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Fantasia 2008 : une touche de crème...
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WIDE AWAKE
(Corée, Lee Kyoo-man)
Sujet encore peu exploité au cinéma (les critiques étant si mauvaises, je ne me suis pas donné la peine de me taper Awake avec Hayden Christensen...), l'éveil anesthésique marquerait à jamais les patients qui en ont été victimes. Imaginez-vous sur la table d'opération incapable de bouger ni de crier alors que vous sentez le moindre coup de scalpel dans chaque fibre de votre corps. Dans Wide Awake, un homme ayant subi cela durant son enfance s'est juré de se venger du corps médical. En résulte un thriller assez haletant qui ne donne pas du tout envie de passer sous le bistouri. Le 8 juillet, 17 h 30, Théâtre Hall.
LA CRÈME
(France, Reynald Bertrand)
Un homme reçoit en cadeau une crème pour le visage qui donne l'impression aux gens qui le regardent qu'il est une célébrité. Sans recourir à des effets spéciaux, Bertrand raconte une histoire à la fois amusante et cruelle où il se moque gentiment du désir de célébrité et de la fascination pour les people. Le 8 juillet, 19 h 15, J.A. de Sève.
P.-S. : Ne pouvant quitter le bureau pour aller voir Triangle de Ringo Lam, Johnnie To et Tsui Hark à 17 h 15 à J.A. de Sève (en reprise le 16 juillet à 21 h 45 à J.A. de Sève; le 19 juillet à 18 h 30 à Cinémathèque québécoise), je vais me rabattre sur Mad Detective de Johnnie To et Wai Ka-fai à 20 h au Théâtre Hall (en reprise demain à 18 h 30 à la Cinémathèque québécoise).
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Fantasia 2008 : peau de vache !
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THE SUBSTITUTE / VIKAREN
(Danemark, Ole Bornedal) Elle est blonde, elle est belle, mais qu'est-ce qu'elle est méchante! Qui ça? La nouvelle enseignante (Paprika Steen, irrésistible). Pis encore, les élèves sont persuadés qu'elle est une extra-terrestre. Leurs parents dormant au gaz, ils devront donc unir leurs forces pour bouter l'intruse hors de la planète. Un amusant film de science-fiction truffé de répliques assassines et d'effets spéciaux rigolos qui plaira sans doute aux spectateurs de 8 à 10 ans. Euh... y a-t-il de si jeunes cinéphiles à Fantasia? Le 7 juillet, à 19 h 15, au J.A. de Sève.
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Fantasia 2008: Vampires suédois
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LET THE RIGHT ONE IN / Låt Den Rätte Komma In
(Suède, Tomas Alfredson)
Un garçon victime de bullying
se lie d'amitié avec une jeune vampire. Plutôt que de miser sur
l'horreur sanguinolente et les effets-chocs, le réalisateur se penche
sur le drame intérieur de deux ados en marge de la société. En résulte
un film à la fois sobre, sensible, prenant et original qui mêle bien
les codes du film de vampires et le drame de moeurs. 6 juillet, 19 h 30, Théâtre Hall; 8 juillet, 21 h 30, J.A. de Sève.
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Fantasia 2008: Viva España!
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TIMECRIMES / LOS CRONOCRIMENES (Espagne, Nacho
Vigalondo)
Dans un terrain
boisé sis près de sa nouvelle maison, un homme marié se fait attaquer par un
mystérieux individu alors qu'il tentait de s'approcher d'une jeune femme aux seins
nus aperçue quelques instants auparavant avec ses longues vues. Il trouve
refuge dans un laboratoire où un scientifique le force à se cacher dans une
machine à voyager dans le temps. Le hic, c'est qu'en voulant retourner chez
lui, l'homme s'aperçoit que son double du passé est déjà à la maison. Premier long métrage de Nacho Vigalondo, qui
tient aussi le rôle du scientifique, Timecrimes repose sur un scénario d'une
redoutable efficacité dont les revirements laisse le spectateur scotché
jusqu'au générique. Le remake américain est prévu pour 2009. 5 juillet, 19 h,
J.A. de Sève; 7 juillet, 17 h 30, J.A. de Sève.
