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Sonique rendez-vous
Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
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September 2007 - Messages
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Gamiq
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J'aurais bien voulu vous causer du gala Gamiq plus tôt mais je me suis fait enlever par des martiens dimanche à la sortie du Métropolis et mes parents viennent juste de payer la rançon.
Alors voilà, je m'y mets. En quelques mots, on sera tous d'accord pour dire que ce gala fut, techniquement parlant, une belle réussite. Jamais depuis la création du Gamiq -et carrément du MiMi- n'avions nous assisté à un show aussi « pro » et qui se déroule aussi bien. Au point de vue scénique, c'était très bien avec le house band de Sunny Duval perché sur une scène surélevée. Pas de temps mort, du visuel en phase avec le déroulement de la soirée, des interventions filmées des gagnants qui ne pouvaient se présenter. bref, rien n'a été laissé au hasard par les organisateurs. Un gros bravo donc.
Des bémols, il y en a, c'est normal mais c'est vraiment bien parti pour le Gamiq. Je suggèrerais cependant de confier la tâche de l'animation à MC Gilles qui a fait un boulot remarquable lors du plutôt triste gala Gamiq de l'industrie, qui lui avait lieu vendredi dernier au Cabaret. Je dis triste parce qu'il n'y avait personne. Je pense en fait que c'est inutile de séparer le gala officiel et celui de l'industrie. Les remises de prix aux acteurs de l'industrie devraient avoir lieu au cours de la soirée du gala du dimanche et personne n'y verrait d'inconvénient puisque pratiquement tout le monde sait qui fait quoi au sein de la « scène locale ». Et de toute façon, le public s'en fiche. Si l'on se fie à ce qu'on a pu constater dimanche au Métropolis, bien peu suivaient le gala avec attention. C'était plutôt un gros « schmooze fest », du blabla comme à chaque galas de ce type. Et comment capter l'attention du public? En mettant un ou des animateurs qui savent comment « driver » une foule et la garder attentive. MC Gilles.
Bon, le gala Gamiq était somme toute une réussite mais ultimement, réussite ou pas, la question qu'on se pose à chaque année est la suivante : ça sert à quoi tout ce bazar? Qui s'en soucie? Est-ce que de gagner un trophée Gamiq -ou MiMi à une autre époque- peut changer la « carrière » d'un artiste? Est-ce que des gens comme Arcade Fire, par exemple, en ont vraiment quelque chose à foutre?
Tiens, parlant d'Arcade Fire, est-ce vraiment un groupe qui mérite de se retrouver en nomination au Gamiq? Idem pour Patrick Watson et quelques autres dont la carrière est bien lancée et qui ne devraient plus être considérés comme faisant partie de la dite scène émergeante. Parce que c'est bien le rôle d'un événement comme le Gamiq non? Donner un coup de pouce et une petite tape dans le dos à ceux qui se dépatouillent comme ils peuvent au fond du bocal? Quand 8 des artistes en nomination au Gamiq se retrouve aussi en liste à l'Adisq, on se demande si ces 8 artistes sont maintenant à considérer comme ne faisant plus partie de la scène « émergeante » mais plutôt comme des artistes établis, ou en voie de le devenir très prochainement. Parce que si on suit la logique qui semble être celle du Gamiq et antérieurement du MiMi, sont éligibles tous les artistes issus de la culture « indie ». Indie un jour je veux bien, mais pas toujours. Quand un groupe vend plus de 500 000 copies d'un album (Arcade Fire), on parle plus d'un groupe « commercial » qu'autre chose. Et au Québec, quand on dépasse les 10 000 copies, on parle là aussi d'une certaine réussite « commerciale ». On peut aussi se questionner sur le style de musique. Est-ce qu'un groupe comme Tricot Machine est vraiment underground? C'est tout sauf « underground » Tricot Machine. Ok, va pour cette année, le duo était inconnu l'année dernière. Mais si on le retrouve l'année prochaine dans les nominés, comme Leloup/Leclerc ou Dumas ou Arcade Fire ou Pat Watson ou Malajube ou je sais plus qui encore, tous des noms qu'on retrouve à l'Adisq, il va clairement y avoir un gala de trop ici au Québec.
