Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Marc Audet
28 juillet 2003, 6:58

Quand le marché devient une nouvelle mythologie av

Mme Herold et tous les autres qui comme elle redécouvrent le marché comme l'avait un jour rêvé Adam Smith témoignent d'une bien piètre connaissance des sociétés modernes et de leurs mécanismes de fonctionnement. Tout se passe comme s'ils en étaient demeurés au19e sciècle alors qu'il a fallu inventer de nouveaux mécanismes pour permettre à l'économie de s'engager dans la spirale ascendante de développement. Car il fallait bien se doter des mécanismes de production des compétences pour prendre en charge le développement des techniques de production et leur application aux procédés de fabrication. Or les mises de fonds nécessaires pour assurer un tel dévelopement des compétences excédaient largement les capacités d'un entrepreneur et même d'un groupe de ceux-ci. Il fallut donc se résigner à en transmettre la charge à l'ensemble de la société qui par l'intermédiaire des impôts et de la dette publique pouvait seule en assumer les coûts. Idem pour les soins de santé, car il fallait bien pouvoir compter sur une main-d'oeuvre jouissant d'un minimum d'espérance de vie en santé pour former un réservoir suffisant de main-d'oeuvre pour les développement de la production. Idem quand on décida de permettre à tous un minimum vital si on voulait que la consommation qui devenait le moteur de l'économie ne tombât pas en panne compte tenu du fait que ce minimum serait à coup sûr dépensé et que la consommation ostentatoire ne pourrait à elle seule compenser le manque à gagner qui aurait résulté de la non-application de ces mesures. Idem quand on envisaga de faire profiter les moins nantis des autres pays d'une aide qu'ils seraient bien obligés eux-aussi de dépenser chez ceux des nôtres leur offrant leurs produits. Soit, pour mettre en oeuvre toutes ces mesures, il fallait bien augmenter les impôts, la dette publique et les services assurés par un nombre de plus en plus grand de fonctionnaires. Or, c'est tout ce développement que les nostalgiques du 19e sciècle oublient.
Commentaires des membres
Commentaires des membres
Écrire un commentaire
Pour écrire un commentaire et avoir accès aux fonctions interactives de Voir.ca, vous devez être membre et vous identifier en ouvrant une session.
Déjà membre ?
ouvrir session
Pas encore membre ?
devenez membre