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La sécurité pour les politiciens.
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C'est surtout un manque de sécurité chronique qui a permis au caporal Lortie de tenter ce coup de force à l'Assemblée Nationale. Suite à l'élection du Parti québécois en 1976, le gouvernement péquiste avait eu l'idée de faciliter l'accès au Parlement de Québec à monsieur et madame Tout-le-monde en enlevant tout ce qui pouvait ressembler à des obstacles. Ceci a permis à ce déséquilibré de tenter de faire ce qui aurait été désastreux pour la société québécoise, des fonctionnaires au travail en ont malheureusement payés le prix. On ne s'imagine pas maintenant, suite à la destruction du World Trade Center, qu'une telle nonchalance au niveau de la sécurité puisse encore avoir lieu. Il faut se rappeler que notre ancien premier ministre fédéral, monsieur Jean Chrétien, s'était retrouvé avec un intrus armé d'un couteau à la porte de sa chambre à coucher et pourtant il y avait des gardes du corps.
Encore une fois un déséquilibré voulait s'attaquer à un premier ministre démocratiquement élu. Même des gens sain d'esprit peuvent tenter de s'en prendre aux politiciens car l'exemple d'Octobre 70 avec le cadavre d'un ministre du travail dans le coffre arrière d'une auto a sérieusement ébranlé la population à cette époque. Je suis convaincu que le caporal Lortie aurait été stoppé net sur les marches de la porte d'entrée si des gardes armés avaient été en poste et même si ce ratage avait eu lieu, la vie de ces travailleurs aurait été sauve. Que le Québec conserve son statut provincial ou devienne une république ne change rien à ces problèmes de sécurité/maladie mentale. Le travail d'un politicien est et reste toujours potentiellement dangereux. Je n'ai pas assisté à ce spectacle car le sujet ne m'intéresse pas vraiment: cela fait trop "fait divers".
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MBA: Napoléon Bonaparte
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Le Musée des beaux-arts présente une exposition gratuite sur Napoléon 1er. Celle-ci est présentée dans le pavillon Jean-Noël Desmarais, qui est situé du côté sud de la rue Sherbrooke, contrairement à l'exposition gratuite Afrique sacrée #2 qui est présentée dans le pavillon situé en face, de l'autre côté de la rue. Nous devons l'exposition sur Napoléon à monsieur Ben Weider qui était plus connu, pour son entreprise de culturisme et de suppléments alimentaires, que pour son intérêt pour cet empereur qui a vécu entre 1769 et 1821. Il a eu l'amabilité de léguer sa collection napoléonienne, au Musée des beaux-arts, lorsqu'il est décédé non sans avoir été décoré préalablement en tant que Chevalier de la Légion d'honneur. De cette façon, sa collection sera profitable à la population en général, plutôt qu'à des collectionneurs étrangers.
Répartie dans plusieurs salles, on peut admirer le faste de cet empereur qui semblait pratiquer le culte de la personnalité. Sous son règne le sang a coulé à flots et les arts ont connus une période très productive car, il pratiquait le mécénat pour ceux qui appréciaient la symbolique du pouvoir. Des effets personnels ainsi que des objets en marbre, porcelaine, argenterie, or et peinture sont présentés en grande quantité. L'horlogerie, le mobilier et des médailles feront le plus grand plaisir des visiteurs. Ses expéditions militaires l'entraîneront dans de nombreux pays européens ainsi qu'en Égypte. Il connaîtra sa défaite principale à Waterloo, face aux Britanniques, et sera forçé d'abdiquer de son poste d'empereur des Français, avant d'être déporté sur l'île de Sainte-Hélène, au large des côtes africaines. Il dépérira à cet endroit où il décédera, probablement empoisonné par ses ennemis, mais ce sera aussi la naissance du mythe romantique se rattachant à sa personne.
Il y a beaucoup à voir dans cette exposition gratuite, qui laissera aux visiteurs l'impression de grandeur majestueuse de ce personnage historique, qui se faisait parfois accompagner par des scientifiques et qui a vu apparaître sous son règne le premier code civil, nommé Code Napoléon. Il sera toutefois contesté par plusieurs de ses concitoyens comme l'illustrent ces caricatures défavorables à son règne et à ses campagnes militaires. Un magnifique dépliant, illustré en couleur, est disponible gratuitement pour les visiteurs et il donne une foule d'informations biographiques sur le cheminement de Napoléon et sur les oeuvres d'art exposées. C'est vraiment un document à conserver et je ne peux m'empêcher de dire "un gros merci" posthume à Ben Weider pour cette collection exposée de façon permanente au Musée des beaux-arts de Montréal.
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Musée d'art de Joliette: des parapluies aux abris anti-atomiques.
