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Le blogue de Maryse Letarte
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«Un peu d'sincérité!» disait la chanson
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La St-Valentin n'est pas sitôt liquidée que Pâques s'installe sur les tablettes. Pourtant, à moins que vous ne teniez un kiosque de fleurs, vous serez d'accord pour dire que les fêtes annuelles n'enrichissent pas tellement nos vies. Nietzsche disait que sans le mal, le bien n'existerait pas (ou quelque chose du genre) et c'était sûrement là une mise en garde à ceux qui ne s'arrêtent que pour célébrer ce qui va bien.
Peut-être manque-t-il le pendant de toutes ces fêtes de l'amour et de la reconnaissance? Peut-être manque-t-il, par exemple, un Jour de l'aveu? Un 24 heures dans l'année qui serait l'occasion d'avouer : «Chéri, j'ai une maîtresse»; «Trésor, je ne suis pas celle que tu crois»; «J'ai fait un emprunt pour jouer au Casino»; «C'est moi qui ai écrasé le chat accidentellement». Bref, je ne sais pas, moi, je n'ai rien à cacher of course...
Le petit élan qu'il manque souvent pour arriver à surmonter la peur du rejet de l'autre et parvenir enfin à dire les choses? Eh bien, le Jour de l'aveu nous le fournirait, puisque ce serait tradition de recevoir, ce jour-là, une mauvaise nouvelle en échange de l'aveu du secret qui nous empoisonne la conscience. Un genre d'échange de cadeaux.
Ainsi, Vincent Lacroix ne se serait peut-être pas enlisé à ce point; Bryan Mulroney n'aurait pas eu à se repointer le menton à la télé 15 ans plus tard; Chuck Guité, Jean Brault and friends ne se seraient sûrement pas rendus jusqu'à s'auto-commanditer à hauteur de 150 millions; Geneviève Jeanson terminerait aujourd'hui derrière le peloton, c'est tout; L'Hôpital Sainte-Justine ne nous aurait pas informés de son problème de bactéries 6 décès de nouveaux-nés trop tard...
Une petite journée où tout le monde se regarderait dans le blanc des yeux, pas pour s'offrir du chocolat, mais pour remettre les pendules à l'heure. On gagnerait beaucoup de temps. La terre tremblerait un bon coup, mais elle tournerait plus rond après. Le lendemain ce serait congé comme pour le jour de Pâques afin que tout le monde se remette de ses émotions et le mardi, au bureau, tous seraient compatissants les uns envers les autres puisque dans le même bateau en même temps.
Tout le monde y gagnerait au change. Ceux qui se seraient vidés le coeur, se surprendraient à considérer le Jour de l'aveu comme étant le plus beau du calendrier. Ceux qui se retrouveraient consternés par les aveux reçus, gagneraient le reste de l'année à savoir enfin la vérité. Et les commerçants vendraient des fleurs.
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Le grand saut périlleux
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Brokeback Mountain m'a bouleversée, mais je ne connaissais pas le nom de Heath Ledger avant qu'il ne meure d'une overdose accidentelle le 22 janvier dernier, à l'âge de 28 ans.
Je me suis trouvée un peu stupide d'envisager programmer mon DVD quelques jours plus tard pour enregistrer Le Chevalier (coté 5) à TQS, sachant très bien que n'eut été de la mort prématurée de son acteur principal, je ne me serais jamais intéressée à ce film.
Je ne souffre pourtant pas de voyeurisme. Je suis même de celles qui peuvent se vanter de ne jamais avoir écouté un seul épisode de Loft Académie ou de quelque Star Story qui soit. Je me suis donc demandé pourquoi ai-je ce soudain intérêt pour un acteur dont le potentiel est réduit à néant? Si un chanteur met un terme à sa carrière on sort les disques du magasin car il n'a plus d'avenir, mais s'il meurt noyé on en commande des caisses.
Serions-nous fascinés par les gens qui meurent prématurément parce que nous les admirons d'avoir franchi avant nous cette étape? Nous intéressons-nous à eux de la même façon que nous admirons les athlètes aux Jeux Olympiques qui franchissent des épreuves qui nous semblent surhumaines et qui nous font peur, comme le bobsleigh et le ski acrobatique? Nous ne souhaitons pas une seconde être dans leurs bottes, mais dieu sait que c'est impressionnant de les voir aller.
Et tout au fond de nous, on leur souhaite bonne chance.
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L'arroseur arrosé
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Je ne crois pas en la théorie de Darwin qui veut que l'homme descende du singe. Je crois plutôt que l'homme descend du mouton. La preuve? Suffit qu'un client laisse son panier vide d'épicerie au beau milieu du stationnement pour que les suivants aillent ranger le leur à la suite. Résultat : un bel amoncellement de paniers qui risque de créer des accidents dans le stationnement le reste de la journée.
Il en a probablement été de même pour le phénomène des Lavigueur à l'époque. Un mouton, qui connaissait très bien les manies de son espèce, a parti le bal afin de vendre quelques copies et hop! le troupeau complet bêlait... heu...s'esclaffait. On riait d'eux parce que tout le monde riait d'eux.
Avez-vous déjà fait rire de vous par une personne? Je vous le souhaite, c'est bon pour l'humilité. Avez-vous déjà fait rire de vous par un groupe d'amis? Ça forge le caractère. Avez-vous déjà fait rire de vous à l'école par toute la classe? Ça marque pour le restant de ses jours. Avez-vous déjà fait rire de vous par les médias, et je veux dire TOUS les médias? Holà! Vous êtes-vous déjà fait pointer du doigt par votre village tout entier? Vvvvvvoyons donc! Vous êtes-vous déjà fait pointer du doigt par toute la province de Québec? Holàààààààà, j'ai dit.
Aujourd'hui, les gens qui ont le mauvais rôle dans la série télévisée «Les Lavigueur, la vraie histoire» crient au mensonge et à l'injustice. L'arroseur arrosé. Une célèbre phrase de Bob Dylan me vient à l'esprit : «How does it feel?». Traduction libre : «Pis, comment on s'sent quand ça nous arrive?».
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