BEFORE THE FALL
/ 3 DIAS
(Espagne, F.
Javier Gutiérrez)
Un météorite frappera la Terre dans trois jours, entraînant
ainsi la fin de l'humanité. À Laguna, le monde perd la tête et la violence
règne. Les gardiens de prison ayant pris la fuite, de dangereux criminels se
promènent maintenant en liberté, dont l'un qui a juré de se venger de l'homme
responsable de son arrestation. Inquiets, la mère et le frère de ce dernier se
rendent chez lui afin d'y protéger ses enfants qui ne savent rien de la
catastrophe imminente. S'ensuit une angoissante attente. D'une atmosphère
oppressante, Before the Fall se révèle un récit si captivant de vengeance et de
traumatismes d'enfance qu'il fait oublier que la fin du monde est proche pour
les personnages.
(Désolée pourle manque de visuel, mais mon ordinosaure éprouve de sérieux problèmes de mémoire virtuelle.)
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Fantasia 2008 : vivez l'expérience [Rec]
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Suggestion pour ce vendredi :

[REC] (Espagne, Jaume Balagueró et Paco Plaza) Alors qu'ils tournent un reportage, une journaliste et un caméraman suivent des pompiers qui ont reçu l'appel d'une vieille dame en détresse. Tourné dans le style cinéma-vérité, ce film de zombies à glacer le sang a déjà fait l'objet d'un remake américain, Quarantine, de John Erick Dowdle, devant sortir à l'automne. À côté de [REC], The Blair Witch Project a l'air d'une bucolique histoire de camping. Le 4 juillet, à 21 h 30, au Théâtre Hall; le 6 juillet, à 15 h, au Théâtre Hall.
J'ai vu [Rec] sur DVD confortablement installée dans mon salon et j'avoue que j'ai sursauté à plusieurs reprises... Mitch Davis et Simon Laperrière, deux programmateurs de Fantasia, m'ont raconté qu'au Festival de Sitges, où il a été projeté, des gens perdaient connaissance tellement c'était effrayant. Mmm... ça me donne vraiment le goût d'aller le voir en salle. Y serez-vous?
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Fantasia 2008 : Michèle Richard sur le tapis rouge
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C'est le jeudi 3 juillet, à 18 h, au Théâtre Hall Concordia (1455, de Maisonneuve Ouest), que l'équipe de Truffe, film d'ouverture de la 12e édition de Fantasia, foulera le tapis rouge. Venez y saluer le réalisateur Kim Nguyen, Céline Bonnier, Pierre Lebeau, Jean-Nicolas Verreault, Jean Lapointe, Paul Ahmarani, Luc Proulx, André Turpin, Louise Archambault et Michèle Richard. Truffe prendra l'affiche le 22 août.
La projection sera suivie à 21 h 45 par Sukiyaki Western Django, western spaghetti de Takashi Miike mettant en vedette Quentin Tarantino. Je vous reviens demain avec des suggestions de films pour la semaine à venir. Pour tout savoir, rendez-vous sur le site du festival.
P.-S. : Et Daniel dans tout ça ?
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Tremblant 2008 : Bref bilan
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Bérangère Allaux et Lubna Azabal dans 24 Mesures de Jalil Lespert.
Voilà depuis dimanche après-midi, soit depuis mon retour de Tremblant, que je repousse le moment d'écrire mon bilan de la troisième édition du Festival de Film de Tremblant. Que dire de cette édition? Bof... À l'instar de la pluie qui n'a presque pas cessé de tomber (à force de me promener avec mon parapluie dans ce village coloré aux airs de décor de carton-pâte, j'ai bien crû que j'allais me transformer en Mary Poppins), les films de cette édition n'avaient pas grand-chose pour faire accourir les cinéphiles. Par moments, on se serait crû dans un festival de téléfilms...
