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Elle est bien éclectique cette troupe, Montréal Danse, elle qui accueille des chorégraphes venus de tous les horizons de la danse pour monter ses spectacles. À son enseigne viennent se loger ceux et celles qui ont pour trait distinctif de vouloir innover dans le domaine de la danse et c'est bien à cette enseigne que les spectateurs de Furies s'étaient donnés rendez-vous. Hormis les quelques signes connus de cette enseigne, les spectateurs se retrouvent en territoire inconnu puisque le nom de la chorégraphe ne suffit plus à les situer. C'est ainsi qu'Estelle Clarenton nous avait donné rendez-vous à des kilomètres de ce que l'on connaissait d'elle. Hormis le fait qu'elle voulait prendre ses distances avec la théâtralité qui paraît-il la caractérise, nous ne savions pas bien où elle voulait nous amener. Malgré tout, le théâtre est entré par cette porte que les danseurs tenaient bien fermée et qui occupait le devant de la scène. Il est vrai que cette pièce de danse a été réalisée en collaboration avec le théâtre Hector-Charland. Si certains ont dit y voir le spectacle de la violence et de la furie enfermés dans notre inconscient à chacun, j'y ai discerné pour ma part une interprétation des obstacles qui se dressent devant ceux qui sont à la recherche de leur propre identité et qu'ils tentent de trouver tantôt dans l'art, tantôt à travers les relations amoureuses. La chorégraphie a-t-elle vraiment réussie à nous faire choisir laquelle de ces deux interprétations elle privilégiait? Je ne le crois pas étant donné qu'elle nous laisse souvent un peu pantois au pied de cette porte obsédante qui est le symbole majeur de ce spectacle.
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