|
|
|
Heureuse d'un printemps?!?
|
|
En guise de cadeau pour le congé pascal, voici la chanson que je chantais (dans ma tête!) ce matin, les deux pieds dans la sloche, des flocons de neige sur les cils, pour me convaincre que le printemps était réellement arrivé. C'est tiré du remake de la comédie musicale de Mel Brooks, The Producers. Keep it gay! Keep it gay! Keep it gay!
|
|
|
|
Citation du jour
|
|

Extrait d'un entretien entre Marc Cassivi et Fanny Mallette :
«C'est aussi une question de distribution. Si Continental avait été distribué partout, dans les gros cinémas de banlieue, les gens seraient allés le voir. Le problème, c'est qu'ils doivent faire je ne sais pas combien de kilomètres pour venir à Ex-Centris voir un film d'auteur. Qu'on ne s'étonne pas après qu'ils disent que c'est pour les gens du Plateau, pas pour eux qui sont à Terrebonne. Pourquoi un film d'auteur est distribué dans deux salles, dans le même quartier de Montréal? Je ne comprends pas la logique. Ce n'est pas parce que ç'a coûté 1 million qu'il faut le cacher. Au contraire. C'est un beau film. Pourquoi les cinéphiles des banlieues n'auraient pas accès à ça? C'est un non-sens. Pendant la semaine de relâche, on est allés dans Charlevoix et on a été coincés à Beauport parce que la route était fermée. On a voulu aller voir un film avec les enfants parce qu'on était à côté d'un gros complexe. J'ai été découragée. Je voulais voir un film! En rentrant, il y avait des machines à boules partout. On a été bombardés par la pub et par des questionnaires de vedettes américaines.»
|
|
|
|
Minghella n'est plus
|
|
Celui à qui l'on doit notamment The English Patient, The Talented Mr. Ripley et Cold Mountain, le réalisateur britannique Anthony Minghella, est décédé à l'âge de 54 ans. Son agent Judy Daish n'a pas donné plus de détails à la presse.
|
|
|
|
Clichés classiques
|
|
La semaine dernière, mon bon ami Pat B. m'a envoyé ce lien où l'on trouve des photos de stars d'aujourd'hui croquées dans des scènes de films de Hitchcock par l'objectif de Vanity Fair (sur le site du magazine, vous pouvez aussi voir les plans originaux). On y voit notamment Noami Watts en Marnie, Jodie Foster dans The Birds et Marion Cotillard au Bates' Motel... J'adooore!
|
|
|
|
Vos gueules, les mouettes!
|
|
Hier soir, ma consoeur Mode de vie et moi sommes allées voir La Petite pièce en haut de l'escalier, texte fascinant de Carole Fréchette écrasé par une mise en scène lourde de Lorraine Pintal... Bon, je m'arrête ici, allez lire la critique de mon confrère Arts de la scène avec qui je suis entièrement d'accord.
Si je vous parle de ma soirée, c'est qu'hier, j'ai
été profondément irritée par un groupe de jeunes spectatrices qui
papotaient durant la pièce. Malgré quelques « chut! »
discrets de spectateurs exaspérés, les demoiselles ne se taisaient pas.
Non mais, si la pièce vous ennuie, allez-vous-en!
J'étais d'autant plus agacée par leurs bavardages
que la veille, mon confrère de Radio Centre-Ville et moi étions allés
assister à la soirée d'ouverture de Festivalissimo. Durant presque tout le film, Yo,
que je ne peux critiquer puisque je suis membre du jury, un couple
décrivait ce qu'il voyait à l'écran, se posait tout haut des questions
quant à l'énigmatique personnage central, tentait de répondre à ses
questions. Non mais, c'est quoi le trip d'aller au cinéma si c'est pour
parler tout le long du film? Z'êtes pas dans votre salon que je sache!
Un peu de respect pour les artistes et le public, siouplé!