Ainsi, le Jury Coup de Cœur a remis son prix au film How About You d'Anthony Byrne, une gentille comédie dramatique où une jeune femme (Haley Atwell, actrice douée que vous auriez pu voir dans Cassandra's Dream de Woody Allen n'eut été des déboires de Christal Films) transforme le morne quotidien des résidents peu commodes d'une maison de pension pour gens âgés. Si ce n'était de la présence de la grande Vanessa Redgrave et de l'excellente Imelda Staunton, le film serait en tout point facilement oubliable tant il dégouline de bons sentiments et que la réalisation ne s'élève guère au-dessus de celle d'un (bon) téléfilm.
Du côté de la Compétition officielle, le jury, présidé par Gérard Krawczyk et formé d'Anne-Marie Cadieux, de Lyne Charlebois, d'Emmanuelle Chriqui, de Sofia Sondervan, de Laurent Lucas et de Mark Lindsay, a attribué le Prix du meilleur acteur à François Cluzet pour son interprétation de truand pas tout à fait repenti dans Les Liens du sang de Jacques Maillot. C'est vrai que Cluzet, affublé d'une horrible moumoute noir de jais, était l'un des trop rares éléments positifs de ce banal polar.
Le Prix de la meilleure actrice a été remis à Lubna Azabal pour son interprétation sentie de junkie à la recherche de son fils dans 24 Mesures de Jalil Lespert, film inabouti mais sincère où Éros flirte dangereusement avec Thanatos, tandis que le Prix du meilleur scénario a échu à Michele Pellegrini et Gianni Zanasi pour No Pensarci de Gianni Zanasi ex aequo avec Fabiana Werneck-Barcinski et Philippe Barcinski pour le film Nao por Acaso de Philippe Barcinsky, deux films que j'ai malheureusement ratés au profit d'autres films m'ayant peu marquée - je tenterai d'avoir plus de pif l'an prochain...
Enfin le prix du meilleur réalisateur a été remis à Jacques Maillot pour Les liens du sang (permettez-moi de ne pas enfoncer le clou) et celui du meilleur film à 24 Mesures de Jalil Lespert, lequel est l'un des rares, sinon le seul film de cinéma présenté cette année à Tremblant. Ce film devrait prendre d'assaut nos écrans au cours des prochains mois. J'en profiterai alors pour vous livrer les propos de la charmante et sympa Bérangère Allaux qui y campe une jeune provinciale androgyne.
P.-S. : À tous ceux (et celles) qui sont déçu(e)s d'avoir manqué la censée scène torride de Manuele D'Amore 2, sachez qu'à l'instar des actrices de Young People Fucking, la bellissima Monica Bellucci garde le haut...
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Tremblant 2008 : Coups de cœur et coups de poing
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« Lorsqu'on me demande qu'elle est la ligne éditoriale du Festival de Film de Tremblant, expliquait avant la projection de 24 mesures la directrice de la programmation Daniaile Jarry, je réponds que nous choisissons des coups de cœur et des coups de poing. Le film de ce soir est un coup de poing. »
Incarnant Marie, jeune provinciale en conflit avec sa mère (Marisa Berenson), dans ce premier long métrage de l'acteur Jalil Lespert, Bérangère Allaux a par la suite présenté le film ainsi : « Je ne sais pas si c'est un coup de poing, mais c'est un film pur et dur que nous avons tourné de nuit en peu de temps. »
Campé durant la nuit de Noël, 24 mesures met en scène quatre écorchés vifs, une jeune mère prostituée et ex-toxicomane qui cherche à reprendre son fils (Lubna Azabal), un chauffeur de taxi dont le père se meurt à l'hôpital (Benoît Magimel), une jeune femme qui se cherche (Allaux) et un batteur de jazz (Sami Bouajila) qui veut donner une leçon à un jazzman (Archie Shepp).
Désespéré et douloureux, 24 mesures démontre que Lespert est un réalisateur plein de promesses dans sa première partie alors que les personnages se rencontrent au gré de tristes hasards. Le tout se gâte à mi-chemin comme si Lespert et le coscénariste Yann Appery ne savaient plus que faire de leurs personnages, se contentant de les suivre dans de très beaux plans de nuit sur fond de musique de jazz. En résulte un film inabouti qui agacera plus qu'il ne touchera. En reprise le samedi à 16 h, au Centre des congrès.
