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Cinémaniaque
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June 2007 - Messages
29 juin 2007, 11:18
Francis Leclerc en tournage

Francis Leclerc sur le plateau de Mémoires affectives.
 
N'en déplaise à Fabienne Larouche, qui est allée chiâler à Bons baisers de France qu'il y avait trop de films tournés avec des enfants cet été (C'est pas moi, je le jure de Philippe Falardeau et Ma mère est chez le coiffeur de Léa Pool), Francis Leclerc entreprenait hier le tournage d'Un été sans point ni coup sûr, d'après le scénario du romancier Marc Robitaille. Patrice Robitaille, le jeune Pier-Luc Funk, Jacinthe Laguë, Roy Dupuis et Guy Thauvette seront de la partie. Après Une jeune fille à la fenêtre, drame psychologique campé dans les années 20, et Mémoires affectives, suspense paranormal, le coréalisateur du téléfilm Marie-Antoinette s'intéresse cette fois-ci au baseball et à l'enfance: « J'avais envie de retourner avec des enfants depuis Mémoires affectives. Quand j'ai lu le roman de Marc Robitaille, j'ai tout de suite voulu l'adapter. Il y avait du soleil dans ce récit et c'est justement ce que je recherchais. Avec un film comme Un été sans point ni coup sûr, je laisse de côté pour un moment mon côté sombre. Je me sens un peu comme Obi-Wan Kenobi. » (extrait du communiqué de presse) D'un budget de 4 millions$, le tournage durera 31 jours. La sortie du film est prévue pour l'été 2008. Pour en connaître davantage sur l'univers de Marc Robitaille, voyez l'adaptation de son roman Histoires d'hiver par François Bouvier, un joli film malheureusement passé presque inaperçu.
28 juin 2007, 7:05
Nostalgiques des camps de jour?


Pas moi, entéka ! En fait, je détestais tellement ça que je n'y allais que les jours de pluie parce qu'on nous présentait des films au gymnase de l'école. Eh oui, c'est pas d'hier que je préfère les salles sombres au soleil. Trêve de bli-bli à mon sujet, si vous êtes nostalgiques de l'époque où vos parents vous forçaient à partir en colonie de vacances ou à fréquenter le camp de jour du quartier, voyez ce soir Les Aiguilles rouges de Jean-François Davy, avec Jules « Vipère au poing » Sitruk, sur les ondes de TV5 à 19h (en reprise samedi à 23h30 et dimanche à 16h). (Je sais, c'est un peu tard pour vous l'annoncer, mais j'étais quelque peu débordée...)
27 juin 2007, 12:21
In memoriam : Léo Bonneville
Ce matin ont eu lieu les funérailles du fondateur de la revue Séquences, Léo Bonneville, décédé à l'âge de 87 ans des suites d'une fibrose. Voici un texte que m'a envoyé Pierre Pageau, professeur de cinéma à la retraite, auteur et animateur à Radio Centre-Ville, qu'il avait écrit pour les RVCQ afin de souligner les 50 ans de Séquences.
Séquences a 50 ans. En effet, c'est avec le numéro d'octobre 1955 que débute la parution de Séquences. La revue est publiée par la Commission des ciné-clubs du Centre catholique du cinéma de Montréal. Jean-Marie Poitevin, prêtre des Missions étrangères, et réalisateur de À la croisée des chemins (1942), en est le fondateur et premier directeur. Mais, Léo Bonneville, c.s.v., en prend la direction au numéro 6, en octobre 1956, et il anime cette revue jusqu'en octobre 1994 (sauf en 1961-1962, alors qu'il est remplacé par Robert-Claude Bérubé). Ce qui constitue un record un record en soi. Durant toutes ces années c'est lui qui en est le principal éditorialiste; c'est donc lui qui prend position pour la revue. On comprend facilement que parler de Séquences c'est parler de monsieur Bonneville et, inversement, parler de M. Bonneville c'est parler de Séquences. De 1955 à 1961, la revue s'identifie comme «Cahier de formation et d'information cinématographique», puis de 1962 à 1970 elle devient «Revue de formation et d'information cinématographiques à l'usage des ciné-clubs». À cette époque, sous la gouverne de Léo Bonneville, la revue est un instrument privilégié pour alimenter les ciné-clubs, avec ses analyses de films, des entrevues, des questionnaires et, surtout, des stages de cinéma. En 1970, avec la disparition des ciné-clubs, Séquences devient une revue indépendante et elle utilise le titre de «Revue de cinéma» à partir d'octobre 1972. J'ai connu les concours Séquences; en effet pour atteindre un objectif de 5000 abonnements Séquences encourage la vente de sa revue et récompense les collèges, couvents, ou séminaires gagnants. D'autre part ce que j'ai connu du travail de Léo Bonneville, ce sont les stages qu'il organisait, l'été, pour les jeunes animateurs de ciné-clubs. Léo Bonneville est convaincu qu'il faut un apprentissage pour diriger un ciné-club; il faut bien connaître sa nature, ses exigences, ses rouages. Nous, moi et nombreux autres passionné(e)s du cinéma, apprenons notre «métier» par des exercices de présentation orale de films, par l'écriture de critiques, par des ateliers de discussion.

