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Infoman présente le 2e Gala des Aurore
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Les États-Unis ont leurs Razzies, la France, ses Gérard, et grâce à Infoman, le Québec a depuis 2007 ses Aurore. «Si l'on peut se moquer du cinéma québécois, ça veut dire qu'il y a assez de films qui se produisent, donc que celui-ci marche bien, confiait Jean-René Dufort, que j'ai croisé dans les bureaux d'Infoman hier après-midi. L'an dernier, nous n'avions reçu aucune plainte après la diffusion du premier gala.»
Pour la deuxième édition du Gala des Aurore, lequel sera animé par Dufort et l'Infogirl Chantal Lamarre, l'équipe d'Infoman s'est rendue au légendaire cinéma L'Amour. « Je ne dirais pas qu'on est bitch, plutôt taquin, expliquait celui qui s'est fait voler sa beauté par Johnny Depp. J'ai remarqué qu'il y avait certains films qui faisaient l'unanimité chez les critiques.»
Dans le rôle des taquins de service se retrouvent Martin Bilodeau (Le Devoir, Médiafilm), Marc Cassivi (La Presse, C'est juste de la TV), Michel Coulombe (Radio-Canada), Odile Tremblay (Le Devoir) et votre humble blogueuse.
L'an dernier, vous étiez quelques uns à chiâler que nous avions été bêtement manipulés par la gang d'Infoman. Eh bien, sachez que seules les catégories nous ont été fournies; les réponses que vous entendrez lors de la diffusion du gala sont bel et bien les nôtres. Sachez aussi que nous avons voté sans même nous consulter, alors ne venez pas me parler de complot. « C'est vrai qu'au cours des années, révèle l'animateur dont le look a été plagié par Jean Dujardin pour les besoins de 99 F, nous avons manipulé beaucoup de monde. Nous commençons par les hypnotiser et ensuite, nous leur faisons faire tout ce que nous voulons.»
D'après vous, quel film recevra le prix du Plus meilleur pire film de l'année? Quels acteurs feront disparaître à la première occasion leur rôle de leur C.V.? De quel film sera la pire réplique? Le pire accessoire? Pour le savoir, ne ratez pas Infoman le jeudi 6 mars, à 19 h 30, sur les ondes de Radio-Canada.
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Le cas Rodrigue Jean
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Ce matin, j'ai reçu ce texte d'André Habib dénonçant l'attitude des producteurs de l'ONF et du privé face au documentaire de Rodrigue Jean, Hommes à louer. Lisez-le bien attentivement, vous y trouverez pourquoi il est grand temps de revoir la Loi du droit d'auteur qui ne reconnaît pas la paternité de leurs œuvres aux réalisateurs.
Tout n'est pas parfait
À propos de l'embargo sur le film Hommes à louer de Rodrigue Jean
André Habib
Enseignant et critique à la revue Hors champ
Aux derniers Rendez-vous du cinéma québécois, plus de 160 personnes remplissaient à craquer la salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise, un vendredi à 13h30, pour assister à l'unique projection du documentaire de Rodrigue Jean, Hommes à louer. Un film de 140 minutes sur la prostitution masculine, tourné sur une période d'un an et qui prit presque autant de temps à être monté, et qui est un chef-d'œuvre. Le programme des Rendez-vous nous annonçait pourtant que nous aurions droit à un « montage avancé ». Nous mentait-on ? Oui.
Ce film, c'est ce que nous devions comprendre, était en fait encore un objet « brut » qu'il fallait ajuster, mettre au format et au bon goût... non du réalisateur et du monteur (pour qui le film est terminé depuis belle lurette), mais des producteurs de l'ONF et du privé. Depuis le mois d'octobre, après avoir tenté sans succès d'imposer « leur vision » du film au réalisateur récalcitrant, ils ont préféré le mettre sur les tablettes et stopper la production. Le plus étonnant c'est que ces gens sont assis sur un des plus grands documentaires québécois des 10 dernières années, et ils ne s'en doutent même pas...
Voilà deux ans que Rodrigue Jean et son monteur Mathieu-Bouchard Malo s'épuisent à convaincre les bonzes de l'ONF du bien-fondé de leur démarche, de la rigueur de leur approche. Ils opposent un refus parfaitement légitime et louable de voir la réalité qu'ils ont patiemment filmée sur une période d'un an (malgré qu'à plusieurs reprises la production ait tenté d'interrompre le projet), qu'ils ont structurée et présentée de la façon la plus honnête qui soit au fil des mois, se faire réduire à un vague défilé attachant de « personnages », bon qu'à servir un human interest, en reproduisant, comme des bons petits soldats, la posture de tous ceux qui, dans le monde du documentaire et de la fiction au Québec, veulent se donner, en amont en les créant, en aval en les regardant, une bonne conscience sociale (dans les deux cas, il s'agit avant tout de leur nombril).
Si l'ONF, désormais, refuse même à Rodrigue Jean de racheter ses droits sur le film (qui appartiennent, vous l'apprenez peut-être chers lecteurs, non aux réalisateurs, mais aux producteurs), c'est qu'ils sentent qu'ils ont une belle « pièce de viande » à lancer sur le marché. Après tout, n'y a-t-il pas là un potentiel « Voleurs d'enfance 2 » ? Tout y est : un sujet à scandale et sur lequel il « faut lever le voile », des jeunes victimes qui veulent s'en sortir, une vie difficile et de l'espoir au bout du tunnel. Ce serait si simple à « vendre », à « louer », à « exploiter ». Or, c'est précisément ce que Rodrigue Jean et son équipe ont refusé, par simple respect pour les individus qu'ils avaient filmés et côtoyés de près, pour le cinéma, pour le réel. Et c'est cela - cette intégrité, cette intelligence, cette noblesse du regard - qui semble intolérable aux professionnels de la profession, qui n'ont de toute évidence rien à battre du cinéma et du monde dans lequel on vit.
Ce film s'érige contre tous ceux qui veulent voir les « problèmes de la rue » mis en boîte et prédigérés, où il y a des bons et des méchants, des « statistiques alarmantes » et des « lueurs d'espoir ». Il s'érige contre la logique barbare des enquêtes-reportages, des télé-réalité à rabais et de toute la ribambelle de films « intouchables » réalisés au Québec depuis quinze ans sur la délinquance ou la pauvreté. L'industrie du documentaire et de la télévision nous tartinent et nous forcent à gober l'idée selon laquelle il suffirait de donner à tous ses « jeunes au cœur d'or », ses « petits combattants de la rue », une mini-DV, des gants de boxe ou des chaussons de danse pour qu'il y ait « raison d'espérer », c'est-à-dire de ne plus avoir à y penser. Et c'est cela qui « nous » semble intolérable.
