrive parfois que des groupes se retrouvent carrément là où ils ne devraient pas, je pense en l'occurrence à #Numéro qui a remporté le Félix du meilleur Album Électronique pour L'idéologie des stars alors qu'il s'agit clairement d'un disque de pop. Pop électro certes, mais pop tout de même. Je ne comprends pas la logique ici. Si tu utilises des instruments électroniques pour faire ta musique, t'es automatiquement un artiste qui fait de la techno/électro?
C'est comme classer les Vulgaires Machins dans Révélation de l'année! Allo? Ça fait combien d'années déjà qu'il roule -et plutôt bien même- ce groupe? Qui est-ce qui est assez déconnecté pour mettre les Vulgaires Machins là? Groupe de l'année aurait été pas mal plus juste.
Autre absurdité: le nombre d'albums vendus compte pour 40% dans certaines catégories. Résultats des courses, Patrick Watson, qui méritait totalement le prix du meilleur album anglo avec Close To Paradise, se fait damer le pion par Gregory Charles. Mais comment pouvez-vous battre un type qui a vendu près de 300 000 copies de son disque! Et c'est peut-être aussi cette étrange close d'albums vendus qui a empêché Xavier Caféïne de mettre la main sur le Félix du meilleur album Rock pour Gisèle. À la place, ce sont les 3 Accords qui sont repartis avec. Pourtant, leur disque Grand champion international de course est nettement moins intéressant que celui de Caféïne. Ça n'a certainement pas nuis à Jean Leclerc non plus.
Il y a cette histoire d'albums vendus qui compte, mais il y a aussi que les gens qui votent pour l'ADISQ (hormis ceux qui le font en salle, en petit comités d'experts pour certaines catégories), le font en ligne. Il arrive donc que plusieurs (et pas nécessairement des «spécialistes») votent pour le nom qui leur dit quelque-chose. De qui on a plus entendu parler (à l'extérieur de Mtl surtout) cette année? Caféïne ou Les Trois Accords? Quel nom est le plus connu? Pareil pour la catégorie Album anglo. Gregory Charles sonne plus une cloche chez l'amateur moyen de musique (qu'on a pourtant sélectionné pour voter à l'ADISQ) que Patrick Watson.
Alors, que faut-il faire? Réduire le nombre de personnes qui votent et s'assurer qu'elles sont crédibles et savent de quoi elles causent? Ce ne serait pas bête selon moi. Ce serait en tous cas beaucoup plus juste et réaliste comme sélection. Il faut aussi faire un peu plus attention où on case certains artistes. Quand à cette close d'albums vendus, qui s'applique à toutes les catégories «albums», j'ai du mal à me l'expliquer. Pourtant, il y a déjà une catégorie Meilleur vendeur. Je ne comprends pas la logique. Et vous?
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Dragon lette
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| |  Dragonette
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Ok amigos, je sors le bazooka! Je vise et je tire sur... Dragonette et son album Galore. Ben oui, voyez-vous je suis pas capable. Pas simplement pour le fun de blaster, non, j'ai juste beaucoup de difficulté à comprendre tout l'engouement pour ce groupe insipide (comme Justice par exemple). Je trouve que le phénomène de hype est tellement pernicieux, tellement stupide que tous ceux et celles qui suivent aveuglement tout ce que les gens qu'ils considèrent cools peuvent prétendre ou affirmer, sans aucune once de jugement, sans aucun discernement, font que des nullités du genre trouvent des oreilles pour les écouter et même les apprécier! Ok, ok, les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais je suis certain que plusieurs d'entre vous qui lirez ces lignes se seront fait pièger en pensant que tel truc est trop cool juste parce que des blogs hypés les ont portés aux nues.
Mais dans le cas de Dragonette (un band d'ici exilé à Londres), juste la pochette est un bon indice. On sait d'office à quoi on aura affaire. Reste que c'est encore pire que je le pensais ce truc. Encore un autre groupe de new-waveux disco-pop kétaine et sans originalité (eux, ils croient qu'ils en ont sauf que c'est le 100e du genre à nous tomber dessus depuis quelques années). Visiblement, y'en a qui aurait besoin d'un petit topo pour discerner la pop classe, la vraie, la pure ou la collante, de la soupe pour hipsters. La bande sera bientôt en show à Mtl, mais je ne vous dirai ni où ni quand. Vous pouvez dépenser votre fric de façon plus judicieuse.