En d'autres termes, il faut que le Gamiq se démarque vraiment de l'Adisq si il veut subsister et être crédible et utile àmoyen terme. Car l'Adisq montre clairement -depuis peu il est vrai- une volonté de s'ouvrir aux artistes « émergeants ». Un ajustement et une politique de sélection des nominés s'imposent.
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Beastie Boys
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Vous pouvez encore vous procurer des billets pour le concert des Beastie Boys demain au Centre Bell. Celui de ce soir au Métropolis est archi-complet. Et pour cause, c'est franchement une occasion unique de voir les Beastie Boys dans une salle pas trop grosse et dans un contexte très différent puisque le trio propose une soirée « gala » où il interprètera beaucoup de ces chansons instrumentales ainsi que d'autres titres plus obscurs. C'est la version « groupe » des Beastie Boys, donc pas de DJ et de programmations. Les convives sont priés de se vêtir avec classe! Vous pouvez lire l'entrevue que Mike D m'a accordé cette semaine en vous rendant là : http://www.voir.ca/musique/musique.aspx?iIDArticle=53681
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Osheaga pt 3
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Bon, vieux motard que jamais. Voici donc le bilan pour la deuxième édition du festival Osheaga qui avait lieu samedi et dimanche dernier au Parc Jean-Drapeau.
Si on pensait que l'événement serait moins populaire que l'année précédante étant donné les quelques annulations crève-coeur (Amy Winehouse, The Coral, Amiina et Peter, Björn & John) et les nombreux groupes vedettes qui étaient déjà passés par Montréal dans les derniers mois, il n'en fut rien. Selon les chiffres fournis par les organisateurs, 29 000 se sont rendues sur le site durant le week-end, soit quelques 5 000 de plus que l'année passée.
Des deux journées, c'est samedi qui fut la plus intéressante en terme de découvertes et de surprises. En plus il faisait un temps superbe. Dimanche, le temps frais et gris a quelque peu miné l'ambiance et seule MIA, à mon avis, a vraiment brillé ce jour là.
Le Osheaga est un festival encore bien jeune, en plein développement. Le temps que le nom fasse le tour du circuit et qu'il acquiert une bonne réputation (il semble d'ailleurs que ce soit bien parti) et cet événement devrait vite devenir incontournable, du moins on le souhaite.
Rien à redire sauf peut-être à propos de la chouette petite scène des Arbres, qui le serait encore plus (chouette) si le son était un peu mons fort et si on retirait cette petite estrade sur laquelle la foule s'agglutine et qui empêche à ceux restés derrière (donc sur le sol un peu plus bas) de voir ce qui se passe sur scène. Cela dit, j'ai cru remarquer que le son était effectivement moins fort sur cette scène dimanche.
Mais le plus important, je crois, serait de proposer plus de groupes/artistes susceptibles de faire déplacer plus de monde. Pourquoi avoir fait venir tous ces groupes qu'on avait vu en ville récemment? On imagine que les organisateurs le savaient bien pourtant...
Voici donc mon palmarès
Meilleur concert de samedi: The Veils
Meilleur concert de dimanche: MIA
Révélations: The Veils, Hank Pine & Lily Fawn, Mike Relm, Santogold
Surprises (dans le sens "c'était meilleur qu'on l'aurait cru"): Editors, Gotan Project, Macy Gray
Concerts les plus dingues: Fucked Up,Hank Pine & Lily Fawn, CPC Gangbangs, Plaster
Concerts les plus louds: Panthers, Fucked Up
Déceptionzzzzzz: Blonde Redhead (soporifique), Smashing Pumpkins (prétentieux et lourd), Adam Kesher (disco-punk whatever dépassé), Martha Wainwright (perdue seule sur une énorme scène, c'est pas une bonne idée), Besnard Lakes (du disque à la scène, il y a un énorme écart), Arctic Monkeys (ça passait tout simplement pas par rapport à leurs shows en salle)
Quelques photos:

The Veils: bassiste néo-zélandaise un peu floue
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The Veils: chanteur néo-zélandais fatigué et flou
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The Veils
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Osheaga jour 2
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Ciel gris, temps frais. on annonce même de la pluie. Heureusement, elle ne viendra jamais. Cela dit, le temps maussade n'a pas empêché le public, plus nombreux que la veille, de venir s'éclater au son de plus d'une trentaine d'artistes, dont Bloc Party, MIA, Interpol, Macy Gray, Arctic Monkeys et Gotan Project.
