Ce spectacle entraînant à l'Espace 400e du vieux port de Québec nous a fait oublier le temps plutôt maussade et les vieux cons qui pensent que la seule tradition qui compte en musique est celle qui s'exprime en anglais. Car, de la belle tradition vivante et réinventée, il y en avait à se soûler l'âme avec cette musique venue du fond du jazz manouche et de l'inspiration de Django. En comparaison, les adorateurs des canons musicaux à la cote commerciale ont l'air plutôt mièvre.
En effet, elle ne faisait pas que véhiculer du passé déjà mort cette prestation de Thomas Dutronc. Elle débouchait par ses paroles et pas ses arrangements sur le monde d'aujourd'hui et celui de demain car les textes des chansons demeurent critiques de ce monde.
Pour ma part, même si par sa façon de chanter et par ses textes Thomas Dutronc nous fait penser à celui que l'on sait, ce n'est pas un fils inféodé par le père que j'ai vu sur scène, mais un fils qui réinvente le père. Pourquoi pas !