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Cinémaniaque
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April 2007 - Messages
30 avril 2007, 5:40
Gadgets promotionnels... de cinéma
Z'avez lu le dernier billet de mon confrère blogueur Steve Proulx à propos des gadgets promotionnels dont les journalistes sont bombardés? C'est incroyable les cochonneries qu'on reçoit! Permettez-moi de vous énumérer un vrac ce qui envahit mon bureau (je vous laisse le soin de deviner à quel film chaque gadget est relié) : un pied (en caoutchouc) tout sanglant que j'ai reçu le jour de la St-Valentin dans une jolie boîte rose; une boîte de céréales; des jumelles; une sonnette; des figurines « bobble heads »; des serpents (en caoutchouc); une boule à neige, etc. Si au moins ça pouvait servir à autre chose que faire rigoler mes collègues. Tout comme Steve, j'ai aussi eu droit à mon t-shirt de Bazzo.tv, mais malgré tout le respect que je porte à l'animatrice, ma poitrine n'est pas un support promotionnel! Je ne compte plus le nombre de dossiers de presse sur papier et sur DVD que je reçois. alors que toute l'info se trouve sur Internet. Devrais-je dénoncer les distributeurs de films à Stephen Guilbeault? Et pourquoi tous ces gadgets? Pour amener les journalistes à parler (en bien ou en mal) des films qu'ils représentent. Le pire dans tout ça, c'est que ces films propulsés à coups de millions par de grosses machines promotionnelles américaines n'ont même pas besoin de tout ça pour rejoindre leur public. Comme le faisait remarquer, non sans humour, Peter Pitino, responsable de la publicité et de la promotion de la 20th Century Fox au Canada, aux quelques journalistes venus assister au déjeuner-conférence promouvant les suites de Die Hard et de Fantastic Four ainsi que le film des Simpsons : « on n'a pas vraiment besoin des journalistes parce que le public que l'on tente de rejoindre ne lit pas les journaux.» Ben alors, pourquoi on continue à nous envoyer toutes ces bébelles?
30 avril 2007, 5:01
Tête-à-tête avec Philippe Falardeau 3
(Pour ceux qui ne suivent pas l'entrevue fleuve en 1000 morceaux avec Philippe Falardeau, on en était rendus à jaser de critique.)