Un film nécessaire
Hommes à louer est un film-ovni dans le paysage cinématographique québécois (ce qui nous fait dire que les choses vont plutôt mal). Comme pour l'incroyable Yellowknife, son long métrage précédent, complètement évincé par le manque de courage des distributeurs, personne dans « l'industrie » ne semble savoir quoi en faire. Il s'agit pourtant d'un des films les plus puissants, les plus forts et, en un mot, les plus nécessaires que l'on puisse imaginer aujourd'hui. Pendant deux heures et demie, une douzaine de jeunes nous parlent, d'un mois de novembre à un autre, de leur métier, de leur vie quotidienne, de leur histoire, avec une intelligence et une lucidité qui glacent le sang, qui font tour à tour rire et frémir : ils savent parler mieux que quiconque de la réalité qu'ils vivent, de la logique infernale dans laquelle ils sont pris, de l'exploitation qu'ils subissent, qu'ils entretiennent et qu'ils reproduisent. Et en même temps ils sont à mille lieux de toute victimisation, de tout apitoiement éploré. Ils sont filmés la plupart du temps en très gros plan, avec les lumières de la rue qui scintillent à travers la vitre derrière eux ; les micros sont placés directement sur leur poitrine, donnant au son de leur voix, de leur toux, de leur silence, une netteté, une proximité proprement terribles. On ne connaît par le nom de ces jeunes, souvent même peine-t-on à les reconnaître d'un mois à l'autre, tant leur physionomie a changé, et tant leur réalité peut paraître interchangeable. Aucune voix-off péremptoire, aucun témoignage de spécialiste, aucune statistique sur la criminalité, la prostitution ou la toxicomanie, aucune caméra cachée, aucun voyeurisme, aucune démagogie, aucune morale, aucun didactisme, aucune « leçon de vie » à tirer, aucune complaisance. Seulement des fragments de vie qui s'agencent ; des paroles qui s'accumulent ; une caméra et une écoute qui les accompagnent. Et on en sort les jambes sciées, les yeux pleins d'eau, avec l'envie de crier. Mais notre révolte naît moins de ce qu'on a entendu et vu (qui serait suffisant), que de l'idée qu'on veut empêcher ce film-là d'exister dans la forme que ses créateurs lui ont donnée et qui est la seule acceptable.
Que reproche-t-on au film ? Son absence de « point de vue », la multiplication des « personnages » qui rend difficile « l'identification » (c'est leurs mots, qu'on me les explique). Car pour eux un film, tout film, est potentiellement un arbre livré par le réalisateur qu'il s'agit d'émonder afin qu'il cadre avec une forme que les producteurs-distributeurs-télédiffuseurs ont dans leurs têtes, et qui serait la seule, la vraie, l'unique façon de parler de « ce monde-là » pour que ça « pogne », pour qu'ils puissent mettre leur estampille d'approbation sur un film : « si tu me coupes tel ou tel personnage, si tu enlèves celui qui est violent, celui qui a été abusé, si tu tailles dans les références trop nombreuses à la drogue, si tu me ramènes ça à une heure et quart, on pourra plus facilement s'identifier et ton film sera plus "punché" » (c'est leur idée). Est-ce bien ça le but d'un documentaire, s'identifier, compatir, « puncher » ? S'identifie-t-on aux pêcheurs de marsouins de Pour la suite du monde, aux Bûcherons de la manouane, aux travailleurs d'On est au coton ? Aurait-il fallu demander à Pierre Perrault, Arthur Lamothe ou Denys Arcand, de rajouter une voix-off et d'éliminer quelques-uns des « personnages secondaires » du film, pour que le « message » passe mieux ? On a beau rire, mais ce qu'on demande aux réalisateurs aujourd'hui est tout aussi absurde, humiliant, honteux et politiquement douteux que ça. On leur impose une logique calquée, non sur celui de l'art et de la vie, mais des communications et de la rentabilité. Après tout, comme l'expliquait une responsable de Radio-Canada à Rodrigue Jean : « on est là pour vendre de la pub ».
Les ennemis du cinéma sont parmi nous
À l'heure où l'on fait la promotion guillerette d'un documentaire sur l'histoire de la censure au Québec (Les ennemis du cinéma, de Karl Parent et Yves Lever), on présuppose qu'aujourd'hui « tout est parfait », comme si cette « période sombre » était nécessairement loin derrière nous (le duplessisme, la phobie des gauchistes, etc.). Ce qu'on oublie de dire c'est que la disparition des salles de cinéma à Montréal et à travers le Québec, la frilosité devenue proverbiale des distributeurs, la mainmise des producteurs sur les œuvres des créateurs, l'emprise des lobbys américains sur la distribution, le pouvoir démesuré accordé aux télédiffuseurs pour obtenir le financement d'un film, l'obsession avec l'audimat, les entrées et la « performance », exercent une censure infiniment plus perverse en empêchant un nombre incalculable d'œuvres fortes (d'ici et d'ailleurs) d'exister et de nous parvenir. Cependant que nos institutions se gaussent d'être au service du « cinéma d'ici », du cinéma d'auteur, ils sont en train de les asservir et de les soumettre à une violente et impitoyable loi du marché (heureusement, il y a, ici et là, quelques exceptions, quelques foyers de résistance, mais ils sont rares).
Il est effarant de voir à quel point le système actuel agit de façon sournoise, et non moins pernicieuse, en conspirant à saboter des œuvres pour la simple et bonne raison qu'elle ne correspond pas à un format préétabli. Le « format » dont il est question ici n'est pas seulement celui de la durée, mais bien celui du « formatage » que l'on veut faire subir à certains « sujets », au mépris des créateurs et de tout bon sens, et qui répondent à des critères souvent complètement arbitraires et capricieux. Il est temps de redonner aux créateurs un véritable droit sur leur œuvre, de remettre en cause cet asservissement dégoûtant à la logique de l'exploitation, et de recommencer à faire confiance au public, qu'on prend trop souvent pour des imbéciles. Nous ne pouvons qu'espérer que - pour reprendre le titre d'un film honteusement oublié d'Arthur Lamothe - le mépris n'aura qu'un temps, que l'ONF saura répondre publiquement de ces agissements ineptes, et accordera à ce film incroyable le simple droit d'exister, dans sa durée (140 min.) et dans son format (35mm) prévus.
