|
Paradoxalement, tous les points cardinaux des références politiques sur la carte des options comprennent des tendances qui, peu importe où elles se trouvent sur cette échelle de par leur position absolue, à droite ou bien à gauche d'un centre imaginaire, se situent en fait à la droite extrême de ces mêmes tendances, ce qui est leur position relative. C'est ainsi qu'une position politique de gauche comme l'est celle de la vision écologiste comporte en son sein des factions divergentes qui elles se positionnent à la droite extrême de cette même position, ce qui en fait une position politique que nous pouvons qualifier d'écolo-fasciste. Ce qui sert de révélateur à cette position relativement fascisante est la vision consistant à faire des objectifs des impératifs absolus qui ne regardent aucunement les moyens pour les atteindre. Ce sont des individus porteurs de ces visions absolutistes que décrit ce roman puisque pour eux l'assassinat peut faire partie des moyens utilisés pour arriver à leurs fins. Ce positionnement est encore pire que celui de la politique du pire qui elle peut être absoute de ces dérives, sauf si des événements malheureux issus de cette imprévoyance adviennent par la suite. Causer des catastrophes naturelles pour montrer que la terre est en danger fait partie du spectre de la politique du pire. Ce roman en est un de politique fiction, mais comment ne pas frémir en pensant qu'il y a des moments où cette politique se rapproche de la réalité politique, quand ce n'est pas la réalité politique elle-même qui dépasse cette fiction. Il se pourrait bien que l'état d'urgence soit l'état dont il faille prendre conscience pour ne pas se laisser entraîner au gré des événements par des apprentis sorciers.
|