André Turpin et Philippe Falardeau
 
PF : Lorsque vous êtes mal cités, avez-vous le droit de faire retirer l'extrait? MD : Oui, bien sûr. D'ailleurs, je vérifie tout le temps les pubs afin de m'assurer que personne n'ait « twiké » une phrase extraite d'une critique négative. PF : Pour le DVD de Congorama, nous avions demandé à René Homier-Roy la permission de le citer. La question de fond reste : est-ce que ça existe le métier de critique ici? Et si oui, on peut pas continuer de le dévaloriser comme cela en citant côte-à-côte des enfants anonymes et des gens qui en font un métier. MD : J'ai l'impression que c'est la suite logique des choses. À la télé, nous sommes bombardés par des émissions de télé-réalité et maintenant, nous entrons dans l'ère de la « critique-réalité ». Il y a quelques années, Richard Martineau parlait du règne des ti-counes, je serai plus respectueuse en disant que maintenant, c'est le règne du « vrai monde ». PF : Ça va plus loin que ça, je dirais. C'est la fuite du contenu. On est que dans la réaction, les impressions. À la télé, quand on met en scène des reality shows, on est que dans les réactions interpersonnelles. Ce ne sont pas des gens qui ont des choses à dire, une réflexion, de toute façon, ça nous intéresse pas d'avoir dans le loft des gens qui réfléchissent. Anyway. ça nous amène aux bonus. MD : Oui, parlons-en! PF : C'est un peu la même réflexion que j'ai eu par rapport aux bonus. J'ai le coffret James Bond et j'ai remarqué que les documentaires qui accompagnent des films comme Goldfinger sont super intéressants, mais ceux qui ont été faits pour les trois ou quatre derniers James Bond sont du genre Entertainment Tonight avec une espèce de trailer au début avec une voix de femme hystérique annonçant une entrevue avec Pierce Brosnan et là, t'as Pierce qui parle de son personnage. On est beaucoup là-dedans dans les making of, des entrevues avec des vedettes, des anecdotes cocasses. Moi, j'avais pas ça parce que j'avais refusé qu'il y ait une caméra sur le plateau, car je trouve que ça désacralise le travail et que les gens se sentent en représentation. Je me suis donc retrouvé le bec à l'eau après le tournage en me demandant ce que j'allais mettre dans les bonus, d'autant plus que c'est le producteur et non le distributeur qui paye pour les bonus. J'ai réussi à obtenir un peu d'argent de Christian Larouche afin de pouvoir monter des images que j'avais gratouillées au fil des ans pour faire des bonus. Là, je me suis demandé qu'est-ce qu'il y avait en toile de fond, comme inspiration et enjeux dans Congorama que je pourrais approfondir dans les bonus. Par exemple, il y a un truc sur Raymond Deshaies (ndlr : un Québécois qui a imaginé un autobus hybride dans les années 60 mais qui n'a jamais reçu d'appui du gouvernement ) qui n'est ni un reportage ni un documentaire, mais plus un clin d'oeil sur ce gars-là. Si on regarde comme il faut le film, on se rend compte de l'inspiration directe, même sur la direction artistique. Lorsqu'on rentre chez Raymond Deshaies, c'est comme chez Sylvio Legros (ndlr : l'inventeur de la voiture électrique dans le film). Donc, on n'est pas dans les vedettes pis les anecdotes de plateau. MD : Et c'est ça qui est chouette! PF : Oui, mais je me demande jusqu'à quel point ça peut être intéressant. (À SUIVRE!)
30 avril 2007, 12:24
Plus de cinéma pour Lepage
Suivez-vous les aventures de mon confrère blogueur Christian St-Pierre à Thessalonique où Robert Lepage a reçu le prix Europe pour le théâtre? Allez-y, vous y trouverez notamment un extrait du discours Lepage. Parlant de Lepage, je l'ai vu hier soir au Téléjournal tout juste après la remise de son prix. Il disait entre autres qu'il arrêterait de faire du cinéma. Le fait que Téléfilm Canada lui a refusé les deux millions qui manquaient aux six millions pour tourner La Trilogie des dragons lui aurait fait comprendre qu'il n'y avait pas de place pour un réalisateur comme lui au Canada. Quel dommage.
30 avril 2007, 12:04
L'ONF à la Semaine de la critique
Ce matin, j'ai eu la chance de voir le magnifique court métrage d'animation de l'ONF qui sera présenté en grande première à la Semaine de la critique à Cannes. Si vous avez aimé les univers baroques et morbides des sublimes films d'animation de Patrick Bouchard (Les Ramoneurs cérébraux, Dehors novembre), vous craquerez également pour le charme suranné et l'atmosphère inquiétante de Madame Tutli-Putli de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski.