M. Perlmutter (nouveau commissaire de l'ONF), vous rêviez récemment de faire renaître la grande époque du documentaire québécois ? Vous avez ici une occasion en or de faire amende honorable, en renversant l'embargo injustifié qui a été mis sur ce film. Pour le reste, ce sera au public de juger.
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Oscars 2008: Faits saillants d'une longue soirée sage 5
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23 h 07: Amy Adams, en élégante robe vert émeraude, remet le prix de la...
Meilleure musique: Dario Marianelli, Atonement
Enfin un prix pour ce sublime film...
23 h 11: Doublement oscarisé mais n'ayant reçu aucune nomination cette
année, Tom Hanks n'aurait pas du tout sa place aux Oscars au dire de Jon
Stewart. L'acteur se fait donner un coup de main par des soldats américains à
Bagdad. Le genre d'entreprise qui me dégoûte... Ensemble, ils remettent le prix
du...
Meilleur court métrage (documentaire): Freeheld, de Cynthia Wade et
Vanessa Roth
Bravo! Un film réalisé par des filles! Fait trop rare dans cette industrie
masculine...
Tout seul, le grand Tom remet le prix du...
Meilleur documentaire: Taxi to the Dark Side, de Alex Gibney
et Eva Orner
J'aimerais bien voir ce film sur nos écrans...
Petit souvenir: Elton John, qui devrait songer sérieusement à changer de
perruquier, confie s'être senti comme un enfant dans une bonbonnerie lorsqu'il
a remporté l'Oscar pour The Lion King.
23 h 20: J'ai les yeux qui brûlent... Je trouve que la 80e édition
est loin d'être la plus excitante que j'aie vue et ce, en dépit d'une cuvée de
grande qualité.
23 h 23: Harrison Ford, qui semble très fatigué, vient annoncer le prix du...
Meilleur scénario original: Diablo Cody, Juno
Avec sa robe fauve fendue jusqu'en haut de la cuisse et son tatouage,
l'ex-danseuse apporte une touche d'insolence et de fraîcheur dans cette soirée
conservatrice côté chiffon. «Qu'est-ce qui se passe?» demande-t-elle avant de
fondre en larmes à la fin de son discours. J'ai le moton...
23 h 30: La reine Hellen Mirren, impeccable dans sa robe rouge foncé aux
manches de dentelle argentée, dévoile l'Oscar du...
Meilleur
acteur: Daniel Day-Lewis, There Will Be Blood
Ouiiiiiiiiiiiiiiiii! Après avoir serré la main de Hal Holbrook, l'acteur qui
avait remporté la statuette en 1990 pour My Left Foot embrasse George Clooney
puis s'agenouille devant la grande dame du cinéma anglais. J'aurais fait la
même chose à sa place!
23 h 37: Ai-je été distraite? Il me semble qu'aucun lauréat n'ait remercié
Dieu cette année...
23 h 41: Martin Scorsese, qui a longtemps attendu son Oscar, présente celui
du...
Meilleur réalisateur: Ethan et Joel Coen, No Country for
Old Men
Qu'est-ce qu'ils ont l'air calme ces deux-là... C'est vrai qu'ils commencent à
être habitués d'être salués par l'Académie.
23 h 44: Le superbe Denzel Washington annonce la plus grande surprise de la
soirée (moi, je ne l'avais pas vu venir en tout cas...) en sacrant le...
Meilleur film: No Country for Old Men
Les frangins sont d'un calme imperturbable alors que Brolin et Bardem éclatent
de joie et que l'écrivain Cormac McCarthy semble on ne peut plus fier de ceux
qui ont porté à l'écran son roman. Paul Thomas Anderson doit se demander s'il
rêve...
23 h 47: Maman, c'est finiiiiiiiiiiiii! Je demeure
quand même au poste, car CTV présente en primeur I Met the Walrus de Josh
Raskin. Disons que la forme est plus excitante que l'entrevue avec Lennon, mais
je crois que le film mérite d'être vu à plusieurs reprises tant il y a de
détails. Sur ce, je vais me coucher.
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Oscars 2008: Faits saillants d'une longue soirée sage 4
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22 h 18: Colin Farrell, qui glisse jusqu'au podium, présente avec émotion
Falling Slowly du drame musical irlandais Once. En écoutant ce charmant duo,
Glen Hansard et Marketa Irglova, je regrette amèrement d'avoir raté ce film. Ça
m'apprendra à toujours repousser d'une semaine à l'autre mes sorties...
22 h 22: Jack Nicholson présente un montage des meilleurs 79 films.
Shakespeare in Love, come on!!!
22 h 27: Renée Zellweger, étincelante dans sa robe en lamé argent, couronne
le...
Meilleur montage: Christopher Rouse pour The Bourne
Ultimatum
Ben coudons... je me sens presque obligée de le louer.
22 h 30: Sobrement vêtue de noir mais portant trop de colliers, la
longiligne et enceinte (vraiment?) Nicole Kidman remet l'Oscar honorifique à
Robert Boyle, 98 ans, directeur artistique ayant notamment travaillé avec nul
autre que le grand Hitchcock.
Voilà déjà deux heures que je suis calée dans mon divan... Je commence à être
pas mal tannée...
22 h 41: À cause d'un incident technique, Jon Stewart annonce qu'il faut
tout recommencer. Ha! Ha! Ha!
22 h 42: Penélope Cruz, elle aussi en robe noire, donne le prix du...
Meilleur film en langue étrangère: Die Fälscher, de Stefan
Ruzowitzky
Ne le ratez pas, il est en salle depuis vendredi. J'espère que les autres films
mis en nomination trouveront un distributeur québécois...
22 h 44: Mon beau McDreamy, je veux dire Patrick Dempsey, présente la
cinquième et dernière chanson mise en nomination, So Close d'Enchanted. Trop
sirupeux à mon goût, mais la scène de bal est jolie.
22 h 48: John Travolta entre sur scène en valsant gracieusement avec l'une
des danseuses du précédent numéro. Mais qu'est-il donc arrivé à ses cheveux???
Il annonce la...
Meilleure chanson: Falling Slowly, de Glen Hansard et Marketa
Irglova (Once)
De loin ma préférée! Glen Hansard n'en revient pas d'avoir gagné; la pauvre Marketa
Irglova se fait couper la parole par l'orchestre avant même d'ouvrir la bouche.
«Quel arrogant!» lance Stewart à propos du jeune artiste.