Encore là, malgré les « chut!», les claquements
de langue, les « hum! hum!», les regards noirs des spectateurs, le
couple continuait à se faire aller le mâche-patates comme s'il avait
été sur une île déserte. C'est-i parce que le film était en espagnol et
en allemand qu'il se sentait en droit de parler? Qui vous dis qu'il n'y
avait pas des gens dans la salle maîtrisant ces deux langues? Moi qui
n'en possède que quelques rudiments, je prêtais attention du mieux que
je pouvais à ce que j'entendais tout en lisant les sous-titres. En
fait, même lorsque je n'entends rien à la langue, le mandarin par
exemple!, j'aime en écouter sa musique.
Y a-t-il quelqu'un qui peut m'expliquer pourquoi les
gens sont si grossiers au cinéma ou au théâtre? Que faites-vous lorsque
vous êtes en présence de ce type de spectateurs. Connaissez-vous une
recette miracle pour faire taire ces insupportables pies? Aidez-moi,
j'en ai marre!
|
|
|
|
Retour sur la soirée des Jutra
|
|
Dimanche soir, contrairement aux 655 000 spectateurs qui ont regardé la 10e édition des Jutra, je n'étais pas devant la télé, mais bien à la salle de presse de Radio-Canada où je tentais, armée de mon inoffensif calepin, de recueillir quelques réflexions à chaud des gagnants à travers la jungle de caméras et de micros.
C'est donc dire que je n'ai pas vu le gala intégralement, bien que de temps à autre, je regagnais ma place près de l'écran plasma géant diffusant le gala sans les pubs. Eh non, je n'ai pas vu les pubs des Cinémas Guzzo, donc, je n'ai pas saisi toute l'ironie de la remarque de Guylaine Tremblay à propos de leur refus de présenter Contre toute espérance de Bernard Émond : «C'est pas fin, ça. Les gens qui veulent voir ce film aiment le popcorn aussi...»
J'ai bien vu le montage d'extraits de films en début de gala et je suis tout à fait d'accord avec Hugo Dumas de La Presse, qui reproche aux concepteurs de ne pas avoir identifié chaque film. Les concepteurs auraient dû penser que les galas sont souvent vus pas des publics de tous âges et que devant tant d'images tirées de notre patrimoine cinématographique, même le plus averti des cinéphiles peut avoir quelques trous de mémoire... Idem pour l'hommage à Jean-Claude Labrecque. Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter de connaître par cœur la colossale filmographie de ce grand homme d'images, qui nous promet encore 10 ans de cinéma en sa compagnie.
Contrairement à bien des spectateurs, je me suis bidonnée en voyant les extraits du faux film de Normand Brathwaite, Brume de nuit, et j'ai bien ri en écoutant le faux discours de remerciement de Louise Marleau, l'un de mes moments préférés du spectacle. C'était rafraîchissant de voir cette actrice se moquer de son image et débiter 1001 clichés. À ceux qui ont trouvé terrible de faire attendre les actrices mises en nomination, ne venez pas me faire croire qu'elles n'avaient pas été averties de ce numéro.
Il faut bien s'amuser durant un gala, car ça devient lassant très vite d'entendre des gens ânonner des remerciements et massacrer notre chère langue, comme le suggérait mon distingué confrère du Devoir André Lavoie : «quelques notes griffonnées sur un bout de papier avant la cérémonie vous donneront une certaine contenance... et un discours digne de la beauté de la langue française, souvent la grande perdante de ces longues soirées.»
Je dois quand même avouer que les extraits de Brume de nuit auraient été meilleurs s'ils avaient été aussi brefs que les extraits des « vrais » films. Trop, c'est comme pas assez... Idem pour le numéro de Grégory Charles et d'Élizabeth Blouin-Brathwaite, que j'ai heureusement manqué!, qui reléguait complètement aux oubliettes les chansons en nomination.