26 juin 2007, 6:26
Fuyez la canicule avec Le Facteur

 
À ne pas manquer ce soir, à 21 h, sur les ondes de Télé-Québec, le très touchant film de Michael Radford, Le Facteur (Il Postino), où un simple postier italien (émouvant Massimo Troisi, décédé le lendemain du tournage) se lie d'amitié avec l'écrivain chilien Pablo Neruda (impérial Philippe Noiret).
26 juin 2007, 5:59
Tremblant 2007 : Trois derniers petits tours.


Si vous le permettez, laissez-moi vous parler des trois derniers films vus à Tremblant. Après m'être farci l'intense Anche libero va bene, j'ai pris une pause afin de reprendre des forces et m'atteler à Talk to Me, biopic de Kasi Lemmons sur Petey Greene, icône noire des années 60, car je craignais de ne pas toujours saisir l'accent du ghetto. De fait, il est plutôt fort, mais on réussit tout de même à bien suivre les hauts et les bas de ce repris de justice converti en DJ qui secoua la baraque dans une radio blanche à coups de hits soul et de coups de gueule bien sentis. Il est vrai que le film est assez classique dans sa forme, de sorte que même si l'on a jamais entendu parler du mec - ce qui était mon cas -, tout nous paraît familier. Certes, il est fascinant de voir comment Greene s'est hissé au sommet, d'autant plus que c'était à une époque où les Noirs avaient si peu de reconnaissance, mais sa descente aux enfers est tellement télégraphiée que l'on perd intérêt après une heure. Restent l'interprétation énergique de Don Cheadle et le jeu sobre de Chiwetel Eliofor. Et bien sûr, une trame sonore qui donne envie de danser. Par la suite, j'ai bien failli rendre les armes devant le fastidieux film d'aventures de Laurent Boutonnat, Jacquou le croquant. Entre vous et moi, j'aurais préféré me taper l'intégrale des clips et shows de Mylène Farmer que réalisa Boutonnat dans les années 80. Quel ennui! D'accord, la direction artistique est remarquable : les paysans ont l'air pauvres et sales (oublions leurs teints diaphanes et leurs dents blanches), et les bourgeois, décadents et. sales; les paysages du Périgord sont magnifiques et les décors sont tout à fait crédibles. Cependant, malgré les efforts des acteurs (Gaspard Ulliel, Marie-Josée Croze, Olivier Gourmet, etc.), on arrive pas à croire aux personnages. Serait-ce cette langue trop littéraire (le film est une adaptation du roman d'Eugène Le Roy) qui ne sied pas du tout à des croquants illettrés qui en serait la cause? En fait, j'étais si peu captivée par ces guéguerres entre nobles et sans-culottes - et pourtant, j'aime l'Histoire -, que je me suis surprise à m'inquiéter pour la carrière française de Marc-André Grondin. Chaque fois que Gaspard Ulliel apparaissait à l'écran, j'avais l'impression de voir le Zachary version années 70 de C.R.A.Z.Y. À Paris, en janvier, alors qu'il y avait des affiches de Jacquou le croquant partout, j'avais remarqué la grande ressemblance des deux jeunes acteurs, mais au grand écran, c'en est troublant. Qui sait, on verra peut-être ces deux-là incarner des jumeaux. En espérant que ce ne soit pas sous la direction de Boutonnat. Voulant éviter de célébrer la Fête nationale dans un bouchon, j'ai quitté les lieux tôt en après-midi, juste le temps de pouvoir clore les festivités sur un ton aigre-doux et un brin sexy avec la délicieuse comédie de moeurs d'Edward Blum, Scenes of a Sexual Nature. Ah et puis non, je ne vous en dis pas plus puisque le film sort le 13 juillet. Pour vous titiller, sachez seulement que Ewan McGreggor, dans la peau d'un gay volage qui rêve d'être papa, y est à croquer.
26 juin 2007, 12:19
Tremblant 2007 : Palmarès
Voici en primeur le texte qui paraîtra jeudi :


