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Marc Audet
Marc Audet
August 2006 - Messages
31 août 2006, 8:46
Des influences
À lire ce compte rendu de l'univers romanesque de Marc Levy et surtout de celui de son dernier roman, Mes Amis, Mes Amours, il nous vient à l'esprit que l'univers de ce romancier connaît deux influences sur son style. La première de celles-ci est sans doute celle d'un large courant de la littérature anglo-saxonne qui privilégie les situations et les descriptions factuelles plutôt que les sentiments et les intériorités des personnages. Cette influence n'est pas étrangère au fait que cet écrivain habite lui-même dans la capitale de l'univers anglo-saxon et qu'il la subit donc après l'avoir mûrement choisie. L'autre influence est celle qui pèse de tout son poids sur les romanciers dont on espère pouvoir tirer des scénarios de films de leurs romans. Il suffit alors d'élaguer dans la trame de ces romans conçus autour des situations pour que l'aventure romanesque devienne scénario de film. Ce procédé accrocheur pour le public est un piège pour les romanciers dans la mesure ou ceux-ci peuvent arriver à se considérer d'abord comme étant des producteurs de films avant que d'être des romanciers.
28 août 2006, 4:59
Une caricature
Ce film d'Érik Canuel ne laisse pas indifférent car il ratisse très large, trop sans doute. Pataugeant dans des ambiances qui se veulent à la fois comiques ou tragiques, jamais il ne campe vraiment sur ses positions, nous entraînant tantôt dans une satire sociale à partir des préjugés que les francophones et les anglophones nourrissent les uns à l'endroit des autres, tantôt dans des courses-poursuites dignes du cinéma américain dans ses standards les plus éculés, comme s'il y avait eu deux chefs pour concocter cette sauce qui réinvente à sa façon le drame policier. Mais ce curieux mélange nous surprend à rire parfois de bon cour, même aux larmes quand le rôle qu'incarne Pierre Lebeau nous rend l'ultime sève de ce film qui est une grosse comédie satirique, ce comédien ayant été celui qui a le mieux compris ce film. En effet, au-delà de ces bons moments qui nous font rire de bon cour, nous découvrons malgré tout derrière cette farce comme une attrape, celle qui représente le Québec comme étant la patrie des mauvais farceurs, de ceux qui n'ont d'autres ambitions que celles de nous faire rire, les rappels des moments dramatiques de l'histoire du Québec étant traités par l'absurde et le grotesque depuis cet hurluberlu qui liquide les espoirs souverainistes en faisant une rigolade pour sportifs attardés ou ce pauvre couillon qui se retrouve dans un rôle de victime rappelant un mort symbolique. Exit le Québec véritable et bienvenu celui qui prend sa place au sein de ce Canada qui l'aime bien, jusqu'à mimer des paroles célèbres dans une parodie du Vive le Québec libre. Au moment ou Téléfilm Canada coupe les vivres au cinéma québécois, la morale de ce film est qu'il est parfaitement amoral. Vive le cinéma indépendant! Ce qui n'est pas mon appréciation de ce film.
27 août 2006, 9:09
Plus ruelle que boulevard comme scénario
Cette pièce aurait pu aussi bien s'intituler "Bas les masques" que "Débuts de fin de soirée", non pas que nous ayons été convoqués à dénouer une énigme de meurtres et de mystères, mais parce qu'elle se joue sur deux registres à l'opposé l'un de l'autre et que celui qui se fait le plus apparent est celui des masques. Sous la légèreté apparente des propos se terre le drame. Ce scénario représente donc tout un défi pour le metteur en scène et pour les comédiens. Il faut posséder à fond tous les trucs du métier pour arriver à laisser transparaître en filigrane la trame dramatique du scénario sans pour autant la laisser deviner tout entière. En fait, il n'y a que les comédiens les plus doués et les plus matures qui peuvent triompher complètement de cette épreuve. Les metteurs en scène peuvent pour leur part remettre indéfiniment l'ouvre sur le métier pour tramer ce qui doit être la part visible de la trame en filigrane et sans jamais en être satisfaits. Nous sommes donc très loin du théâtre de boulevard avec cette pièce quand nous en prenons la porte qui donne sur la ruelle, mais très proche aussi quand nous ne faisons qu'y accéder par l'entrée principale côté boulevard. Les comédiens et le metteur en scène ont su tirer leur épingle du jeu, se contentant pour la plupart de demeurer sur un seul des deux registres la plupart du temps et adoptant le style que l'enseigne du spectacle côté devanture donnait à l'entreprise. Ils en ont donc fait un boulevard subtil provocant des rires discrets chez les spectateurs mais tout en le faisant avec assez de panache pour que ces rires les aient accompagnés tout au long.