Petit souvenir: Steven Spielberg explique avoir ressenti des chaleurs
semblables à celles de la ménopause (qu'en sait-il?) lorsqu'il a gagné l'Oscar
pour Schindler's List: «L'une des plus belles soirées de ma vie...»
22 h 56: Jon Stewart invite gentiment Marketa Irglova à venir faire ses
remerciements sur scène. De mémoire, je n'ai jamais été témoin d'un geste aussi
galant aux Oscars.
22 h 58: À défaut de s'enfarger dans sa jolie robe rose pâle, Cameron
Diaz bute sur le mot «cinématographie» mais réussit à remettre le prix de la...
Meilleure direction photo: Robert Elswit, There Will Be Blood
Le gagnant avait déjà reçu une mise en nomination pour Good Night and Good Luck
de George Clooney.
23 h 01: La doublement oscarisée Hilary Swank présente
la rubrique nécrologique. Jean-Claude Brialy et Jean-Pierre Cassel sont sur la
liste, mais Michel Serrault, inoubliable interprète du Docteur Petiot, n'y
figure pas.
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Oscars 2008: Faits saillants d'une longue soirée sage 3
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21 h 35: Pour saluer les artistes mis en nomination, Alan Arkin souligne que
l'Âge d'or du cinéma n'est pas histoire du passé. Il remet ensuite l'Oscar de
la...
Meilleur actrice de soutien: Tilda Swinton, Michael Clayton
Quelle belle surprise! La principale intéressée semble estomaquée. «Bon
anniversaire, man» lance-t-elle à sa statuette avant d'expliquer que celle-ci a
le même crâne et les mêmes fesses que son agent américain. Elle passe aussi
quelques remarques sur le costume de Batman de George Clooney... Parlant
guenilles, si l'actrice souhaite garder son agent américain, elle devrait
mettre à la porte sa styliste. Quelle horrible robe noire sans forme! J'espère
qu'elle sera mieux habillée l'an prochain...
Petit souvenir: Le toujours très séduisant Sidney Poitier (il est né en
1927!) commente la soirée où il remporta l'Oscar pour Lilies of the Field en
1964: «Amazing, Amazing».
21 h 44: Jessica Alba, enceinte et charmante dans sa robe mauve (la prochaine fois, laisse les plumes à la maison, ma chouette), présente
les 13 prix techniques remportés hors d'ondes.
En rappelant qu'Alba et Blanchett sont enceintes, Stewart lance: «La soirée
est encore jeune et Jack Nicholson est là...»
21 h 46: Deux oubliés des Oscars, James McAvoy et Josh Brolin, présentent le
prix du...
Meilleur scénario adapté: Ethan et Joel Coen, No Country
for Old Men
Ils font vraiment une drôle de tête, et Ethan ne semble vraiment pas le plus
bavard des deux...
21 h 49: Le président de l'Académie, qui compte 6000 membres à travers le
monde, explique le processus de la mise en nomination. Ouin, pis?
21 h 52: Millie Cyrus, insignifiante starlette vêtue de rouge, présente
That's How You Know, chanson tirée d'Enchanted. Wow! Y a encore plus de monde
dans ce numéro qu'il y en avait dans la chorale.
22 h: Stewart annonce une troisième grossesse, celle de Nicole Kidman: «Et
le bébé va à Angelina Jolie... qui n'a pu assister à la soirée puisque c'est difficile
de trouver 17 gardiennes un soir d'Oscars...»
22 h 01: Le gars de Superbad et le gars de Knocked Up essaient de se faire
passer pour Halle Berry et Dame Judi Dench; ils présentent les prix du...
Meilleur son: Karen M. Baker, Per Hallberg, The Bourne Ultimatum
et du...
Meilleur mix sonore: Scott Millan, David Parker, Kirk Francis, The
Bourne Ultimatum
Oups! Je ne l'ai pas vu... M'enfin, j'ai vu le deuxième volet et ça m'a
suffit.
On présente un montage des meilleures actrices; Louise Fletcher,
l'infirmière de One Flew Over the Cuckoo's Nest, remercie dans le langage
des signes. Qu'est-elle donc devenue?
22 h 09: Forest Withaker annonce le prix de la...
Meilleur actrice: Marion Cotillard, La Vie en rose
Cate Blanchett semble surprise et heureuse. En robe blanche damassée, Marion
Cotillard, qui ne doit pas avoir eu beaucoup de temps pour se reposer entre les
Césars et les Oscars, ne sait plus que dire et remercie entre autres l'amour et
la vie. Quant à moi, je décerne l'Oscar de la plus jolie robe à Jean-Paul
Gaultier.
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Oscars 2008: Faits saillants d'une longue soirée sage 2
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Au retour de la pause, Jon Stewart annonce que durant les pubs, tout
Hollywood se moque de la façon dont nous sommes habillés: «Eh oui, ça marche
dans les deux sens!» Cela dit, pas grand-chose à signaler côte garde-robe.
Beaucoup de noir, un peu de rouge, un peu de mauve... Les designers et stylistes
auraient-ils été pris de court à la dernière minute?
21 h 06: Dwayne «The Rock» Johnson, qui évoque le fait d'avoir été
traumatisé par la tête prenant feu dans Indiana Jones, présente les...
Meilleurs effets spéciaux: Michael L. Fink, Bill Westenhofer, Ben Morris,
Trevor Wood, The Golden Compass
Pour l'avoir vu avec ma nièce, je dois avouer qu'ils étaient réussis...
Peut-on espérer le tournage du deuxième tome?
21 h 08: Cate Blanchett, élégante et radieuse avec son ventre de femme
enceinte, présente l'Oscar de la...
Meilleure direction artistique: Dante Ferretti, Sweeney Todd
Deuxième Oscar pour le directeur artistique de The Aviator. Rapidement, on
aperçoit dans la salle Johnny Depp et Vanessa Paradis, de même que Harrison
Ford et Calista Flockhart, qui vieillit moins bien que son homme. Lâche le Botox, ma poule!
Jon Stewart salue le grand talent de Cate Blanchett en mentionnant ses rôles
dans Elizabeth et I'm Not There, ainsi que celui du pitbull dans No Country For
Old Men pour ensuite révéler qu'il est en fait Cate Blanchett interprétant Jon
Stewart.
On repasse quelques remerciements des meilleurs acteurs de soutien; on
revoit ceux, touchants et exubérants, de Cuba Gooding, jr pour Jerry Maguire.
Qu'a-t-il fait de bon depuis?
