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Cinémaniaque
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April 2008 - Messages
30 avril 2008, 10:43
Viggo : Go habs! Go!

 

 

Ce n'est plus un secret pour personne, le séduisant Viggo Mortensen est un fan fini du Canadien, lorsqu'il va à Toronto, il a même le culot de porter son t-shirt du tricolore. Marc Antoine Godin de La Presse l'a interviewé à propos de sa passion pour notre sport national. Bonne lecture !


23 avril 2008, 5:27
Bagman! Bagman! Bagman!

Jarrett Mann de SPASM m'a fait parvenir ce message de Roadkill Superstar :

Bonjour à tous!

C'est ce samedi qu'aura lieu la SOIRÉE BAGMAN au Club Soda!  YAY!

C'est notre ultime chance de trouver du financement pour le long métrage LE BAGMAN.

Depuis 2004 et encore maintenant, notre court métrage «Bagman Profession : Meutrier», a connu, à notre grande surprise, un succès incontrôlable tant dans notre province qu'ailleurs dans le monde. Ceci nous a plus que prouvé qu'il y a bel et bien un public pour le cinéma de genre québecois!

Depuis, l'idée d'un long métrage fait saliver beaucoup de gens, nous les premiers. C'est un rêve, et on sait que ça peut être possible! Cela fait maintenant plus de 2 ans que nous travaillons sans cesse pour que ce projet se réalise.

Malheureusement, trouver le financement au Québec pour ce genre de projet est extrèmement difficile. Même si on garde notre côté « maison », on veut améliorer la technique, sans parler qu'il y aura un nombre  «épique» de morts, donc beaucoup de personnes à nourrir et à costumer, énormément d'effets spéciaux et bien sûr, des millions de litres de faux sang! Même si on le voulait, on ne peut pas financer le film juste avec nos jobs, comme on le fait habituellement pour nos courts...

Donc nous avons fait plusieurs démarches pour trouver le budget nécessaire, mais même avec nos nombreux prix et un très bon dossier de presse (le Bagman court est même doublé en Allemand et distribué en Europe!), nous avons eu plusieurs refus de la part de la Sodec et Téléfilm Canada. Notre projet n'est pas moralement acceptable et trop trash... ou on n'est peut-être juste pas encore habitué à ce genre de cinéma ici, malgré le succès des festivals fantastiques : Spasm, Vitesse Lumière, Fantasia etc.

On nous a dit aussi d'aller faire d'autres court-métrages, question de prendre plus d'expérience. Chose que nous avons fait! On a réalisé plus de 9 courts métrages depuis  Bagman profession : meurtrier, dont le dernier,Total Fury qui a gagné le Prix du Public, le Prix du Jury et Film le plus Gore au dernier festival Spasm! De plus, il y aura le lancement samedi de notre 2e compilation réunissant tous nos derniers films, une gracieuseté de Magra Multimedia! Attention! Une quantité limitée de 200 dvds sera disponible! Ça va partir vite!! Et les profits vont toujours au financement du long!

(*Pour le dernier paragraphe, on vous suggère d'avoir la toune de Rocky dans la tête pour plus d'émotion.)

Donc, on est plus que prêt! On ne baisse pas les bras et on garde toujours espoir que le long métrage LE BAGMAN verra le jour!

Et avec l'aide de Jarrett Mann et du Festival Spasm, nous travaillons très fort pour vous donner un méga show et une soirée mémorable ce samedi, 26 avril au CLUB SODA! Pour plus d'infos sur le contenu de la Soirée Bagman, visitez le :  http://www.spasm.ca/

Allez voir aussi la bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=qJwMf-CgItY

C'est très important pour nous!

Venez en grand nombre! Amenez vos amis, votre famille, grand-maman!

Encouragez le cinéma de genre québécois!!!

ADRIAAAAN!

François et Anouk

 


17 avril 2008, 3:50
Y a-t-il quelqu'un qui n'aime pas le hockey dans la salle ? 2

Si c'est le cas, je vous suggère d'aller voir ce soir (ou demain soir) à 19 h la comédie Un Ami à moi (Ein Freund von mir) qui met en vedette Daniel Brühl (Good Bye Lenin !) et Jürgen Vogel (Le Bonheur d'Emma) aux Découvertes allemandes du Goethe-Institut. La critique du Süddeutsche Zeitung : «Ce film compte de belles scènes où l'on est grisé par la vitesse, comme dans une sorte de transe qui fait alors ressentir la magie de cette amitié avec une intensité maximum.»

