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Dernier tour de piste ces jours-ci de l’équipe du Busker’s Opera, donnant à Québec les dernières représentations de ce spectacle qui, depuis un laboratoire présenté au Carrefour 2002, a fait le tour du monde.
Fête de la musique, des images et du jeu, le Busker’s Opera s’inspire du Beggar’s Opera de John Gay, auteur britannique du 18e siècle, dont Brecht avait fait son fameux Opéra de Quat‘sous. Lepage et son équipe de créateurs-interprètes plantent cette histoire de nos jours, dans le milieu du spectacle. De Londres à la Nouvelle-Orléans, en passant notamment par New York, on suit les succès et surtout les déboires du sympathique Macheath, musicien et séducteur, pour son plus grand malheur. Genres musicaux se succèdent et nous font voyager : rock, rap, jazz, blues, country, opéra…
Si la technique y joue un rôle efficace - un écran mobile permet de présenter des gros plans des visages des comédiens -, on trouve surtout dans ce spectacle une grande inventivité dans les transformations d’objets et d’éléments de décor, désormais signature de Lepage. Et au premier plan : une grande précision, une vivacité du jeu qui font de cette suite de tableaux aux tons différents un ensemble dynamique, à l’énergie enlevante. Humour, critique sociale et politique, moments poignants (dont la fin de Macheath) : l’ensemble séduit par sa variété, son rythme, la qualité des pièces musicales et le talent fou des interprètes, à la fois comédiens, musiciens, mais aussi danseurs et chanteurs. Et quelles voix!
À l’affiche ce soir : The Busker’s Opera et Seagull Play; dernière chance de voir Secret et Au milieu du désordre.
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