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25 août 2006, 9:15
Une vraie alternative aux jeux vidéos
Les jeux vidéos qui exploitent trop souvent des concepts primaires ou qui exploitent toujours les mêmes visions quand ils sont plus subtils, ont devant eux des concurrents sérieux avec ces jeux de société qui s'avèrent être beaucoup plus intéressants, parce qu'ils impliquent plusieurs ordinateurs en même temps et que ce sont des ordinateurs qui dépassent de plusieurs têtes les machines les plus performantes, puisque ce sont des humains qui échangent entre eux. À la base de ce succès, il y a évidemment le jeu social qui s'installe autour du jeu de société et qui le transcende. Le jeu en question aura donc d'autant plus de chances d'être intéressant que les joueurs le sont sauf si bien entendu les joueurs en arrivent à se prendre tellement au sérieux que le seul intérêt devient celui de gagner à tout prix et qu'alors, seule la logique du jeu matériel devient la norme absolue. À ce jeu sans humour, on retombe alors dans la même logique que celle qui guide les joueurs de jeux vidéos, les moins amusants de tous ceux-là étant du prototype du joueur de jeux vidéos à l'argent, de vidéos pokers. Par ailleurs, il est remarquable de voir à quel point les jeux de société, parce qu'ils sont sociaux justement, reflètent la culture de leurs concepteurs et de leurs utilisateurs. Certains jeux sont en effet plus proche du passé plus aristocratique de leur naissance, du sol par exemple alors que d'autres plongent d'emblée dans la phase commerciale et financière de l'histoire tout en gardant le même esprit de domination. Quant aux jeux qui n'Impliquent que la connaissance, ils conviennent davantage à ceux qui ont l'économie de la connaissance pour se manifester. En somme, les jeux de société n'ont pas que des aspects privés.
24 août 2006, 6:37
Cela sent le cambouis
L'opinion à l'effet que les magnats du pétrole et ceux de l'automobile soient comme cul et chemise est plus que largement répandue dans la population. Comme le dit l'adage, il n'y a pas de fumée sans feu et de la fumée, nous en voyons beaucoup. Nous en respirons même beaucoup plus que ce que nous souhaiterions. Mythe ou bien réalité, la plupart d'entre nous croient que les promoteurs de véhicules à propulsion électrique, soit ont été achetés par ceux qui voyaient cette concurrence d'un mauvais oil, soit que les prototypes de cette voiture aient été envoyés aux oubliettes pour les mêmes raisons. Les résultats de ces décisions ont été désastreux. Tous s'entendent la dessus devant les ravages à l'environnement qui en ont résulté. Pourtant, personne n'a vraiment besoin de voitures hyperpuissantes sauf pour satisfaire des besoins primaires. Les trajets interurbains sont tellement plus simples et reposants quand ils sont faits à bord de véhicules publics. Là où les moyens le permettent, ces transports publics pourraient être les trains rapides. Quant aux déplacements en ville, de petites voitures sont bien plus utiles, autant pour se garer que pour se faufiler dans la circulation dense. Des petites voitures électriques auraient donc fait largement notre bonheur. Des trains électriques plus nombreux faciliteraient aussi grandement la vie des banlieusards qui pourraient échapper aux cauchemars des trajets au boulot ou en sens inverse. Nous pouvons même rêver d'une paix qui aurait été facilitée par le fait que les grandes routes du pétrole et de son approvisionnement n'auraient pas fait l'objet de tant de convoitises acharnées appuyées par des déploiements militaires.