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Le Musée d'art de Joliette présente 2 expositions temporaires qui, tout en étant différentes, restent très intéressantes: Les défibrillateurs et Terrier. Ces 2 expositions temporaires seront exposées jusqu'au 4 Janvier 2009. Diane Landry est une artiste québécoise qui adore utiliser des objets domestiques, à des fins artistiques, en les motorisant et les illuminant: c'est la 1re exposition nommée Les défibrillateurs. D'anciens tourne-disques démontés produiront les mouvements rotatifs alors que d'autres systèmes, utlisant des cordes, soufflets et minuteries seront utiles pour soulever ou déplacer d'autres objets. Tout cela laisserait un souvenir mécanique de ses oeuvres, mais elle a eu le génie d'y inclure des sons et surtout des sources lumineuses permettant des projections d'ombres sur les murs de la salle. Ces sons varient de celui de l'harmonica jusqu'à celui d'une lessiveuse en marche et les couleurs projetées sur les murs peuvent faire penser à un kaléidoscope ou à un jeu d'ombres grandioses. Avec son installation nommée École d'aviation, elle nous en met plein la vue car les 24 parapluies multicolores s'ouvrent et se ferment en alternance, tout en étant éclairés séparément, en produisant ce son d'harmonica provoqué par un soufflet à la base et un petit moteur. Le rythme est semblable à celui d'une respiration humaine. Ce que j'ai vu du travail de cette artiste me laisse sur l'impression qu'elle a une imagination très fertile.
La 2e exposition, Terrier, est aussi très intéressante et est l'oeuvre de nombreux artistes: Kerbel, Kuiper, Magor et Roy-Bois. Basée sur le désir légitime de confort et d'évasion, un dérapage vers l'isolement et la paranoïa est possible car la recherche de la sécurité absolue est illusoire. La guerre froide, le bogue de l'an 2000 et la menace terroriste depuis la destruction du World Trade Center forment une suite logique qui provoquera beaucoup de créativité chez ces artistes. Des abris anti-atomiques sont exposés avec une certaine dose de sarcasme alors qu'ailleurs ce sont des zones boisées qui produiront des oeuvres trompe-l'oeil. La solitude dans une forêt sera pour certains sécuritaire alors que d'autres verront dans des croquis de bloc-appartements une autre forme de sécurité. Ce lit avec une porte barrée, trappe de ventilation et capitonnage s'oppose à ce sac de couchage, placé dans un creux de tronc d'arbre, représentant une autre façon de dormir en sécurité. La visite de ce musée ne serait pas complète sans jeter un coup d'oeil à la collection permanente et aussi à cette crèche de Noël qui est exposée dans le hall d'entrée et qui a nécessité 40 ans de travail. Tout dans cette crèche est taillé au couteau par Philippe Roy, un ouvrier forestier qui s'est découvert un talent artistique en taillant des bouts de bois. Les personnages bibliques sont nombreux et représentent les connaissances religieuses de cet homme illettré, qui est maintenant décédé. Avec raison, certains de ses proches ont décidés de faire connaître Philippe Roy, une crèche fabuleuse au reste du Québec.
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Contes Urbains 2008: une soirée de première.
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Encore une fois cette année, les Contes urbains ont livrés la marchandise. Durant plus de 3 heures avec l'entracte, les 7 contes au programme ont réussis à capter l'attention des spectateurs, qui étaient nombreux pour assister à cette soirée de première. Ces contes donneront vie à toutes sortes de personnages plus pittoresques les uns que les autres. Ils se situent dans le milieu artistique, le monde du travail ou encore en milieu familial. Les contes nous font passer de la tristesse, à l'amusement ou à l'embarras causé par des propos salés ou vulgaires, car on touche à tout, même à la religion. Il y avait aussi un guitariste qui occupait le temps entre chacun des contes. Tous les contes présentaient un bon intérêt mais il y en a 2 qui, à mon avis, se sont démarqués parmi les autres.
-Queue de raconte-art, par Emmanuel Schwartz, en 1re partie.
-La soirée de la dinde, par Marie-Ève Perron, en 2e partie.
Pour ce qui est de Queue de raconte-art, un désoeuvré-grafitteur recevra une contravention de $2000 et la remboursera en s'offrant pour des recherches médicales qui provoqueront des effets secondaires si importants, qu'il aboutira dans une crèche de Noël, en tant que personnage. Tout simplement formidable, Emmanuel Schwartz donnera une réalité physique à ce personnage qui allait plus loin que les mots de son texte. Pour ce qui est de La soirée de la dinde, ce conte forme le clou de la soirée. Il faut voir l'apparence de Marie-Ève Perron, alors qu'elle se présente devant nous avec une robe et les bras couverts de restants de bûche de Noël séchée. Cette année, c'est elle qui prépare le souper du réveillon recevant sa famille. Après de multiples préparatifs, où rien n'est laissé au hasard, voilà qu'une équipe de télévision s'invite dans son appartement, pour faire sur elle, un reportage pour l'émission "De quoi t'as l'air". Puisqu'il s'agit d'un "conte urbain", tout tournera au désastre. Elle a tellement réussie à venir chercher le public, que celui-ci s'est mis à applaudir, à tout rompre, en plein milieu de son conte. Elle était d'une intensité remarquable pour cette soirée des Contes urbains. Les autres contes étaient aussi intéressants et j'ai bien aimé ma soirée.
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MBA: L'art africain et bien plus.