Aussi vu Rabbit Without Ears de Til Schweiger, comédie romantique légère, sexy et un peu longuette où un journaliste à potins (Schweiger) est condamné à faire des travaux communautaires dans une garderie où travaille une jeune femme coincée qu'il se plaisait à humilier dans sa jeunesse (Nora Tschirner). C'est télégraphié et convenu, mais certaines répliques et situations font franchement rire. En reprise aujourd'hui à 13 h 30 au Centre des Congrès.
Dans un autre registre, Les Liens du sang de Jacques Maillot met en scène Guillaume Canet et François Cluzet dans les rôles de deux frères, l'un flic, l'autre truand. Heureusement que Cluzet est inspiré dans ce polar lourd et convenu où les conflits familiaux pas plus que les magouilles des malfrats ne captivent ni émeuvent. En reprise aujourd'hui à 16 h, au Centre des Congrès.
Suggestions du jour : l'atelier du cinéaste d'animation Patrick Bouchard (Dehors novembre) à 14 h au Centre des Congrès et Transit de Christian de la Cortina à 21 h 30 au Cinéma Pine.
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Tremblant 2008 : Les choix du président Krawczyk
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Cr. Photo : Étienne Georges
Quelques mois après être venu promouvoir L'Auberge rouge, le réalisateur Gérard Krawczyk est de retour au Québec afin d'endosser le rôle de président du jury du Festival de Film de Tremblant : « Nous ne jugerons pas les films, a-t-il expliqué au public hier soir. Comme les gens, les films sont uniques, pas un n'est meilleur que les autres. Nous distinguerons les films qui nous auront touchés. »
Les prix du jury seront remis dimanche avant la projection du film de Jean-Paul Salomé, Les Femmes de l'ombre, à 19 h, au Centre des Congrès.
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Tremblant 2008 : Tout plein de premières!
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C'est hier soir, devant un public chaleureux, que Jean-Paul Rouve a présenté Sans haine, ni arme, ni violence, d'après la vie du cambrioleur Albert Spaggiari. « C'est la première fois que je réalise un film, c'est la première fois que je viens au Québec et c'est la première fois que je le présente à un public hors de France... C'est tout plein de premières!, a dit l'acteur-réalisateur-scénariste. Ça dure 4 h 20, alors pendant ce temps-là, je vais aller manger, fumer, vivre, quoi! Bon film! »
N'ayez crainte, le film, qui repasse samedi à 21 h 30 au Centre des Congrès (précédé du délirant et délicieux Isabelle au bois dormant de Claude Cloutier), ne dure que 88 minutes. Rouve y campe avec panache l'extravagant Spaggiari - « il était pire que ça! » a-t-il révélé - au côté d'un solide Gilles Lellouche dans le rôle d'un journaliste de Paris-Match qui se rend en Amérique du Sud pour interviewer l'auteur du célèbre casse de Nice. « Le film a été tourné au Portugal sinon on aurait fait exploser le budget, a poursuivi Rouve. Nous avons tenté de créer un pays imaginaire puisque Spaggiari s'est exilé dans plusieurs pays d'Amérique du Sud. »
« Tout est vrai dans le film, sauf le personnage de Lellouche qui a été inventé, a expliqué Rouve. Nous avons rencontré son avocat et des journalistes pour savoir comment il était. Nous avons aussi tenté de joindre sa femme (incarnée par Alice Taglioni), mais celle-ci a coupé tout lien depuis la mort de Spaggiari en 1989. »
Rouve a raconté que lorsque ce dernier est mort en Italie, sa femme l'a reconduit jusque chez ses parents sur la Côte d'Azur avant de disparaître de la circulation : « Elle n'a jamais donné d'entrevues ni écrit de livre du genre Spaggiari, mon amour ou une connerie du genre et je trouve ça très beau. »
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Tremblant 2008 : Ça commence ce soir !
