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Si d'un point de vue technique ce film se démarque de la masse informe des produits cinématographiques, les obligeant pour la comparaison à pénétrer dans l'étroit défilé qu'il occupe en maître, il ne remporte pour autant la victoire. Car c'est sur le fond qu'il perd la bataille.
Sur le plan du contenu, il ne se démarque pas à lui seul d'une foule de films qui logent à la même enseigne, celle des preux chevaliers d'un autre âge tous dévoués à garder des citadelles mythiques contre une peur qui elle ne l'est pas.
Cette peur parfois savamment entretenue, mais qui l'est le plus souvent par des procédés ou des messages puérils, c'est celle d'ennemis caricaturés que l'on estime nécessaires pour préparer les esprits aux entreprises guerrières d'un monde qui repose sur des méthodes de production qui ont constamment besoin de terres nouvelles, comme si l'époque des impérialismes n'en finissait plus de mourir.
Cette peur, ce film arrive dans les premiers rangs pour ce qui est des méthodes et des messages puérils. À commencer par les ennemis qui sont des caricatures grossières, tous les préjugés fascisants y passant pour le faire, du racisme à l'homophobie, Xerxès y étant montré sous les traits d'un noir aux penchants non équivoques et les propres alliés des Spartiates comme étant du même bois, moins la couleur. En définitive, c'est un film politique et du plus mauvais goût.
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