Ma première au Rocky Horror Picture Show annuel, ma première au Rialto et ma première en jaretelle et culottes au beau milieu d'une foule d'inconnus; en lieu public, qui plus est. Le Rocky restera mémorable, comment faire autrement?
Ambiance festive dans la magnifique salle de spectacle du Rialto et ce, depuis la ligne d'attente où plusieurs fans en paillettes s'excitaient. Que d'hommes en talons aiguilles, ou presque. Pourtant, à ma connaissance, aucun ne s'est cassé la gueule de la soirée. Étrange. Sous les arches très dramatiques du théâtre, les banquettes forment un demi-cercle ouvert vers la salle. Ultra-kitsh. Sur ces tables, des sacs de plastique qui, en temps venu, laissaient échapper: rouleau de papier Q, riz, fusils à eau (pas de bazooka: interdit), journaux, briquet, tranche de pain, cossin qui fait cric-cric quand on le tourne, etc. Mais surtout, il faut s'armer d'une bonne humeur contagieuse. Ou d'alcool.
Malgré quelques personnes se pointant en déguisement ''civil'' et en tout, relativement peu de gens costumés en personnages du film, malgré l'insistance des tireurs d'eau face à ceux qui avaient oublié leur journal, malgré les chaises coinçées et, surtout, froides pour les fesses des invités qui ont osé, eux, et malgré les inconditionnels finis, bourrés (...d'enthousiasme, s'entend) qui ne se contentent pas de crier haut et fort les meilleurs répliques du film, mais la totalité!...
Oui, malgré tout cela l'éternelle fête annuelle RHPS continuera encore et toujours de conquérir des coeurs puisqu'au fond de chacun de nous se cache un autre ''Moi''...
...en résille.