 
Aventure cauchemardesque inspirée de Jung et de Hitchcock, Madame Tutli-Putli nous transporte à bord d'un train de nuit où une charmante dame sera bientôt confrontée à ses démons intérieurs. Tourné à Toronto, ce bijou d'animation bénéficie d'une technique créée expressément pour le film par le portraitiste Jason Walker, laquelle consiste à fusionner le regard d'un acteur au visage d'une marionnette, le tout donnant un résultat des plus impressionnants (on est bien loin des Têtes-à-claques!). C'est l'actrice Laurie Maher qui a prêté son regard et sa gestuelle à la gracile et coquette Madame Tutli-Putli (qui fait penser à Catherine Frot dans Odette Toutlemonde d'Éric-Emmanuel Schmitt). David Bryant et Jean-Frédéric Messier ont pour leur part concocté une bande sonore angoissante à laquelle ont participé des musiciens de Set Fire To Flames, de Silver Mount Zion, de Shalabi Effect et d'Arcade Fire. Pour voir ce film, rendez-vous sur le site de l'ONF.
27 avril 2007, 4:31
Tête-à-tête avec Philippe Falardeau 2
MD : J'ai l'impression qu'avec cette pratique, on va élargir davantage le fossé entre la critique et le public. En ce moment, on semble ne jurer que par le « vrai monde » qui parle des « vraies affaires » et qui « n'a pas peur de ses opinions ». À la longue, la critique finira-t-elle par nuire aux réalisateurs? J'entends parfois des trucs du genre : « la critique a aimé, donc, c'est plate ». Les gens vont-ils finir par se fier à Marie-Ève plutôt qu'à un « vrai » critique? PF : J'aimerais ça préciser que vous m'avez nui, finalement (rires). MD : On lui a nui! Je m'excuse (rires). PF : La critique a nui à Congorama! MD : (Fous rires) PF : Quand je suis allé accepter le prix de la critique aux Rendez-vous, j'ai dit qu'on allait m'accuser de faire des films pour plaire à la critique, ce qui au Québec est odieux (rires). MD : Devrions-nous nous éliminer, alors? PF : . MD : Entre confrères, on se fait des blagues parfois. On se dit que maintenant que Marie-Ève 14 ans et Alexandre 12 ans font de la critique, on n'aura plus qu'à donner des étoiles. et écrire des niaiseries sur nos blogues. PF : Y a-t-il une solidarité entre critiques de cinéma au Québec? Est-ce que vous pourriez faire des critiques « incitables »? Quand tu lis une critique d'un gars comme Martin Bilodeau, tu sais que quand c'est mauvais, c'est mauvais, mais quand c'est bon, tu cherches le « one liner » et c'est de plus en plus difficile. C'est peut-être une fausse idée que je me fais, mais j'ai l'impression que vous êtes très prudents pour ne pas nous donner des supports à « one liner », des « one liner » qu'il faut modifier, auxquels il faut mettre des crochets. Tu sais, il n'y a plus de phrases punch, ça n'existe presque plus, comme s'il y avait une certaine prudence. Je me dis des fois si la critique pouvait faire des textes « incitables », sans étoiles, sans note pour ainsi dire « ok, vous voulez citer Cinéma Montréal, mais vous nous citerez pas ». MD : Moi, je n'ai jamais demandé à personne d'écrire des phrases « punchées » dans le but d'être cité dans le journal. Moi-même, quand j'écris je ne me dis pas « ah oui, ça, c'est la phrase à citer ». PF : Oui, je sais, mais j'ai l'impression à l'inverse que vous êtes prudents pour justement ne pas offrir vos phrases sur des plateaux d'argent. MD : Oui, parce qu'on a peur d'être mal cités. Dernièrement, c'est arrivé à Marc-André Lussier pour À vos marques. party! , Marc Cassivi a même écrit là-dessus. Marc-André, qui n'a pas aimé le film, avait titré ironiquement sa critique « De la belle jeunesse avec des belles valeurs »; or, c'est ce titre qui s'est retrouvé dans la pub du film! Ce n'est pas la première fois que ça arrive. et sûrement pas la dernière. (Je dois quitter. je vous promets que dans les autres parties de l'entrevue, on parle des bonus du DVD et du prochain film de Falardeau.)
27 avril 2007, 3:27
Tête-à-tête avec Philippe Falardeau 1