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J'ai eu l'occasion d'en voir beaucoup plus que je l'espérais, lorsque j'ai visité le pavillon nord du Musée des beaux-arts de Montréal. À la recherche de l'exposition Afrique sacrée #2, le pavillon Hornstein du MBA me réservait bien des surprises. Dès mon arrivée, j'ai constaté que, pour la période des Fêtes, de nombreux arbres de Noël décorés différemments occupent le plancher de la salle d'accueil ainsi que ceux des salles connexes. Ces arbres sont décorés par des gens de nationalités étrangères, selon leur culture et à la mode de chez-eux. Un peu plus loin, le monde méditerrannéen, qui a vu ses 1re populations sédentaires s'installer 5 millénaires avant J.C., est exposé dans 2 salles consacrées au monde gréco-romain et, celui du croissant fertile, Proche-Orient et Égypte. Des statues et amphores (vases) occupent la 1re salle, alors que dans la 2e salle c'est un sarcophage et un formidable faucon (divinité Horus) qui sont exposés au milieu d'une foule d'autres artefacts. Sur un autre étage, il y a plein de choses différentes à voir, autant modernes qu'anciennes. L'art amérindien fait partie de cette section si vaste que j'ai eu besoin de l'aide d'un gardien de musée pour m'indiquer comment retrouver l'exposition Afrique sacrée #2 au milieu de ce labyrinthe.
Cette exposition consiste en une collection privée d'art africain appartenant au fondateur du Cirque du soleil ainsi que des pièces provenant du MBA et du musée Redpath. Il y a beaucoup à voir dans ces 2 salles et j'ai remarqué entre autres un siège-trône sculpté en forme de femme et aussi ces masques très impressionnants de cracheurs de feu, du peuple Wabele de Côte d'Ivoire. Il faut aussi remarquer ces fétiches Kongo et le masque Tuka du Cameroun ainsi que ce masque de buffle provenant du Mali et ce tambour à fente zoomorphe (en forme d'animal), avec une tête et une queue, qui servait non simplement à faire de la musique mais aussi à communiquer, comme le faisait nos indiens avec leur tam-tam. Moins impressionnante, mais probablement plus pratique, était cette échelle sculptée dans un tronc d'arbre, qui aurait fait hurler nos inspecteurs de la CSST. Toutes ces salles d'expositions étaient ouvertes au public gratuitement. Si vous allez voir l'exposition temporaire payante (Warhol), ça vaut le détour. Alors que je m'interrogeais sur la raison du #2 dans le titre de cette exposition, j'ai trouvé la réponse dans les commentaires des membres du Voir, datant de 2 ans déjà.
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Un échantillon de culture amérindienne.
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J'ai assisté à la dernière représentation de Territoires féminins de la chorégraphe Marie-Claude Rodrigue. Dans ce one-woman show, elle traite de la culture amérindienne car en plus de quelques années passées avec O Vertigo, elle a aussi eu une arrière grand-mère abénaki. Il y a des aspects folkloriques ou anthropologiques dans ce spectacle que j'ai adoré. Il est stipulé au programme que cette chorégraphe subit des influences culturelles asiatiques (Yoga, Ying Yang, etc...). Le décor nous place immédiatement dans cet univers amérindien avec une tente formée de câbles et de branches, attachés en fuseau à partir du plafond, des masques rituels et cornes de cervidés et surtout par ces draps qui serviront d'écran de projection pour des images vidéos. Ce vidéo est accompagné de chants et de musique (flûte et tam-tam). Elle porte différents costumes tout au long du spectacle et parfois elle est même partiellement vêtue. Elle est apparue sur scène tardivement après le début de la projection qui semblait s'éterniser au départ mais, dès son arrivée, ces vidéos l'accompagnaient.
Dès l'arrivée des spectateurs, des images sont projetées sur ces draps et elles consistent au début en images typiques de la forêt laurentienne avec ses feuillus, ses cours d'eau, sa cabane en bois-rond et un feu de camp. Les saisons sont aussi représentées dans ce vidéo. Par la suite, elles se transforment pour inclure un personnage féminin, ou des enfants, dans différentes situations et c'est à ce moment que Marie-Claude Rodrigue apparait sur scène. Elle se retrouvera dans un bac de terre noire, en transe, et le quittera passablement salie. Ceci n'est qu'un court passage de ce spectacle qui durait 1¼ heure et qui faisait presque salle comble pour cette dernière représentation. Je regrette de ne pas avoir assisté plus tôt à ce spectacle car il valait vraiment le déplacement et n'a probablement pas reçu la publicité qu'il aurait mérité. L'éclairage était insuffisant par moment mais j'imagine que les images vidéos y sont probablement pour quelque chose. Durant presque toute la durée de ce spectacle, ces images, le son du tam-tam et les chants accompagnaient la danseuse. Je conserverai un bon souvenir de ce spectacle.
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Un tueur en série rôde.