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24 août 2006, 6:10
Eh bien! Allons-y jusqu'à Paris en passant par La Rochelle
Terre-Neuve ne s'est pas construite comme province en un jour. Le Québec comme pays souverain ne le pourra pas non plus. Alors, imaginons un instant que le premier moment de la souveraineté, un référendum gagnant, se soit produit en 1980. Les stratèges fédéraux qui n'ont pas vu venir le coup et qui ne peuvent pas encore compter sur l'émule de Pierre Trudeau, notre cher Téphane, réagissent de la même manière que celui-ci en imaginant le même scénario et en s'en remettant au père de toutes les manouvres antidémocratiques, ce Peter qui arrive aux mêmes conclusions que celles auxquelles de fins stratèges après des tonnes d'études ont imaginées après lui, soit de mettre la barre de leur démocratie aussi haute qu'elle leur apparaît devoir être pour empêcher le Québec de se déclarer démocratiquement souverain. Puis, de guerre lasse devant une opinion mondiale qui commence à sourciller devant des manouvres canadiennes qui lui semble davantage le propre des pays qu'elle dit être sous-développés que de cette démocratie qui se croit à l'avant-garde du progrès, les stratèges fédéralistes commencent à reculer sur leurs positions intransigeantes et finissent par accepter un dialogue qu'ils refusent de dire de la négociation et dont ils entendent garder la main haute sur l'agenda. Leur but est d'arriver à quelque chose qui ressemblerait aux propositions qui furent plus tard reprises pour le lac Meech. Contrairement à ce qui s'est produit plus tard, c'est alors le Canada anglais qui veut nous imposer les propositions du lac Meech et non l'inverse. Nous refusons cet ultimatum pour tenter de négocier un statut distinct pour le Québec et nous y arrivons presque, avec la promesse que le Québec ara à terme le pouvoir de lever tous ses impôts à mesure qu'il se retirera des programmes fédéraux. Un deuxième référendum est prévu et c'est en 1995 qu'il finira par avoir lieu, les Québécois ayant entériné cette promesse comme étant l'équivalent de leur souveraineté.
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21 août 2006, 4:49
Des prévisions qui sont dans le prolongement des tendances déjà inscrites depuis logtemps
Elles ne réinventent certainement pas le domaine des prévisions ces perspectives qui dégagent des bonnes perspectives d'emplois pour les travailleurs qualifiés du domaine des sciences naturelles et appliquées. Cela fait bien longtemps déjà que les perspectives d'emploi sont bonnes dans ce secteur, avec des variations cycliques assez importantes cependant pour les ingénieurs civils plus sujets aux variations des investissements dans le domaine de la construction ou pour ceux de domaines plus spéculatifs comme le sont les géologues. Il va sans dire que ces bonnes perspectives ne concernent sauf exception que les praticiens de ces domaines que sont les spécialistes du domaine des sciences appliquées. Il y a au contraire des surplus systématiques dans le domaine des sciences pures, notamment pour les biologistes ou encore, sous peine de représailles pour ceux qui le disaient à ceux que cela concernait, pour les physiciens qui sont le fer de lance de l'industrie de l'armement. Cette prédiction ne casse rien non plus en disant que les professions du domaine de la santé offrent de bonnes perspectives d'avenir. Quelle lapalissade ! Pire encore, cette prédiction passe sous silence le fait que ces professions, du moins celles qui sont reliées au secteur hospitalier, en manque chronique depuis des lustres déjà, les faibles taux de chômage recensés par enquête n'étant causés que par du chômage frictionnel soit celui de ceux qui changent volontairement d'emploi en attendant de trouver mieux. Ce fait est connu depuis longtemps déjà des instances chargées de la formation de cette main-d'ouvre lesquelles ont fait semblant d'ignorer les faits pour ne pas avoir à débourser davantage en matière de frais de santé imputés à la présence d'une main-d'ouvre plus nombreuse dans le secteur, essentiellement infirmiers et médecins. On dirait que l'histoire se répète.