Dans sa chronique d'aujourd'hui, Louise Cousineau révèle que plusieurs spectateurs se sont plaints de ne pas avoir compris le canular. Ben voyons donc! Me semble que c'était assez clair que c'était une blague. Aussi, elle n'a pas apprécié le fait que chaque équipe de film se retrouve chacun dans son nid, un peu comme aux Golden Globes où les artistes sont attablés par film ou télésérie. C'est vrai que ça fait un peu « guerre des clans », mais même cordés en rang d'oignons, les clans se mélangent peu.
Cela dit, pour m'être retrouvée accidentellement dans le studio 42 où se déroulait la soirée, j'ai eu l'impression d'entrer dans une maison de poupée. C'est tellement p'tit qu'il y a de gros bonnets du milieu qui ont dû se contenter de regarder le gala sur grand écran au Hyatt... Plus rassembleur que ça, tu meurs. Heureusement que le débonnaire Brathwaite, qui s'est permis de se moquer de Denys Arcand, le grand absent de la soirée, de Patrick Huard, qui a refusé de co-animer, et de l'abominable projet de loi c-10, n'avait que quatre co-animateurs sinon il y aurait eu plus de monde sur scène que dans la salle. Par ailleurs, c'est bien mignon d'inviter ceux qui ont précédé Brathwaite à l'animation, mais ont-ils été bien servis par le concept?
La chroniqueuse télé se demandait aussi «pourquoi ce rejet massif du milieu?» en parlant de la défaite crève-cœur des 3 p'tis cochons de Patrick Huard, qui, bon prince, est venu présenter le prix de la meilleure réalisation, catégorie dont il avait été écarté par les membres de l'ARRQ. Comme l'a si bien écrit ma consoeur du Devoir Odile Tremblay : «L'intelligence et le bon goût auront finalement eu raison hier soir des considérations d'ordre commercial». En fait, la question que l'on devrait se poser, c'est comment une comédie sans finesse ni personnalité comme Les 3 p'tits cochons ait pu obtenir 13 nominations.
Point positif que peu ont soulevé: les capsules où les gagnants du gala hors d'ondes ont pu faire leur petit boniment. Bernard Gariépy Strobl, l'un des lauréats du prix Meilleur son pour Soie de François Girard, a pu ainsi rendre hommage à son père, le regretté Hans Peter Strobl, et la maquilleuse de L'Âge des ténèbre, Diane Simard, a fièrement annoncé qu'elle fêtait ses 34 ans de carrière.
Plusieurs se sont fait taper sur les doigts parce qu'ils avaient remis en question le système de votation, tout en se faisant dire que ledit système était calqué sur celui des Oscars. Soit! De toute façon, il n'existe aucun système parfait et quand bien même qu'il existerait, il y aura toujours quelqu'un pour râler. Par ailleurs, cette année les Jutra ont partagé un autre point commun avec les Oscars, celui de voir son auditoire sensiblement chuter. En entonnant l'horrible chanson Think Big, les animateurs ne se doutaient sans doute pas qu'ils feraient «comme les Amaricains». Sur ce, comme l'a crié Réal Bossé, vive le cinéma libre!
|
|
|
|
FIFEM : Les gagnants
|
|
 Belle année pour le FIFEM qui a accueilli plus de 14 500 spectateurs au Cinéma Beaubien. Sans plus tarder, voici la liste des prix remis hier après-midi :Concours « Devenez critique de cinémaMariève Pesant, 9 ans, pour sa critique du film Mais où est donc le cheval de Saint-Nicolas? JURY INTERNATIONAL
1) Grand Prix de Montréal : Super Mémé, de Hitoshi Kurauchi (Japon)
2) Prix special du jury : Kidz in da Hood, de Catti Edfeldt et Ylva Gustavosson (Suède)
JURY ENFANT
1) Grand Prix de Montréal : Max Minsky et moi, d’Anna Justice (Allemagne)
2) Prix «Place aux familles» : Kidz in da Hood, de Catti Edfeldt et Ylva Gustavosson (Suède)
PRIX DU PUBLIC
Mozart en Chine, de Bernd Neuburger (Autriche)
|
|
|
|
Jutra 2008: propos recueillis dans la salle de presse
|
|

- Laurence Leboeuf, meilleure actrice de soutien:
«J'en shake encore!»