 
Comme on m'a rapporté mon magnéto, je peux enfin vous livrer (en plusieurs morceaux) l'entrevue avec le réalisateur de La Moitié gauche du frigo. MD : Lors d'une entrevue à Écrans du monde, j'expliquais que la critique au Québec n'avait pas de pouvoir en donnant l'exemple de Congorama, qui avait été encensé par la critique mais qui n'avait pas rejoint un large public. Qu'en penses-tu, toi, du pouvoir de la critique? PF : On est allés à New York récemment pour le New Director New Films, un festival qui passe 24 films par année et qui est vraiment une porte d'entrée pour le marché de la distribution indépendante aux États-Unis. Le jour où on arrivait, on savait qu'il y avait un article d'Anthony Scott qui porterait probablement sur Congorama dans le New York Times. Il paraît que c'est le critique qui casse les films à la rentrée ou qui leur permet une distribution. On était énervés. On ouvre le New York Times et en fait, il y avait une article sur la deuxième semaine du festival où il disait que le film à voir dans cette deuxième semaine était Congorama; il en parlait un peu et on lisait en se demandant où il se situait. À la fin, il disait qu'il réservait son analyse parce qu'il devait le voir une deuxième fois. Il y avait une grosse photo du film. Luc Déry et moi, on est à l'aéroport et on se demande si c'était bon ou non. Pendant deux jours, les gens de l'industrie ne comprenaient pas. C'est extraordinaire, ce que le gars est en train de dire, c'est que si un distributeur vous prend, je vous fais une bonne critique, je vous donne quatre étoiles et vous êtes garantis de 25 000$ en partant avec ça. Nous, on était incapables de lire ça, parce qu'aucun critique n'a ce pouvoir chez nous. MD : Est-ce que c'est une bonne chose, selon toi? PF : Non, je ne pense pas que c'est une bonne chose. Honnêtement. On a dérapé à l'inverse. Moi, je continue d'aimer lire une critique qui réfléchit sur le sujet du film. Aux Rendez-vous du cinéma québécois, lorsque j'ai fait mon speech, j'ai essayé de lancer une espèce de message de solidarité avec la critique en disant que j'avais beaucoup de respect pour ce métier-là, pour ceux qui exercent ce métier-là et pas nécessairement le métier de chroniqueur qui fait de la critique ou de journaliste qui fait de la critique, mais bien celui de critique en soi. Je disais que l'attitude, la démarche de marketing venait dévaloriser le métier de critique. En citant Bernard Landry ou Marie-Ève sur cinemamontreal.com, c'est totalement discréditer la réflexion autour d'un film. Dire qu'un 10/10 de Marie-Ève équivaut à quatre étoiles de quelqu'un qui pratique ce métier-là depuis 20 ans, ça n'a aucun bon sens.
26 avril 2007, 12:00
L'Extrême Frontière, l'oeuvre poétique de Gérald Leblanc
Héritier de la beat generation, chantre de l'Acadie urbaine, poète charnel épris de rock et de jazz, le regretté Gérald Leblanc fait l'objet d'un documentaire sobre de Rodrigue Jean (Full Blast, Yellowknife) où les Marie-Jo Thério, Zachary Richard, Herménégilde Chiasson, Jean-Paul Daoust, Antonine Maillet, Claude Beausoleil, Yolande Villemaire, etc. viennent réciter la poésie de l'auteur des Matins inhabitables ou témoigner de l'homme et son oeuvre. Un film presque entièrement tourné en gros plan où la poésie est livrée sans artifice. En primeur le vendredi 27 avril, à 19 h, au Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu, en présence du réalisateur et des artistes qui ont prêté leur voix à la poésie de Leblanc, au Cinéma Beaubien, où il prendra l'affiche du 28 avril au 3 mai.
26 avril 2007, 12:00
Hommage à J.-A. Lapointe Films Inc. à la Cinémathèque
Jusqu'au 17 juin, la Cinémathèque québécoise permettra aux cinéphiles de découvrir l'apport de la société de distribution J.-A. Lapointe Films, que fondèrent le couple Joseph-Albert et Marguerite Lapointe en 1949. À la fois distributeurs, censeurs et traducteurs de films internationaux, les Lapointe firent découvrir des chefs-d'oeuvre, introuvables dans les années 50 et 60 au Québec, dans les collèges classiques et les ciné-clubs du Canada français. Parmi les oeuvres de Bresson (Le Journal d'un curé de campagne), de Tati (Les Vacances de Monsieur Hulot) et de Dreyer (La Passion de Jeanne D'Arc) à voir durant cette rétrospective se retrouvent beaucoup de films japonais de Kobayashi (Enterrés vifs), de Mizoguchi (Les 47 Ronin) et de Kurosawa (L'Ange ivre), pour lesquels J.-A. Lapointe eut le coup de foudre lors d'un voyage au Japon. Pour la programmation complète: www.cinematheque.qc.ca.
26 avril 2007, 12:00
Soirée SPASM Science-fiction
Zordaaaaaax est de retour! Et c'est lors de cette soirée marquant le lancement du DVD SPASM - Science-fiction vol. 1 (sortie officielle le 1er mai) que vous pourrez revoir ce terrifiant personnage sorti de l'esprit de Syl Disjonk. Seront également au programme le très imaginatif Terreur au 3918 de Mathieu Fontaine avec les Invincibles Rémi-Pierre Paquin et Pierre-François Legendre, l'épatant clip porté par la voix de Pierre Falardeau Les Humains, de Félix Lajeunesse, Paul Raphaël, Augustin Tougas et Thien Vu Dang, et le désopilant L'Étoile noire de Steeve Léonard. De plus, le duo Total Crap présentera un scratch-vidéo des pires films du genre. Le samedi 28 avril, à 21 h, au Club Soda. La remise des prix se tiendra au chic Café Cléopâtre. L'ineffable Pascal Forget de La Revanche des Nerdz fera partie du jury ZTélé. Bienvenue aux dames... www.spasm.ca.
25 avril 2007, 10:57
Lucie Aubrac : le DVD

