Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Marc Audet
28 juillet 2003, 11:25

Quand les idéologies dominantes vacillent

La réaction de M. Minc n'est pas sans rappeler celle des clercs du Moyen-âge quand l'idéologie, la vision du monde féodal était la seule qui prévalait, que ses défenseurs ne pouvaient même pas imaginer qu'il puisse y en avoir d'autres que celle-là et que toute activité intellectuelle ne pouvait être qu'un commentaire des idées et des valeurs reçues. Ou alors, accordons lui plus de modernité, peût-être M. Minc est-il plus près des hommes et des femmes actuelles et qu'il se rapproche plutôt des prosateurs du XVll sciècle qui devaient quand même compter avec l'opposition de la bourgeoisie, mais qui l'attaquaient avec comme reconnaissance, la seule dérision. Mais voilà, depuis cette époque, il y a cette chose merveilleuse qu'est la diffusion des écrits qui a vu le jour et les gens de toutes extractions sociales ont appris à lire. N'en déplaise à M. Minc, ce qui plaît aux uns ne va pas forcément plaire aux autres. Il n'y a plus qu'un seul public pour qui seules comptent les idées reçues, car le public s'est fragmenté. Et même, pire encore pour les tenants de l'orthodoxie monolithique, il y a maintenant un public virtuel, soit celui que le prosateur vise en faisant appel à sa propre liberté et à celle de son lecteur qui, par définition, contiennent en germe la contestation de l'ordre établi du seul fait qu'ils ne l'établissent pas au départ comme un dogme à respecter. Voilà donc que toutes les conditions sont réunies pour que se manifeste la mauvaise conscience et les réactions de M. Minc en sont bien la preuve.
Commentaires des membres
Commentaires des membres
Écrire un commentaire
Pour écrire un commentaire et avoir accès aux fonctions interactives de Voir.ca, vous devez être membre et vous identifier en ouvrant une session.
Déjà membre ?
ouvrir session
Pas encore membre ?
devenez membre