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Marc Audet
Marc Audet
October 2007 - Messages
19 octobre 2007, 10:01
Quand à l'appât du gain, les esprits s'échauffent
Il n'est point besoin d'être cynique pour prétendre que non seulement les grands intérêts financiers de notre planète ne se soucient pas du réchauffement de la planète quand il ne concerne encore visiblement que le Nord incertain de celle-ci, mais qu'ils salivent même à la pensée des occasions d'affaire que cela représente pour eux. Déjà ils se font devancer sur la scène médiatique par des volées de drapeaux qui sont censées nous représenter tous, y compris ces pauvres Innuits qui n'en connaîtront pourtant que les méfaits. Dans cette surenchère, c'est bien davantage des cours en bourse des valeurs dont il s'agit que d'une quelconque souveraineté que les gouvernements qui les représentent font valoir pour mieux les situer par rapport à la conjoncture économique à venir. En somme, ce sont les sommes importantes que l'ouverture du passage du Nord-Ouest permettrait d'épargner qui fait rêver ceux pour qui le réchauffement de notre planète est d'une importance tout à fait secondaire au regard des économies de transport qu'il permettra de réaliser. Mais ce rêve bleu des investisseurs est-il vraiment réaliste ? Pas vraiment si l'on en croit les spécialistes qui pensent que les glaces fondantes et dérivantes du Nord finiront par encombrer ce passage du Nord-Ouest pour encore plusieurs décennies à venir. Si leur entêtement à l'emprunter malgré tout persistait, les dangers d'accidents seront très présents et les catastrophes écologiques inévitables. Il faudra donc prévoir toute une réglementation permettant de faire payer les États coupables malgré les détours juridiques que les drapeaux de complaisance permettent d'emprunter. S'il était établi clairement pour quiconque que les pollueurs devront payer tous les coûts encourus, y compris des sommes exorbitantes pour des désastres sans retour, plusieurs y penseraient bien. Mais ce scénario postule que ces sommes seraient perceptibles, ce qui est bien incertain.
11 octobre 2007, 9:09
Rive droite et rive gauche
Il y avait de grandes attentes pour ces quelques privilégiés qui avions la chance de voir en premier cette exposition prêtée au Musée National des Beaux-Arts par le Petit Palais dont des représentants s'étaient déplacés à Québec pour nous la présenter. Divisée en deux volets, l'exposition se voulait le reflet de ce Paris de 1900 et elle l'était bien. La première salle sur notre droite en entrant nous montrait le Paris aristocratique de ces années-là, celui d'une classe sociale qui imprégnait de ses valeurs toutes les aspirations culturelles des bourgeois qui n'aspirait qu'à lui ressembler le plus possible. Les toiles qui s'y trouvaient étaient donc académiques et sans véritable création, sauf une peut-être qui imitait tant bien que mal les véritables créateurs qui avaient déjà dépassé l'impressionnisme surfait de cette toile pourtant bien rendue, mais ne pouvant faire oublier ceux dont les talents avaient garni les murs du salon des refusés. Pourtant, cette classe sociale qui ne pouvait avoir l'art libre et créateur pour porte-parole avait trouvé son mode d'expression dans l'art décoratif, celui capable d'ornementer ses fêtes galantes. Et ce sont ces ouvres décoratives qui faisaient aussi le succès de cette salle avec ses vases et ses bijoux. Dans l'autre salle, nous traversions la Seine et aussi l'espace social. C'est le Paris miséreux de ces années-là qui nous y attendait, mais avec des ouvres qui pour la plupart n'étaient pas à la hauteur de l'humanité représentée parce que sans grandes visions pour la porter. Il y avait bien le magnifique portrait de Sarah Bernhardt pour nous y accueillir, mais cela n'a pas suffi même s'il était dit qu'elle était d'extraction populaire. Alors, vaut-il la peine de faire un détour pour voir cette exposition? Sans doute que oui, ne serait-ce que pour apprécier toute la distance séparant les classes sociales dans cette société d'alors...
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