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Sonique rendez-vous
Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
Du 3 au 6 décembre, je couvrirai le festival Les Transmusicales en direct de Rennes, en France. Suivez avec moi les hauts, et peut-être les bas, de la 30e édition de cet événement musical axé sur la découverte.
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Roger Waters
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Depuis sa brouille avec ses anciens camarades, Roger Waters tient à prouver à tous que le cerveau de Pink Floyd, c'était lui. Et c'est probablement vrai après tout: Syd Barrett n'a jamais eu la chance de prouver son génie autrement que sur le brillant Piper at the Gates of Dawn avant d'être viré parce qu'il était complètement déconnecté. Ensuite, c'est Waters qui a pris toute la place, faisant ainsi un peu trop d'ombre à David Gilmour, l'autre principal compositeur du groupe. Le concert que viendra (re)présenter Roger Waters à Montréal est du bonbon pour les fans puisqu'il interprète dans un premier temps plusieurs classiques du Floyd avant de s'attaquer durant toute la deuxième partie du concert à l'intégralité du monument qu'est Dark Side of the Moon. Plein les yeux, plein les oreilles le 7 juin au Centre Bell.
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Skinny Puppy
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Skinny Puppy n'a plus besoin de présentation. Le mythique duo électro-rock industriel de Vancouver a tracé la voie pour d'innombrables groupes et musiciens, Ministry et Nine Inch Nails en tête. Depuis sa formation en 1982 et malgré des hauts et des bas (une séparation de quelques années, de gros problèmes de drogue et la mort par overdose d'un des membres en 1995), les deux principaux protagonistes, cEVIN Key et Nivek Ogre, tiennent bon, à preuve ce 13e album, Mythmaker, lancé en début d?fannée. Si Skinny Puppy semble arpenter des chemins plus "pop", il demeure toujours aussi noir et expérimental mais évite l'usage systématique des ingrédients qui firent la marque du groupe. En concert, c'est évidemment toujours une expérience physique, sonique et sensorielle intense. Le 6 juin au Spectrum avec White Mice.
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Yann Perreau
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Vu le succès obtenu par son spectacle intime et dépouillé Perreau et la lune, présenté il y a quelques semaines au Gesù, Yann Perreau remet ça, cette fois-ci au Quat'Sous, un dernier show avant que ce petit théâtre mythique ne soit démoli. Voilà donc une belle occasion de voir ce concert-performance dans un décor particulier. Accompagné du multi-instrumentiste et as bidouilleur Alex McMahon (Plaster et compagnie), Perreau revisite son répertoire d'une manière inventive et audacieuse. Si vous ne pouvez absolument pas y assister, sachez que les deux comparses seront de retour dans le cadre des prochaines FrancoFolies de Montréal. Le 31 mai et les 1er et 2 juin au Théâtre de Quat'Sous.
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Vagabondages
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Les Anges (déchus) célébraient hier soir un autre de leur désormais incontournable Cabaret annuel au Lion d'Or. Si l'événement fut moins fréquenté que l'année dernière (bicoze grève du transport en commun on imagine), force est d'admettre que tous ceux qui comptaient étaient là. De toute façon, heureusement qu'il n'y a pas eu salle comble sinon on aurait crevé de chaud là-dedans. Il faut dire aussi que le Cabaret des Anges Vagabonds de 2006 célébrait les 5 ans à Montréal (les deux proprios, Serge Paradis et Michèle Méthot étaient d'abord établis à Ste-Hyacinthe) de la petite boutique de disques spécialisée dans la scène locale et, hélas, l'éviction de leur local sur la oh so chic avenue du Mont-Royal (trop chic pour les Anges) et leur relocalisation sur Rachel, relocalisation qui aura conduit les Anges Vagabonds à leur perte puisque leur clientèle n'a pas suivit. Dorénavant, on pourra trouver sa dose de musique locale sur le web, au www.angesvagabonds.com.
Alors hier y'avait moins de monde mais la soirée s'est déroulé sans heurts avec les rockeuses garagistes de Camionette, l'inimitable Franck Martel et son groupe l'Ouest Céleste, The Blue Seeds, Vander et son Bass Ma Boom Sound System décidemment de mieux en mieux d'un concert à l'autre, les corrosifs Peter Paul Groupe de Rock et leur comparse, l'inéffable Mononc' Serge et les toujours bien déjantés Jérémi Mourand. Bref, une programmation impeccable, un super reflet du dynamisme et de la belle diversité qu'offre la scène locale montréalaise.
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Étienne Charry
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Fabuleux touche-à-tout aussi éclaté qu'éclectique (musiques de films, de chorégraphies, illustrateur, comédien...), l'inclassable musicien français viendra présenter à Montréal ses Siestes musicales dans le cadre du Festival TransAmériques. En d'autres termes, Étienne Charry vous invite à venir vous prélasser, durant votre heure de lunch, sur une chaise longue directement au coeur d'un havre de verdure niché à l'ombre du Musée d'art contemporain. L'auditeur se fera bercer par des airs diffusés simultanément, et à faible volume, par de petits postes à transistor qui le ramèneront à des souvenirs de plage ou de camping, lorsque le son de la radio du voisin de gauche se mêle à celui du voisin de droite. Une expérience sono-sensorielle inusitée propice à l'assoupissement et à la rêverie. Le plus dur sera de retourner au boulot ensuite. Esplanade de la Place des Arts, les 29, 30 et 31 mai ainsi que les 1er, 4, 5, 6 et 7 juin à 12 h 15 ou 16 h 30 en cas de pluie. Gratuit.
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Mutek et mat
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Montréal rime avec festival et festival rime avec estival. C'est pourquoi la grande majorité des manifestations culturelles se retrouvent entre la mi mai et la mi septembre. Elektra version 2007 est déjà chose du passé et les amateurs de musique électronique de pointe s'apprêtent à plonger dans l'univers très particulier du Mutek (www.mutek.ca), qui célèbrera sa 8e édition du 30 mai au 3 juin. Cette année, la programmation est tout aussi étrange et nébuleuse pour le néophyte, et un régal pour les amateurs (qui ne sont pas légions).
Moi, je suis censé être un « spécialiste » de la musique et j'avoue que j'ai toujours eu du mal à m'y retrouver. Et pourtant, c'est chaque fois avec un mélange de curiosité et d'anticipation que je me rends aux nombreux événements que propose ce petit festival atypique, maintenant reconnu à travers le monde. En d'autres termes, ne vous laissez pas berner par la liste de noms obscurs que propose une fois de plus le Mutek et partez à l'aventure. L'événement est une superbe vitrine sur l'état de la musique électronique de pointe, celle d'aujourd'hui qu'on entendra probablement partout (enfin, presque partout) demain.
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