- Réal Bossé, meilleur acteur de soutien:
«On veut en voir des fesses, des bizounes pis des totons! Tout message est bon à dire, tout est dans la manière de le dire.»
«En criant "vive le cinéma libre", je me prenais pour de Gaulle!»
«Je ne crains pas qu'on ne m'appelle plus parce que j'ai gagné un Jutra... parce que j'écris, je me fais de la job! Durant le party, je vais faire un J. Edger Hoover de moi et noter tout ce que les gens vont dire et faire, pas un producteur ne pourra refuser mes projets!»
«Ce qui est maudit dans un gala, c'est que c'est pas seulement un party où tout le monde est invité à boire de la bière, il y a aussi une remise de prix, alors c'est sûr que ça fait des malheureux... Et moi, ça me fait de la peine. Je veux que tout le monde soit heureux, je suis niaiseux, c'est comme ça.»
«En ce moment, il y a de la place pour les films de genre. On peut faire n'importe quoi maintenant, mais du n'importe quoi bien fait parce qu'il y a du gros calibre dans le cinéma québécois.»
- Stéphane Lafleur, prix du meilleur scénario, prix de la meilleure réalisation:
«Je redis et approuve la phrase de Réal Bossé: "vive le cinéma libre!"»
«L'année 2008 s'annonce incroyable pour le cinéma québécois.»
«Pour mon premier film, ç'a bien été et je me croise les doigts pour le prochain.»
«Je ne suis pas si carriériste que ça. Je fais du cinéma parce que j'ai étudié là-dedans et je fais de la musique par accident.»
«Je suis à écrire mon prochain film; je m'enligne pour un film d'hiver. La dernière fois que j'ai vu autant de neige au cinéma que dans les années 60 et 70, c'était dans Mémoires affectives de Francis Leclerc. Si j'avais tourné cette année, j'aurais été servi!»
- Robert Monderie et Richard Desjardins, prix du meilleur documentaire:
RM: «On est vraiment contents que notre film passe à Radio-Canada le 17 avril, à 20 h!»
RD: «Ouais, en prime time!»
RM: «On nous a pas demandé de le couper comme on l'a fait pour le documentaire de Rodrigue Jean...»
RD: «On va le passer en continu, mais peut-être qu'il y aura deux ou trois pubs de Lakota!»
- Guylaine Tremblay, meilleure actrice
«Je suis d'autant plus fière de ce prix parce que j'ai donné une voix à des femmes qu'on n'écoute pas.»
- Roy Dupuis, prix du meilleur acteur:
«Shake Hands with the Devil était un projet particulier qui est devenu une mission d'incarner un homme toujours habité par le génocide rwandais. Il a fallu que je sois porté par sa souffrance, mais aussi par sa volonté. Alors qu'il aurait pu s'enfoncer, il est remonté à la surface et est devenu actif.»
- Luc Déry et Kim McGraw, producteurs du meilleur film:
LD: «C'est plus thrillant, plus gratifiant de travailler sur un film unique comme Continental que de travailler sur un film que tout le monde aurait envie de tourner.»
LD: «Le projet de loi C-10, c'est hallucinant, c'est comme un mauvais rêve. C'est comme si on se retrouvait 50 ans en arrière. Il faut vraiment faire front commun, embarquer le public, afin d'empêcher cette loi.»
KM: «Continental ressort dans cinq ou dix salles vendredi prochain. C'est un film qui prend tout son sens sur grand écran parce que le son est le cinquième personnage du film.»
