Il est bien démagogique le discours de ceux de ces politiciens qui laissent croire que l'abolition des commissions scolaires ne ferait qu'économiser des fonds publics injustement dépensés sans qu'il y ait les moindres dommages collatéraux causés par une telle décision. La démagogie populiste des promoteurs de cette idée tient dans l'équation spécieuse consistant à faire correspondre l'intérêt pour les élections au poste de commissaire et la pertinence des commissions scolaires.
Tout d'abord, les ressources pédagogiques que les commissions scolaires mettent à la disposition des professeurs et des élèves n'ont rien à voir avec un quelconque engouement pour les fonctions électives de cette structure du système scolaire. Comment voulez-vous que les gens s'intéressent vraiment à ces élections quand la plupart des postes sont dotés par acclamation faute de concurrents ! Il n'est d'ailleurs pas incompréhensible qu'il en soit ainsi. Qui veut d'une charge très peu rémunéré qui de surcroît ne lui vaut aucun prestige médiatique ! Le pouvoir, tel qu'il est représenté par le spectacle qu'en donne les médias, n'atteint jamais le petit monde des commissaires qui demeurent tout aussi anonymes que les plus effacés des fonctionnaires. Pas étonnant que les candidats se fassent rares.
Par ailleurs, les ressources que les commissions scolaires mettent à la disposition des élèves et des professeurs devraient être assurées aussi pour le cas où cette structure disparaîtrait. Il faudrait alors soit que le Ministère les assume toutes, ce qui est inconcevable tant cela nécessiterait un gonflement encore plus grand de cette structure trop loin des besoins comblés par des instances qui sont plus à proximité, soit que les municipalités s'en chargent, ce qui serait encore pus incongru. Faire voisiner la voirie municipale et les filières de la formation de l'intelligence relève du cauchemar.