Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Nouvelles Livres
Nouvelles Livres
May 2008 - Messages
31 mai 2008, 9:57
Les 24 heures de la bande dessinée de Montréal

Les 31 mai et 1er juin, aura lieu dans les locaux de la radio CHOQ.FM la toute première édition des 24 heures de la bande dessinée de Montréal, qui rassemblera une quinzaine d'auteurs de BD professionnels. Ces derniers, parmi lesquels Jimmy Beaulieu, Pascal Girard, David Libens (Belgique), Obom, Eva Rollin et Leif Tande, devront chacun créer de toutes pièces une histoire, en 24 heures chrono, à partir d'un thème décidé le jour même. L'activité sera couverte en direct sur les ondes Internet de CHOQ.FM, sans compter que les planches seront affichées en temps réel sur le site www.24hBD.choq.fm. Une grande fête bédéesque imaginée par l'organisme ARTfaBULLE, en collaboration avec la Librairie Monet.
 


28 mai 2008, 4:45
VLB: la réplique

Devant le tollé suscité par ses propos à l'endroit de la très honorable Michaëlle Jean, Victor-Lévy Beaulieu adressait il y a quelques heures aux médias une "mise au point", que voici intégralement.

Vos commentaires sont évidemment les bienvenus.

*****

Mise au point sur la Reine-Nègre

Devant la dérive que tout un chacun fait des propos  que j'ai tenus dans L'aut'journal sur la gouverneure générale du Canada, permettez-moi d'apporter quelques précisions sur ce que j'ai écrit là-dessus.

On m'accuse de m'être vicieusement livré à une attaque personnelle contre la personne de Michaëlle Jean. Qu'ai-je donc écrit de si répréhensible à son sujet? Qu'elle a été à la société Radio-Canada une journaliste ordinaire? En quoi le jugement que j'ai porté fait-il atteinte aux autres qualités que possède Madame Jean? J'ai été longtemps critique de télévision et n'est-ce pas mon droit de porter jugement sur le travail professionnel qu'elle faisait à Radio-Canada? En quoi la chose peut-elle me valoir ces accusations de racisme qu'on m'impute depuis la parution de mon texte?

Quelle faute ai-je aussi commise, et qui serait insultante, quand je dis que Madame Jean a fait fi de ses convictions profondes (et les documents pour le prouver ne manquent pas pour entériner la chose) afin de devenir la gouverneure générale du Canada, comme par exemple d'avoir renoncé à sa citoyenneté française à laquelle elle a souvent prétendu tenir beaucoup?

Bien évidemment, j'ai été fâché quand Madame Jean a accepté de devenir la gouverneure générale du Canada parce que je la trouvais bien naïve et peu conséquente d'accepter un poste qui est le symbole même du colonialisme britannique qui a toujours mal servi la cause québécoise.

Je tiens aussi à rappeler le texte que Dany Laferrière a publié dans La Presse quand la nomination de  Michaëlle Jean n'était pas encore officielle : si elle ne devait pas être choisie, a-t-il dit, il y aurait un grand bain de sang à Montréal. Ce n'était pas seulement démagogique mais constituait un acte de terrorisme dont personne pourtant n'a relevé le chantage éhonté qu'il représentait. J'aurais écrit de pareils propos sur quelqu'un de ma race sollicité pour un emploi prestigieux  que les voix auraient été nombreuses pour me dénoncer. Pourquoi donc cet appel à la violence n'a-t-il suscité aucun commentaire, même pas sous forme d'un petit éditorial? C'est qu'on sait bien que la communauté noire aurait fait front commun derrière Laferrière, la communauté noire étant québécoise quand elle n'est pas critiquée, mais se transforme aussitôt en une ethnie tricotée serré dès que l'un des leurs se retrouve sur la sellette, peu importe la raison. Je suis capable de le comprendre même si je trouve qu'il s'agit là d'un problème d'immaturité politique flagrant.