Le soir de l'ouverture, le 20 juin, le Centre des congrès était comble pour la première de Michou d'Auber, de Thomas Gilou, qui, malgré la décalage horaire, a généreusement répondu aux questions du public. L'exploit s'est répété le samedi 23 juin où une très longue file attendait patiemment d'entrer au Centre des congrès pour y voir cette gentille comédie dramatique mettant en vedette l'exquise Nathalie Baye et le gargantuesque Gérard Depardieu en parents adoptifs d'un jeune Algérien, interprété avec justesse par le nouveau venu Samy Seghir, qui doit se faire passer pour un Français. La veille, c'est le cinéma Pine qui affichait complet alors que la lumineuse Heather Graham et le réalisateur Alfredo de Villa sont venus présenter Adrift in Manhattan, film choral contemplatif et glauque, qui n'est pas sans rappeler Sue perdue dans Manhattan d'Amos Kollek, relatant le quotidien gris de trois âmes esseulées. Le dimanche 24 juin, peu avant la présentation de 2 jours à Paris, premier long métrage de l'actrice Julie Delpy, le jury professionnel, formé du président Michael Caton Jones, d'Edward R. Pressman, de Micheline Lanctôt, de Maxim Roy et de George Ayoub, a décerné une mention honorable à la mignonne et vivante comédie romantique racontée à hauteur de fillette réactionnaire, La Faute à Fidel de Julie Gavras. Le prix de la meilleure réalisation a été remis à The Baker, de Gareth Lewis, comédie pittoresque par moments hilarante dans la lignée de Waking Ned Devine de Kirk Jones. Pour leur part, Thomas Gilou et Messaoud Hattou ont mérité le prix du meilleur scénario pour Michou d'Auber. Drame de moeurs d'un naturalisme remarquable, souffrant toutefois d'un rythme laborieux, Anche libero va bene de Kim Rossi Stuart a raflé le prix du meilleur film, de même que ceux de la meilleure interprétation féminine pour Barbora Bobulova, sincère en mère volage, et de la meilleure interprétation masculine pour Alessandro Morace, d'un naturel confondant en jeune garçon marqué par la séparation de ses parents. Pleine de promesses, mais désolante à l'arrivée, la comédie pour ados Charlie Bartlett de John Poll a remporté le Prix du public; sans doute que le grand talent d'Anton Yelchin, de Hope Davis et de Robert Downey Jr. y est pour beaucoup dans ce choix. Le prix du public du meilleur court-métrage a été remis à Lovefield de Mathieu Ratthé, avec Pierre Lebeau et Bianca Gervais. Composé de résidents de la région (Chantal Charbonneau, Geneviève Gagnon, James Leahy, Michel Tremblay et Nancy Wilson), le jury Coup de coeur a jeté son dévolu sur nulle autre que Michou d'Auber de Thomas Gilou, film représentant parfaitement la thématique du festival, soit la tolérance. Enfin, au dire de Daniaile Jarry, directrice de la programmation, les billets de la 2e édition du Festival du film de Tremblant, se sont vendus beaucoup mieux que l'an dernier. Serait-ce l'effet de la fête nationale? Toujours est-il que plus le festival avançait, plus les rues du village piétonnier de Tremblant s'animaient, et ce, malgré une programmation moins éclatante - mais ça, les organisateurs n'ont pas à s'en faire puisqu'on a dit sensiblement la même chose du Festival de Cannes cette année. P.-S. : Svp, pourriez-vous régler le chauffage dans les salles de cinéma? J'ai encore des frissons!
23 juin 2007, 5:07
Tremblant 2007 : Fait frette!


