September 2006 - Messages
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La santé ou l'apparence de la santé
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La recrudescence des salles d'entraînement réservée aux femmes ne serait-elle pas la conséquence logique d'une sorte de fiction, celle qui consiste à se donner des alibis pour des comportements qui visent un tout autre objectif que celui invoqué officiellement. En principe, la fréquentation des salles de gym est dans le but de garder la santé, comme si des comportements beaucoup plus simples et moins coûteux comme la marche ou le vélo ne valaieunt pas beaucoup mieux pour y arriver. Mis à part ceux et celles qui doivent les fréquenter pour de vrais problèmes de santé, ceux qui nécessitent de la physiothérapie, je doute fort que les motivations des autres soient uniquement du domaine de la santé. Il n'y a pas à juger de ces motivations bien légitimes, mais alors, il ne faut pas s'étonner que tous ne les partagent pas au même niveau que soi. Si pour celles qui y vont uniquement dans le but de regagner des formes féminines qui feraient envie à plus d'hommes, le regard des hommes devient un obstacle, pourquoi diantre se priveraient-elles de ces regards en attentand de remettre ca après leurs sessions de gym. Les messieurs peuvent a priori se sentir frustrés de l'interdiction qui leur est faite de fréquenter ces lieux, mais le seraient-ils autant si dans leur mentalité, les apparences physiques avaient un poids aussi important que pour les femmes. Sans doute que non s'ils n'étaient pas convaincus, à tort, que leur apparence physique n'a pas beaucoup de poids auprès du beau sexe.
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Ne prenons pas les effets pour la cause
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Attribuer les gestes violents de cet individu ayant commis ses crimes à Dowson ou ceux de ses pareils qui se sont tristement rendus célèbres à un style de musique revient à prendre les effets pour la cause. Si de telles musiques qui sont le reflet des visions du monde des personnes qui s'en réclament trouvent un auditoire fidèle, c'est parce que ces individus incarnent des visions qui sont le reflet des fractions sociales et politiques qui travaillent les sociétés vivantes. C'est dans ce terreau social que réside la cause et ces musiques comme ces styles de vie en sont les effets et non l'inverse. Il faut remettre sur leurs pieds ces affirmations idéalistes qui considèrent la culture et la culture violente en l'occurrence, comme étant la cause des phénomènes sociaux violents. Le style de musique métal tout comme son répondant hip hop violent sont les manifestations de cette fracture du tissu social interprété par des individus qui s'en font une vision ultra droitière. Pour eux, la solution réside dans une réapropriation de la société à partir d'un individualisme forcené, nihiliste et ultra droitier. C'est la porte d'entrée des visions politiques ultra droitière, même si ceux qui s'en réclament ont pourtant la nette impression d'être aux antipodes de ces visions fascisantes. Ils logent pourtant tous à la même enseigne quand leur cri de ralliement est celui de Vive la mort, qu'ils soient gothiques, métal, hip hop violent ou plus subtilement, anarchistes. Ils ont tous le sentiment confus que l'Histoire qui fait sens est derrière eux, comme ces nostalgiques des ordres sociaux dépassés qui n'ont plus l'espoir réactionnaire de les rendre de nouveaux signifiants.
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Tout un pilier qui disparaît
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Le Québec d'avant n'était pas balisé par les seuls clochers de ses églises balançant leurs cloches aux quatre vents pour rappeler leurs ouailles aux prières du matin ou du soir ou pour faire entendre la disparition d'un des leurs ou bien la venue d'un petit nouveau, il l'était aussi par ses multiples tavernes faisant contrepoids aux clochers des églises par le nombre de jurons qui faisaient écho aux saintes paroles de ces lieux bénis. Les cloches à ces alcôves profanes, elles ne résonnaient pas sur leurs toits, mais dans les alcôves où atterrissaient les buveurs titubants après un voyage périlleux dans les rues désertes qui se les faisaient sonner par leurs douces moitiés. La taverne Dorchester comme celle du Cheval Blanc comptait parmi celles que des buveurs avaient choisies pour prolonger leur domicile, souvent à proximité de ces lieux chéris. C'était leur balcon à eux ces prolos qui n'en pouvaient plus. C'était aussi une époque de noirceur, celle où trônait à proximité le siège social d'un vendeur de tapis fameux pour s'être promu organisateur en chef d'un parti politique corrompu jusqu'à l'os et fournisseur attitré de ce gouvernement de l'époque. La taverne Dorchester devait donc être aussi le lieu de rassemblement des honnêtes travailleurs d'élection au moment des grandes messes électorales. Le concert des jurons devait alors être à son meilleur, de quoi faire rougir tous les saints des églises des alentours. Heureusement, cette époque est derrière nous et c'est d'un tout autre discours que les murs de cette taverne sont maintenant témoins. Ce ne sont plus des saints que l'on évoque de toutes les façons, mais la conscience des hommes de bonne volonté. Ainsi soit-il.
