Un mot : pénible.
Le débat des chefs en français diffusé hier soir à la télé était -- pénible --.
Un question : pourquoi?
Je n'ai pas toutes les réponses. Tout ce que je peux dire c'est que j'ai trouvé Harper, Layton et May pénibles à suivre. Et tout cet effort mental pour quoi? Pour pas grand chose en définitive, je vais vous dire. Pénible, je vous dis. Duceppe ne trouvait tout simplement pas d'écho à ses phrases et ses attaques biens tournées et Dion, s'il était le seul à avoir un semblant de réel contenu, a passé la moitié de la soirée à trembler comme une feuille d'érable, tel un puceau devant son premier baiser. Et que dire de Harper, il était carremment méprisant avec ses interlocuteurs. C'est juste s'il ne leur riait pas au nez en les écoutant.
De voir ainsi les verts, le NPD, le Bloc et les Libéraux (autant fédéraux que provinciaux) tirer à l'unisson à boulets rouges sur les politiques économiques et environnementales de Harper, ça m'allume une petite lumière qui me dit que Harper représente peut-être effectivement un RÉEL DANGER pour le Canada.
Il m'est très difficile d'imaginer que dans ces conditions les Conservateurs puissent trouver un électorat au Québec, surtout au Québec! ...où l'on essaie de se tirer la tête hors de l'eau, autant économiquement que culturellement et où l'on essaie tant bien que mal de faire reconnaître nos efforts en matière d'environnement. Alors, si malgré tout les Conservateurs réussissent à trouver un électorat au Québec, je me dis pour me consoler que ça ne peut être qu'auprès de gens qui ne sont malheureusement pas assez politisés pour réaliser les enjeux cruciaux de cette élection. Mais ça m'attriste tout de même, enfin non, ça me scandalise!
Une solution : Vote stratégique.