On m'accuse aussi d'être raciste parce que j'ai dit que madame Jean, depuis qu'elle occupe la fonction de gouverneure générale, se comporte comme une Reine-Nègre, de la même façon que se comportaient et se comportent toujours les puissances toujours colonisatrices en Afrique, en contribuant à installer au pouvoir des chefs qui deviennent des rois nègres. Moi qui étudie actuellement l'histoire des Rois-Nègres africains, je peux dire que la situation des Noirs est peut-être encore pire qu'à l'époque du colonialisme d'autrefois.

Mes détracteurs ont dit que Jeanne Sauvé et Adrienne Clarkson ont été avant Madame Jean gouverneures générales du Canada et qu'on ne les a pas accusées d'être des Reines-Nègres. Il y a une raison simple à cela : Madame Sauvé et Madame Clarkson ne sortaient guère de leur fonction apolitique. Même que Madame Clarkson, dans l'un de ses premiers discours, disait considérer le Québec comme une société distincte et qu'elle était résolue à travailler pour son épanouissement, au même titre qu'elle allait le faire pour les autres provinces du Canada, mais avec plus de sympathie encore parce qu'elle aimait les valeurs que les Québécois défendaient. Elle était originaire d'Asie et savait les souffrances que vivent les peuples qui se sentent menacés. Avoir dit de Madame Sauvé et de Madame Clarkson qu'elles étaient des Reines-Nègres aurait donc été absolument insultant parce que totalement démagogique.

Le cas de Michaëlle Jean est tout à fait différent : dès qu'elle fut nommée gouverneure générale, elle a oublié qu'elle devait représenter tous les Canadiens et de façon apolitique comme le veut la fonction qu'elle occupe. Elle a donc sauté à pieds joints dans le train du gouvernement fédéral et, par ses prises de position, voudrait bien nous réduire, nous Québécois francophones, à une communauté mineure dans le grand ensemble canadian. Comme indépendantiste qui croit que le Québec est un pays, ai-je le choix de ne pas voir en elle une ennemie et n'ai-je pas le droit de dire qu'elle est une Reine-Nègre au service d'un pouvoir qui  rêve au jour où il aura réussi à nous neutraliser totalement?

Évidemment, comme les Canadiens anglais et les fédéralistes québécois ne veulent pas qu'on fasse de débat là-dessus, on fait de moi un saint Sébastien dont on voudrait se débarrasser. Le plus étonnant, c'est que les radicaux dans ce domaine-là sont les gens du Bloc québécois. Il est vrai toutefois qu'ils ne parlent plus d'indépendance depuis belle lurette, et qu'ils se contentent de défendre prétendument les intérêts du Québec à Ottawa.  Gilles Duceppe ressemble de plus en plus au maréchal Pétain, heureux comme un poisson dans l'eau de se montrer plus canadian que les Canadians, contribuant ainsi à l'établissement d'un Canada en apparence uni et fonctionnant plutôt bien. Si Barak Obama avait eu le manque de courage de Gilles Duceppe, il ne se serait jamais lancé dans la course à l'investiture présidentielle américaine, les sondages ne lui accordant pas plus de voix que Gilles Duceppe en avait quand il lança  sa campagne vite avortée contre Pauline Marois.  S'il avait persisté, s'il y avait mis toute sa passion, s'il avait proposé véritablement un projet de pays et de société, pourquoi n'aurait-il pas, comme Barak Obama, renversé la vapeur? Aujourd'hui, voilà Gilles Duceppe forcé à jouer le rôle d'un petit roquet à Ottawa. C'est d'un tragique sans nom dont je crains fort que les Québécois se souviendront aux prochaines élections fédérales.

Pour terminer, ce petit mot encore sur le racisme dont on m'accuse. Si je l'étais, aurais-je écrit tous ces ouvrages dans lesquels j'ai salué les mouvements de libération des Noirs, ceux des mulâtres de l'Amérique du Sud, ceux des Métis de l'ouest canadien, ceux des Indiens de l'Amérique du Nord, et serais-je en train d'écrire un roman sur les Rois-Nègres mis au pouvoir par les puissances de l'Occident afin de s'enrichir  sans mauvaise conscience au dépens de peuples qui ne cessent de s'appauvrir? Si j'étais raciste comme tous ces fanatiques qui me menacent aujourd'hui de me casser la gueule, aurais-je accepté l'invitation de Dany Laferrière de passer quelque temps en Haïti avec lui parce que j'admire la résistance difficile et courageuse de son peuple qui représente le seul pays francophone dans les Amériques?