Lucie Aubrac
 
Vous vous souvenez sans doute que le mois dernier je vous parlais du décès de cette grande héroïne de la Résistance que fut Lucie Aubrac et du touchant documentaire de Julie Perron, Lucie de tous les temps. Or, je ne vous avais même pas donné l'adresse pour vous procurer ledit DVD. La voilà : www.luciedetouslestemps.com.
23 avril 2007, 4:44
Travolta sur les traces de Divine

Travolta et Latifah
 
Ce matin, lors d'une projection spéciale d'extraits de Hairspray d' Adam Shankman à Ex-Centris, j'ai eu l'impression de retomber à l'époque - qui me semble très, très lointaine - où je vouais un culte au film Grease. Imaginez, j'allais enfin revoir John Travolta dans une comédie musicale! Tout y était, les jupes à crinolines, les coiffures bouffantes, le Brylcreem, les airs rétro et les danses endiablées, et tout ça, en couleurs acidulées (très tendances pour le maquillage cet été - Shirine, sors de ce corps!). Un peu plus, et je me mettais à danser dans l'allée! Toutefois, mon coeur a failli s'arrêter de battre lorsque j'ai vu l'interprète de Danny Zucco se trémousser en robe lamée rose et souliers Mary Jane assortis. Je savais qu'il reprenait le rôle de Divine, j'avais même vu les photos, mais j'avoue que j'ai quand même eu un choc. En somme, 17 minutes de surprises qui m'ont donné envie de voir le résultat final qui sortira en salle le 20 juillet en anglais et en français. C'est d'ailleurs pour faire connaître ceux qui prêteront leur voix aux six jeunes personnages dans la version doublée au Québec que les journalistes avaient été conviés à cette occasion spéciale. Sans plus tarder, je vous les nomme : Audrey Gagnon (Tracy); Annie Blanchard (Penny); Annie Villeneuve (Amber); Martin Giroux (Corny); Jason Battah (Link) et Francis Greffard (Seaweed). Eh oui, tous des star-académiciens. Heureusement que c'est écrit dans le dossier de presse, car je ne l'aurais jamais su. « On sait ben, personne d'autre ne sait chanter au Québec », m'a glissé à l'oreille un jeune confrère. Sans commentaire. C'est Manuel Tadros, à qui l'on doit notamment la version française de Chicago, qui sera directeur artistique, tandis que Toyo se chargera de l'arrangement des coeurs. Généralement, le doublage d'un film dure une semaine, mais exceptionnellement, celui-ci se déroulera sur cinq semaines - on parle d'un budget de 150 000$. On prévoit la sortie de la trame sonore originale pour le 30 juin, mais selon Patrick Roy d'Alliance Atlantis Vivafilm, aucune sortie de la trame québécoise est prévue.

Walken
 
Manon Brunet, qui avait doublé Queen Latifah dans Chicago, prêtera de nouveaux ses cordes vocales à la pimpante interprète de Motormouth Maybelle. Quant aux voix de Travolta, de Michelle Pfeiffer et de Christopher Walken, qui reprennent respectivement les rôles de Debbie Harry et de Jerry Stiller dans le film de John Waters, on nous les divulguera plus tard. L'important, c'est que leur voix et leur énergie s'apparent à celles des interprètes américains a expliqué Tadros.
 
Travolta et Blonsky
Revenons donc à ce qui m'intéresse vraiment, la version originale. Lors de la conférence de presse, le producteur Neil Meron en a profité pour raconter le conte de fées de celle qui reprendra le rôle de Ricky Lake. Âgée de 17 ans, Nikki Blonsky travaillait dans un comptoir à crème glacée le jour où elle a appris qu'elle avait décroché le rôle de Tracy, jeune fille grassouillette qui séduit tout le monde lors de son passage à une émission de télé en dansant le madison. S'étant produite dans quelques spectacles à l'école secondaire, elle avait auditionné pour jouer dans la pièce Hairspray sur Broadway, mais on l'avait jugée trop jeune pour le rôle. Comme l'équipe du film cherchait des interprètes ayant (à peu près) l'âge des personnages, ils ont jeté leur dévolu sur celle qui donnait sa première entrevue au Today Show quelques jours après son bal de graduation.
 
