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Du théâtre à l'italienne sans la scène à l'italienne
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Si les spectacles d'improvisation rejoignent à ce point le public, c'est que ce théâtre se déroule tout près d'eux sans cette grille imaginaire entre eux et les comédiens qu'entretient forcément une scène à l'italienne et qu'en retour, le public se fait bon enfant. C'est l'enfance de l'art, celui de la scène et par la force des choses, nous retombons en enfance à son contact.
Par ailleurs, ces spectacles ne se déroulent pas toujours que devant de petites centaines de spectateurs. Au Grand Théâtre de Québec où il m'a té donné de les voir pour un spectacle hommage à Robert Gravel, nous étions bien plus nombreux et l'ardeur était la même que celle des petites salles.
Cette formule est donc une école pour les comédiens qui y apprennent à écouter les comédiens qui jouent avec eux, à improviser et à se familiariser avec la mise en scène de manière participative, mais aussi pour le public qui y découvre l'essentiel du jeu dramatique.
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Une âme de tzigane
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Angèle Dubeau est à son meilleur dans les interprétations de la musique tzigane. Cela n'est pas surprenant puisqu'elle a étudié dans une contrée où cette musique est à son meilleur, la Roumanie. Pour l'avoir vu déjà deux fois en spectacle avec son ensemble, la Piéta, je conserve le souvenir de son violon qui se fait tout particulièrement inspiré quand elle interprète cette musique.
Avec cette maîtrise du violon qui est la sienne, je me demande pourquoi elle ne fait pas carrière en tant que soliste, d'autant plus que celles qui l'accompagnent pour les spectacles avec son ensemble ne sont pas à la même hauteur, ce qui donne parfois l'impression qu'elles ne sont là que pour la mettre en valeur.
Il demeure qu'elle rend la musique plus accessible pour beaucoup de gens, ce qui est sans doute un des objectifs qu'elle vise avec cette formation. Il n'empêche que j'aimerais quand même pouvoir l'entendre en solo pour tout un spectacle et non pas seulement pour quelques pièces comme avec la Piéta.
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Les boites vides de nos marchandises
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J'aime de l'univers de Patrick Sénécal parce qu'il n'essaye pas de combler les vides existentiels que nous laissent tous les objets que nous consommons quand les boîtes vides de leurs emballages nous regardent pour voir si on va les mettre au rebut ou bien si on va les recycler. Tenter de donner un sens à l'existence à partir de cette triste communion avec une nature qu'est ce recyclage sensé nous mettre en communion avec celle qui de toutes manières montre tous les signes de sa domestication par la civilisation quand elle se présente à nous, même dans ses derniers retranchements sauvages qui n'attendent plus que l'apparition des machines qui les exploiteront, n'est que la démonstration de l'atteinte des derniers retranchements du consumérisme. Jamais les idéologies verdoyantes n'auront de prise pour empêcher que ce vide existentiel continue ses ravages.
La consommation des objets de la culture ne fait rien non plus pour nous empêcher de connaître ces vertiges au bord du vide. Tout au plus peut-elle nous amener à prendre conscience que leur simple consommation ne pourra jamais nous sortir de ce gouffre, surtout si celle-ci se fait à partir d'ouvrages de réflexion qui sont capables de démythifier les causes de ce vide existentiel.
Jamais non plus la consommation de la chose publique sous forme de démocratie élective et représentative ne sera capable de nous hisser hors de ces trous noirs dans l'existence, surtout quand de promesses non tenues en promesses non tenues les électeurs se lassent d'aller porter leur petit coupon de tirage dans la boîte à scrutins.
Il n'y a qu'un pont qui peut être jeté au-dessus du vide et il est à base de matériaux participatifs, ceux qui font que l'existence singulière débouche sur l'existence collective. Mais ces ponts-là sont fragiles et peu savent les emprunter.
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Pas facile de transfigurer la nuit, surtout quand elle est sous zéro
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Les ingrédients choisis pour transfigurer cette nuit glaciale de février n'étaient pas de ceux que l'on trouve chez un dépanneur. Pourtant, les artisans de cette représentation illuminée ont su percer les ténèbres opaques des alentours. Les ouvres choisies, tant musicales que littéraires étaient toutes marquées au coin du feu du mysticisme, non pas de celui qui ramène en arrière sur des pratiques sclérosées, mais de celui qui transforme et transfigure toutes choses trop humaines pour pouvoir durer.