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Le Théâtre à 4 pattes nous présente, en traduction française, De l'amour et des restes humains. Avec une distribution imposante (3 femmes/4 hommes) on nous transporte dans un monde inquiétant alors que les personnages cherchent l'amour et qu'un tueur en série rôde dans les environs. Présentant un éventail de préférences sexuelles, ces personnages sont parfois homosexuels, hétérosexuels, lesbiennes, bisexuels ou encore pas très sûrs de ce qu'ils sont. Il y suffisamment d'acteurs pour former 2 grands groupes, celui des hommes et celui des femmes, bien que ces groupes soient imbriqués. Le tueur en série, un maniaque sexuel qui assasine des femmes, viendra s'intercaler entre ces 2 grands groupes. Une relation s'établiera entre cette recherche d'amour, fortement axée sur les déviances sexuelles, et le danger de mort personnifié par ce maniaque à la chemise couverte de sang. Le décor est formé par une plateforme oblique représentant un toit, un plancher ou même un lit. Il y a aussi un comptoir et 3 panneaux argentés suspendus au fond dont je n'ai pas saisi l'utilité. L'humour est présent malgré tout et le public semblait bien s'amuser.
J'ai aimé la proximité des acteurs qui, par moment, étaient à peine à un pied devant la 1re rangée de spectateurs alors que cette salle est très exiguë. J'ai aussi apprécié le petit côté sexy de ce spectacle qui reste très pudique.
Je n'ai pas aimé cette alternance des textes, toujours très courts, qui passaient rapidement d'un groupe à l'autre. L'éclairage suivait naturellement cette alternance, laissant dans la pénombre l'autre groupe. Il y avait aussi de l'action qui se passait dans le noir alors que je ne voyais presque rien. L'utilisation d'une arme pour commettre un suicide m'a semblé redondante dans ce spectacle car j'avais assisté 2 jours auparavant à un autre spectacle dans lequel la même chose se faisait. Ce spectacle, d'une durée de 1¼ heure, même s'il ne marquera pas l'histoire du théâtre, faisait salle comble alors il serait plus prudent de réserver avant d'y aller. Sur présentation de la "carte prem1ères" le prix d'admission n'est que de $10 et étrangement nous avons eu droit à une publicité audio au début du spectacle, à propos de cette carte, ce qui est inhabituel. Les acteurs ont fait du bon travail et le public s'amusait malgré que, de la façon dont cette pièce a été construite, cela devenait parfois mêlant.
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Les charmes féminins en spectacle.
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Ce spectacle de danse moderne donne l'occasion, aux 4 danseuses de la compagnie Mandala Sitù, de se frotter sur l'univers érotique du chorégraphe Dave St-Pierre. L'attention sera rapidement attirée par la "Lapinette" qui occupe le rôle principal dans ce spectacle. Vêtue seulement d'un bas-culotte, de souliers à talons hauts et d'un attirail de lapin (queue et oreilles), elle nous rappellera les bonnies du Playboy ou encore une version érotique d'Alice au pays des merveilles. Les étapes de la vie d'une femme (avant, pendant et après le mariage) dans un monde d'hypersexualisation, d'individualisme et de compétition, sont exposées et forment le fil conducteur de ce spectacle. Des milliers de balles de tennis, maintenues en place par des 2"X4", formeront une surface sur laquelle pourront rouler des planches. Lapinette est très active et démonstrative alors que les 3 autres danseuses adopteront, la plupart du temps, un regard inexpressif, sauf lors d'une compétition. Une certaine interaction, avec des spectateurs sélectionnés par Lapinette, aura aussi lieu.
Un des points forts de ce spectacle est présenté sous une forme d'exibitionnisme mécanique. Sous un éclairage rouge et devant une source lumineuse, trois danseuses complètement nues entrouvent lentement les cuisses, pour finir par faire le grand écart en exibant du même coup leurs vulves. Alors que cette image est agréable pour les yeux, une sonnette d'alarme (warning?) nous casse les oreilles avec ses décibels. La musique électro peut sembler agressante par moments mais ce spectacle était plus sage que le spectacle précédent de Dave St-Pierre (Un peu de tendresse, bordel de merde). Impossible pour ces 4 danseuses de compétitionner avec les 20 danseurs du spectacle précédent de ce chorégraphe. On retrouve un air de parenté entre ces 2 spectacles car les cris stridents sont aussi présents et la surface roulante formée par les balles de tennis peut rappeller la surface glissante du ballet aquatique formant la fin du spectacle «Un peu de tendresse, bordel de merde».
À la fin de «Warning», l'utilisation non sportive d'une arme à feu m'a déplu car cette image revient trop souvent lors des spectacles sur scène et aussi au cinéma. Il reste que j'ai toujours apprécié la nudité lors des spectacles et «Warning» m'en a mis plein la vue. C'était sûrement le spectacle le plus anatomique de tout ceux que j'avais vus jusqu'à maintenant. D'une durée dépassant 1¼ heure et devant une salle archi-comble, ce chorégraphe, que l'on ne pourra jamais accuser de "niaiser avec le puck", a maintenu sa réputation pour ce qui est de la provocation et de la nudité en spectacle. Les spectateurs accèdent à leurs sièges alors que les 4 danseuses sont déjà sur scène et débutent le spectacle très lentement.