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C'est à 20 h, au Centre des Congrès, que sera présenté le film d'ouverture de la troisième édition du Festival du Film de Tremblant, Sans arme, ni haine, ni violence de et avec Jean-Paul Rouve. L'acteur-réalisateur, qu'on a pu voir dans Monsieur Batignole de Gérard Jugnot, RRRrrr !!! d'Alain Chabat et La Vie en rose d'Olivier Dahan, y tient le rôle d'Albert Spaggiari qui disparut de la circulation en 1977 quelques mois après avoir commis le célèbre casse de Nice. Ça vous dit quelque chose ? Moi non, mais ça pique ma curiosité... Je vous en reparle demain. Pour en savoir plus sur la programmation de Tremblant, cliquez ici.
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Il y a 40 ans, Bob Kennedy...
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En septembre 2006, j'ai eu le plaisir de m'entretenir avec l'excellent acteur William H. Macey venu au Festival de Toronto Toronto promouvoir Bobby d'Emilio Estevez. Voici ce qu'il m'avait confié à propos de ce fatal 5 juin 1968:
"J'avais 18 ans quand Bob Kennedy a été assassiné, se rappelle William H. Macy. Je crois que plusieurs d'entre nous ont perdu espoir ce jour-là. Au moment où quelque chose de bien allait enfin arriver, on l'a descendu. Shit happens! Les Kennedy étaient et demeurent notre famille royale. L'assassinat des deux frères a ébranlé nos esprits, faisant paraître tout sans espoir. J'ai convié des amis à une projection de Bobby à L.A. À la fin du film, ils sanglotaient, même ceux qui n'avaient jamais montré d'émotions! Ce film nous rappelle l'époque où nous étions pleins d'espoir, où nous croyions en l'avenir. Nous avons perdu tout ça... Et nous avons eu Nixon... puis nous avons cru que tous les politiciens étaient des voleurs, des hommes d'affaires. Je ne crois pas que cela soit vrai; le film nous permettra peut-être de croire que tout est encore possible. Si un Bobby Kennedy apparaissait aujourd'hui, nous retrouverions cette Amérique que je connais et que j'aime."
La suite de l'entrevue ici.
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Cannes 2008: Message de Denis Villeneuve
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Bon, je suis en vacances, mais comme Denis Villeneuve, lauréat du Grand Prix Canal + pour son fabuleux court métrage Next Floor à la Semaine de la critique, a eu la gentillesse de m'envoyer ce petit mot que je lui avais demandé à peine revenu à Montréal, j'ai décidé de sortir de ma grotte (hommage à Danny Lennon) et vous partager sa joie:
« Je suis heureux pour le court métrage en général. Le fait d'être le seul Québécois cette année à Cannes a beaucoup attiré l'attention sur cette forme cinématographique peu aimée des distributeurs. Je suis heureux aussi pour mon équipe, nous avons eu un accueil costaud sur la Croisette. C'est un prix donné à un film tourné dans une totale liberté de création. C'est bon signe pour tout le monde. »
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Cannes 2008: Palmarès
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 Ouf! Qu'est-ce que je me suis plantée dans mes prédictions cette année! M'en fous, j'aime les surprises. En primeur, voici le texte qui paraîtra dans nos pages ce jeudi...
Le 61e Festival de Cannes s'est terminé par le couronnement d'un film illustrant la France multiculturelle, Entre les murs de Laurent Cantet.
Dans son discours à la cérémonie de clôture, animée par le désinvolte Edouard Baer (« It's a bonne franquette soirée » a-t-il annoncé), le président du jury Sean Penn a fait allusion au film de clôture de Barry Levinson, What Just Happened. Dans cette comédie satirique, Robert de Niro incarne un producteur de films devant convaincre un réalisateur de modifier la scène finale d'un film mettant en vedette Penn afin d'ouvrir le Festival de Cannes. « « Que vient-il donc d'arriver? » demanderez-vous lorsque vous aurez appris le nom des gagnants », a lancé Penn. De très belles surprises, aurions-nous envie de lui répondre.