Le coup d'envoi de cette fête de l'imaginaire a été donné par une ouvre de Maurice Ravel pour laquelle Debussy parlait d'une inspiration des dieux de la musique à son compositeur. Puis ce fut le tour de Debussy lui-même auquel nous pouvons retourner le compliment qu'il adressait à Ravel. Ce compliment s'applique d'autant mieux que c'est Isabelle Moretti qui était à la harpe, celle par qui les messages des dieux de la musique nous sont livrés. L'ouvre suivante était d'un compositeur moins connu à notre époque, Soit André Caplet, mais qui l'était beaucoup plus du temps de Ravel et Debussy. Cette ouvre cadrait très bien par son atmosphère qui traduisait bien l'ouvre d'Edgar Allan Poe que venait de nous lire Roland Lepage, soit le Masque de la Mort Rouge.
L'incendie de la nuit s'est poursuivie avec la narration du poème de Richard Dehmel, Deux êtres, qui préfigurait la fusion transcendante à laquelle l'ouvre de Shoenberg allait ensuite donner des notes.
Pour ce dernier concert donné en l'église Saint-Dominique, il peut être dit que les Violons du Roy ont marqué le coup.
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Je dirais que c'est un livre pour tous
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Sans avoir lu ce livre de Jacques Le Goff mais connaissant cet auteur par d'autres oeuvres et pour ses commentaires sur des panels de spécialistes des questions historiques concernant le Moyen-Âge, il appert que ce livre fait par quelqu'un qui possède à ce pont son sujet pour pouvoir l'expliquer à des enfants sans perdre l'essentiel est un livre que tous peuvent lire avec intérêt et profit. En effet, combien d'entre nous sommes capables de résumer ce que furent les grands paramètres des visions des humains de cette époque alors que celles de la plupart des vivants de maintenant sont à ce point différentes qu'elles nous semblent étranges ou diablement perverses quand elles semblent resurgir de leurs cendres dans celles de ceux qui se démarquent singulièrement des humains occidentaux d'aujourd'hui. Bien peu il est vrai.
Ce tour de force de Jacques Le Goff profitera donc non seulement aux enfants qui le liront, mais je dirais même plus, davantage à leurs parents.
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Une mise en scène de réalisateur
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Cette pièce remarquablement jouée par des comédiens qui se démarquent est exceptionnelle d'une autre manière. Si les pièces qui doivent leur succès aux talents de leurs comédiens sont nombreuses et que celles qui le doivent à la profondeur de leurs propos bien que moins nombreuses le soient encore significativement celles qui par contre le sont aussi par la créativité de la mise en scène et de l'adaptation d'un texte pour le théâtre. Car ce que les créateurs de cette pièce ont fait en adaptant le roman d'Alessandrio Barrico pour le théâtre est bien plus qu'une adaptation réussie. Un peu à la manière de scénaristes et de réalisateurs pour le cinéma, ils ont adapté ce texte de l'auteur pour le théâtre. C'est ainsi que les flash-back que l'on ne voit qu'au cinéma étaient présents sur la scène du Périscope pour cette représentation. La présence du passé dans le présent si facile à réaliser au cinéma est pourtant réussie au théâtre avec cette adaptation et cette mise en scène. Les allées et retour du passé au présent se font alors par la présence simultanée de comédiens qui incarnent des personnages à divers moments de leur vie. Cet exercice n'est pourtant pas sans dangers. Il faut être attentif pour suivre les péripéties qui nous confrontent à des épisodes qui ont déjà eu lieu et dont certaines sont symboliques comme par exemple la mort psychologique d'un personnage dont le père a été tué par des ennemis et qui s'apprête à son tour à tuer un ennemi. Ce pari risqué a pourtant été tenu et réussi. L'intérêt des spectateurs est maintenu tout au long du spectacle comme il l'aurait été par un film aux multiples rebondissements. La morale au message un peu désincarné de la pièce n'en passe que mieux. Je ne serais pas étonné que nous entendions parler de cette pièce lors de la prochaine soirée des masques.
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Au fond, tout cela est une question de fonds...
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Dans le débat qui oppose les deux grands producteurs télévisuels de notre société québécoise, la question de fond est toujours occultée au profit des responsables qui s'en lavent les mains. Il y a d'une part une société d'état dont la mission première est d'informer objectivement la population et dans un deuxième temps, la distraire avec des productions qui permettent à la culture de s'épanouir.