21 août 2006, 12:54
La récupération dans les deux sens du terme
S'arrêter aux cotés superficiels de ce témoignage revient à oublier ce qui fait que de telles situations existent pour des élèves pourtant doués. Tous les décrocheurs ne sont pas de talentueux élèves qui ne peuvent tout simplement pas souffrir les modèles de comportements et les idéologies que l'école colporte, dans ses programmes comme dans ses règles de fonctionnement. Il y en a qui ne peuvent pas les supporter et qui de plus ne sont pas vraiment doués pour poursuivre des études, mais il y en a suffisamment qui le sont pour que l'on s'interroge sur leurs cas. Les matières qui sont enseignées au secondaire ne sont pas toutes perméables aux idéologies, mais il y en a qui le sont suffisamment pour écarter d'elles des élèves qui en refusent les modèles sous-jacents. Le français par exemple est au nombre de ces matières poreuses et les autres matières qui le sont peu ou pas sont quand même enrobées d'exemples d'application ou de rituels qui les rangent elles aussi dans l'éventail des codes de comportements qui sont si proches des classes petites bourgeoises et bourgeoises dans la société. Cela suffit pour rebuter des élèves d'une toute autre extraction sociale que celle-là. Ceux qui ont aussi un esprit critique aiguisé et peu importe leur origine sociale, se méfient de ceux qui voudraient les voir se ranger derrière des modèles tout faits pour l'éternité comme s'ils étaient des moutons de Panurge. À la limite, tout se passe comme si la culture dominante à l'école faisait tout en son possible pour écarter des cursus longs toute une fraction de la société, quitte à la récupérer par après dans des formations courtes et sur mesure, de quoi lui procurer un réservoir de main-d'ouvre à bon marché et peu outillée pour la contester. Cela peut donc donner lieu parfois à de la récupération, dans les deux sens du terme.
21 août 2006, 10:17
C'est le bon mode de présentation
Je retiens de cette approche pour faire l'histoire littéraire qu'elle ne s'est pas contentée de demeurer factuelle en ne retenant que les auteurs comme mode de présentation. Déjà, cela nous permet d'aller au-delà des simples énumérations de noms comme si la littérature s'arrêtait aux patronymes de ceux qui la font. Voilà donc le culte de la personnalité écarté. Puis, elle se permet d'aller plus en profondeur en faisant ressortir les thèmes qui relient entre eux des écrivains, même s'ils devaient s'écarter de beaucoup de par leurs styles propres. Cette porte d'entrée dans leurs mondes respectifs nous donne donc une clef supplémentaire pour comprendre l'univers qui leur est propre malgré tout en tant que créateurs singuliers. Il ne manquerait à cette étude que la mise en relation des thèmes dégagés par les auteurs pour les mettre en relation avec d'autres thématiques issues de la société pour que ce portrait soit plus complet. Nous pourrions alors mieux comprendre comment des visions du monde ayant prise sur des sociétés bien concrètes trouvent des modes d'expression dans la littérature pour les magnifier en devenant comme leur poumon culturel.
20 août 2006, 10:46
À ce quai pour Osez, bien des navires étaient amarrés
Nous étions, nous spectateurs de cette chorégraphie inventée par Ginette Laurin pour la représentation de la cinquième édition de Osez, comme étant venus pour prendre un bateau en partance pour une destination inconnue, sauf de son capitaine. La musique que Jérôme Minière avait inventée pour accompagner ce spectacle y était certainement pour quelque chose puisque nous aurions pu croire par moments que ce serait autant par les airs que par la mer que nous quitterions ce quai, sa musique toute sidérale nous invitant aussi à contempler les couleurs pastel du soir finissant qui se dressaient dans le ciel pour monter un rideau de scène aux danseurs qui s'exécutaient sur le quai. Les couleurs vives dont se revêtaient parfois les danseurs pour compléter leurs costumes ne faisaient que renforcer cette impression que ces danses étaient là aussi pour dessiner des tableaux dans l'air presque frais de la toile des jours. Si ce spectacle improvisé et pour lequel très peu de temps avait été disponible pour le parfaire présentait des imperfections, nous ne lui en tenons pas rigueur. Le ciel d'accompagnement n'était pas parfait lui non plus, lui qui avait laissé rugir sa colère au cours de l'après midi pour disperser la foule des curieux venus contempler depuis ce quai les navires qui participaient à une régate.