Favori dans la course au Prix Un certain regard, remis à Tulpan de Sergei Dvortsevoy, Hunger de Steve McQueen est reparti avec la Caméra d'or. Côté court, Megatron de Marian Crisan a remporté la Palme d'or et l'on ne pourrait passser sous silence le Grand Prix Canal + remis au fabuleux Next Floor de Denis Villeneuve à la Semaine de la critique.
Le Prix du scénario a été attribué à Luc et Jean-Pierre Dardenne, pour Le Silence de Lorna, où à travers un remarquable portrait de femme les frangins belges doublement palmés illustrent une histoire d'immigration sombre, complexe et prenante.
Si le nom de Martina Gusman, qui incarne une jeune femme enceinte accusée de meurtre dans Leonora de Pablo Trapero courait sur bien des lèvres, le Prix d'interprétation féminine a été remis à Sandra Corveloni, qui interprète avec crédibilité une femme enceinte élevant difficilement ses quatre fils dans Linha de passe de Walter Salles et Daniela Thomas.
Face à Mathieu Amalric (Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin), à Philip Seymour Hoffman, splendide dans la comédie dramatique douce-amère délicieusement absurde et insolite qu'est Synecdoche, New York de Charlie Kaufman, et à l'incroyable Toni Servillo en Giulio Andreotti dans Il Divo de Paolo Sorrentino, Benicio del Toro avait beaucoup de compétition. En pleine possession de son personnage dans Che, ambitieux diptyque relatant la vie d'Ernesto Guevara de Steven Soderbergh, l'acteur a vu ses annèes de recherches récompensées par ce Prix d'interprétation masculine hautement mérité.
Parlant de Il Divo de Sorrentino, c'est ce biopic politique explosif fort d'un montage musclé, de plans recherchés, d'une ambiance de film d'épouvante, d'une bande sonore farfelue et de répliques assassines qui a reçu le Prix du Jury.
Le Prix de la mise en scène échoit à Üç Maymun (Les Trois singes) de Nuri Bilge Ceylan dont le portrait d'une famille dysfonctionnelle hantée par la mort d'un fils bénéficie de la grande plasticité des plans aux cadrages soignés. Si les apparitions de spectres ont fait rire chez Philippe Garrel (La Frontière de l'aube, magnifiquement photographié, maladroitement raconté) et chez Wim Wenders (le poseur et esthétisant The Palermo Shooting), chez le réalisateur d'Uzak, elles émeuvent...
Le jury a remis le Prix spécial du 61e Festival de Cannes à celle qui incarne parfaitement une mère dénaturée dans Un conte de Noël, Catherine Deneuve, qui partage cet honneur avec Clint Eastwood, réalisateur de The Exchange.
En attribuant son Grand Prix à Gomorra, le jury a salué cette fascinante et réaliste (mais non sans quelques faiblesses) plongée dans la maffia de Matteo Garrone et le courage de l'auteur Robert Saviano, qui ne peut plus se déplacer sans ses gardes du corps depuis la publication de son livre.
Enfin, coiffant Waltz with Bashir d'Ari Folman et 21 ans après Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat, la Palme d'or a été remise à un film français: Entre les murs de Laurent Cantet. Inspiré du roman éponyme de l'enseignant François Bégaudeau, cette vivante et désarmante incursion dans une école secondaire met en vedette Bégaudeau lui-même en compagnie de jeunes acteurs non professionnels, tous d'un naturel sidérant. Réunie sur scène, la distribution multiethnique d'Entre les murs formait un émouvant et magnifique portrait de famille. Une belle façon de clore cette grande célébration du 7e art.
Sur ce, je vous reviens le 2 juin.
Bisous de la Croisette,
Votre blogueuse fatiguée mais comblée
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Cannes 2008: Mes prédictions
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En attendant le palmarès, je me suis amusée à faire le mien...
Palme d'Or : Waltz with Bashir d'Ari Folman
Grand Prix : Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin
Prix du Jury : Entre les murs de Laurent Cantet
Prix de la mise en scène : Il Divo de Paolo Sorrentino
Prix du scénario : Synechdoche, New York de Charlie Kaufman
Prix d'interprétation masculine et Prix d'interprétation fémine: La distribution d'Entre les murs de Laurent Cantet.
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