Si jamais vous décidez de prendre la route pour Tremblant, apportez-vous une p'tite laine. On gèle dehors comme en dedans! Bon, j'exagère un peu, mais c'est qu'on frissonne pas mal. En passant, Heather Graham a fait salle comble hier, mais ce midi, j'ai seulement vu le nom du scénariste au tableau pour la période de questions. La belle se serait-elle déjà envolée? J'ai enfin vu Death at a Funeral de Frank Oz et j'ai beaucoup ri. Ce n'est pas un grand film, mais ça livre la marchandise. En gros, c'est l'histoire de deux frères qui apprennent d'un inconnu un lourd secret à propos de leur père le jour des funérailles de celui-ci. Ayant campé l'action dans une jolie maison de campagne - ah! la campagne anglaise! -, Oz a su utiliser à son maximum les lieux grâce à une mise en scène aussi efficace que vivante, sans parler du timing parfait des interprètes (dont Rupert Graves et Mathew MacFayden). Bref, une jouissive comédie irrévérencieuse et noire menée tambour battant. Dès les premières images de'Anche Libero Va Bene, j'ai cru que l'acteur-scénariste-réalisateur Kim Rossi Stuart essayait de suivre les traces de Moretti, d'autant plus qu'il a eu pour coscénariste Linda Ferri, qui a coécrit La Chambre du fils. Barbu, la chevelure épaisse, aimant pousser la chansonnette et râleur égocentrique, le personnage qu'incarne le bel Italien est un père de famille monoparentale vivant dans des conditions modestes avec sa fille et son fils. Quant à la maman, c'est une pouffiasse qui revient au gré de ses liaisons extraconjugales à la maison. Là, s'arrête la comparaison avec Moretti qui suscitait l'empathie avec son déchirant drame familial. Chez Stuart, impossible d'avoir la moindre sympathie pour cette mère irresponsable, ce père paumé et cette adolescente légère. Était-ce le but du réalisateur ? Si c'est le cas, bravo ! Petit à petit, on s'attachera au jeune garçon (Alessandro Morace, d'un naturel confondant) à qui l'on souhaite une mamie pour venir le sortir de là. J'aurais tant voulu aimer ce film, mais son rythme laborieux et le personnage du père, qui ne semble pas évoluer d'un iota, m'en ont empêchée. Pourtant, je saluerai le ton naturaliste du film. Par moments, on se croirait coincés chez une vraie famille de gueulards dans leur appartement bordélique trop petit. Encore une fois, bravo !
23 juin 2007, 10:23
Tremblant 2007 : Stars et caricatures