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20 août 2006, 10:17
Des chants d'artistes qui ont le pied marin
Le Festival des chants de marin à Saint-Jean-Port-Joli a retenti samedi des chants de celui dont la corne de brume projette ses appels bien au-delà des rivages tranquilles de ceux qui naviguent à vue des côtes. Puissamment réinventée par sa musique orchestrée par le BéBert Orchestra, la tradition musicale folklorique prend un nouvel envol, par-devant et à la rencontre d'un avenir qu'Yves Lambert voudrait plus libre et plus souriant pour nous. Grâce à lui et à son ensemble, la Fête des chants de marins s'est faite encore plus intense, jusqu'à faire danser de joie des jeunes et des beaucoup moins jeunes attroupés autour de cette scène dressée sous le chapiteau ayant été monté pour l'occasion près de la marina de Saint-Jean-Port-Joli. Tout autour de ce site, des sculptures de bois laissées par des artistes de passage aux symposiums de sculpture ayant eu lieu à cet endroit et qui témoignent du passé comme de l'avenir des humains, nous tenaient compagnie dans le petit parc adjacent au chapiteau. Mais au cour du spectacle musical, le cour des spectateurs présents était vraiment à la fête, tout heureux qu'ils se sentaient de sentir couler en eux une sève que certains croient s'être tarie, celle d'une culture québécoise bien vivante et qui sait se réinventer pour durer. Décidément, Yves Lambert a fait ressemeler ses souliers et c'est à grands pas qu'il s'élance vers l'avenir.
18 août 2006, 10:24
Ce n'est qu'un début
Il est probablement plus tentant pour des jeunes et des moins jeunes de rêver d'un monde meilleur sans se soucier des contraintes de sa réalisation et des stratégies souvent tordues qu'il faut appliquer pour y arriver. Cette approche plus globale est le premier moment de la politique, celui de l'éveil de la conscience au fait que le Je pour pouvoir s'épanouir davantage a besoin de l'aide d'autres Je et que la stratégie de base pour y arriver implique que des Je se fondent en un Nous plus ou moins vaste, plus ou moins englobant. C'est l'approche que défend l'Institut du Nouveau Monde. Celle-ci ne lui est pourtant pas exclusive puisque le premier moment de toute association qui se respecte, qu'elle ouvre sur la scène politique ou sur le plan social, est justement une remise en question du statu quo en vue de proposer des changements qui vont selon elles dans le sens de l'avènement d'un monde meilleur. Le problème qui guette les uns comme les autres, qu'ils se limitent à ne voir que le premier moment de la politique ou qu'ils se situent pleinement à l'intérieur des cadres qu'ils ont choisis pour arriver aux changements proposés, est celui que ces rêves de changements comportent toujours leur part d'idéologie, plus ou moins tacite selon que leurs promoteurs se font plus ou moins tactiques dans leurs propositions. Pouvoir être capables de déceler ces composantes latentes des rêves des changements que sont les idéologies sous-jacentes est le second moment de la politique, celui qui demande lucidité et maturité et dont la maîtrise peut demander l'engagement de toute une vie. Il y a aussi le troisième moment idéal de la politique qui implique à la fois maturité et engagement sur le terrain. C'est celui auquel bien peu d'individus peuvent espérer parvenir.