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Le porte-parole des pétrolères albertaines
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Les lobbyistes officiels ont au moins la décence de faire connaître pour quels intérêts ils s'activent et de qui ils tirent leurs redevances. Dans le cas de ce pitre, il se cache derrière des étiquettes politiques, rebaptisées au gré des circonstances et pour des calculs politiciens. Le pire est qu'il en arrive à se croire indépendant d'esprit et à proposer des programmes politiques qui s'articulent autour de ces intérêts pour mieux les défendre et les masquer. Le voilà donc qui nous propose des politiques pour faire hausser les prix du pétrole albertain et pour les rendre disponibles sur le marché le plus longtemps possible. En un mot, il souhaite maximiser les bénéfices des compagnies pétrolières albertaines pour les prochaines décennies, le temps d'écouler ces stocks au meilleur prix possible. La viola résumée la vision du libre marché selon ce politicien de circonstances. Le viola son environnement à lui. C'est celui du monde du pétrole albertain. Il faut dire qu'il n'est pas seul à se complaire dans cet environnement qui doit être fort généreux de ses richesses en retour. Les conservateurs albertains ont des représentants tout aussi bitumineusement visionnaires au plan provincial en Alberta et au niveau fédéral avec l'équipe des conservateurs de notre Stef national qui carburent aux mêmes arguments fallacieux. C'est la revanche des dinosaures qui trouvent en politique des spécimens qui rappellent leur présence sur cette planète et qui vendent les restes de leurs dépouilles ayant contribué à la formation du pétrole au meilleur prix qu'ils peuvent trouver. Cet environnementalisme n'est pas celui d'un parti vert, mais celui qui avait pour slogan "Vers demain" en le saluant d'un béret blanc.
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Un sort qui ne concerne pas que les écoliers
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Cela est bien connu, ce sont d'abord les quartiers populaires et moins aisés pour ne pas dire pauvres qui écopent en premier quand il s'agit des retombées négatives des activités commerciales en terme de pollution ou d'exposition à des risques naturels. N'avons-nous pas vu que c'étaient d'abord les quartiers les plus déshérités de la Nouvelle-Orléans qui ont été les plus dévastés par cet ouragan Katrina parce que les digues de protection n'étaient pas suffisamment efficaces. C'est la même logique qui prévaut quand il s'agit d'allouer des permis de construction sur des terres propices aux désastres ou polluées par des activités industrielles. Les terrains qui bordent la rivière Saint-Charles appartiennent à cette catégorie de zones laissées aux promoteurs pour le développement d'habitations aux plus démunis. Aujourd'hui, cette école ne fait que mettre en lumière une logique qui affecte d'autres secteurs des alentours tout aussi pollués par des activités industrielles antérieures sur ces sites. Ce n'est pas d'une question d'écologie traitée dans l'abstrait et la bonne conscience bourgeoise dont il s'agit, mais d'un problème qui concerne l'ensemble des liens qui affectent le développement urbain qui ne pet être laissé aux profiteurs de tout poil. La responsabilité de cette dépollution du site de l'école ou de son aménagement sécuritaire déborde donc largement les limites de la Commission scolaire impliquée et concerne tout le territoire urbain, là où des décisions en termes de zonage ont été jadis prises. Ce sont des cas comme celui-là qui nous font prendre conscience des dérives du développement urbain mal planifié ou laissé aux mains des seuls promoteurs.
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Un peintre difficilement dépassé
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Dans la courte histoire de la peinture qui compte chez nous, Clarence Gagnon occupe une position clef, une position charnière entre les anciens et les modernes. D'ailleurs peu de peintres peuvent se vanter de l'avoir vraiment dépassé, le seul credo artistique ne faisant pas foi de réussite en cette matière. Clarence Gagnon laisse donc une ouvre marquante, ayant poussé encore plus loin les avancées picturales que des prédécesseurs comme Kriegoff ou bien des contemporains comme Horacio Walker avaient faites avant lui. Dans cette veine figurative, il n'y a que Marc-Aurèle Fortin pour l'avoir dépassé sur ses propres positions. L'exposition du Musée National des Beaux-Arts est donc un moment privilégié pour contempler ces ouvres d'une luminosité sans pareille faite de toutes les intensités de nos hivers où les couleurs sont dopées par la blancheur des neiges, la manière blanche pour paraphraser la manière noire si chère à Marc-Aurèle Fortin. Devant ces toiles, nous comprenons la place sur le plan international qu'a occupé Clarence Gagnon à son époque. Si ses débuts en peinture sont marqués des manières des peintres européennes qui l'ont tour à tour influencé, de l'école de Barbizon aux impressionnistes, la période de sa production qui fait l'essentiel de cette exposition montre son détachement à leur endroit et sa maîtrise personnelle enfin accouchée.
Cette exposition montre aussi un aspect moins connu de Clarence Gagnon où il a pourtant excellé et qui l'a fait reconnaître mondialement assez tôt, soit ces eaux-fortes où ses qualités d'illustrateurs sont manifestes. Il ne reste malheureusement que peu de temps pour voir cette exposition qui en vaut largement la peine.
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S'il suffisait de photos
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Si des photos avaient un quelconque pouvoir sur des volontés de changer le cours des choses, le sort de l'Afrique serait dès à présent bien différent de celui qu'il a maintenant. Pour les grands malheurs comme pour les plus petits, les gens demandent à voir et sont même prêts à se gaver de leurs images, mais se dépêchent de tourner les talons dès qu'ils sentent que leur propre sort pourrait être questionné s'ils décidaient d'agir. Même par comportements délégués à d'autres organismes qui financent leurs opérations à même des dons ou des impôts, le réflexe de recul finit par l'emporter, surtout si les dons apparaissent anonymes aux donateurs comme ils le sont quand ils sont faits à partir des impôts. Des témoignages de notre monde, il en faut pourtant pour que certains montent aux barricades pour réclamer justice ou pour tenter de sensibiliser les esprits.
Je ne suis pas certain par contre que les concours de photos soient le meilleur moyen d'arriver aux résultats que recherchent ceux qui se veulent les témoins de notre monde. Les reportages et les ouvrages qui facilitent la compréhension des mécanismes de la pauvreté sont certainement de meilleurs moyens pour y arriver. Malheureusement, les concours de photos privilégient davantage la satisfaction du côté voyeur qui sommeille en chacun de nous plutôt qu'une meilleure compréhension des phénomènes.
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