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Il y avait de grandes attentes pour ces quelques privilégiés qui avions la chance de voir en premier cette exposition prêtée au Musée National des Beaux-Arts par le Petit Palais dont des représentants s'étaient déplacés à Québec pour nous la présenter. Divisée en deux volets, l'exposition se voulait le reflet de ce Paris de 1900 et elle l'était bien. La première salle sur notre droite en entrant nous montrait le Paris aristocratique de ces années-là, celui d'une classe sociale qui imprégnait de ses valeurs toutes les aspirations culturelles des bourgeois qui n'aspirait qu'à lui ressembler le plus possible. Les toiles qui s'y trouvaient étaient donc académiques et sans véritable création, sauf une peut-être qui imitait tant bien que mal les véritables créateurs qui avaient déjà dépassé l'impressionnisme surfait de cette toile pourtant bien rendue, mais ne pouvant faire oublier ceux dont les talents avaient garni les murs du salon des refusés. Pourtant, cette classe sociale qui ne pouvait avoir l'art libre et créateur pour porte-parole avait trouvé son mode d'expression dans l'art décoratif, celui capable d'ornementer ses fêtes galantes. Et ce sont ces ouvres décoratives qui faisaient aussi le succès de cette salle avec ses vases et ses bijoux.
Dans l'autre salle, nous traversions la Seine et aussi l'espace social. C'est le Paris miséreux de ces années-là qui nous y attendait, mais avec des ouvres qui pour la plupart n'étaient pas à la hauteur de l'humanité représentée parce que sans grandes visions pour la porter. Il y avait bien le magnifique portrait de Sarah Bernhardt pour nous y accueillir, mais cela n'a pas suffi même s'il était dit qu'elle était d'extraction populaire.
Alors, vaut-il la peine de faire un détour pour voir cette exposition? Sans doute que oui, ne serait-ce que pour apprécier toute la distance séparant les classes sociales dans cette société d'alors...
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