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Confrontées à la baisse des travailleurs disponibles pour occuper des emplois, du moins de la baisse relative de travailleurs qualifiés, les entreprises n'ont plus vraiment le choix. Pour arriver à recruter toute la main-d'ouvre dont elles ont besoin, elles doivent de monter imaginatives dans les façons qu'elles utilisent pour les attirer chez elles et surtout, pour arriver à les y retenir. Qui plus est, elles doivent maintenant compter sur des travailleurs d'une génération nouvelle qui ne croit plus aux mirages que la libre entreprise s'est employée à faire miroiter à leurs yeux en leur faisant croire que l'abondance de main-d'ouvre disponible lui permettait de les rémunérer à la pièce en les obligeant à travailler plus pour moins de rémunération et surtout, en les gardant dans une atmosphère d'insécurité d'emploi comme si le chantage à la perte de son emploi était la meilleure manière de motiver un travailleur.
Dans ce contexte plus difficile pour l'entreprise, il n'est pas étonnant que l'on se rue sur les cas de travailleurs satisfaits de leur emploi afin de montrer aux autres qu'il est encore possible de se trouver bien au travail. Mais il lui faudra faire montre de plus de pertinence et ne pas se contenter de publier les photos des travailleurs méritants du mois pour espérer convaincre la majorité des travailleurs de la réalité de ce beau climat. Il lui faudra aussi faire montre d'un sens civique accru en acceptant de payer des impôts que les travailleurs estiment à bon droit ne pas être uniquement leur fardeau et constituer aussi une part de la rémunération indirecte de chacun en leur permettant d'obtenir des services publics et payés à même ces impôts.
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