En ce qui me concerne, après la journée de la veille qui m'a mené du Osheaga au bar Les Saints où avait leu le after-party Osheaga du MEG (avec Crystal Castles, Kid Sister, Fluokids soundsystem et Brodinsky), puis au Café Chaos où le groupe drum n bass-hip-hop français X Makeena présentait son concert-performance, je me suis rendu à cette deuxième et dernière journée du festival juste à temps pour le set de Sunday Sinners à la scène des Arbres. Les trois filles et deux mecs ont adorablement bien pêchés en ce dimanche après-midi. Un rock n roll un peu rétro, un peu garage qui ne manque pas de soul. On aurait pris plus que trente minutes! Ensuite, petit tour à la tente des arts pour capter quelques chansons du groupe montréalais Bonjour Brumaire (en remplacement du groupe islandais Amiina) dont on dit beaucoup de bien. On ne doute pas un instant que sa pop rappelant le Daran des premiers jour fera mouche.
Après un crochet par la scène MEG pour se reposer au son des Au Revoir Simone (ou plutôt Revoir Simone puisque le trio électro-folk féminin en est à sa 4e visite en moins d'un an), retour à la petite scène des Arbres pour le set de Pony-Up. Ce combo de quatre filles a franchement évolué dans le bon sens depuis ses débuts sur-médiatisés mais plutôt pénibles. Aujourd'hui, les filles ont appris à maîtriser leurs instruments et proposent une pop bien plus travaillée.
Royal Mountain Band? Arctic Monkeys? Miracle Fortress? Les trois se retrouvaient à jouer en même temps à 18h. On a opté pour le Royal Mountain Band. Découverte. De Montréal, ce quintet propose un solide folk-rock-countryfié à la CSNY, Byrds, The Band (groupe que les cinq membres du RMB incarnent dans un film à venir). Le son, le look, les références même l'accent southern du chanteur nous ramènent direct à la Californie début des années 70. On pense à Blue Rodeo aussi, beaucoup même. Ce qui me fait dire que les RMB ont aussi un son très "canadian".
Puisque j'ai préféré le dernier album des Arctic Monkeys à celui des Miracle Fortress, c'est le groupe britannique qui l'a emporté. Sur une grande scène comme celle de La Rivière, les Monkeys ont eu un peu de mal à faire passer leur power-pop. Dans une salle de concert, pas de problème, mais en plein air devant une mer de monde, ça prend plus que quatre jeunes crinqués pour faire lever la foule. Ça prend en fait un show comme celui de Macy Gray. Le gros band, les choristes en robes à paillettes et la diva Macy. Un show crowd pleaser
mêlant medleys, reprises et gros morceaux funk, hip-hop, soul, r'n'b, ska, reggae et pop. Un joli "anacronisme" dans la programmation un peu trop "rock" du Osheaga.
On pourrait dire la même chose du concert des Gotan Project, collectif franco-argentin qui revisite le tango en y applicant une touche techno. Le résultat, beaucoup de gens le connaisse puisque le Gotan (Tango à l'envers) Project a obtenu pas mal de succès avec sa musique. Live, la bande fait l'effort de présenter la chose avec classe et goût. Tout le groupe et leurs nombreux musiciens -qui vont et viennent sur scène selon les circonstances- est vêtu de blanc et de belles projections ajoutent énormément d'ambiance. Curieusement, j'ai trouvé ça beaucoup moins quétaine que le show que j'ai vu d'eux au Métropolis il y a une couple d'années. C'est le contexte, l'atmosphère, le fait que le Gotan, un peu perdu dans un festival de guitare, ne semblait plus le groupe un peu trop chicos et coincé qu'on entend dans les ascenceurs des hotels branchés. Je ne pensais pas que le Gotan était un groupe de festival, j'avais tort.
J'ai pris une pause pour aller jeter une oreille à la prestation des Besnard Lakes, qu'on retrouvait un peu bizarement sur la scène du MEG. Me semble que c'est franchement trop roots-rock-psychédélique pour l'angle -un peu difficile à cerner il est vrai- du MEG. Anyway, le groupe montréalais, qui a reçu un accueil très positif ici et surtout à l'étranger, était dans son élément, entouré d'arbre et d'eau.