21 h 15: La Dreamgirl vêtue de blanc (les seins écrasés dans sa robe peu flatteuse pour ses jolies rondeurs) Jennifer Hudson présente le...
Meilleur acteur de soutien: Javier Bardem, No Country for Old Men
Je remarque que ce n'est pas Penelope Cruz qui l'accompagne mais bien sa maman,
à qui il rend hommage en espagnol. Mignooon!
Au retour de la pause, Jon Stewart prétend qu'il lui a indiqué où était la
bibliothèque. Il présente ensuite un montage sans intérêt sur les jumelles et
les périscopes et un autre sur les mauvais rêves en précisant qu'ils avaient
été faits en cas de grève des journalistes...
21 h 24: Keri Russell, gracieuse dans une robe de taffetas champagne, présente
Raise it Up, chanson tirée d'August Rush, dont elle était aussi la vedette. Je
n'ai pas vu le film et malgré le talent de la soliste de 11 ans au centre de
cette chorale de Harlem, ça ne me dit rien.
21 h 28: Owen Wilson démontre son charmant accent en prononçant le titre du...
Meilleur court métrage (fiction): Le Mozart des pickpockets, de Philippe
Pollet-Villard
L'anglais du réalisateur me rappelle celui de Pauline Marois; en français il
lance: «À bientôt pour un film plus grand!»
21 h 30: L'abeille de Bee Movie (voix de Jerry Seinfeld) présente le...
Meilleur court métrage (animation): Peter & the Wolf, de Suzie
Templeton et Hugh Welchman
Dommage pour Madame Tutli-Putli, mais j'avoue que ce film a vraiment l'air très
bien.
Déjà une heure de passée!
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Oscars 2008: Faits saillants d'une longue soirée sage
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20 h: Je m'installe devant la télé. Merde, c'est le tapis rouge animé par
Regis Philbin et deux cruches qui lèchent des stars pendant une demi-heure.
Vivement que la soirée commence...
20 h 30: Enfin, le spectacle commence! Jack Nicholson, sourire carnassier et
grosses lunettes noires, est bien installé dans la première rangée. Jon Stewart
souligne la lutte qu'ont menée les scénaristes durant les derniers mois et en
profite pour se moquer de Vanity Fair qui a annulé son party par respect pour
les scénaristes: «La prochaine fois, invitez-les donc pour faire changement!»
lance l'animateur.
À propos des films de l'année qui mettent en vedette de sanguinaires
psychopathes, il demande «Hollywood aurait-elle besoin d'un câlin?» puis
ajoute: «Dieu merci pour la grossesse chez les adolescentes!» En parlant de
Away From Her, film sur une femme souffrant de la maladie d'Alzheimer qui finit
par oublier son mari, Stewart lance que pour Hilary Clinton, c'est un «feel good
movie». Quant à Atonement, il se dit
heureux qu'on ait enfin porté à l'écran toute la sensualité et la passion
entourant la fête du Yom Kippur. Stewart rappelle que Norbit a même eu droit à
une mise en nomination, ce qui lui fera dire: «Trop souvent, l'Académie ignore
les mauvais films.»
Voyant Dennis Hopper dans la salle, il s'adresse à l'acteur pour lui
rappeler qu'il est bien aux Oscars et promet de le lui répéter aux quarts
d'heure. En saluant Diablo Cody, ex-danseuse devenue scénariste (Juno), il lance
que pour trouver son nom de strip-teaseuse, on accole le nom de son animal
domestique au nom de la rue où l'on est né. Son nom? Olympia Dukakis...
Ne pouvant passer silence les élections, Stewart explique que lorsqu'une
femme et un noir détiennent le pouvoir à la Maison blanche, c'est signe qu'un
astéroïde percutera la Terre.
20 h 41: Jennifer Garner vient présenter l'Oscar des...
Meilleurs costumes: Alexandra Byrne, Elizabeth: The Golden Age
Quatrième mise en nomination et premier oscar pour celle qui avait signé les
costumes de Hamlet.
Petit souvenir: Barbara Streisand lançant «Hello gorgeous» à son Oscar.
20 h 46: George Clooney vient présenter les meilleurs moments des 79 années
passées. «Les Oscars ont une constance, lance-t-il, c'est long... euh, imprévisible!»
Long, tu dis? On en aura encore pour trois heures.
20 h 51: Anna Hathaway, qui arbore un horrible frou-frou rouge sur l'épaule,
et Steve Carell présentent le...
Meilleur film d'animation: Ratatouille, de Brad Bird
Deuxième oscar pour le réalisateur de The Incredibles. Zut, c'est pas
Persepolis qui a gagné...
20 h 55: Katherine Heigl, très jolie dans sa robe rouge, s'excuse de sa
grande nervosité et présente le prix du...
Meilleur maquillage: Didier Lavergne et Jan Archibald, La
Vie en rose
La joie de Marion Cotillard est palpable... mais le meilleur reste à venir
en ce qui la concerne.
20 h 58: On présente la première des cinq chansons mises en nomination.
C'est la charmante Amy Adams qui casse la glace, seule sur scène, pour chanter Happy Working Song du film Enchanted. C'est mignon comme une chanson de
Disney. Faudrait bien que je loue ce film, mon mari Patrick Dempsey y joue...
Petit souvenir: Michael Douglas lance à Catherine
Zeta-Jones: «Tu n'étais même pas née lorsque j'ai gagné mon premier Oscar.» C'était
en 1975, pour One Flew Over the Cuckoo's Nest dont il était producteur; celle
qui devint son épouse en 2000 avait alors six ans...
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Oscars 2008: Y aura-t-il du sang?
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Dans moins de
cinq heures aura lieu la 80e soirée des Oscars... Serez-vous scotchés
devant votre télé jusqu'à la remise de la dernière statuette tant convoitée?
Moi, c'est sûr que je ne me couche pas avant la fin du spectacle, quitte à me
mettre des cure-dents entre les paupières. Désolée pour Guy A. que je vais
tromper ce soir...
Pourtant, chaque
année, je me demande pourquoi je ne me contente pas de lire le compte rendu du
gala le lendemain dans les journaux (comme je le fais pour les Golden Globes -
qui n'ont pas eu lieu cette année à cause de la grève des scénaristes, ce qui a
dû faire enrager les designers de mode plus que quiconque - et les Césars, qui
n'ont même pas été diffusés à TV5 de toute façon).
Pourquoi donc
regarder cette longue remise de prix ont les gagnants livrent la plupart du
temps des remerciements banals truffés de «God Bless You» ou de «Thank God»
(avez-vous déjà entendu un lauréat d'un Jutra s'adresser au Tout-Puissant?)?