Vous voulez rencontrer la ravissante Heather Graham? Dépêchez de vous rendre à Tremblant pour voir Adrift in Manhattan ce soir à 21 h 30. Elle y sera pour répondre aux questions avec le réalisateur, qui semble fort sympathique, Alfredo de Villa. (Messieurs, je vous jure qu'elle est encore plus jolie en personne; elle était à la table juste à côté de la mienne au Restaurant des artistes. Une adresse à retenir.) Ayant un faible pour les monstres sacrés du cinéma, j'avais bien envie de voir Désaccord parfait avec Jean Rochefort et Charlotte Rampling, même si le fait de savoir qu'Antoine de Caunes était derrière la caméra freinait quelque peu mon enthousiasme (entre vous et moi, je le préfère devant). J'y suis quand même allée. Hélas, malgré quelques fous rires, honteux par moments, je dois avouer que j'ai ressenti un certain malaise à voir Rochefort, dans le rôle d'un réalisateur autrefois génial, et Rampling, en ex-muse de ce cinéaste reconvertie au théâtre élisabéthain, devoir s'échanger des répliques pas toujours très spirituelles et défendre un scénario tellement décousu qu'il semble avoir été écrit sur un coin de table. Le comble, c'est lorsqu'arrivent en scène Raymond Bouchard, Julie Du Page et Yves Jacques dans la peau de vulgaires et incultes parvenus du Saskatchewan. J'ai rarement vu une caricature aussi affligeante des Canadiens. J'ai failli sortir de la salle. Si ça vous intéresse, ça repasse dimanche à 14 h, au Centre des congrès. Même ado, je n'étais pas folle des films d'ados, mais ça ne m'empêche pas de reconnaître à certains des qualités (j'ai un faible pour Breakfast Club !). Cependant, ce n'est pas le désolant et cliché Charlie Bartlett du Canadien John Poll qui me réconciliera avec le genre. Pourtant, la première demi-heure où le jeune héros futé s'exprime en voix off était pleine de promesses. Imaginez le trio de personnages : un élève renvoyé d'une école privée qui doit se faire accepter par les élèves de sa nouvelle école publique, campé par le très talentueux Anton Yelchin, sa mère légèrement fêlée accro aux pilules, interprétée avec brio par Hope Davis, et le directeur de l'école qui se réfugie dans l'alcool, qu'incarne avec aisance Robert Downey Jr. Après que le personnage principal est devenu le king de l'école, Charlie Bartlett sombre dans la bêtise et peine à s'élever au-dessus des autres comédies bêtes destinées aux ados. Méchant gaspillage de talent. Avis aux curieux : ça joue aujourd'hui à 16 h 30, au Centre des congrès. Film si glauque que j'ai décidé de ne pas aller voir mon quatrième film de la journée ensuite, The Good Life de l'ex-skater Stephen Berra, venu présenter son film hier soir, raconte les malheurs d'un jeune homme (remarquable Mark Webber) qui gagne pauvrement sa vie afin d'aider sa mère paumée (touchante Deborah Rush) et qui prend soin d'un propriétaire d'une salle de cinéma atteint de la maladie d'Alzheimer (solide Harry Dean Stanton). Ayant hérité d'un mystérieux cadeau que lui a laissé son père, qui vient de se suicider, le jeune homme rencontrera une jeune chanteuse désillusionnée (attachante Zooey Deschanel) qui apportera momentanément un peu de lumière dans sa morne existence. Il y a bien des longueurs dans ce triste et glauque récit, mais la sincérité qui s'en dégage, l'espoir qui y brille discrètement, de même que le regard empreint d'humanité du jeune cinéaste font de The Good Life un film prenant qui mérite d'être vu. En reprise dimanche à 19 h, au Cinéma Pine. Enfin, pour vous donner des idées, voici mon programme de la journée : Death at a Funeral, que l'on dit hilarant, à 11 h 30; Anche Libero Va Bene, que l'on dit très beau, à 14 h; Talk to Me, avec l'excellent Don Cheadle, à 19 h; et Jacquou le Croquant, avec Gaspard Uliel et Marie-Josée Croze, à 21 h 30. Comme vous voyez, j'ai peut-être l'air d'être en vacances, mais je travaille pas mal. P.-S. : Avant-hier, la directrice de la programmation Daniaile Jarry a annoncé que les billets se vendaient encore mieux que l'an dernier. Venez donc célébrer la fête nationale à Tremblant; il y aura un 5 à 7 au Westin avec Andrea Lindsay, que certains comparent à Petula Clark et Jane Birkin, et le Big Night au Beach & Tennis en fin de soirée.
22 juin 2007, 1:04
Tremblant 2007 : solitude et légèreté


