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Le vrai problème avec le pétrole est qu'avec le temps et le fait que son prix soit côté en bourse, avec toutes les spéculations que cela suppose, il est devenu comme une réserve financière sur laquelle se sont bâties des fortunes analogues à celles qui donnèrent naissance aux grandes banques de la période économique d'avant. Nous avons bien raison d'appeler le pétrole de l'or noir puisqu'il joue exactement le même rôle financier et économique que celui qu'à joué jadis l'or dans la régulation des économies. Son rôle est donc un rôle occulte, sans fondements véritables quant aux régulations réelles qu'il fait par rapport aux économies des nations. Celles-ci tentent donc de s'approprier des parts de marché sur l'or noir en espérant y tirer des avantages sur les nations concurrentes. Dans ce jeu de dupes, les magnats du pétrole sont les Shylocks de notre époque, exigeant de prélever leur profit à même la chair des nations meurtries par ce commerce au noir qui ne montre jamais son vrai visage bien caché derrière les achats et les ventes des traders boursiers qui le font pour les intérêts de leurs clients qui en achètent ou en vendent comme d'autres achètent des tableaux sur le marché du grand art au mépris des souffrances de ceux qui ont produit ces chefs-d'ouvre. Telle est cette absurdité du marché du pétrole qui entraîne dans son sillon les morts et les souffrances de peuples qui n'y sont pour rien et de soldats qui n'y ont aucun intérêt non plus. Le jour où les combustibles de remplacement feront leur entrée officielle sur les marchés et les bourses, la bourse du pétrole s'effondrera et les réserves d'or noir ne voudront pas dire davantage que les réserves d'or pour les banques, c'est-à-dire, à peu près rien.
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