Or, avec les restrictions budgétaires du gouvernement fédéral qui ne peut pas consentir à avoir une télévision indépendante dont le financement serait assuré par des fonds suffisants et accordés de manière de manière statutaire par un parlement indépendant des partis au pouvoir, ce gouvernement oblige Radio Canada à aller jouer dans les plates-bandes de la publicité pour se financer avec le résultat que ce sont les cotes d'écoute qui passent à l'avant-plan des préoccupations de manière à aller chercher le maximum de fonds de la publicité.
Nous avons donc droit à la tyrannie des téléromans qui transforment les chaînes généralistes en pourvoyeuses de rêves à bon marché, le seul point positif de cette dérive étant de procurer du travail à beaucoup de nos comédiens. Dans cette surenchère, Radio Canada ne peut même plus regarder de haut son principal concurrent, celui-ci produisant parfois de meilleures séries que les siennes, comme Nos Étés par exemple. La dérive vers l'évasion à bon marché est encore pire quand des formules douteuses d'émissions dans lesquelles se spécialise le groupe Québécor prennent le haut du pavé.
Et pendant que se livre cette guerre où il n'y aura que des perdants, surtout du côté des téléspectateurs, nos politiciens retors se font oublier.
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L'écho de l'écho
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Comme beaucoup d'autres, j'ai été influencé dans mes perceptions de ceux et celles qui étaient passé par Star Académie pour débuter dans leur carrière. Sans même les avoir entendus, je m'imaginais à lire ces critiques ou à interpréter ces perceptions négatives de ces artistes qu'ils étaient des personnes naïves, sans talents véritables et qui étaient dopées par les seules cotes d'écoutes d'un public en mal de vedettes populaires servant de transferts pours leurs frustations de ne pas avoir pu être des personnalités dans leur propre vie. Puis, le hasard a fait que j'ai pu en entendre certains d'entre eux ici et là car je n'ai jamais regardé cette émission où ils évoluaient en tant que stars. J'ai alors pris conscience de l'énormité du fosséséparant ces critiques hargneuses de la réalité. Sans pouvoir juger de la totalité de ces artistes puisque je n'en ai entendu que quelques uns en dehors de cette émission, je sais que ces critiques en ce qui les concerne sont totalement sans fondements. Ce n'est pas à eux qu'il faut s'en prendre dans cette affaire, si d'aventure il faut s'enn prendre à quelque chose, mais à la formule de cette émission qui table beaucoup plus sur les recettes de la publicité attachée à des émissions qui ont iune bonne cpote d'écoute que sur le développement de la carrière des artistes. Stéphanie Lapointe et elle n'est pas la seule, a heureusement pu contourner ce cap de Bonne Espérance malgré le frêle esquif que lui donnait sa voix. La voilà qui vogue maintenant en mer plus calme et tout indique qu'elle arrivera à bon port.
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La chanson, de la rue à la scène
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La chanson a été et demeure un art populaire, entendons au sens le plus littéral du terme. En effet, les premiers chansonniers et leurs interprètes furent d'abord l'expression de sentiments issus de la rue, soit par leurs paroles désinvoltes qui empruntaient leur style aux titis parisiens ou aux chansonniers des cafés-concerts, soit par leurs musiques qui soufflaient leurs ritournelles à plein poumon comme pour s'accorder aux accordéons des bals populaires. Ce fut l'époque de la chanson réaliste et pleine de l'imagerie populaire.
Ceux qui suivirent retinrent aussi plusieurs de ces thèmes de ceux qui les avaient précédés et leurs manières de les exprimer. Brassens se fit d'abord connaître avec sa chanson décrivant les amoureux des bancs publics et Ferré en fit autant avec celle d'une môme des rues. Mais à côté de ces réalistes, toute une génération de compositeurs et d'auteurs ont entrepris de faire oublier les tracas quotidiens avec des compositions qui se voulaient exotiques. Ce fut la vogue des chanteurs populaires comme Tino Rossi ou Louis Mariano.
Enfin, la scène et les salles de spectacles, épaulées par des armées de décibels, permirent à tous de venir s'exprimer dans tous les genres et tous les styles. La chanson n'a pas cessé d'être populaire pour autant, mais elle s'est distancée de ses premières racines. Elle est moins populiste qu'elle l'a d'abord été.
Un ouvrage comme celui de Louis-Jean Calvet est donc un outil pour comprendre tout un pan de l'évolution de notre culture.