LD: «Le 19 septembre, C'est pas moi, je le jure de Philippe Falardeau sortira en salle. De son avis, c'est son film le plus personnel car il est s'est approprié le personnage de Léon.»
|
|
|
|
Jutra 2008: Mes choix
|
|

Serez-vous branchés à Radio-Canada
dès 19 h 30 ce soir? En attendant de connaître le nom des lauréats de la 10e
soirée des Jutra, voici mes choix (et non mes prédictions!):
Meilleur film
Continental, un film sans fusil
L'Âge des ténèbres
La Brunante
Les 3 p'tits cochons
«Par sa forme épurée, son esthétique austère et ses dialogues d'une
simplicité et d'une authenticité désarmantes, Continental,
un film sans fusil séduit par son audace stylistique, par l'humanité qui en
émane et, surtout, par l'étonnante maturité de son réalisateur, qui pose un
regard sans jugement, mais où se devine une certaine tendresse, sur une société
où l'on cherche désespérément à communiquer avec autrui.»
Meilleure réalisation
Denys Arcand
Fernand Dansereau
Bernard Émond
Stéphane Lafleur
«Si Continental devient en quelque
sorte un miroir pas toujours flatteur de notre société, Lafleur ne porte pas
pour autant de jugement, pas plus qu'il ne prend le spectateur pour un être
incapable de penser par lui-même, il lui laisse le plaisir de trouver la clé
des énigmes et d'imaginer la fin des quatre récits...»
Meilleure actrice
Sylvie Léonard (L'Âge des ténèbres)
Isabel Richer (Les 3 p'tits cochons)
Guylaine Tremblay (Contre toute espérance)
Karine Vanasse (Ma fille, mon ange)
«Rarement vu dans un registre dramatique, Guy Jodoin s'avère tout simplement
surprenant, tandis que Guylaine Tremblay
révèle une force tranquille admirable, comme elle l'avait déjà démontrée chez
Catherine Martin (Mariages).»
Meilleur acteur
Roy Dupuis (Shake Hands with the Devil)
Marc Labrèche (L'Âge des ténèbres)
Claude Legault (Les 3 p'tits cochons)
Guillaume Lemay-Thivierge (Nitro)
«Si la critique n'a pas épargné L'Âge des ténèbres, Marc Labrèche s'en est tiré indemne. Et pour
cause. Laissant de côté sa flamboyance, l'acteur s'avère bouleversant dans les
moments déchirants qu'il partage avec Françoise Gratton, solide et convaincant
lors des scènes où, impuissant, il écoute les plaintes des contribuables, et
d'une discrète efficacité lorsque le film dérape vers le registre comique.»
Meilleure actrice de soutien
Suzanne Clément (La Brunante)
Laurence Leboeuf (Ma fille, mon ange)
Véronique Le Flaguais (Surviving my Mother)
Julie Perreault (Les 3 p'tits cochons)
Si j'étais directrice de casting, c'est à Laurence Leboeuf que j'aurais
donné le rôle principal de Ma fille, mon ange. Une gueule d'ange, du sex-appeal
à revendre et un talent fou, elle avait tout pour ce rôle!
Meilleur acteur de soutien
Emmanuel Bilodeau (Bluff)
Réal Bossé (Continental, un film sans fusil)
Paul Doucet (Les 3 p'tits cochons)
Guillaume Lemay-Thivierge (Les 3 p'tits cochons)
«...bouleversant
Gilbert Sicotte... impeccable Fanny
Mallette... solide Réal Bossé... Marie-Ginette Guay, grande révélation du film... Au coeur de ce formidable objet cinématographique où l'absurdité délicieuse
désamorce la tout aussi irrésistible mélancolie, chaque interprète offre un jeu
d'une formidable retenue.»