Pour le reste, tout ce qui grouille, grenouille et scribouille n'a à mes yeux pas plus de conséquences que cela en eut dans d'autres circonstances. Nous vaincrons. Nous finirons bien par vaincre en dépit de la Reine-Nègre, du maréchal Pétain et des racistes canadian.

Victor-Lévy Beaulieu


23 mai 2008, 1:28
Louise Bouchard remporte le Prix Terrasses Saint-Sulpice
L'auteure du recueil Entre les mondes, Louise Bouchard, remporte le Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire. De ces poèmes parus l'an dernier aux Éditions Les Herbes rouges, Martine Audet, membre du jury, a dit qu'ils «frappent jusqu'au fond de l'être et l'emplissent de toute leur exigence âpre et belle.» Étaient aussi finalistes Benoit Jutras, Rachel Leclerc, Paul Chanel Malenfant et Philippe More.
22 mai 2008, 12:48
Prix de poésie des Terrasses Saint-Sulpice
C'est le 22 mai à 17h que sera remis le Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire, créé en 1990 et qui récompense chaque année l'auteur d'un recueil paru durant l'année précédente. Les finalistes sont: Louise Bouchard pour Entre les mondes (Les Herbes rouges), Benoit Jutras pour L’année de la mule (Les Herbes rouges), Rachel Leclerc pour Demains (Écrits des Forges/Les Écrits du Nord), Paul Chanel Malenfant pour Rue Daubenton (L’Hexagone) et Philippe More pour Nos images d’aphasie (Poètes de Brousse). Au Cabaret des Terrasses Saint-Sulpice (1680, rue Saint-Denis). Entrée libre!
21 mai 2008, 5:04
Hommage à Robbert Fortin

Le 22 mai, à 20h, amis et complices de création rendront un hommage à Robbert Fortin, poète et directeur de collection à l'Hexagone, mort il y a peu. Sous la direction de Fernand Durepos et Mélissa Lemieux, seront présentés des témoignages (par Jean-Yves Soucy et Pierre Graveline) et des lectures, celles de Denise Brassard, Martine Audet, Jean-Sébastien Larouche, Tony Tremblay et plusieurs autres, auxquelles se mêleront les interventions sonores de Framboos. Au Lion d'Or. Entrée libre.


21 mai 2008, 10:25
Noches de poesia: événement multilingue et gratuit

Le mercredi 21 mai, à compter de 18h, nouvelle manifestation de la série Noches de poesia. Sous la houlette d'Élizabeth Robert, fondatrice et égérie de l'événement, de nombreux créateurs - Dany Laferrière, Dwayne Morgan, Endre Farkas... - se rassembleront autour d'une table ronde sur la diversité culturelle (18h), d'une présentation informative sur les technologies Open Source et Open Content (19h30, en anglais) et finalement d'une performance de poésie multilingue (20h). Ouvert à tous et gratuit. À la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), 535, rue Viger Est.


16 mai 2008, 5:09
Prix des lecteurs du Marché de la poésie

Le 9e Marché de la poésie de Montréal aura lieu du 29 mai au 1er juin, sous l’habituel grand chapiteau de la place Gérald-Godin. Quelque 80 éditeurs d’ici et d’Europe y présenteront leurs livres, dont plusieurs sont difficiles à trouver en temps normal, et de nombreux auteurs participeront à la quarantaine d’activités planifiée par la Maison de la poésie, organisatrice de l’événement.

À cette occasion, Voir s’associe au Prix des lecteurs du Marché de la poésie, occasion pour les internautes d’élire le meilleur recueil de poésie de l’année. Des ensembles-cadeaux sont à gagner… Il suffit de consulter la page consacrée au prix dans la zone «concours» de voir.ca et de donner son appréciation des poèmes en lice. Date limite pour participer: 26 mai!
 