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S'enterrer vivant pour survivre (#2).
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«Après la fin» nous rappelle la grande peur des baby-boomers, au début des années 50 et 60, quand la possibilité d'un échange de missiles nucléaires, à grand coup de mégatonnes, faisait craindre à plusieurs de disparaître avec le reste de la ville, au milieu d'un monstrueux champignon nucléaire. À cette époque, qualifiée de guerre froide, la Protection Civile distribuait sur demande, des conseils pour survivre à la maison et plusieurs citoyens se sont construits des abris à l'épreuve des retombées radioactives. Ces 2 jeunes acteurs, qui sont trop jeunes pour avoir connus cette époque, se retrouveront enfermés dans un de ces abris suite à un acte de terrorisme nucléaire, qui est plus près de nos préoccupations actuelles, que de celles du Dr. Strangelove (Stanley Kubrick) au cinéma. La paranoïa, la claustrophobie et la promiscuité provoqueront une situation qui se dégradera rapidement à l'intérieur de l'abri en ce qui concerne les relations entre Mark et Louise. Il me semble surprenant que ces 2 personnages font peu de cas de leurs parents et amis dont ils ignorent le sort: pas de traumatisme évident à ce sujet car le seul point qui semble les préoccuper est le rapport de force existant entre eux, donc peu d'empathie. Le langage utilisé par Mark et Louise est cru, alors que des jurons fusent presque à chaque 2 phrases, ce qui me semblait excessif et répétitif.
Une mention plus qu'honorable revient aux décors et aussi au système d'éclairage qui les illuminent. C'est tout simplement formidable d'observer cet abri avec ces lits superposés, conduit de ventilation, table et échelons conduisant à la surface du sol. L'éclairage est utilisé judicieusement pour créer des situations et même pour délimiter certaines scènes. Il n'y a aucune décoration car tout est prévu pour l'essentiel: survivre 2 semaines sous terre. Avec ses points forts et ses points faibles, «Après la fin» a été présenté devant une salle comble et même si j'ai préféré la scénographie, plutôt que les textes, cette soirée de spectacle nous réservait des surprises et déceptions jusqu'à la fin. J'ai constaté que 10 minutes avant la fin, une chaise sur laquelle était assis Mark, obstruait la vue des spectateurs assis en 1re rangée, directement derrière lui. Pour ceux qui étaient assis plus loin ce problème ne se posait pas cependant. Un accident est survenu lors de la représentation du Vendredi soir. Après une 3e ronde d'applaudissements, Sophie Cadieux (Louise) a malencontreusement mis le pied sur une feuille de papier traînant sur la scène. Alors qu'elle quittait vers sa loge, elle a glissée subitement se retrouvant tête première dans le mur formant l'arrière de la scène, pour ensuite s'étaler de tout son long au sol, visiblement sonnée par cet impact. C'est son compagnon Maxim Gaudette (Mark) qui l'a aidé à quitter la scène péniblement: elle a sûrement vue des étoiles.
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TITANIC: un désastre maritime.
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Le R.M.S. Titanic était le fleuron de la White Star Line lors de son voyage inaugural le 10 Avril 1912. Monumental avec ses 882 pieds de longueur et ses 92 pieds de largeur, sa construction avait été décidé en 1907, lors d'un dîner mondain entre J. Bruce Ismay (président de la White Star Line) et James Perrie (propriétaire d'un chantier de construction navale, à Belfast). Le Titanic a été conçu par un jeune ingénieur, âgé de 36 ans, Thomas Andrew. Avec la sécurité en tête, il l'imaginait insubmersible avec les équipements les plus récents et les plus performants. Avec une double coque, des cloisons étanches, 3 hélices et 4 cheminées, le Titanic excitait l'imagination de ses 2228 passagers et sa construction, par 10000 ouvriers, n'a pris que 26 mois. De nombreuses photos d'époque agrandies, de façon à être affichées sur les murs, illustrent ce chantier irlandais ainsi que les personnages importants. Pour accompagner cette introduction, la salle est agrémentée de musique celtique.
La suite de cette exposition nous amène, à l'intérieur du Titanic, dans un corridor de la 1ère classe avec ses portes de cabines numérotées, son tapis, ses luminaires et aussi ses rampes qui devaient être utiles lorsque la mer était déchaînée. Dans cette 1ère classe, on sent que le luxe était offert aux passagers importants et de la musique classique agrémente cette section. Des images de grandes salles comme le fumoir ou le grand escalier sont affichées avec des artefacts récupérés du fond de l'océan tels que de l'argent, vaisselle, coutellerie, bijoux et documents personnels. Une cabine de 1ère classe, qui pouvait avoir plusieurs pièces, est exposée avec son lit double, le tapis mur-à-mur et son éclairage électrique.
La 2e classe est moins illustrée que la 1ère classe, mais il semble que sur le Titanic, tout étant plus luxueux, elle était très convenable. Le plancher est cependant couvert de carreaux de céramique au lieu des tapis.