Je serai brève, car j'ai quatre films à voir aujourd'hui et que je ne me suis pas encore procuré mes billets. Bon, paraît que la belle Heather Graham sera de passage à Tremblant, alors hier, j'ai vu à l'avance Adrift in Manhattan d'Alfredo de Villa. Ouf ! Sombre, le monsieur ! Si vous êtes vaguement déprimé, passez immédiatement au paragraphe suivant, sinon sachez que ce film choral relate le quotidien gris de trois âmes esseulées. Dans ce film contemplatif glauque qui n'est pas sans rappeler Sue perdue dans Manhattan d'Amos Kollek, on retrouve un jeune photographe (Victor Rasuk, découvert dans Raising Victor Vargas) qui croque sur le vif les passants, dont une belle ophtalmologiste (Graham), ne s'étant pas remise de la mort de son fils, qui a pour patient un vieux peintre sur le point de perdre la vue (Dominic Chianese, l'oncle Junior Soprano). Bien interprété, mais un peu trop lourd à mon goût. « Murder ! », comme dirait un de mes bons amis. En reprise ce soir et samedi à 21 h 30. Par la suite, je suis allée voir Le Héros de la famille, comédie dramatique froufroutante un brin clinquante réalisée par Thiery Klifa et scénarisée par Christopher Thompson (Fauteuils d'orchestre de Danièle Thompson), où un jeune comptable et sa soeur éditrice d'un magazine (Michaël Cohen et Géraldine Pailhas) héritent du cabaret de leur parrain (Claude Brasseur) au grand dam du reste de la famille et des employés (Catherine Deneuve, Miou-Miou, Gérard Lanvin, Emmanuelle Béart et la sous-utilisée Valérie Lemercier). Plutôt jouissif même si ça ne casse pas la baraque, l'ensemble présente quelques réparties vaches à souhait que s'envoient sur un ton badin les acteurs. Soyez attentifs, car les liens entre les personnages sont un peu difficiles à cerner au début. En reprise ce soir à 21 h 30. En ayant beaucoup entendu parler, je suis également allée voir La Faute à Fidel de Julie Gavras, fille d'un certaine Costa-Gavras. Raconté à hauteur de fillette réacto sur les bords, cette mignonne et vivante comédie dramatique met en scène Anna (étonnante Nina Kervel-Bey) qui, dans le Paris de 1970, voit ses parents (Julie Depardieu et Stefano Accorsi) devenir militants politiques radicaux. Dur, dur quitter la vie bourgeoise. En reprise dimanche à 11 h 30. Enfin, comme j'adore l'humour britannique, j'ai vu en fin de soirée The Baker de Gareth LewisDamien Lewis incarne un tueur à gages qui doit se réfugier dans un petit village pour sauver sa peau. Il y découvrira les joies d'être boulanger. Pittoresque et par moments hilarant, le tout m'a quand même un peu laissée sur mon appétit. En reprise samedi à 14 h.
22 juin 2007, 12:19
Tremblant 2007 : Brève rencontre avec le jury
Hier après-midi, la presse était invitée à rencontrer le jury professionnel formé de Michael Caton-Jones, gagnant du prix du jury l'an dernier pour Shooting Dogs, du producteur Edward R. Pressman (Wall Street, Das Boot and many more!), de George Ayoub, agent de vente international, de Micheline Lanctôt, comédienne, scénariste et actrice, et de Maxim Roy, actrice. Ouvrant le bal, Micheline Lanctôt a révélé qu'être membre du jury était « une occasion de voir des films qu'on ne voit pas ailleurs, mais pour moi, juger les films est un mal nécessaire ». Pressman abondait dans le même sens, alors que Maxim Roy, dont il s'agit de la première participation à un jury, a avoué avoir été « flaberggastée » lorsqu'on a fait appel à elle : « Je suis nerveuse d'être membre du jury, car je n'aime pas l'idée de donner des prix aux films, mais les bons films méritent d'avoir une mention ». Ayant manqué le rendez-vous l'an passé, Ayoub se propose d'avoir « de belles discussions autour des films », tandis que Caton-Jones ne sent pas qu'il s'agisse là d'une compétition et « que c'est une chance extraordinaire de découvrir des films que je ne serais peut-être pas allé voir ». Contrainte par l'ineffable Henry Welsh de poser une question aux membres du jury, j'ai alors lancé à la blague que j'avais l'impression de vivre un flashback puisqu'à l'instar du jury cannois, tous rejetaient l'idée de juger les films. « Dites, donc, que je leur ai demandé en anglais puisque tout se déroulait dans la langue de Shakespeare, c'est une nouvelle tendance ou quoi? » De répondre Michael Caton-Jones : « Je crois que nous sommes moins portés à juger les films que les critiques dont c'est le métier, car nous sommes plus sensibles au processus de création ». « Tout le monde aura donc un B pour l'effort » de conclure en riant Micheline Lanctôt.
22 juin 2007, 11:43
Tremblant 2007 : Ça commence bien!