 

 


17 avril 2008, 3:02
Y a-t-il quelqu'un qui n'aime pas le hockey dans la salle ?

Si c'est votre cas, plutôt que de regarder le Canadien battre les Bruins (ben quoi, c'est du positive thinking), vous pouvez toujours vous rabattre sur la diffusion du documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie, Le Peuple invisible, à 20 h, sur les ondes de Radio-Canada. Pour une fois qu'un documentaire n'est pas charcuté en une version de 52 minutes...

 

 

 

 


16 avril 2008, 5:25
Susan Sarandon aime le Québec

La semaine dernière, j'ai eu le plaisir de m'entretenir un quart d'heure au téléphone avec Susan Sarandon à propos du film Emotional Arithmetic où elle tient le rôle d'un rescapée du camp d'internement de Drancy. Comme le tournage s'est déroulé à Montréal et en grande partie dans les Cantons de l'Est, je n'ai pu m'empêcher de lui demander si elle avait aimé l'expérience :

«Honnêtement, c'est l'un de mes endroits préférés pour tourner au Canada. J'adore Montréal, la température, la route... Chaque week-end, je pouvais retourner chez moi ; j'avais un chauffeur extraordinaire qui me ramenait à la fin de la journée. Le seul problème, c'est lorsqu'il s'est mis à pleuvoir; le temps a compliqué notre horaire puisque nous avions beaucoup de scènes extérieures à tourner. Aussi, mon chien, qui est de couleur crème, ne cessait courir partout et de se couvrir de boue. En tant que New-yorkaise, j'y suis habituée, alors finalement, ce n'était pas trop mal.»

 


15 avril 2008, 11:39
Rock Demers à la défense de Réseau Plus

Ça vient d'arriver dans ma boîte de réception, bonne lecture:

LETTRE OUVERTE... À CEUX QUI SE PRÉOCCUPENT DE L'INDISPENSABLE SURVIE DE RÉSEAU PLUS

Montréal, le 15 avril 2008.  Il me semble qu'il ne peut y avoir une seule personne raisonnable au Québec (même parmi les membres de l'Association des propriétaires de cinémas et de ciné-parcs du Québec (l'APCCQ)) pour croire qu'il y a la moindre concurrence entre les salles de cinéma et les salles de Réseau Plus.  Puis glisser de «concurrence déloyale» à «question de principe» n'est pas un argument plus convaincant.  Loin de là.
 
Cette argumentation de l'APCCQ est aussi incompréhensible que celle qui avait mené, il y a quelques années, à vouloir sacrifier le Festival des Films du Monde en faveur d'un ‘nouveau festival', avec tout le gâchis qui s'en est suivi, tant au plan national qu'international.  On ne peut se permettre un tel deuxième gâchis.
 
Heureusement, malgré les apparences, tout porte à croire que ce gâchis ne se produira pas.  D'abord à cause de la réaction immédiate et claire de la Ministre St-Pierre en faveur de Réseau Plus et aussi parce que je connais trop de gens intelligents et amoureux de cinéma chez les membres de l'APCCQ, (qu'ils soient de Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Côte Nord, Bas du Fleuve, St-Hyacinthe, Joliette...).  La décision de la Ministre de créer immédiatement un comité qui se penche sur la question  devrait permettre de trouver les compromis nécessaires pour que soit réinstaurée une harmonie de fonctionnement entre Réseau Plus, l'APCCQ et les distributeurs.
 
Il faut absolument que nos distributeurs aient accès aux têtes de pont que sont les cinémas de Cinéplex-Odéon Galaxy et autres cinémas programmés par l'Agence Den Hur afin de maintenir la variété de films que réclament les cinéphiles québécois qu'ils soient des grands centres ou des régions. Il est difficile de croire que cette activité parallèle de Réseau Plus ne contribue pas, à la longue, à nourrir le public des cinémas réguliers.
 
Les films américains occupent déjà de 75 à 80% de notre temps-écran.  Ne devrions-nous pas tenter collectivement vers un pourcentage qui soit plutôt de 70 à 75 %?.  Il y a tellement de films de grande qualité produits hors USA qui ne trouvent pas place sur nos écrans réguliers!.  S'ils y trouvaient place, cela serait bénéfique autant pour les amateurs de «cinéma étranger» partout à travers le Québec que pour le public de nos propres «films nationaux».  
 