Meilleur scénario
L'Âge des ténèbres
Contre toute espérance
Continental, un film sans fusil
Les 3 p'tits cochons
«Émouvant film sur la solitude et la solidarité, ce premier long métrage de
Stéphane Lafleur met en scène des êtres que l'on croiserait dans la rue sans
les voir. Pourtant, force est de reconnaître que chacun de ces perdants
magnifiques, pour reprendre l'expression de Cohen, viendra nous déchirer le
coeur par le drame qui bouleversera sa morne existence... tout en nous faisant
rire de bon coeur par le ridicule avec lequel il tentera parfois d'échapper à
la sourde angoisse qu'apporte la solitude quand on ne l'a pas choisie.»
Meilleure direction de la photographie
Nitro
Les 3 p'tits cochons
Silk
Continental, un film sans fusil
«Grâce à la photographie précise de Sara Mishara, qui compose des plans
traduisant avec puissance le désarroi de ces quatre âmes solitaires, l'oeuvre
illustre avec finesse, sincérité et humour la dignité des gens de peu.»
Meilleur montage
Shake Hands with the Devil
Contre toute espérance
Nitro
Continental, un film sans fusil
«Stéphane Lafleur est monteur avant d'être réalisateur. Ceci explique sans
doute pourquoi Continental ne possède pas
une scène ni un plan de trop.» (Le montage est de Sophie Leblond.)
Meilleure musique
Ma fille, mon ange
Les 3 p'tits cochons
Nitro
Le Ring
Catherine Major signe la musique de ce premier long métrage plein de belles
promesses d'Anaïs Barbeau-Lavalette, lequel aurait mérité de figurer dans plus
d'une catégorie.
Meilleur documentaire
Americano
Au pays des colons
Le Peuple invisible
Up the Yangtze
Je ne les ai pas tous vus, mais plusieurs m'ont dit qu'Americano de Carlos
Ferrand est un chef d'œuvre.
Meilleur film d'animation
Isabelle au bois dormant
Madame Tutli-Putli
Révérence
The Tourists
Encore là, je ne les ai pas tous vus... mais déçue que le génial Madame Tutli-Putli
n'ait pas remporté l'Oscar, j'aimerais qu'on lui décerne un Jutra. Bonne soirée des Jutra!
|
|
|
|
FIFEM: dernier jour
|
|

Pour clore les festivités, le FIFEM reçoit ce dimanche le réalisateur
français Eric Civanyan, venu présenter son film Demandez la permission aux
enfants. La projection sera précédée de la remise des prix en présence du Jury
International, que préside le réalisateur Stéphane Lapointe (La Vie secrète des
gens heureux et la déjà regrettée série Tout sur moi), et le Jury enfant.
Mettant en vedette Sandrine Bonnaire, Pascal Légitimus
et Anne Parillaud, Demandez la permission aux enfants relate les mésaventures
de trois familles où les enfants font la pluie et le bon temps... jusqu'à ce que
les parents décident de se rebeller. Dès 6 ans. À 15 h.
|
|
|
|
FIFEM jour 8
|
|
C'est l'avant-dernière journée du Festival International du Film pour Enfants de Montréal!
En reprise : Mukhsin, à 12 h 35.
À ne pas manquer en cette Journée de la femme : 3 filles, 3 destins, programme réunissant Votez Runa! du Norvégien Christian Lo, Gagner sa vie de l'Indienne Preeya Nair, tous deux narrés pas Valérie Blais (non mais pourquoi on nous enlève Tout sur moi???) et La Lili à Gilles du Québécois David Uloth. Dans ce dernier court métrage, Pierre Colin interprète un homme dont la petite-fille de cinq ans est fascinée par ses trous de mémoire.