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15 août 2006, 7:43
Changer la blancheur des déserts blancs de l'hiver pour le doré des dunes des déserts de l'été
Il semble bien que l'héroïne de ce roman ait décidé d'aller jusqu'aux confins du désert émotif qui est le sien. Les dunes du désert en Tunisie n'étant pas sans nous rappeler d'autres dunes, celles qui s'accumulent devant nos portes une fois l'hiver venu, le périple émotif de l'héroïne de ce roman n'est pas fortuit. Cette destination est tout à fait probable pour quelqu'un qui cherche à renouer le fil de sa vie autour d'une vision devenue plus cohérente. L'endroit choisi par elle, ce désert à la fois si intime et si lointain, se prête merveilleusement à cette reconstruction d'elle-même. Elle aura aussi l'occasion de trouver bien des miroirs d'elle-même dans cette contrée où les gazous n'en finissent plus de gazouiller autour des belles étrangères. Ces horizons choisis par l'héroïne sont donc parfaitement navigables pour reprendre les termes qu'elle emploie à propos de cette région, puisque les mêmes étoiles surplombent à tour de rôle ses déserts blancs habitués à la morsure du froid et ce désert doré habitué à celle du soleil. Ce renversement de situation peut se lire comme un reflet de miroir, une image de la réalité renvoyant à l'autre image. Il ne faut pas rejeter trop vite du revers de la main une histoire dans laquelle pourraient se reconnaître bien des capitaines les soirs de tempêtes.
13 août 2006, 10:18
Une autre Île
Ce quartier a bien besoin de fêter. Oublié qu'il était depuis longtemps, rejeté dans l'ombre des grands développements urbains qui lui passaient par-dessus la tête, coupé en tronçons pour les besoins de la circulation urbaine entre banlieues et Centre-ville, délaissé par les projets de constructions résidentielles à coût modique, il était devenu celui vers lequel plus personne ne voulait aller, ne serait-ce que du bout des marches d'un escalier qui l'aurait recollé bien symboliquement au tissu urbain des alentours. Il est quand même incroyable que l'on y trouve encore des motifs pour fêter et que son âme ne soit pas complètement éteinte à force de tant de rejets. Il est vrai que les fêtards qui le fréquentent maintenant n'y ont pas tous leurs résidences, loin de là. N'empêche que le climat est à la fête quand nous nous promenons dans ses rues qui ont fait jadis la beauté et l'honneur de ce quartier, les rues Saint-Joseph et le boulevard Langelier en particulier qui nous rappellent avec leurs façades fastueuses qu'elle furent autrefois des endroits de grandes retrouvailles ou de demeures prestigieuses. Heureusement qu'il n'y a pas que des fêtards venus d'ailleurs dans cette fête. Des organismes populaires sont là pour nous rappeler que le quartier a toujours besoin d'être dynamisé, non pas seulement à partir des vitrines des boutiques ou des magasins, mais en faisant en sorte que sa population ait accès à de meilleures conditions de vie, là où se trouvent les vraies ressources des fêtes à venir.
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11 août 2006, 4:24
Ces vieux livres dont se réclame le patriarcat
Ces vieux livres poussiéreux écrits à des époques où le patriarcat était à la base des sociétés ne peuvent évidemment plus servir de références crédibles de nos jours. C'est ce que nous montre sans effort ce livre de Monique de Gramont où l'humour en fait prendre pour son rhume à cet Adam des traditionalistes. Depuis ces temps de ténèbres que nous relatent ces vieux livres poussiéreux, qui continuent pourtant à hanter tant d'esprits qui se disent modernes et éclairés, nous avons appris à connaître les parcours de la reproduction sexuée, qui en dépassant le stade de la parthénogenèse, a permis aux espèces supérieures de voir le jour et à la nôtre d'inventer ce que nous nommons l'amour. Dans ce parcours, il n'y a pas de place pour les mythes qui font de la femme un avatar de l'homme. Au contraire, nous nous sommes dépassés comme espèce en nous opposant en tant que genres distincts puis en nous réunissant pour créer l'autre et ses différences. Ainsi va la vie, ainsi va l'espèce, pour le meilleur et pour le pire.
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