Un compromis doit être trouvé sinon nous nous acheminons petit à petit vers la situation qui existe au Canada anglais où le cinéma américain occupe environ 98% (quatre-vingt dix-huit!) du temps-écran avec comme résultat que les films canadiens année après année n'arrivent même pas à s'assurer une moyenne de 1% (un!) du temps-écran et cela malgré des investissements disproportionnés (par rapport au BO des films québécois) de la part des gouvernements provinciaux et du gouvernement fédéral.  Même le Festival de Toronto n'arrive pas à ouvrir un peu, en fréquentation régulière, la valve du temps-écran pour les films non-américains.  Même le «Toronto Film circuit» issu du Festival de Toronto n'y arrive pas.  Pourquoi?  Parce que les grands circuits ne  permettent pas à «Film Circuit» l'accès aux films avant un délai de 3 mois à compter du début de leur exploitation commerciale...
 
L'abcès qui couvait sous cendres depuis un certain temps, vient d'éclater.  Il faut comprendre que c'est un cri de désespoir pour que nous n'en arrivions pas là au Québec.  Notre spécificité culturelle nous a permis de maintenir ce maigre créneau de 20 à 25%.  Nous ne pouvons accepter de le voir s'amenuiser.  Non seulement ça, mais l'APCCQ doit en favoriser son élargissement.  Je sais que le pouvoir de «représailles» des grands studios américains vis-à-vis de Cinéplex-Odeon Galaxy est important; que le pouvoir de «représailles» de Cineplex-Odéon Galaxy vis-à-vis de l'APCCQ est important et que le pouvoir de «représailles» de l'APCCQ vis-à-vis de certains programmateurs est important.  Mais nous savons aussi que, si un nécessaire compromis est rapidement trouvé, personne ne souffrira de ce pouvoir de «représailles» de l'un vis-à-vis de l'autre.  Bien au contraire.
 
Nous savons aussi que la situation des salles de cinéma n'est pas nécessairement facile : sortie rapide des DVD, VOD, chaînes de tv spécialisées, nécessaire numérisation des équipements de projection...  Mais la santé économique des salles ne passe certainement pas par l'asphyxie de Réseau Plus et le non-accès en simultanéité de films de qualité pour les citoyens qui habitent hors des principaux centres.
 
Rock Demers
Producteur
 
P.S. :  L'APCCQ ne peut quand même pas d'une part, refuser la billetterie ‘comme en France' et, d'autre part, reprocher à la SODEC de ne pas aider à financer un réseau commercial de salles «art et essai» ‘comme en France'!


9 avril 2008, 1:22
Balasko : De Duras à Dolto

Balasko en Duras

J'ai découvert Les Bronzés sur le tard (en fait, j'ai vu les deux premiers volets juste avant la sortie du troisième...), mais ceux qui me connaissent savent que je suis une fan finie du Père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré, que j'ai découvert par hasard il y a une vingtaine d'années en ouvrant la télé. Le film commençait à peine, on y voyait Gérard Jugnot, en costume de Père Noël, se faire dire par un Père Noël africain avec un accent gros comme ça «  si tu n'arrêtes pas, on va te taper ! » Je ne vous dirai pas que le coup de foudre fut immédiat, mais disons que l'humour caustique et irrévérencieux de la bande du Splendid m'avait assez plu. D'ailleurs, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai revu ce film qui me fait toujours autant rire et dont je connais les répliques par cœur.

Au cours des années, j'ai eu la chance de rencontrer quatre membres du Splendid. Il y a eu tout d'abord Gérard Jugnot, lorsqu'il est venu à Montréal présenter Monsieur Batignole et une deuxième fois au FFM pour Les Choristes de Christophe Barratier (cette fois-là, il m'avait dit « Mais je vous connais! »; vérification faite auprès de quelques confrères, l'interprète de Félix aurait une excellente mémoire). En 2006, pour la sortie des Bronzés 3, j'ai pu m'entretenir au téléphone (quel dommage!) avec Thierry Lhermitte - j'avais une extinction de voix et j'ai bien failli perdre connaissance en raccrochant tant j'avais forcé ma voix pour me faire entendre.