Dans l'espoir de voir mes films et artistes préférés couronnés? Dans l'attente
d'un quelconque scandale? Dans l'espoir que l'animateur, cette année Jon
Stewart, sera corrosif à souhait? Pour me pâmer devant les toilettes des stars?
Pour mieux rêver à George Clooney lorsque le tout sera enfin fini?
Un peu toutes
ces réponses et aussi parce que regarder les Oscars, c'est une tradition qui
remonte à ma plus tendre enfance. Évidemment, à l'époque, on ne me permettait
pas de veiller aussi tard, mais le peu que je voyais me faisait rêver pendant
des semaines alors que je m'amusais à reproduire cette soirée avec Ken et mes
nombreuses Barbies. Trêve de nostalgie, voici mes choix pour la 80e
édition (mes choix et non mes prédictions...):
Meilleur film
Atonement
Juno
Michael Clayton
No Country For Old Men
There Will Be Blood
Je les ai tous aimés! Je dirais même beaucoup! Cependant, un seul d'entre
eux continue de me hanter et je ne rêve que de le revoir: There Will Be Blood.
Il y avait longtemps qu'un film (américain) ne m'avait fait autant d'effets.
Quelle puissance a ce film traitant des grands mythes fondateurs de l'Amérique!
Meilleur réalisateur
Paul Thomas Anderson - There Will Be Blood
Ethan Coen and Joel Coen - No Country for Old Men
Julian Schnabel - Le scaphandre et le papillon
Jason Reitman - Juno
Tony Gilroy - Michael Clayton
Ils le méritent tous, mais comme le font parfois les membres de l'Académie,
j'ai envie de couper la poire en deux. Mon choix va du côté des frangins Coen,
qui ont dépoussiéré férocement le genre western avec le jouissif No Country For
Old Men.
Meilleur scénario original
Diablo Cody - Juno
Brad Bird- Ratatouille
Tamara Jenkins - The Savages
Tony Gilroy - Michael Clayton
Nancy- Oliver -Lars and the Real Girl
Des cinq, c'est le scénario de Juno, récit d'une adolescente de 16 ans qui
décide de donner son bébé en adoption, qui m'a enchantée le plus.
Meilleur scénario adapté
Ethan Coen and Joel Coen - No Country for Old Men
Christopher Hampton - Atonement
Ronald Hardwood - Le scaphandre et le papillon
Paul Thomas Anderson - There Will Be Blood
Sarah Polley - Away From Her
Bon, j'ai encore envie de saluer l'un de mes films préférés. Cette fois, je
choisis Atonement. J'ai trouvé l'adaptation de ce roman de Ian McEwan tout
simplement magistrale.
Meilleur acteur
Daniel Day-Lewis - There Will Be Blood
George Clooney - Michael Clayton
Viggo Mortensen - Eastern Promises
Johnny Depp - Sweeney Todd
Tommy Lee Jones - In the Valley of Elah
Daniel Day Lewis, plus grand que nature dans There Will Be Blood. Sorry,
George...
Meilleur actrice
Julie Christie - Away From Her
Cate Blanchett - Elizabeth: The Golden Age
Laura Linney - The Savages
Marion Cotillard - La Vie en rose
Ellen Page - Juno
Elles possèdent toutes un talent fou, mais je dois avouer que celle qui m'a
le plus éblouie, c'est Marion Cotillard, qui a aussi gagné un Golden Globe et
un César pour sa prestation époustouflante dans la peau de la môme Piaf. Et ne
venez pas me dire que tout était dans le maquillage!
Meilleur acteur de soutien
Casey Affleck - The Assassination of Jesse James
Javier Bardem - No Country for Old Men
Philip Seymour Hoffman - Charlie Wilson's War
Hal Holbrook - Into the Wild
Tom Wilkinson - Michael Clayton
Cassey Affleck m'a renversée dans The Assassination et je vous un culte à
Philip Seymour Hoffman, mais dès que j'ai vu Javier Bardem créer pour No Country
For Old Men le personnage de méchant le plus inquiétant depuis des lunes, je me
suis écriée: «Donnez-lui un Oscar!!!» Quel dommage quand même que
l'extraordinaire Paul Dano, qui tient tête à Daniel Day Lewis dans There Will
Be Blood, ne se retrouve pas dans cette catégorie...
Meilleur actrice de soutien
Cate Blanchett - I'm Not There
Saoirse Ronan - Atonement
Amy Ryan - Gone Baby Gone
Tilda Swinton - Michael Clayton
Ruby Dee - American Gangster
Cate Blanchett! Cate Blanchett! Cate Blanchett! Comment rester de glace
devant sa personnification de Bob Dylan? La jeune Saoirse Ronan, impeccable
en petite garce dans Atonement, a encore bien des années devant elle...
Meilleure direction photo
The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford
Atonement
Le scaphandre et le papillon
No Country for Old Men
There Will Be Blood
Autant je me suis ennuyée devant The Assassination, autant sa photo m'a
séduite. Celle du Scaphandre était drôlement recherchée grâce aux indications
et demandes du réalisateur Julian Schnabel, qui est aussi peintre.
Meilleur montage
The Bourne Ultimatum
Le scaphandre et le papillon
Into the Wild
No Country for Old Men
There Will Be Blood
J'ai bien aimé la fluidité du montage de There Will Be Blood.
Melleure direction artistique
American Gangster
Atonement
The Golden Compass
Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street
There Will Be Blood
Je l'avoue: j'ai un gros faible pour celle du drame musical de Tim Burton...
Meilleurs costumes
Across the Universe
Atonement
Elizabeth: The Golden Age
La Vie en Rose
Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street
Outre le jeu impérial de Blanchett, les robes d'Elizabeth sont parmi les
rares éléments qui m'ont plus dans ce film qui n'était pas à la hauteur du
talent de l'actrice, lequel est colossal.
Meilleur maquillage
La Vie en Rose
Norbit
Pirates of the Caribbean: At World's End
Sans contredit celui de La Vie en rose qui a réussi à faire oublier que c'est
la jolie Marion Cotillard qui se cachait derrière les traits ingrats de Piaf.
Meilleur film en langue étrangère
Beaufort
The Counterfeiters
Katym
Mongol
12
Je n'ai vu que The Counterfeiters (Die Fälscher), que j'ai trouvé intéressant, alors je
préfère m'abstenir...