Interpol? J'ai tout raté à cause d'un retard dans le déroulement du programme. J'étais pris à la scène MEG pour la très attendue preformance de M.I.A. La jeune et controversée "rappeuse" britannique d'origine sri-lankaise n'a pas déçu les nombreux fans qui emplissaient presque tout l'espace du site. En 50 minutes, l'affaire était bouclé. 50 minutes de pur bonheur et de gros beats. Le show de la journée, comme on s'y attendait.
J'ai terminé mon festival comme (presque) tout le monde, au concert des Bloc Party. Comme pour leur dernier passage il y a plusieurs mois au Métropolis, j'ai tripé à l'écoute de trois ou quatre chansons et je me suis emmerdé pour la suite. Assez pour allewr faire un tour à la scène des Arbres et attraper les dernières minutes (tous les shows sur cette scène durent 30 minutes) des Plasters. Encore une fois, ce trio de surdoués a épaté la gallerie et fait bouger tout le monde au son de de son amalgame électro-organique de drum n bass, de rock, de jazz dynamité et de techno.
Crevé mais somme toute comblé le Pat!
Bilan, coups de coeur, révélations -et déceptions- de la 2e édition du Osheaga dans le prochain billet.
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Osheaga jour 1
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Soleil, chaleur, site enchanteur... La journée parfaite pour démarrer cette deuxième édition du festival de Musique et Arts Osheaga. Pourtant, il n'y avait pas une très grosse foule en milieu d'après-midi pour le concert des Editors. Un band très attendu qui a livré la marchandise avec un professionalisme et un aplomb propre aux grands groupes. Leur plus récent effort est d'ailleurs assez costaud. Un disque élaboré, un univers, une émancipation pour ce combo qu'on pourrait comparer à Joy Division. The Veils ont suivit sur la petite scène des Arbres. Comme l'année dernière, le son est beaucoup trop fort et il est difficile de bien voir ce qui s'y passe puisque une petite estrade sur laquelle les gens se massent bloque la vue à ceux qui se trouvent derrière. Cela dit, The Veils, de Nouvelle Zélande ont charmé la foule avec leur musique proche de Nick Cave et même des Smiths. Un chanteur charismatique, un band solide... la révélation de la première journée!
Santogold, qui jouait sur la scène du MEG pourrait elle aussi avoir droit à ce titre puisque la chanteuse-rappeuse de Brooklyn, qu'on pourrait aisément comparer à MIA, affiche une belle prestance et surtout une incroyable polyvalence, capable de passer du new-wave ou no-wave new yorkais un peu rétro à un son plus proche de MIA justement. On en reparlera puisque son album est prévu pour 2008.
Sixtoo, dans la tente du Salon des arts, a meublé l'espace avec ses nouveaux morceaux, plus weird et moins hip-hop qu'auparavant. Une série d'écran venait ajouter au décorum sonore. Une bonne idée d'ailleurs de faire jouer des artistes dans cette tente, l'année dernière ce n'était pas le cas.
Vinrent ensuite les Panthers de Brooklyn. Encore une fois, le son à la scène des Arbres était tellement trop fort que ça gachait le truc. Et il faut dire que les Panthers jouent en plus excessivement fort. Heavy rock à tendance métalm dans le tapis.
Adam Kesher, juste à côté à la scène MEG n'a pas réussi à fair elever la foule, plutôt timide à tous les concerts je trouve. Le groupe bordelais propose un dance-punk convenu, dans la lignée de The Rapture. Pas très original mettons.
C'est le combo Claass qui a eu la tâche de remplacer au pied levé Peter Bjorn & John. Rien à voir avec la pop acidulée du trio suédois puisque Claass donne plutôt dans le genre électroclash, quelques fois avec un résultat assez convaincant pour faire mêm danser les cuisinières de la tente à mets mexicain.
CPC Gangbangs... Moins fucké mais toujours aussi patraques. Leur rock déglingue passait meix la barre... cette fois-ci, la bande semblait plus sobre que d'habitude. Avec un nouvel album en main, la bande sera à surveiller si elle arrive à se tenir straight.
Les Smashing Pumpkins viennent de prendre place sur scène... on y fonce et on s'en reparle.
Et la soirée n'est pas terminée puisqu'on poursuit ça au bar Les Saints pour la soirée after Osheaga du MEG avec Crystal Castles, Kid Sister et Brodinski...
Rock on!
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