Devinez quoi! En retournant à ma chambre d'hôtel après la charmante soirée d'ouverture du Festival du film de Tremblant, j'ai appris en appelant à la réception que la connexion Internet ne fonctionnait pas. Eh oui, il semble que je sois condamnée à vous faire languir dès que je couvre un festival hors de Montréal. Celle-ci étant enfin revenue, récapitulons donc. Mercredi soir, après un joyeux souper au bord d'un lac avec vue imprenable sur le coucher du soleil au son de l'ensemble jazz de Clément Jacques - bucolique, n'est-ce pas? -, la soirée s'est poursuivie au Centre des congrès pour la première du film Michou D'Auber de Thomas Gilou, qui, malgré le décalage horaire, est resté trois quarts d'heure après la projection pour répondre aux questions du public. Campée dans la France profonde de l'après-guerre, cette gentille comédie dramatique raconte l'enfance de Messaoud Hattou, acteur et scénariste, qui fut placé en famille d'accueil au début des années 60. Interprété avec justesse par le nouveau venu Samy Seghir, le petit Messaoud dû changer de nom - et de coiffure! - afin d'être accepté par Georges (Gérard Depardieu, gargantuesque), le mari de Gisèle (exquise Nathalie Baye), la dame qui l'adopta, et toute la petite communauté qui n'aimaient pas beaucoup les Arabes. Rappelant par moments l'atmosphère de Jour de fête de Tati, de même que Jean de Florette de Berri, Michou d'Auber dévoile, à l'instar d'Indigènes de Rachid Bouchareb et Nuit noire d'Alain Tasma, dévoile quelques pages occultées de l'histoire de France sans jamais jouer la carte de la nostalgie ni tomber dans le pathos. Il y a bien quelques excès, mais dans l'ensemble, les personnages sont présentés avec dignité, notamment le père de Messaoud, interprété sobrement par Mohamed Fellag. Malgré les références à la guerre d'Algérie, la participation des Arabes aux deux grandes guerres et aux meurtres de la nuit d'octobre 1961, sans parler des extraits de discours du général de Gaulle, Gilou se défend d'avoir fait un film politique : « C'est un film sur l'enfance, qui raconte les souvenirs de mon ami Messaoud que je connais depuis 20 ans. » Au cours de mon entretien avec le réalisateur, ce dernier m'a révélé vouloir faire un film sur les autochtones : « Si vous ne parlez jamais de ça, vous n'aurez jamais un pays transparent. » Vous pourrez lire cette entrevue lors de la sortie du film en octobre. D'ici là, vous pourrez toujours passer à Tremblant pour venir voir Michou d'Auber ce samedi à 21 h 30, au Centre des congrès.
20 juin 2007, 2:21
Tremblant 2007 : Ça commence ce soir!