Meilleur film d'animation
Persepolis
Ratatouille
Surf's Up
J'ai bien aimé la forme originale de Surf's Up, qui se présentait comme un
documentaire, les plats préparés dans Ratatouille m'ont donné l'eau à la
bouche, mais pour moi, Persepolis est de loin le meilleur film d'animation,
tant par la poésie de ses images que par l'émotion qui traverse le récit.
Meilleur documentaire
No End in Sight
Operation Homecoming: Writing the Wartime Experience
Sicko
Taxi to the Dark Side
War/Dance
Malheureusement, je n'ai vu que Sicko, que je n'ai pas trouvé subtil du
tout. Les Académiciens craqueront-ils encore pour le style rentre-dedans de
Michael Moore?
Meilleur court métrage (animation)
I Met the Walrus
Madame Tutli-Putli
Même Les Pigeons Vont au Paradis
Moya Lyubov
Peter & the Wolf
Ce matin, j'ai entendu Michel Coulombe vanter I Met the Walrus, qui relate
la rencontre du réalisateur avec John Lennon lors de son bed in à Montréal. Je n'ai
vu que Madame Tutli-Putli, qui mérite à l'ONF sa 70e mise en
nomination, et j'ai été émerveillée par sa technique combinant marionnettes et
prises de vue d'yeux d'acteurs.
Sur ce, bonne soirée des Oscars!
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In memoriam : Alain Robbe-Grillet
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Hier, disparaissait le chef de file du Nouveau Roman Alain Robbe-Grillet, dont la dernière œuvre, Un roman sentimental, en choque plusieurs en raison des fantasmes pédophiles et sadiques qui y sont décrits. Le roman est, paraît-il, si choquant que les quelques 300 pages en sont scellées.
Aussi acteur (il joua Goncourt dans Le Temps retrouvé de Ruiz), scénariste (Taxandria de Servais) et réalisateur (L'Immortelle, La Belle captive), on doit notamment à Robbe-Grillet le scénario du chef-d'œuvre onirique d'Alain Resnais, L'Année dernière à Marienbad, dont voici un extrait :
Petite anecdote: Lorsque j'étudiais en littérature, un professeur avait raconté durant un cours que lors d'une visite de Robbe-Grillet à l'UQAM, un étudiant ou un prof lui avait reproché d'être tantôt hermétique, tantôt ludique. À cela, le romancier aurait répondu : « Oh vous savez, je suis comme tout le monde, j'ai mon petit côté Robbe, mon petit côté Grillet.»
Seconde petite anecdote: On dirait que j'attire la mort... Il y a quelques semaines, je vous racontais qu'au moment où j'échangeais des courriels à propos de Brokeback Moutain avec une copine, une autre m'annonçait le décès de Heath Ledger. Eh bien, vendredi dernier, lors de la soirée Total Crap au Club Soda, l'un de mes amis était tout fier de brandir sa copie aux pages fraîchement tranchées du fameux roman de Robbe-Grillet... « Je me demande si le truc n'était pas de lire les pages scellées puis de relire le roman une fois les avoir coupées », m'a dit celui qui a eu la chance de rencontrer l'homme il y a quelques années (à son dire, il était sympa...). Si vous l'essayez, donnez m'en des nouvelles, svp...
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Le beau Malik à Festivalissimo!
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Avis aux fans de la délicieuse série Les Hauts et les bas de Sophie Paquin : Danny Blanco Hall, l'interprète de Malik, sera le porte-parole de Festivalissimo. Le festival aura lieu du 12 au 27 mars au Cinéma du Parc. Bienvenue aux dames...
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In Memoriam : Henri Salvador
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Il y a deux ans, jour pour jour, François Desmeules, dont vous pouvez lire l'entrevue avec Jane Birkin cette semaine, interviewait le légendaire Henri Salvador, venu à Montréal afin de promouvoir Le Manège enchanté où il prêtait sa voix de velours au chien Pollux. Connaissant peu Salvador et sachant que mon confrère de la section musique connaissait son œuvre de A à Z, c'est donc lui que j'avais envoyé à la rencontre de celui qui s'est éteint hier à 90 ans. Quelqu'un m'a dit que Salvador avait été plus qu'enchanté de cet entretien... En souvenir, voici un extrait du texte :
"Vous savez, c'est une vie improvisée que la mienne!" lance Salvador avant de dire en quelques phrases ce que des heures et des heures ne sauraient raconter: les sinueuses lignes de vie qui ont poussé ce mulâtre de Cayenne des chansons de Vian au rôle du crabe dans La Petite Sirène des studios de Disney, et maintenant de sa parolière fétiche, Keren Ann, jusqu'à Pollux. "J'ai été garçon de café, coiffeur, aide-comptable. Un beau jour, un cousin m'a apporté deux disques: Armstrong et Ellington. Mon Antillais de père voulait que je sois médecin. Il m'a tout de même acheté une guitare sur laquelle je passais 18 heures par jour... J'ai fait un concours d'amateurs, j'ai gagné. Quel métier formidable en plus, ça rapporte de l'argent!" s'étonne l'icône toujours tirée à quatre épingles qui a passé sa vie dans les inabordables complets sur mesure de Smalto. "Un jour, un pianiste m'a dit: "Tu nous fais marrer, tu devrais essayer ça sur le public." Alors j'ai démarré, fantaisiste. Et puis Canetti, ce type pourri, a quand même eu l'idée de m'endisquer, et voilà... J'ai tout fait. J'ai passé 10 ans à bosser pour Disney... Et maintenant, je suis crooner comme j'en ai toujours rêvé. J'adore ça et ça plaît beaucoup... Y'a Nat King Cole et Sinatra; le reste, c'est tout de la merde! J'en avais marre de faire le rigolo."
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Top 10 de la Saint-Valentin
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L'an passé, je vous offrais mon top 10 des films d'amour, le voici en reprise.
1. In the Mood for Love de Wong Kar-wai
Le plus beau film sur le désir inassouvi ! Ah ! le charme de Tony Leung, les robes de Maggie Cheung et le violoncelle envoûtant de Yo-Yo Ma.
2. Brokeback Mountain d' Ang Lee
Comment rester de glace devant ce baiser fougueux entre Heath Ledger et Jake Gyllenhaal, ces paysages montagnards et la musique planante de Gustavo Santaolalla ?
3. Hiroshima, mon amour d' Alain Resnais
Je l'avoue, je suis d'abord tombé amoureuse du bel Eiji Okada (comme je l'enviais, Emmanuelle Riva !) avant de me laisser séduire par les dialogues incantatoires de Marguerite Duras. « Tu n'as rien vu à Hiroshima. »
4. L'Amant de Jean-Jacques Annaud
Duras, encore elle. Et la voix de Jeanne Moreau. Sans oublier le sulfureux Tony Leung.