Les cabines de la 3e classe étaient prévues pour accomoder 4 passagers avec ses 2 lits superposés, un espace plus restreint et un éclairage plus rudimentaire. Plus économique, le coût pour la 3e classe n'était que $43 au lieu des $4782 de la 1ère classe.
Pour ce qui est des membres de l'équipage, peu d'informations sont fournies sauf qu'ils pouvaient cohabiter dans des salles de 50 hommes, qui ne les mettaient pas en contact avec les passagers. Cette ségrégation, à l'intérieur du Titanic, était semblable à celle qui existait dans la société en général.
Le cheminement se poursuivant d'une pièce à une autre et d'un étage à l'autre, le visiteur découvrira la salle qui est la plus spectaculaire: celle de la chaufferie (boiler room). L'énergie nécessaire au chauffage, propulsion et l'électricité du Titanic était produite à partir de la combustion du charbon et de la production de vapeur. Avec un éclairage rouge, on imagine les dures conditions de travail de ces matelots qui seront les premiers à constater les dommages causés par la collision avec un iceberg. Des perforations de la coque, 300 pieds sous la ligne de flottaison, enverront le Titanic au fond de l'océan, 3810 mètres plus bas. Le résultat de l'inondation de 5 compartiments étanches sera de causer la perte de 1523 passagers, à environ 400 milles de côtes de Terre Neuve, seulement 2 jours après le départ inaugural du Titanic. Il n'y aura que 705 survivants seulement sur une mer calme.
L'exposition est intéressante et il y a suffisamment d'espace pour une grande quantité de visiteurs. Elle a lieu dans un centre commercial, le Centre Eaton, situé en plein centre-ville de Montréal. Cet endroit n'a rien d'artistique avec ses centaines de boutiques commerciales et c'est vraiment hors circuit si on le compare avec le réseau des musées et galeries de Montréal. On remet à chaque visiteur une "boarding pass" à l'entrée, ce qui permet de jumeler le visiteur avec un passager du paquebot, en 1912. Je m'appelais donc monsieur Claus Peter Hansen (barbier) et dommage pour moi car j'ai retrouvé mon personnage sur la liste des disparus à la fin de l'exposition. Le billet remis à l'entrée est aussi très joli avec son Titanic voguant sur l'océan comme fond du billet. C'est quand même très bien fait avec tous ces vêtements et pièces d'équipements qui attirent l'attention. Le service du vestiaire et un audio guide sont offert mais entraînent des frais supplémentaires, tout comme cette photo du visiteur devant le Titanic et cette fin de visite dans une petite librairie où tout est à vendre: tout cela laisse l'impression qu'ils veulent faire de l'argent de toutes les façons possibles.
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Un début de carrière artistique.
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Ce documentaire a été présenté, au petit écran, sur le canal ARTV. J'ai trouvé charmant cet esprit de jeunesse qui n'était pas sans me rappeler mon arrivée sur le marché du travail. Cette impression de quitter définitivement le milieu scolaire pour se lancer dans le monde du travail est toujours très insécurisante. C'est le passage d'un milieu protégé à un milieu hautement compétitif qui marque une cassure dans le parcours de vie de tous les jeunes. Je ne suis pas un artiste mais j'ai connu cette expérience comme tous et même si on est prêt à foncer, le monde du travail reste toujours inquiétant, lorsqu'on a pas de boulot en vue, que l'on ait suivi une formation artistique ou technique. Le milieu artistique est probablement plus précaire que bien d'autres milieux et les différents boulots que ces finissants se trouveront sont nécessaires pour subvenir aux besoins de la vie quotidienne.
Ces jeunes semblent accorder une grande importance à "l'agent" qui serait un intermédiaire entre un emploi (rôle) et un candidat: c'est un personnage dont l'utilité est un mystère pour moi car c'est très différent de tout ce que j'ai connu lors d'une recherche d'emploi. Une autre découverte pour moi était, qu'à l'occasion de la 3e année de cours, un choix entre le cinéma, la télévision ou la scène se faisait alors que je croyais qu'il s'agissait de 3 formations différentes. C'est aussi l'occasion de se présenter sur scène devant un public et de faire face aux premières critiques, qui laissent souvent un mauvais goût. «J'me voyais déjà» se laisse regarder avec une certaine nostalgie et nous offre l'occasion de souhaiter une bonne chance à tous ces étudiants, en espérant que leurs rêves ne se cogneront pas sur une dure réalité, ce qui serait très décevant mais aussi très fréquent pour bien des jeunes.
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Costa Rica: des artefacts précolombiens.
