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À trop vouloir opposer la dimension économique à la dimension environnementale ou vice versa, on en arrive à ne pas pouvoir mettre le développement durable sur pied. Ce fut et c'est encore le grand tort de ceux des environnementalistes qui voient dans l'idéal d'une pureté relative comme l'absolu de l'avenir de l'homme sur cette planète. Isoler de la sorte la dimension environnementale revient à considérer comme négligeable les questions de nutrition pour les populations du globe, où qu'elles se trouvent. Or il ne peut y avoir des solutions à la faim dans le monde en ne considérant que les aspects à court terme de l'alimentation et pour des citoyens relativement aisés de surcroît. Les puristes d'un autre âge qui voient dans toute agriculture qui ne serait pas biologique selon les critères étroits où ils l'enferment la seule issue possible font fausse route. Il faudra que la dimension biologique et environnementale s'insère dans les patterns de développement économique ou bien elle se condamnera à n'être qu'une activité marginale. Par contre, en montrant les dangers réels que courent les habitants de cette terre s'ils continuent d'ignorer ce que leur réserve le type de développement exclusivement économique qui est présentement le nôtre et en inscrivant leurs préoccupations dans des programmes politiques au sens large, soit des programmes qui ne parleraient pas que des seuls problèmes environnementaux, les environnementalistes feront bien autre chose que du jovialisme ou conscientiser ponctuellement. Le jour de la terre, c'est trois cents soixante-cinq jours par année qu'il doit être célébré.
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