Encore une fois cette année, les Contes urbains ont livrés la marchandise. Durant plus de 3 heures avec l'entracte, les 7 contes au programme ont réussis à capter l'attention des spectateurs, qui étaient nombreux pour assister à cette soirée de première. Ces contes donneront vie à toutes sortes de personnages plus pittoresques les uns que les autres. Ils se situent dans le milieu artistique, le monde du travail ou encore en milieu familial. Les contes nous font passer de la tristesse, à l'amusement ou à l'embarras causé par des propos salés ou vulgaires, car on touche à tout, même à la religion. Il y avait aussi un guitariste qui occupait le temps entre chacun des contes. Tous les contes présentaient un bon intérêt mais il y en a 2 qui, à mon avis, se sont démarqués parmi les autres.
-Queue de raconte-art, par Emmanuel Schwartz, en 1re partie.
-La soirée de la dinde, par Marie-Ève Perron, en 2e partie.
Pour ce qui est de Queue de raconte-art, un désoeuvré-grafitteur recevra une contravention de $2000 et la remboursera en s'offrant pour des recherches médicales qui provoqueront des effets secondaires si importants, qu'il aboutira dans une crèche de Noël, en tant que personnage. Tout simplement formidable, Emmanuel Schwartz donnera une réalité physique à ce personnage qui allait plus loin que les mots de son texte. Pour ce qui est de La soirée de la dinde, ce conte forme le clou de la soirée. Il faut voir l'apparence de Marie-Ève Perron, alors qu'elle se présente devant nous avec une robe et les bras couverts de restants de bûche de Noël séchée. Cette année, c'est elle qui prépare le souper du réveillon recevant sa famille. Après de multiples préparatifs, où rien n'est laissé au hasard, voilà qu'une équipe de télévision s'invite dans son appartement, pour faire sur elle, un reportage pour l'émission "De quoi t'as l'air". Puisqu'il s'agit d'un "conte urbain", tout tournera au désastre. Elle a tellement réussie à venir chercher le public, que celui-ci s'est mis à applaudir, à tout rompre, en plein milieu de son conte. Elle était d'une intensité remarquable pour cette soirée des Contes urbains. Les autres contes étaient aussi intéressants et j'ai bien aimé ma soirée.