Pfeiffer
Meron a aussi révélé que Travolta ne craignait pas de se travestir, mais plutôt de rejouer dans une comédie musicale. La dernière fois, c'était en 1978. dans Grease, qui avait connu un énorme succès. Bien que le film s'inspire de la pièce de 2002, laquelle était adaptée de la comédie musicale de John Waters, on a tout de même invité Ricky Lake et le réalisateur à faire une courte apparition dans cette nouvelle mouture. Entièrement tourné à Toronto, Hairspray a reçu la bénédiction du réalisateur de Pink Flamingos qui a trouvé que la Ville Reine ressemblait à Baltimore. Mouais, auriez-vous envie de vous fier aux goûts de Waters?.
20 avril 2007, 1:59
Jean-Pierre Cassel n'est plus

Cassel dans Congorama
Photo: Louise Archambault
 
Celui qu'on a pu voir récemment dans Congorama, où il jouait le père adoptif d' Oliver Gourmet, est décédé le 19 avril à 74 ans à la suite d'une longue maladie. Père de l'acteur Vincent Cassel, Jean-Pierre Cassel s'est illustré notamment chez Melville, Bunuel, Chabrol, etc. Au Festival de Cannes, on pourra le voir dans Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner et Marie-Josée Croze. Pour moi, il demeurera ce suave dandy au regard vaguement ironique du Charme discret de la bourgeoisie, que j'ai découvert par hasard à la télé lorsque j'étais adolescente.
 
Cassel dans les bras de Gourmet
Photo: Louise Archambault
Pour consulter son impressionnante filmographie, rendez-vous sur Cyberpresse. P.-S.: Merci à PF pour les photos et le souvenir de plateau.
19 avril 2007, 4:46
Du cinoche et plus à TV5
Les 16 et 27 mai, n'oubliez pas de regarder sur les ondes de TV5 les cérémonies d'ouverture et de clôture du 60e Festival de Cannes. Paraît que c'est le début d'une nouvelle tradition à TV5. C'est la plus que belle Diane Kruger qui sera maîtresse de cérémonie.

 
Aussi, dès ce soir, à 19 h (en reprise samedi à 23 h 30 et dimanche à 16 h), vous pourrez voir en primeur la comédie Qui perd gagne! de Laurent Bénégui avec Thierry Lhermitte, Elsa Zylberstein et Samir Guesmi.
19 avril 2007, 2:10
Cannes : « Grandes signatures et jeunes pousses »
Telle est l'expression qu'aurait empruntée Gilles Jacob, président du Festival de Cannes, lors de la conférence de presse à Paris ce matin (où, malheureusement, je ne pouvais me rendre.) pour décrire ce que l'on découvrira lors du 60e anniversaire du prestigieux festival.

My Blueberry Nights
 
S'ouvrant avec My Blueberry Nights de Wong Kar-Wai (un habitué du festival), dans lequel la chanteuse Norah Jones se questionne sur l'amour en compagnie du suave Jude Law, Cannes renouera avec les palmés Emir Kusturica, qui suit un jeune homme ayant promis à son grand-père de se trouver une femme dans Promets-le moi; Gus van Sant, qui traite d'un skater qui tue accidentellement un gardien de sécurité dans Paranoid Park; les frères Joel et Ethan Coen qui proposent une cavale au Texas où Tommy Lee Jones met la main sur une valise pleine d'héroïne et d'argent dans No Country for Old Men; de même que Quentin Tarrantino et son sanglant Death Proof. Eh oui, la meilleure moitié de Grindhouse. L'histoire ne dit pas si Rodriguez est vert de jalousie.
 