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Pop culture
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Conclusion de cette 6e édition du Pop Montréal? C'est clairement l'édition la plus tight de la courte histoire du festival. Reste qu'on pourrait dire la même chose que les dernières années : trop de groupes/artistes, trop de nobodys, trop peu d'info, trop de concerts dans des lieux sympas mais excentrés (l'Hémisphère Gauche, Zoobizarre et à la limite La Tulipe, Le National.) ou inappropriés au point de vue son et éclairage -ce qui ne rend service ni aux artistes et encore moins au public.
Autre irritant : le programme. Les infos qu'on donne sur des artistes que personne ou presque ne connait sont souvent ridicules et inadéquates et le fait de classer les artistes par salle complique énormément la recherche. Un lexique à la fin du programme les amis? Me semble que ça ne serait pas bête! Sinon, il y a toujours les changements de dernière minute de salles et/ou d'heure, mais ça c'est souvent imprévisible.
On déplore les cafouillages aux portes d'entrée des concerts. La plupart des gens à l'accueil, bien qu'ils soient bénévoles, ne savent visiblement ce que c'est justement d'accueillir et de parler gentiment aux gens. Se faire dire qu'on ne peut entrer dans un show parce qu'il y a trop de médias dans la salle alors que la salle est à moitié vide est ridicule. Se faire dire aussi qu'on ne peut entrer à un concert parce qu'il n'est pas du Pop Mtl alors que le groupe en question (UK Subs pour ne pas le nommer) se retrouve dans le programme officiel démontre qu'il y a quelque chose qui déconne quelque part.
Les bons côtés sont heureusement assez nombreux. Le Pop Mtl est peut-être un festival un peu tout croche, il n'en demeure pas moins fort sympathique et la source de belles découvertes. Un événement essentiel dans le paysage musical montréalais déjà saturé de festival.
Coups de coeur? Patrick Wolf au Cabaret samedi, la soirée Jamaica to Toronto au Lambi samedi, Man Man à la Sala Rossa mercredi.
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Pop 2
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Pour être honnête, le festival Pop Montréal a réellement démarré vendredi le 5 octobre. C'est ce jour là qu'on retrouvait le plus de concerts intéressants à l'affiche et il fallait vraiment faire des choix déchirants. J'ai bien entendu été voir ce que donnait Patti Smith et son groupe à l'église sur Rachel près de St-Denis, là où on avait vu le concert raté de Gonzales à l'orgue un an plus tôt pour ce même festival. Cette fois-ci, c'était tout autre chose. Un concert exceptionnel, unique, dans un cadre magnifique. La grande prêtresse du punk se retrouvait entouré de fans extatiques et elle-même ne touchait plus au sol. Le set, plus acoustique qu'autre-chose, était peut-être bien un peu trop linéaire. Perso, j'ai vraiment commencé à trouver le temps long après une trentaine de minutes. Faut dire que je suis pas très fan de la dame. Donc à 22h, j'ai filé direct au Cabaret pour capter la perfo du phénoménal Patrick Wolf.
Sorte de Pierre Lapointe britannique en plus excentrique et plus pop, Patrick Wolf est tout simplement fascinant. Passant du violon à la petite guitare ou au clavier, il chante avec aisance et sa musique est loin d'être banale. Contrairement aux soupes gay-friendly à la Mika, l'univers de Patrick Wolf est plus sombre et torturé, plus proche de Depeche Mode ou Roxy Music que de Abba ou Scissor Sisters. Entouré d'un violoncelliste, d'une violoniste, d'un batteur-percussionniste et d'un bidouilleur, le chanteur a démontré qu'il avait énormément de talent. Hélas, si l'on se fie à son site, il semblerait que le type veuille cesser tout spectacles d'ici la fin de l'année, et peut-être même d'enregistrer. Il semblerait qu'une altercation sur scène à NY entre lui et le batteur, tous deux fortement intoxiqués, est à l'origine de cette rumeur. On espère qu'il changera d'avis et reviendra nous charmer très vite!
Ensuite, j'ai fait un crochet par le Club Soda où Pagliaro terminait une soirée très rock en compagnie des Mongrels et de Le Nombre. Pag était fidèle à lui-même et le public a eu droit aux hits prévisibles, ceux qu'il ne cesse de jouer d'un concert à l'autre. Il serait vivement temps que le type sorte de sa léthargie pour nous pondre un nouvel album.