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Pour voir les arbres derrière la forêt
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La sonnette d'alarme a été tirée parce des erreurs dans la manière d'exploiter nos forêts avaient été commises. Les pressions des industries sur les modèles de cueillette ont fait réagir des citoyens qui n'avaient que leurs yeux pour voir les dégâts mais qui ne pouvaient tout de même pas s'empêcher de les voir.
Pourtant, il est temps que le débat s'élève au-dessus des contingences qui font voir à certains la forêt comme étant une ouvre d'art, une espèce d'essence quasi divine dont l'âme serait meurtrie par les blessures que l'on inflige à sa beauté. En d'autres termes, des erreurs ont sans doute été aussi commises dans l'expression des visions bien intentionnées mais pourtant trop impressionnistes ou même à la limite, trop intéressées, de certains qui ne pouvaient faire les nuances qui s'imposent.
Un colloque où les points de vues des uns et des autres pourra s'exprimer est donc un instrument qui permettra d'y voir plus clair. Il ne faudrait pourtant pas que cette réunion soit l'occasion d'occulter le discours de ceux qui s'inquiètent avec raison des manières de faire qui ont prévalu jusqu'à maintenant et qui auraient dû avoir été mises en cause par ceux qui connaissaient bien la ressource pour en avoir étudié les grands paramètres de sa reproduction.
Les seuils de tolérance de la population à cet égard ne sont plus les mêmes et plusieurs se questionnent au-delà des créations d'emplois que font miroiter les exploitants ou des petites retombées économiques sur des régions qui devraient selon certains vendre toutes leurs richesses au moins offrant et sans se soucier de leur avenir.
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Bien loin des arpenteurs géomètres des débuts
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Elle s'est bien transformée la profession des arpenteurs-géomètres des débuts quand ces derniers parcouraient en traîneaux tirés par des chiens des territoires hostiles et voués aux grandes froidures nordiques. Pourtant, c'est de cette manière romantique que des recruteurs pour la formation en géodésie de l'université Laval et qui étaient eux-mêmes arpenteurs présentaient leur profession à de jeunes étudiants des collèges de cette époque lointaine.
Autres temps, autres moeurs. Voilà que la réclame pour cette profession se fait maintenant plus in, avec une emphase sur les écrans d'ordinateurs et les satellites, comme si l'on était devant des spectacles de jeux vidéos. Nous sommes bien loin du terrain des pionniers. La différence, c'est que notre terre peut maintenant être vue de l'espace.
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Les revers des métiers
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Il est quelque peu ironique de constater que pour certains, la prise en charge de l'environnement serait d'abord et avant tout une question de techniques et principalement de formations nouvelles ou à inventer. Pourtant, les formations qui ont contribué depuis longtemps à la lecture des impacts environnementaux des résidus et des procédés de fabrication existent depuis fort longtemps. C'est ainsi que des biologistes et des ingénieurs en environnement ont donné l'heure juste dans ce domaine bien avant que la mode en soit répandue comme elle l'est maintenant.
Si la lutte aux effets négatifs sur l'environnement de manières de faire à si longtemps tardé, ce n'est pas faute de moyens techniques, mais en raison du manque de volonté politique laquelle est constamment tordue dans le sens des intérêts des industriels pollueurs représentés par des lobbies puissants. Encore aujourd'hui, ne voit-on pas à quel point ces producteurs délinquants sont capables de se faire représenter politiquement par des gouvernements entiers qui se portent à la défense de leurs intérêts financiers !
Il ne faudrait donc pas que nous ayons l'impression que cette volonté de faire obstacle à l'accélération de la pollution passe par l'embauche de nouveaux personnels dont on aurait garni la casquette d'une nouvelle étiquette. Ces procédés de l'industrie ressembleraient alors beaucoup à ceux qui sont bien connus des politiciens et qui consistent à nommer des comités ou à entreprendre des études dans le but d'éluder la nécessité de prendre immédiatement les bonnes décisions.
Il ne faudrait pas non plus que la mode pour la lutte au développement durable se transforme en une lutte d'images par des institutions de formation en quête de nouvelles clientèles d'étudiants pour se financer.
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Dette d'honneur !
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Le cas de ces soldats coloniaux comme on les appelait alors est bien connu et pas seulement de la France. Pourtant, vouloir trancher dans ce débat n'est pas facile, car cela revient à partager sans nuances de quel côté se range l'honneur. Est-ce du côté de ceux qui ont puisé dans des contingents de soldats qui leur étaient liés par le colonialisme ou bien dans celui de ceux qui ont choisi de devenir libres et de se libérer de ces chaînes ? Si on répond par le premier volet de cette alternative, alors c'est la France qui doit le faire non pas en raison d'un quelconque droit international, mais sur l'honneur. Si au contraire on répond par le second volet, alors ce sont les anciens coloniaux qui doivent refuser sur l'honneur une pension complète de l'état français, montrant ainsi qu'ils se considèrent complètement affranchis de celui-ci.
