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Présenté dans le cadre du Festival TransAmériques, ce spectacle de danse moderne flirte avec le théâtre. Cette chorégraphie a été retravaillée par 4 metteures en scène, toutes provenant du milieu théâtral, dans le but de créer des effets de perspectives.
Le décor est formé par un trottoir éclairé, ayant la forme d'un grand V et d'un petit tapis. Les 5 interprètes (4 femmes et un homme) seront accompagnés par 2 musiciens (tambours, contrebasse et console électronique) et aussi par des projections vidéos. Il y a aussi de nombreux croquis affichés sur les murs, près du bar de cette salle.
Le spectacle commence dans les escaliers, menant à la salle de spectacle, où les interprètes font des mouvements chacun dans leur coin, pour ensuite se diriger vers la salle, suivis par les spectateurs qui se retrouvent tous aux premières places, car les sièges entourent ce trottoir des 4 côtés.
Chantant et murmurant dans une langue méconnaissable, les gestes sans beaucoup de signification évidente et l'histoire du meutre gratuit d'une femme, égorgée par un inconnu, qui nous est racontée à la fin, ce spectacle m'a semblé difficile à comprendre. C'était probablement l'effet recherché car il n'y avait pas de repères pour nous guider.
La musique était rythmée et douce, sauf à la fin où elle devient agressante, lors du récit du meurtre. J'ai assisté à la dernière représentation de ce spectacle, à l'Agora de la danse, qui aurait gagné en étant moins abstrait de façon à ce que les spectateurs puissent réussir à assembler toutes les pièces de ce casse-tête artistique. Perspectives Montréal était un spectacle sensuel, tout de même bien fait, sur la perception du corps humain.
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