Voici une entrevue qu'accordait le réalisateur à Kevin Laforest lors du FFM, où il a remporté le prix du Meilleur court métrage :
«Avec près d'une dizaine de courts métrages à son actif (dont The Pick-up, nommé meilleur court de l'année par l'AQCC en 2005), peut-on encore parler de David Uloth comme faisant partie de la relève? "Je ne sais pas si tu peux être un cinéaste établi sans faire de long métrage, s'interroge Uloth, mais c'est vrai que j'ai fait beaucoup de courts." Sa plus récente réalisation, La Lili à Gilles, est le seul titre québécois francophone dans la compétition mondiale de courts métrages au FFM cette année, ce qui fait remarquer à Uloth que "c'est un peu drôle que ce soit un anglophone qui l'ait fait"!
Uloth décrit son film comme "un drame familial avec des moments durs, mais du point de vue d'une petite fille (Marie-Félixe Allard) qui voit les choses un peu comme un conte, avec des moments de réalisme magique. Elle voit la chicane entre son père (Jean-Philippe Pearson) et son grand-père (Pierre Collin) et elle essaie de comprendre ce qui se passe."
L'aspect le plus mémorable de La Lili à Gilles est probablement le mélange très particulier de joual et de poésie des dialogues: "Ça, c'est grâce à la scénariste Chloé Cinq-Mars, qui a vraiment travaillé fort pour trouver une langue qu'on n'entend pas souvent au cinéma."»
|
|
|
|
FIFEM jour 7
|
|

En reprise : Les Trois brigands (à 9 h, 10 h 45, 12 h 25, 14 h 10, 15 h 50, 17 h 30); Franz et le chef d'orchestre (à 11 h 10), Ici Radio Götenberg (à 12 h 15), Derrière les nuages (à 14 h 15), U (à 14 h 20).
À 10 h 15, le réalisateur Bernd Neuberger viendra présenter son film Mozart en Chine, où un garçon de Salzbourg doit aider le grand-père de son ami de Hainan à sauver son théâtre de marionettes. Dès 6 ans. Martin Dion assure la narration. Précédé du court métrage Zig-zag de Jeannine Gagné.
Aussi, une projection spéciale sans narrateur pour cinéphiles avertis de Petits secrets, chronique familiale se déroulant au Luxembourg durant la Guerre Froide, de Pol Cruchten, à 15 h 45.
|
|
|
|
Où sont les femmes?
|
|
Extrait d'un communiqué de presse des Réalisatrices équitables :
«... bien que les femmes constituent 50,5% de la population et qu'elles représentent de 43 à 45% de la force étudiante en audiovisuel, les réalisatrices n'obtiennent que respectivement 10%, 11% et 14% des fonds de production du Fonds canadien de télévision, de Téléfilm Canada et de la SODEC !»
Pour en savoir plus sur ce groupe de pression visant l'équité des femmes dans la réalisation au Québec, rendez-vous sur ce blogue.
|
|
|
|
Citation du jour
|
|
«C'est retourner à la Grande Noirceur, aux années où le gouvernement contrôlait tout ce qui se produisait sur le plan cinématographique et artistique.»
Jean Lapointe, à propos du projet de loi C-10
|
|
|
|
FIFEM jour 6
|
|

Crédit: ONF
De belles reprises au FIFEM : Les Trois brigands (à 9 h, à 10 h 45, à 12 h 25, à 14 h 10, à 15 h 50, à 17 h 30); L'Italien (à 12 h 45).
Aussi : dernière chance pour les tout-petits de rencontrer Toupie et Binou à la projection de Toupie et Binou - prog. 2, à 10 h.
Enfin, au dire de Catherine Perrin (On fait tous du show-business), Max Minsky et moi d'Anna Justice vaut le détour. C'est l'histoire d'une jeune bolée, comprendre nerd, qui demande à un champion de basket, comprendre cancre, de lui apprendre à manier le ballon afin de prendre part à une compétition se déroulant au pays de son idole, le prince du Luxembourg. Dès 8 ans. Valérie Blais (que je ne pourrai malheureusement plus voir dans Tout sur moi!!!) assure la narration. Précédé du court métrage d'animation à l'humour joyeusement décalé Isabelle au bois dormant de Claude Cloutier.
|
Page suivante »
|