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Ce sont plutôt les visions droitières de la littérature et de l'engagement telles que véhiculées par Alain Finkielkraut qui ont vécu me semble-t-il. Quand, pour atteindre ce que certains nomment la culture et son expression littéraire, il leur faut prendre appui sur un niveau que serait celui engendré par le nivellement démocratique, c'est que leurs visions prennent bien peu de hauteur à vue d'homme malgré ce qu'ils espèrent et prétendre atteindre. En fait, ils renouvellent ainsi ce pari nietzschéen du surhomme qui a besoin d'un sous-homme pour se mettre en valeur. Ils prolongent aussi les visions heidegerriennes qui voient dans le dépassement du moi et du Je un alibi pour renouer avec ce que l'Histoire a de moins glorieux, soit une tradition déchue et vouée pour vivre aux intérêts passéistes que lui vouent des intellectuels qui se voient comme les transcripteurs aristocratiques de ces valeurs dépassées.
Les propos d'Alain Finkielkraut montrent bien que les idées de Sartre concernant les publics que la littérature se donne à travers les écrivains sont du côté des aristocraties périmées pour bon nombre d'entre eux. Ces visions du monde sous-jacentes comme des structures latentes, je ne croyais plus qu'elles pouvaient maintenant s'exprimer en dehors de ces formes larvées. Je dois reconnaître que je sous-estimais leur vitalité quand je les vois ainsi reprises de manière manifeste comme pour cet entretien avec ce philosophe. Celui-ci est d'ailleurs très actif dans les milieux intellectuels français, du moins à en juger par ses nombreuses participations à des tables rondes réunissant des panellistes pour discuter de l'état du monde de maintenant qui a pourtant bien besoin d'autres constats que ceux qui déplorent l'envahissante vision démocratique au sens noble du terme.
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