13 mai 2008, 4:24
Danny Plourde rafle le Nelligan

Le prix Émile-Nelligan 2007 a été décerné hier à Danny Plourde pour Calme aurore (s'unir ailleurs, du napalm plein l'œil), son deuxième recueil de poèmes (l'Hexagone). Les deux autres finalistes étaient Kateri Lemmens pour Quelques éclats (Le Noroît) et Alexandre Trudel pour Masque de taureau (Écrits des Forges).

Le prix Émile-Nelligan est remis tous les printemps, depuis 1979, à un poète d'Amérique du Nord de 35 ans ou moins ayant publié un recueil en français au cours de l'année précédente.


13 mai 2008, 10:23
Rawi Hage remporte le Prix des Libraires

C'est l'auteur québécois d'origine libanaise Rawi Hage qui se mérite le Prix des Libraires 2008, catégorie «Roman québécois». Son Parfum de poussière (Alto), qui nous plonge dans la guerre civile libanaise des années 80, a séduit le jury grâce une plume «expressive, imagée, poétique, vive et nerveuse».

Dans la catégorie «Roman hors Québec», le Français Philippe Claudel se distingue avec son roman Le rapport de Brodeck (Stock).


Tags:
12 mai 2008, 2:35
Concours intercollégial de poésie

Le 10 mai, au Collège Ahuntsic, étaient remis les prix du Concours intercollégial de poésie, organisé par la Fondation lavalloise des lettres en partenariat avec le Collège Ahuntsic. C'est Antoine Jolette-Riopel qui s'est mérité le premier prix pour son poème Ce que je veux te dire, dont le jury a souligné «la richesse rythmique, l'efficacité de ses images, la cohérence de son propos et son pouvoir d'évocation».

Le jury, formé de Louise Deschênes, poète et romancière, Stéphane Despatie, poète et journaliste à Voir et Claire Varin, écrivaine et présidente de la Fondation lavalloise des lettres, a décerné le deuxième prix à Anne-Philippe Beaulieu pour son poème sans titre et le troisième prix à Suzanne Champoux-Williams pour Commencement du dernier rayon. Une mention a par ailleurs été attribuée à Olivia Saint-Laurent Lemerle, auteure du texte Ton regard onguent.

Voici, en intégralité, le texte gagnant:

Ce que je veux te dire

tu grondes en moi
dans mon cœur sourd mon cœur tapageur
et je fonce comète au poing
défier la nuit d'encre
à la frontière de nous deux
pour retrouver la lumière
sur les murs noirs et blancs de ta chambre
retrouver ta bouche de pomme ta bouche coccinelle
ta bouche constellée de tendresse
retrouver mon chemin
à travers ma déroute d'entre deux étreintes
mon espoir sauvage
la rosée qui se pose au creux de ta main
comme un bouquet flammes et or
tes pétales tes regards
les vents solaires dans tes cheveux les tempêtes
dans ma mémoire stroboscope
moi la nuit toi le jour
au bout de nos jeux d'aurores et de crépuscules

je me réveille sans cesse contre ta joue
naufragé à l'aube de ton cou
là où ta peau se mêle à la mer
tes parfums par milliers
ont quitté la rive
les voiliers
ont quitté le port
sans une vague sans un mot

dans toutes mes errances je sais que je t'aime
d'un seul souffle
d'une seule rage de torrents et d'autoroutes
à rebours dans la distance
à contre-courant dans ma tête de fou

Antoine Jolette-Riopel (Collège Édouard-Montpetit)


5 mai 2008, 3:58
Monique Proulx au Studio-Théâtre de la PDA

Le 5 mai à 19h30, en clôture de la saison 2007-2008 du Studio littéraire, Monique Proulx lira au Studio-Théâtre de la Place des arts des extraits de son encensé roman Champagne (Boréal). Elle sera pour l'occasion accompagnée du jeune accordéoniste d'origine russe Vladimir Sidorov. Billetterie: 514-842-2112 / 1-866-842-2112 / laplacedesarts.com.


Tristan Malavoy-Racine
Profil complet
Envoyer un courriel