Zodiac
Également en compétition, l'on retrouve Zodiac de David Fincher et We Own the Night dans lequel James Gray s'intéresse à la mafia russe avec Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg. Faut bien des stars de Hollywood pour plaire aux paparazzi. Représenteront l'Asie Breath du fascinant cinéaste sud-coréen Kim Ki-duk; Mogari No Mori (La Forêt de Mogari) de la lauréate de la Caméra d'or Naomi Kawase; et Milyang (Secret Sunshine) de Lee Chang-dong qui se penche sur les amours d'une prof de piano pour un vendeur de voitures. Concourent aussi pour la palme d'Or Auf Der Anderen Seite (De l'autre côté) du jeune réalisateur allemand d'origine turque Fatih Akin; Alexandra d'Alexandre Sokourov, qui avait signé la sublime Arche russe; The Man from London, adaptation du roman de Simenon par le Hongrois Bela Tarr (qui a vu Satan Tango?) et mettant vedette Tilda Swinton; 4 Luni, 3 Saptami si 2 Zile (4 mois, 3 semaines et 2 jours), deuxième film du Roumain Cristian Mungiu; Maria Bonnevie, connue pour son rôle dans I am Dina, sera la vedette de Izgnanie (The Banishment) d'Andrey Zvyagintsev.

Une vieille maîtresse
 
Du côté des Français, l'on retrouve Les Chansons d'amour, comédie musicale de Christophe Honoré avec Louis Garrel (vu dans Les Amants réguliers) et Ludivine Sagnier (entendue dans 8 Femmes); Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel, qui donnera la chance à Marie-Josée Croze de gravir de nouveau les marches du palais; Tehilim de Raphaël Nadjari où deux jeunes enfants recherchent leur père à travers Jérusalem; pour leur part, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud adaptent la bédé Persepolis, qui raconte la société iranienne du point de vue d'une jeune fille et sa famille de Téhéran, à l'aide de trois remarquables actrices, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Danielle Darrieux. La sulfureuse Catherine Breillat fera-t-elle scandale avec son dernier né, Une vieille maîtresse, qui met en vedette la ténébreuse Asia Argento? Parlant de possible « scandale ». Toujours en compétition, Carlos Reygadas, à qui l'on doit le percutant Batalla en el cielo, est de retour sur la Croisette avec Lumière silencieuse; réalisateur de Dog Days, Ulrich Seidl laissera sans doute personne indifférent avec Import Export. Présidé par Stephen Frears, le jury sera, à l'instar du cabinet Charest, formé d'autant d'hommes que de femmes : Maggie Cheung, Toni Collette, Maria de Medeiros, Sarah Polley, Marco Belloccchio, Orhan Pamuk, Michel Piccoli et Abderrahmane Sissako. Dans la catégorie Un Certain regard, mentionnons les films de Valeria Bruni-Tedeschi (Le Rêve de la nuit d'avant), d'Harmony Korine (Mister Lonely), de Li Yang (Mang Shan), de Daniele Luchetti (Mio fratello è figlio unico / Mon frère est fils unique), de Cristian Nemescu (California Dreamin' (Nesfarsit) / California Dreamin' (Sans fin)), de Jaime Rosales (La Soledad), de Barbet Schroder (L'Avocat de la terreur), de Robert Thaleim (Am Ende Kommen Touristen) et d'Ekachai Uekrongtham (Kuale Gongchang). Le jury sera présidé par Pascale Ferran.
 
Ocean's Thirteen
Hors compétition, Michael Moore, celui qui a volé la vedette à Gael Garcia Bernal en 2004, reviendra avec Sicko dans lequel il s'intéresse au système de santé ; Steven Soderbergh et son « all star cast », dont George Clooney et Brad Pitt, présenteront Ocean's Thirteen ; tandis que Michael Winterbottom proposera A Mighty HeartAngelina Jolie incarne la femme de Daniel Pearl, journaliste assassiné par les Talibans. Qui donc gardera les enfants ? Et bien sûr, pour clore le tout en beauté, Marc Labrèche, Macha Grenon, Sylvie Léonard, Diane Kruger, etc., escorteront Denys Arcand sur le tapis rouge afin d'y présenter la version préliminaire de L'Âge des ténèbres. Espérons seulement que la rumeur voulant qu'il s'agisse d'un Stardom en français soit erronée. Quant aux courts métrages, je laisse ça à mon sympathique confrère Danny Lennon. En passant, Danny et moi bloguerons en direct de Cannes durant tout le festival. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour vous ?
19 avril 2007, 8:34
Arcand ira finalement à Cannes
Eh oui, L'Âge des ténèbres a été choisi pour clore le 60e Festival de Cannes. Svp, arrêtez de jouer au yo-yo avec la presse! Pour en savoir plus, rendez-vous sur Cyberpresse.
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