Jamaica to Toronto, c'est la réunion sur disque et sur scène d'une bande de papys jamaïcains expatriés à Toronto depuis une trentaine d'années et qui ont continué à faire de la musique rendus au Canada, bifurquant davantage vers le funk et la soul sans toutefois délaisser le reggae. Et c'est exactement à ça qu'on eu droit les nombreux curieux venus remplir le Club Lambi. Ça sentait la sueur là-dedans, signe que le party était bien parti! Un concert franchement surprenant! Les vieux routiers accompagnés de quelques jeunots nous ont montré qu'ils en avaient encore là-dedans. Le métier, ça s'apprend pas du jour au lendemain, c'est des années d'expérience.
Puis un petit tour juste à côté au Club Academy pour (re)voir les Zoobombs. Ce groupe de nippons exaltés semblait un peu à côté de ses pompes ce soir là. Le show était-il trop tard? Le décalage horaire? Toujours est-il que l'exécrable sono de la place n'a guère aidé et la salle s'est progressivement vidée après une vingtaine de minutes. Dommage, surtout quand on sait que ce groupe est vraiment capable de mettre le feu avec son punk-funk-garage déjanté.
Que serait Pop Mtl sans les partys de fin de soirée? Celui de vendredi au Théâtre Ste-Catherine, offert par le festival torontois North by Northeast était parfait! Free beer, free food et Jonathan « Bionic » Cummins aux tables tournantes.
Samedi, ce fut un peu plus difficile. Presque tous les shows que j'ai été voir étaient décalés, soit plus tôt ou plus tard, sauf les vétérans ska des Toasters qui donnaient un concert au Studio Juste Pour Rire devant une horde de kids qui ne se sont pas fait prier pour se lancer dans un skank déchaîné dès les premières notes du combo de NY.
Puis, direction le National où j'ai dû me taper les Sunset Rubdown et leur pop de barbus du Mile-End au lieu des sombres Black Mountain que j'étais venu voir. Quelqu'un avait eu la brillante idée d'inverser les groupes sans trop prévenir. Résultat, les fans d'un groupe comme de l'autre ont écopé. Sympa pour le public qui paye ses billets! J'ai donc subi Sunset. Bon j'exagère, c'était pas si mal mais y'a tellement de clichés indie-pop dans ce band que ça devient fatigant. En fait, ça me laisse indie-férent. J'ai attendu Black Mountain pour me retrouver face à un groupe beaucoup plus solide et rodé que celui que j'ai vu il y a bientôt deux ans. Reste que la bande de stoners dépressifs de Vancouver a surtout joué des morceaux de son prochain album et très peu de pièce du magnifique premier effort. Pas jojo comme ambiance. Si l'on se fie à ce qu'on a entendu samedi soir au National, ce disque risque de conduire plusieurs au suicide. Noir c'est noir comme dirait Johnny. Après une trentaine de minute, la moitié du public avait déserté les lieux. J'ai suivit en pensant d'abord me rendre à la perfo de la sur-hypée Yelle au Saints mais après avoir entendu le disque (qui paraîtra ici au début de novembre), je me suis dit que je passerais mon tour. Yelle, qui semble très sympa en entrevue, est une version insignifiante des déjà insignifiants TTC et de l'encore plus insignifiant Teki Latex. Une joke quoi.
Au lieu de Yelle, je me suis dirigé à nouveau vers le Club Lambi en espérant capter la dernière demi-heure des barges de Jay Reatard. Trop tard pour Reatard. Le groupe a joué un gros 20 minutes! Déception. Maussade, j'ai opté pour la fin du set de DJ Rupture au Coda. Voilà ce que j'appelle un bon DJ : éclectique, coloré, polyvalent. rien à voir avec les ennuyants Megasoid (Sixtoo et un mec de Wolf Parade) qui officiaient derrière les tables tournantes d'un party dans le Vieux où je me suis laissé entraîner. Le même genre de beat abstract hip-hop/breakbeat pendant une bonne heure. ça devient redondant. Oui, l'équipe a fait capoter les gens sous le viaduc Rosemont l'été passé mais n'importe quels DJ auraient fait pareil. C'est pas la musique qui a vraiment fait tripper le monde, c'est le lieu, le simple fait de se retrouver sous un viaduc. Dans un loft ordinaire du Vieux, leur set de DJ devient. ordinaire.
Voilà, c'est ainsi, sur une note plutôt amère, que s'est terminé mon Pop. Pas de shows dimanche, y'avait rien qui m'intéressait. J'ai préféré allé faire du bruit avec des fous dans un local de répétition.