En septembre dernier, au Festival de Toronto, j'ai pu interviewer Michel Blanc pour Le Deuxième souffle d'Alain Corneau; le film devait sortir ce mois-ci, mais sa sortie a été repoussée à une date indéterminée. En février, je l'ai rencontré de nouveau alors qu'il est venu présenter à Montréal Les Témoins d'André Téchiné. À l'instar de ses camarades du Splendid, l'acteur avait fait montre de générosité, de charme et de courtoisie.

La semaine dernière, c'était au tour de Josiane Balasko, le lendemain de la première de L'Auberge rouge de Gérard Krawzcyk au Cinéma Impérial (à lire demain). Entre nous, elle semblait épuisée de répondre aux mêmes questions sur le film (je l'ai entendu dire qu'elle donnait des entrevues depuis 8 heures et il était presque 16 heures...). Cependant, lorsque je lui ai mentionné avoir été soufflée par son interprétation de Duras dans J'ai vu tuer Ben Barka de Serge Le Péron, son visage s'est illuminé. Voici ce qu'elle m'a confié.

«Lorsque Serge Le Péron m'a demandé de jouer Marguerite Duras, j'ai été étonnée, mais je me suis dit pourquoi pas, je peux très bien jouer Duras. J'ai des affinités avec cette femme même si je n'ai pas la réputation d'être une intellectuelle. Je suis une femme qui travaille, qui fait des choses, qui est indépendante, et Duras à sa manière était quelqu'un de très indépendant. Et d'ailleurs, on a eu tellement de plaisir à tourner ensemble que Le Péron a écrit pour moi un film que j'ai terminé vendredi dernier pour TF1 sur une partie de la vie de Françoise Dolto.»

Ça vous plaît ce genre de rôles, vous qu'on associe instantanément à la comédie?

«Oui, et moi je n'aurais jamais pensé à jouer Dolto, mais lorsqu'il me l'a proposé, et j'ai trouvé effectivement qu'il y avait quelque chose après avoir regardé des DVD. Dans ce film, présente Dolto à 45 ans, après la guerre, lorsqu'elle commence son travail avec les enfants. Les images qu'on a de Dolto, c'est une dame âgée, une grand-mère, mais déjà de voir la grand-mère parler avec beaucoup d'humour et d'énergie, ça m'a inspirée.»

C'est tout de même très loin de la fantaisie de L'Auberge rouge...

«Non, on n'est pas du tout dans la fantaisie, mais elle n'est pas non plus une femme austère. C'était quelqu'un de fantaisiste au contraire...»

Un peu comme son fils Carlos?

«Oui... on disait d'elle que c'était la zinzin qui parlait aux enfants. Elle passait pour une folle à l'époque où la psychiatrie pour enfants consistait à dire qu'un enfant était débile dès qu'il avait des problèmes psychologiques. Elle qui parlait aux nourrissons était considérée par ses pairs comme une zinzin.»

Avez-vous effectué beaucoup de recherches sur elle?

«Non pas tellement, je me suis fiée au script et j'ai lu des bouquins. En fait, j'en avais déjà lu parce qu'en France dès qu'on a des enfants, on lit Dolto! J'ai vu des DVD sur sa vie, ses conférences, j'ai aussi lu des trucs où elle parlait de sa jeunesse.»

Lorsque vous abordez un personnage ayant déjà existé, vous sentez brimée dans la création?

«C'est plus dur parce que Dolto, c'est un personnage contemporain. On ne parle presque pas de sa vie privée, mais plutôt de son travail. Au départ, je commençais à jouer et je me disais que ça n'allait pas parce que j'ai l'accent parisien et que Dolto ne l'avait pas. Il fallait que je reprenne à deux fois avant d'y être...»

Pour en savoir davantage sur ce téléfilm, lisez cet article du Figaro (on y voit Balasko en Dolto).


8 avril 2008, 3:24
Autant-Lara aurait-il influencé Tim Burton?