5. West Side Story de Robert Wise
Le charme pimpant de Natalie Wood doublé de la voix cristalline de Marni Nixon. La fougue de Rita Moreno. La musique de Bernstein. Que demander de plus ?
6. Les Ailes du désir de Wim Wenders
Un ange, génial Bruno Ganz, sacrifie son immortalité pour les beaux yeux d'une trapéziste. Trouvez-moi une plus belle preuve d'amour que celle-là! On y retrouve aussi le ténébreux Nick Cave.
7. Orphée de Jean Cocteau
Un poète (Jean Marais) descend aux enfers pour y retrouver sa muse. J'ai craqué pour la beauté surréaliste des images et l'interprétation singulière de Maria Casarès dans le rôle de la Mort.
8. Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy
Un joli mélo « enchanté » aux couleurs éclatantes durant lequel je ne peux m'empêcher de chanter les airs irrésistibles de Legrand. Du kitsch avec un grand K !
9. Moulin rouge ! de Baz Luhrman
Une orgie d'images baroques et burlesques bercée par des chansons pop dans un Montmartre flamboyant. Du bonbon ! Et en plus, le mignon Ewan McGregor pousse la chansonnette à l'exquise Nicole Kidman.
10. La Notte de Michelangelo Antonioni Un drame brillant, subtil et d'une grande finesse où Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni, deux monstres sacrés du cinéma, découvrent qu'ils ne s'aiment plus. L'idéal pour couples à la dérive.
P.S.: D'ici l'an prochain, il y aura peut-être de nouvelles histoires d'amour qui feront frémir mon coeur et bousculer l'ordre de ce palmarès...
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Les Jutra, quossé ça?
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Ce matin, peu avant une projection de presse à Ex-Centris, je discutais avec quelques confrères des mises en nomination aux Jutra. À l'instar de Marc Cassivi, aucun d'entre nous ne comprenait pourquoi le premier long métrage de Patrick Huard, les 3 p'tits cochons, menait la course, avec 13 mises en nomination, soit 5 de plus que Continental, un film sans fusil, de Stéphane Lafleur, à mon humble avis, le meilleur film québécois de l'année.
Personne ne comprenait non plus pourquoi Monique Mercure (La Brunante), Anne-Marie Cadieux (Toi) et Caroline Dhavernas (Surviving My Mother) ne figuraient pas dans la liste des meilleures actrices, alors que Sylvie Léonard (L'Âge des ténèbres) et Karine Vanasse (Ma fille, mon ange) y étaient - n'allez pas me faire croire qu'il s'agissait là de leur meilleure prestation! Et que dire de l'absence de Gilbert Sicotte, de Fanny Mallette et de Marie-Ginette Guay, trois des magnifiques interprètes de Continental, un film sans fusil, du côté des acteurs de soutien? Heureusement, leur partenaire Réal Bossé n'a pas été oublié.
Alors que Bernard Émond figure, à juste titre, dans la liste des meilleurs réalisateurs, son film, Contre toute espérance, a été mis de côté. Certes, Guillaume Lemay-Thivierge crève l'écran, mais cela valait-il d'être parmi les meilleurs acteurs? Comment a-t-on pu bouder la performance bouleversante de Guy Jodoin dans le film d'Émond? Et le jeune Maxime Desjardins-Tremblay, vedette du Ring, il était plutôt bien, non?
Parlant du premier long métrage d'Anaïs Barbeau-Lavalette, ce dernier aurait très bien pu se retrouver dans les finalistes du meilleur film quand on pense que L'Âge des ténèbres de Denys Arcand et les 3 p'tits cochons y figurent... Disons que nous étions plusieurs à nous demander qui étaient tous ces votants. Et comme le remarquait l'une de mes consoeurs, pourquoi les Jutra célèbrent la popularité plutôt que le talent? Drôle de soirée en perspective...
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Sarko vu par Chabrol
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Lors de mon récent séjour à Paris, où la gueule de Sarko faisait la une de tous les magazines « pipeul », chaque fois que je prenais un taxi, le chauffeur me demandait d'un air mi-fier, mi-blagueur ce que je pensais du Président de le République. Ne voulant pas me faire jeter sur un coin de rue, je répondais gentiment à la blague : « Au Québec, il nous amuse beaucoup, votre Président! »
M'étant toujours fait dire par ma grand-mère qu'il ne fallait jamais parler de ses opinions politiques (la pauvre s'était rendu compte que son clan était formé de farouches fédéralistes d'un côté et d'ardents indépendantistes de l'autre), je n'ai jamais été portée à poser de questions à caractère politique... à moins que le film s'y prête.
Depuis l'élection de Sarko, j'ai remarqué que plusieurs de mes confrères d'ici et d'ailleurs se plaisaient à demander aux artistes français ce qu'il pensaient du nouveau locataire de l'Élysée. Bizarre... Si ma mémoire est bonne, je ne me rappelle pas avoir entendu qui que ce soit s'informer ainsi à propos de Jacques Chirac. C'est vrai qu'il ne se tapait pas publiquement une top-modèle-recyclée-en-auteur-compositeur-interprète.
M'enfin, toujours est-il que la question a été lancée à Claude Chabrol lors d'une rencontre organisée par Unifrance avec la presse le mois dernier. La réponse du réalisateur de La Fille coupée en deux? En riant, il a lancé : « Les huit mois de Sarkozy ont l'air d'avoir duré deux ans tant on a parlé de lui. Dans six mois, ce sera fini pour lui, car les Français auront eu l'impression que son mandat aura duré trop longtemps. Cela dit, je l'aime bien, car il est distrayant...»
Un peu plus tôt, il avait été question que son nouveau film, qui devrait prendre l'affiche en avril, était une métaphore de la France coupée en deux de l'Occupation jusqu'aux dernières élections présidentielles: « Aujourd'hui, elle est pliée en deux! » s'est exclamé en riant le vénérable cinéaste. Mouais, mais pour combien de temps?
(Lors de ce fameux séjour parisien, des confrères ayant interviewé Valeria Bruni-Tedeschi m'ont dit qu'ils avaient reçu l'ordre formel des attachées de presse de ne pas poser de question sur sa sœur Carla. En v'là une qui n'entend pas à rigoler, et, entre vous et moi, je ne pourrais la blâmer...)
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