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Pop uno
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Okay, c'est parti! Mercredi soir, un seul show au programme: Pere Ubu au National. La dernière fois que j'ai vu ce groupe, ça devait être en 1982 ou 83... J'étais pas vieux mais sans doute précoce... Anyway, le groupe a complètement changé à l'exception du chanteur et leader de cette formation inqualifiable, David Thomas. Au menu: plusieurs chansons de l'excellent dernier album, le bien nommé Why I Hate Women, un disque qui ramène Pere Ubu au son de la fin des années 70, époque Dub Housing par exemple. Aussi, histoire de faire plaisir aux punks vieillissants dans la salle, plusieurs "classiques" comme "Final Solution" en ouverture et "Non Alignment Pact" et surtout "Sonic Reducer", composé alors que David Thomas faisait partie de Rocket From The Tomb, groupe mythique qui a splité pour former Pere Ubu d'un bord et Dead Boys de l'autre. Un show plus ou moins approximatif, Thomas buvant bières sur bières et plus encore. Vers la fin, l'imposant chanteur était plutôt bien saoul, envoyant paitre tout le monde, de Sting à Bono.
Jeudi, direction Café Chaos pour d'autres papys punk, les UK Subs. Même rengaine: la dernière fois que j'ai vu ce band, ça devait être à l'Hotel Nelson dans le Vieux Mtl avec Anti-Nowhere League, genre en 1982 aussi. Après m'être fait dire que je ne pouvais entrer au concert parce que l'événement ne faisait pas partie du Pop Montreal bien que le programme le mentionne (semblerait que Pop Mtl n'a pas demandé l'avis du Café Chaos là-dessus), j'ai tout de même réussi à m'infiltrer et capter la moitié du show du band hardcore local Ab Irato. Très cool, vite et sale. Une belle énergie et des morceaux qui cognent direct. Ensuite, le chanteur Charlie Harper, malgré ses 63 ans (!) a livré la marchandise, démarrant le show avec deux vieux titres des Subs, "C.I.D." et " I Live In A Car". Puis, pendant plus d'une heure, la bande n'a pas lâché, passant d'un titre plus récent à un morceaux plus ancien, à la grande joie des nombreux keupons qui remplissaient la salle.
À minuit, j'ai filé vers le Divan Orange pour capter une partie du set de Arman Meliès. changement de mood total. Lui, seul avec sa guitare et ses pédales, tentait de se construire un monde, une ambiance, mais quelques pépins techniques ont gâché la sauce. On y reviendra une autre fois car tout porte à croire qu'on risque de revoir ce parisien dépressif dans un festical local ou un autre.
Puis, une surprise pour terminer: Man Man à la Sala Rossa. Salle pleine, ambiance festive. Un groupe patraque, artsy-dadaïste qui peut faire penser à Captain Beefheart, Tom Waits, Mr Bungle. Un peu approximatif mais réjouissant. De belles idées, une agréable folie... vraiment sympa! C'est ça que j'aime du Pop Mtl: faire des rencontres inattendues!
On remet ça ce soir, en plus fou!
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Pop in, Pop out
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Ça y est, le festival Pop Montréal entame sa 6e édition ce mercredi. Jusqu'au 7 octobre, plus de 360 groupes ou artistes solo fouleront les planches d'une trentaine de salles disséminées à travers la ville. Impossible de tout voir donc faudra se fier à notre flair et au peu qu'on connait. Car même moi qui suis sensé être un "spécialiste", je ne connais pas 60% de la programmation. À mon avis, y'en a juste un peu trop. Difficile de se retrouver dans tous ces noms. D'où sortent-ils? Qui sont-ils? Et surtout, valent-ils le coup qu'on se déplace pour les voir?
Le Pop Montréal est révélateur de cette époque Myspace dans laquelle on vit: trop de groupes, trop de nobodys et, hélas, souvent trop peu de talent. Ce sera très difficile pour moi de vous confirmer si 80% des groupes présents sont insignifiants car il me sera impossible de tout voir. Au mieux, je verrai 7 à 8 shows (ou plutôt demi-shows si je veux en faire le maximum) par soirée. Mais bon, y'a des valeurs sûres comme Pere Ubu mercredi, Patti Smith vendredi à l'église sur Rachel (et demain a la Sala Rossa), la soirée Jamaica to Toronto, Optimo, DJ Krush, Pagliaro avec les Mongrels et Le Nombre, Zoobombs, Caribou, Black Mountain et plusieurs autres. Y'a aussi des noms dont on entend beaucoup parler et qu'on est curieux de découvrir, comme Yelle, Patrick Wolf, Cody ChesnuTT et Arman Meliès. Bref, du stock en masse! Et il risque bien de faire beau et bon! Ça augure bien tout ça! On se fait un petit bilan maison la semaine prochaine!
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