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Le Musée Pointe-à-Callière a visé dans le mille avec l'exposition «Costa Rica, terre des merveilles», qui est présentée en collaboration avec le Musée national du Costa Rica. L'art précolombien de ce pays est exposé sous la forme de 230 objets en pierre, céramique, jade et or. Les artefacts sont très jolis et surprennent par leurs formes et leurs couleurs chatoyantes. Ces indiens d'Amérique centrale avaient des talents artistiques qui pourraient faire pâlir d'envie ceux d'ici. La nature semble omniprésente dans cette production artistique. Cette exposition est divisée en 3 grandes sections: Semences/Croissance/Apogée et déclin. Un tableau chronologique illustre les grandes étapes de la vie au Costa Rica qui débute par l'arrivée des nomades, il y a de cela 14000 ans. Ces indiens se sédentariseront 10000 ans plus tard et des constructions de monuments seront datés à partir de l'an 500 de notre ère. La période allant de l'an 1000 à 1300 semble avoir marquée l'apogée, suivie du déclin de ces populations. Christophe Colomb et les conquistadors, attirés par l'or, arriveront sur place au début du 16e siècle.
La céramique est faite à partir d'argile et permettra la représentation d'animaux comme des oiseaux, crapauds et lézards. Le jade a un aspect plus vitreux et on nous présente des artefacts mettant l'emphase sur des représentations ambivalentes d'êtres humains ayant des caractéristiques animales. À mesure que la société s'organise, des notables comme les chefs ou les chamans auront droit à du luxe alors que les pendentifs, boucles d'oreille et pectoraux en or apparaissent. Ces pièces de bijouterie précolombienne frappent l'oeil par leur beauté et la couleur dorée caractéristique de l'or. Deux pièces exposées, représentant une araignée et un scorpion, sont à couper le souffle tant que le travail de cet artiste, resté inconnu, est remarquable. Le jade était importé du nord alors que l'or provenait du sud car on ne retrouve pas ces matériaux au Costa Rica et ils ont été utilisés à 2 époques distinctives: des échanges avec des peuplades étrangères sont fort probables.
À partir du 9e siècle de notre ère, la production artistique change pour perdre sa finesse et réutilise la pierre comme matériau. Les effigies de guerriers ou de prisonniers de guerre sont nombreuses et indiquent une période trouble qui marquera le déclin de ces peuplades, qui se feront achever par la colonisation espagnole et les grandes épidémies qui résulteront de cette rencontre entre ces 2 peuples séparés avant par un océan. Des instruments en pierre pour moudre le maïs et la monnaie qui est basée sur l'échange du fruit amande, ajoutent un aspect plus pratique à la vie de tous les jours dans ce Costa Rica précolombien. L'addition de posters illustrant les grandes régions géographiques du Costa Rica aurait été une addition intéressante dans cette exposition, pour nous mettre dans l'atmosphère, mais il n'y en avait qu'une qui était toutefois du genre à inciter à prendre l'avion pour aller visiter ce petit pays d'Amérique centrale qu'on qualifiait autrefois de "république à bananes". «Costa Rica, terre des merveilles» est probablement l'exposition la mieux réussie qui a été présentée au Musée Pointe-à-Callière depuis plusieurs années. C'est absolument à voir!
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Montréal vu par l'ONF.
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Ce documentaire sur Montréal est un collage de différentes scènes de films produits par l'ONF. Souvent en noir et blanc mais aussi parfois en couleur, des quartiers comme St-Henri, le Plateau Mont-Royal, le centre-ville et le port de Montréal sont présentés sous forme de flashbacks (maintenant/auparavant) ou sous la forme de scènes de film d'époque. C'est intéressant de revoir ces jeunes baby-boomers, alors étudiants à l'école primaire, ou cette foule de jeunes jouant sur les trottoirs, ruelles et dans les parcs. On y observe l'activité portuaire, ferroviaire, les tramways, les processions religieuses ou politiques. Il y a aussi ces artistes en début de carrière qui ont maintenant atteint l'âge de la retraite et l'apparition des premiers téléviseurs en noir et blanc télédiffusants les parties de hockey. La société était plus religieuse à cette époque et les affiches néons font fureur au centre-ville alors que l'énergie ne coûte pas cher. Je me souviens d'avoir paradé dans les rues, avec les garçons de ma classe, en chantant des cantiques lors de la Fête Dieu.
Je crois que ce documentaire débute avec des scènes datant des années 50 et il est construit comme un album de photos de famille que l'on consulterait pour se rappeler des souvenirs disparus. Les modes vestimentaires et les coupes de cheveux sont frappantes si on les compare à celles d'aujourd'hui. Même si la nostalgie peut produire son effet sur certains spectateurs, je me réjouissais de la disparition de cet horrible filage électrique, nécessaire aux tramways, suspendu au-dessus des rues et aussi de cette nuée de cordes-à-linge parce que les sécheuses automatiques n'existaient pas encore. J'ai été surpris par ces images de l'étang du Parc Lafontaine avec les cygnes, les phoques et le canotage car j'avais fréquenté l'école secondaire, située à côté de cet étang, et je n'ai conservé aucun souvenir de telles activités sur ce plan d'eau. J'aime mieux notre qualité de vie actuelle que ce "bon vieux temps" car, en me basant sur ces images, notre société semble avoir progressée pour le mieux. Ce documentaire «La mémoire des anges» intéressera davantage un public plus âgé, que les plus jeunes et je le crois destiné à un public assez restreint.
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S'enterrer vivant pour survivre.