Jeudi dernier, j'ai rencontré Gérard Krawzcyk, venu présenter L'Auberge rouge en grande pompe au Cinéma Impérial. Alors que nous discutions de son apport au film, écrit par Christian Clavier et Michel Delgado, celui-ci m'expliquait qu'il s'était beaucoup impliqué dans les décors et les costumes. Krawzcyk me disait notamment qu'il s'était inspiré de l'univers de Tim Burton, particulièrement de celui de Sleepy Hollow. Sur ce, je lui ai fait remarquer que L'Auberge rouge de Claude Autant-Lara se rapprochait davantage des films de Burton puisque l'action était campée en hiver. Le film débute d'ailleurs joliment sous une tempête de neige que n'aurait pas reniée le réalisateur de Edward Scissorhands. C'est alors qu'on s'est regardé et qu'en même temps on s'est demandé si ce film d'Autant-Lara n'avait pas inspiré Tim Burton. Éniiigme, comme dirait Michel Rivard...


8 avril 2008, 2:59
Citation du jour

Extrait de l'entretien entre Marc Cassivi et Normand Brathwaite à propos du gala des Jutra :

«J'ai entendu dans les tribunes téléphoniques le lendemain des gens me traiter de trou de cul parce que j'avais fait mon propre film avec mon argent (le «running gag» du gala était le faux film Brume de nuit, mettant en vedette Louise Marleau). Il y a quelque chose que je n'ai pas bien expliqué. Il aurait fallu que je rappelle chaque fois que «ceci est un extrait du merveilleux film de Normand Brathwaite qu'il a fait avec son argent». On aurait compris la blague.»

J'écoute très rarement les tribunes téléphoniques, non pas que je suis contre la liberté d'expression, mais trop souvent les commentaires que j'y entends m'exaspèrent, alors quand j'ai appris que celles-ci avaient été inondées de plaintes à propos du « film» de Brathwaite et du «scandale» à propos du «prix» remis puis retiré à Louise Marleau, je n'y avais pas tellement crû. Que voulez-vous, je n'arrivais pas à croire que les gens pouvaient être aussi épais. Qu'est-ce que je peux être naïve parfois...


2 avril 2008, 2:42
De l'espoir pour le cinéma d'auteur?

Tel que rapporté par Isabelle Paré du Devoir, le critique du Parti québécois en matière de culture et ex-président de l'UDA Pierre Curzi a interpelé la ministre de la Culture Christine St-Pierre hier à l'Assemblée Nationale :

«Est-ce que la ministre de la Culture peut s'engager à intervenir fermement pour empêcher Toronto de mettre en péril l'existence de Réseau Plus et empêcher Toronto de restreindre l'accès des Québécois à la diversité culturelle?», a martelé le député Curzi.

La réaction de la ministre : «Lorsque, ce matin [hier], j'ai lu cet article, [...] j'ai trouvé ça effectivement très inquiétant et très triste. Alors, j'ai demandé à mes gens au ministère de la Culture et j'ai demandé également à la SODEC de rencontrer les parties pour trouver un terrain d'entente parce que, la culture, ça s'adresse à tout le monde».

Réal Bossé ajouterait sans doute : «Vive le cinéma d'auteur libre!»


1 avril 2008, 3:10
Citation du jour

Extrait d'un texte d'Isabelle Paré du Devoir: «C'est du chantage, c'est de la répression économique. Voulez-vous m'expliquer en quoi la diffusion d'un film à Rimouski peut nuire aux recettes d'un cinéma à Montréal? Cette politique du monopole absolu vise tout simplement à asphyxier les salles parallèles en région», fulminait hier Louis Dussault.

Comme vous le savez sans doute déjà, Louis Dussault, président de K-Films Amérique, a dénoncé haut et fort le fait que Cinéplex Galaxy (Toronto) a décidé de ne pas présenter Un baiser s'il vous plaît au Quartier Latin et au Cinéma Beauport de Québec. Le crime de Dussault ? D'avoir permis de diffuser dans des salles parallèles à Rimouski, à Victoriaville et à Sept-Îles le nouveau film d'Emmanuel Mouret. Heureusement, les cinéphiles de Montréal et de Québec pourront le voir au Cinéma Beaubien et au Clap dès le 9 mai.

Bravo de mettre des bâtons dans les roues des distributeurs comme K-Films Amérique et Métropole Films (4 mois, 3 semaines, 2 jours) qui se battent pour la survie du cinéma d'auteur !

Dernière heure: Décidément... Den Hur, par solidarité avec Galaxy, a annoncé par téléphone à Louis Dussault qu'on allait retirer de l'affiche de la Maison du cinéma à Sherbrooke le film de Mouret. Arrrrrrrrrrrrrrrgh! Dites-moi que c'est un poisson d'avril!