Dans une heure, je prendrai la route en direction de Tremblant afin d'assister à la première du film de Thomas Gilou (La Vérité si je mens), Michou d'Auber, qui met en vedette Gérard Depardieu et Nathalie Baye. Je vous en reparle demain. Pour tout savoir sur Tremblant, cliquez ici.
20 juin 2007, 2:00
Le Plus beau jour de ma vie


Non, non, ça n'a rien à voir avec mon éventuelle rencontre avec Mr. Bean, mais plutôt avec une charmante comédie romantique (oui, oui, ça m'arrive d'aimer ça!) de Julie Lipinski, coécrite avec Laurent Tirard, réalisateur de Mensonges et trahisons et de Molière. Mettant en vedette Hélène de Fougerolles et Jonathan Zaccaï, Le Plus beau jour de ma vie raconte les péripéties d'un jeune couple qui voit leur rêve de mariage simple et romantique se transformer en cauchemar baroque et rococo. Un regard gentiment incisif sur les relations de couple porté par des acteurs sympas qui s'amusent ferme. À voir jeudi sur les ondes de TV5 à 19h (en reprise samedi à 23h30 et dimanche à 16h).
20 juin 2007, 11:24
I love Mr. Bean!


Voilà, je viens de faire mon coming out: j'aime Mr. Bean! Chaque fois que l'émission passe en reprise, je ne peux m'empêcher de la regarder en me tordant de rire. Comme vous le savez déjà, son interprète, Rowan Atkinson, sera en ville le 17 juillet, dans le cadre de Comedia, le volet cinéma du Festival Juste pour rire, pour présenter à l'Impérial Les Vacances de Mr. Bean dans lequel on l'accuse d'avoir kidnappé le fils d'un cinéaste russe membre du jury au Festival de Cannes. J'ai un ami qui a déjà réservé son billet. Le 16 juillet, le public est aussi invité à fouler le tapis rouge à l'Impérial avec les vedettes de Ma tante Aline, qu'on annonce comme la comédie de l'été. À la conférence de presse, le réalisateur Gabriel Pelletier en a profité pour saluer le festival, l'un des rares dédiés à la comédie, et ses comédiens « superbes et extraordinaires ». La toujours jeune Béatrice Picard, qui fêtera cet été ses 60 ans de carrière, a avoué que ce premier rôle au cinéma était un « immense cadeau, car c'est un rôle très, très beau, qui revalorise la femme d'un certain âge. malgré ses petits travers ». Tout heureux de rencontrer son idole, l'ex-Expos Warren Cromartie que l'on verra dans le documentaire Season of the Samurai le 12 juillet, l'invincible Rémi-Pierre Paquin a simplement avoué qu'il était nerveux à l'idée de voir sa « grosse face pour la première fois à l'écran ». Parmi les autres invités, il y aura Michel Boujenah, qui viendra présenter 3 amis (13 juillet), Marlon Wayans, qui animera The Best of Comedia (18 juillet) et Bernard Farcy, l'interprète du commissaire de Taxi 4 (22 juillet). Il paraît qu'une star américaine viendrait également faire son tour. Serait-ce John Travolta ou Queen Latifah pour la première de Hairspray le 18 juillet ? À suivre. Enfin, les organisateurs du festival ont souligné la contribution de Danny Lennon grâce à qui les festivaliers pourront voir 125 courts métrages en provenance de 16 pays. Pour tout savoir, rendez-vous sur le site de Juste pour rire.
19 juin 2007, 6:29
Pour un mardi exquis.
 
Branchez-vous à Télé-Québec, à 21 h, pour y voir Cadavres exquis de Francesco Rosi avec Lino Ventura et Max Von Sidow.
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