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«Après la fin» nous rappelle la grande peur des baby-boomers, au début des années 50 et 60, quand la possibilité d'un échange de missiles nucléaires, à grand coup de mégatonnes, faisait craindre à plusieurs de disparaître avec le reste de la ville, au milieu d'un monstrueux champignon nucléaire. À cette époque, qualifiée de guerre froide, la Protection Civile distribuait sur demande, des conseils pour survivre à la maison et plusieurs citoyens se sont construits des abris à l'épreuve des retombées radioactives. Ces 2 jeunes acteurs, qui sont trop jeunes pour avoir connus cette époque, se retrouveront enfermés dans un de ces abris, suite à un acte de terrorisme nucléaire, qui est plus près de nos préoccupations actuelles, que de celles du Dr. Strangelove (Stanley Kubrick) au cinéma. La paranoïa, la claustrophobie et la promiscuité provoqueront une situation qui se dégradera rapidement à l'intérieur de l'abri en ce qui concerne les relations entre Mark et Louise. Il me semble surprenant que ces 2 personnages font peu de cas de leurs parents et amis dont ils ignorent le sort. Il n'y a pas de traumatisme évident à ce sujet et le seul point qui semble les préoccuper est le rapport de force existant entre eux, donc peu d'empathie. Le langage utilisé par Mark et Louise est cru, alors que des jurons fusent presqu'à chaque 2 phrases ce qui me semblait excessif et répétitif.
Une mention plus qu'honorable revient aux décors et aussi au système d'éclairage qui les illuminent. C'est tout simplement formidable d'observer cet abri avec ces lits superposés, conduit de ventilation, table et échelons conduisant à la surface du sol. L'éclairage est utilisé de façon judicieuse pour créer des situations et même pour délimiter certaines scènes. Il n'y a aucune décoration car tout est prévu pour l'essentiel: survivre 2 semaines sous terre. Avec ses points forts et ses points faibles, «Après la fin» a été présenté devant une salle comble et même si j'ai préféré la scénographie, plutôt que les textes, cette soirée de spectacle nous réservait des surprises et des déceptions jusqu'à la fin. J'ai constaté que 10 minutes avant la fin, une chaise sur laquelle était assis l'acteur, obstruait la vue des spectateurs assis en 1re rangée, directement derrière lui. Pour ceux qui étaient assis plus loin ce problème ne se posait pas cependant. Un accident est survenu lors de la représentation du Vendredi soir. Après une 3e ronde d'applaudissements, Sophie Cadieux (Louise) a malencontreusement mis le pied sur une feuille de papier traînant sur la scène. Alors qu'elle quittait vers sa loge, elle a glissée subitement se retrouvant tête première dans le mur formant l'arrière de la scène, pour ensuite s'étaler de tout son long au sol, visiblement sonnée par cet impact. C'est son compagnon Maxim Gaudette (Mark) qui l'a aidé à quitter la scène péniblement: elle a sûrement vue des étoiles.
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Une caméra fouineuse sur Québec.
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Jean-Claude Labrecque a réussi à obtenir le financement pour son film «Infiniment Québec», à l'occasion des fêtes du 400e anniversaire de Québec: c'est un projet qui lui tenait à coeur depuis plusieurs années. Ce cinéaste est maintenant âgé de 70 ans et nous offre un documentaire sur le passé de la ville de Québec, au cours des 400 dernières années. Basé sur des souvenirs de jeunesse, à une époque où il était pensionnaire au pensionnat des Soeurs grises, ce film est présenté avec des textes mélancoliques et souvent émotifs. Le "bon vieux temps" de J.C. Labrecque nous est présenté sous forme de cartes géographiques, de croquis, de documents de toutes sortes et de vidéos. Il n'y a pas de longueurs dans ce court-métrage, durant moins d'une heure, et il est précédé par son premier court-métrage nommé «60 cycles» illustrant une course de vélos, dans différentes régions, sur une trame sonore de musique électronique. C'est dans ce format que Réseau-Plus (Association des cinémas parallèles du Québec) alimente les différents ciné-clubs du Québec régional.
La caméra vagabonde d'une vue aérienne, à partir de différents points surélevés de la ville de Québec, au fleuve et aux différentes rues de Québec. L'approche panoramique côtoie le point central de ce film: le pensionnat des Soeurs grises, vu de l'intérieur et de l'extérieur, qui revient constamment. Je m'interroge à propos de l'intérêt de retrouver le tombeau de Samuel de Champlain car pourquoi ces ossements seraient-ils plus intéressants que ceux de monsieur et madame-tout-le-monde? C'est un film qui me semble destiné au public québécois car il me semble trop "tricoté-serré" pour un public international. Il faut admettre qu'il est bien réussi avec ces vues des toits, du Vieux-Québec et de la course de canots sur le fleuve couvert de glaces flottantes. La musique accompagnant ce film n'était pas agressante et pourrait sembler originer de l'époque des couvents, mais Jorane y apportait une touche plus actuelle. Le spectateur restera avec l'impression que Québec est une belle ville qui mérite toujours d'être courtisée.
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