Par ailleurs, pour compliquer encore plus ce débat, il se trouve que les vétérans coloniaux de certains pays ont été menés à la bataille par ceux que l'on qualifie maintenant de pieds-noirs, soit des citoyens français qui ont eux-mêmes contribués à nier l'état français en se révoltant contre lui et en menant des actions terroristes lors des guerres d'indépendance, notamment celle de l'indépendance de l'Algérie. Cela ravive des blessures qui sont encore présentes dans le tissu social français, autant que peuvent l'être celles qui furent infligées par la collaboration avec les nazis lors de l'occupation de la France.
Il est donc illusoire de penser que ce problème pourra être réglé facilement et même s'il le sera effectivement un jour. Il ne serait pas étonnant qu'il le soit seulement lorsque les derniers vétérans auront presque tous disparus.
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Des classiques populaires et des populaires classiques
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Tant par la nature des pièces que par celle des instruments, ce concert de la Saint-Valentin échappait aux définitions restreintes de ce que serait la musique qualifiée soit de classique soit de populaire. En effet, la musique était composée de pièces de compositeurs de musique sérieuse, qualificatif douteux puisque toute musique digne de ce nom l'est déjà, qui se sont largement inspirés de la tradition musicale populaire de leur pays. L'un d'eux, Alberto Ginastera est parti de thèmes populaires pour aller vers des musiques visant à devenir classique tandis que l'autre, Astor Piazzola, a lui aussi emprunté la même démarche, mais en demeurant à l'intérieur de l'essentiel de la musique populaire pour faire avancer le tango vers son éternité classique.
Par ailleurs, un harmoniciste jouant d'un instrument populaire, Robert Bonfiglio, a lui aussi donné dans le répertoire classique en interprétant des pièces de Villa-Lobos. Il nous a pourtant dit et montré avec des interprétations exceptionnelles de blues, que cette musique classique n'était pas celle dont il rêvait lorsqu'il était enfant. C'est pour avancer dans la maîtrise et l'interprétation de la musique avec son instrument qu'il a été amené à faire un saut dans le classique.
En ajoutant à ce beau mélange musical de ce concert les orchestrations d'un chef pour qui la musique n'a pas de frontières, soit celle de Stéphane Laforest, nous avons eu droit à de beaux exemples de musique populaire au sens noble du terme, soit celle qui est faite par des musiciens sérieux et respectueux de leur art.
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L'histoire comme discipline adopte toujours un point de vue
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La discipline qu'est l'étude de l'histoire se réfère toujours à un point de vue particulier, une vision du monde, une idéologie diraient certains, pour expliquer les phénomènes historiques qu'elle étudie, même quand elle se veut purement objective et scientifique. Ce qui la distingue du simple discours idéologique est le fait qu'elle appui ses conclusions sur des faits, des relevés, ce qui ne l'empêche pas pour autant de faire dire à ces constats ce qu'elle veut bien qu'ils disent. Marcel Trudel a lui aussi prêté son concours à des interprétations de notre histoire, notamment dans le débat qui consistait à montrer que la conquête avait été ou non une décapitation de notre société d'alors.
Selon que l'on se rangeait dans ce débat d'un côté ou de l'autre de cette affirmation, la conquête prenait alors des sens diamétralement opposés, les tenants de la décapitation y voyant une raison de plus pour reconquérir une pleine souveraineté pour ne pas en rester au stade de la colonisation et ceux adoptant l'autre version y trouvant des raisons pour voir dans la conquête le cheminement vers un autre type de société pleinement souveraine. Ce débat persiste toujours à l'heure de maintenant.
Marcel Trudel qui se rangeait quant à lui dans le camp de ceux qui croyaient en la décapitation semble maintenant adoucir ses positions en voyant dans la conquête des avantages insoupçonnés selon ses termes.
Il demeure que ces études historiques, peu importe le point de vue qu'elles adoptent, sont de nature à alimenter un débat qui va plus en profondeur que les visions superficielles engendrent et à nous faire relativiser des visions qui autrement peuvent devenir dogmatiques.
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