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Pendant ce temps en France...
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Si les Américains ont leurs Oscars, les Français ont leurs Césars. Lors de cette soirée, présentée par Valérie Lemercier le 24 février, trois films se disputeront férocement les honneurs ayant accumulé chacun neuf mises en nomination : Indigènes de Rachid Bouchareb, Lady Chatterley de Pascal Ferrand et Ne le dis à personne de Guillaume Canet (thriller atmosphérique hanté par Marie-Josée Croze !).
Pour connaître toutes les mises en nomination, cliquez ici.
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Pendant ce temps en Espagne...
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Dimanche dernier a eu lieu à Madrid la remise des Goyas, pendants espagnols des Oscars.
Pas de raz-de-marée pour Volver, lequel avait pourtant reçu 14 mises en nomination, auquel ont été décernés les prix du Meilleur film, du meilleur réalisateur (Pedro Almodovar ), de la Meilleure actrice (Penélope Cruz), du Meilleur second rôle féminin (Carmen Maura) et de la Meilleure musique originale (Alberto Iglesias).
Grand gagnant de la soirée, Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro a pour sa part remporté sept Goyas : Révélation féminine (Ivana Baquero), Meilleur scénario original (Del Toro), Meilleure photo, Meilleur montage, Meilleurs maquillages et coiffures, meilleur son et Meilleurs effets spéciaux.
Le prix du Meilleur film européen a été décerné à The Queen de Stephen Frears, tandis que le prix du Meilleur film étranger en espagnol a été remis à Las Manos de l'Argentin Alejandro Doria.
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J'oubliais les Oscars !
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Revenue vivante de mon passage à SPASM, j'ai complètement oublié de revenir sur les Oscars... Quelque vilaine blogueuse je fais !
Je vous fais donc sur le champ mes prédictions. Je tiens toutefois à vous avertir que je suis très poche dans ce domaine, n'arrivant jamais à me mettre à la place d'un vieil académicien ou à comprendre la politicaillerie de la prestigieuse Academy of Motion Pictures Arts and Sciences.
Contentons-nous des principales catégories. Du côté du meilleur acteur, je jette mon dévolu sur Forest Whitaker (gagnant d'un Golden Globe), absolument formidable en Idi Amin Dada (The Last King of Scotland), mais j'ai bien l'impression que l'académie choisira le vénérable Peter O'Toole, fort touchant en acteur amateur de chair fraîche dans Venus. L'inoubliable interprète de Laurence d'Arabie, qui a reçu un prix honorifique en 2003, n'a jamais mis la main sur la statuette dorées malgré huit mises en nomination.
Si Eddie Murphy (Dreamgirls) a raflé le Golden Globe comme acteur de soutien, je lui préfère de loin Jackie Earle Haley, qui m'a troublée en pédophile dans l'excellent Little Children. L'académie choisira-t-elle Alan Arkin, le papi de Little Miss Sunshine, histoire de saluer cette savoureuse comédie dramatique ?
Chez les actrices, je couronnerais les impériales Helen Mirren, lauréate du Golden Globe pour The Queen, et Judi Dench (Notes on a Scandal). Cela dit, Kate Winslet (Little Children) le mériterait tout autant, de même que Meryl Streep, impayable dans The Devil Wears Prada. Pour se faire pardonner d'avoir omis l'éblouissant Volver dans la catégorie du meilleur film étranger, les jurys éliront peut-être la magnifique Penélope Cruz...
J'ai littéralement craqué pour la bouleversante Adriana Barraza (Babel), mais je dois avouer que l'irrésistible Abigail Breslin (Little Miss Sunshine) m'a fait passer d'agréables moments... Et il y a aussi Cate Blanchett (Notes on a Scandal) que j'adore ! Décidément, mon coeur est déchiré ! Plusieurs semblent voir Rinko Kikuchi (Babel) comme meilleure actrice de soutien, plus encore que Jennifer Hudson (Dreamgirls), pourtant lauréate du Golden Globe.
Du côté des films étrangers, j'opte pour Indigènes, remarquable drame de guerre de Rachid Bouchareb, même si j'ai adoré Pan's Laryrinth de Guillermo Del Toro. Les juges craqueront-ils pour le superbe et courageux Water de Deepa Mehta, quatrième film canadien à recevoir une mise en nomination ? Mon petit doigt me dit que c'est The Lives of Others qui gagnera la course...
Bien que décernerais l'oscar du meilleur réalisateur à Alejandro Gonzalez Inarritu ( Babel), je crois que je le donnerais à Martin Scorsese pour The Departed, son meilleur film depuis Goodfellas. Après tout, c'est sa septième mise en nomination, il serait grandement qu'on lui donne un oscar !
Enfin, pour moi, le meilleur film de l'année, c'est Babel ! Si j'étais président du jury, je saluerais le talent de Scorsese en lui donnant le prix du meilleur réalisateur et celui d'Inarritu en lui donnant celui du meilleur film... Un peu comme l'an passé lorsque Ang Lee (Brokeback Mountain) et Paul Haggis (Crash) ont dû se partager les honneurs.
P.-S. : Si vous voulez entendre ma voix (légèrement enrhumée) lors de l'émission SPASM, cliquez ici.
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Du bluff ?
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En lisant La Presse ce matin, j'ai découvert ceci.
Le secret le mieux gardé du cinéma québécois, un long métrage indépendant intitulé temporairement Bluff, n'est pas encore fini qu'on sait déjà qu'il ouvrira le Festival des films du monde le 23 août prochain à 19 h.
Le film met en vedette Rémy Girard, David La Haye, Emmanuel Bilodeau, Julie Perreault (Minuit, le soir), Pierre-François Legendre (Les Invincibles), mais encore : Isabelle Blais, Gilbert Sicotte et Alexis Martin. D'autres stars d'ici pourraient encore se joindre au tournage si leur horaire le permet dans les prochaines semaines.
La suite sur Cyperbresse.
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À lire dès jeudi
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Vous savez, lorsque je suis partie à Paris il y a quelques jours, ce n'était pas seulement pour faire provision de chocolats Fauchon et de macarons Ladurée (ni regarder le sacre de Sarko à la télé clouée au lit par la fièvre), mais bien pour faire le plein d'entrevues aux 9es Rendez-vous du cinéma français (un grand merci aux gens d'Unifrance pour la charmante invitation). Parmi les célébrités avec qui j'ai eu le plaisir de m'entretenir, l'une de mes actrices préférées, la lumineuse Sabine Azéma, muse du grand cinéaste Alain Resnais, qui lui a rencontré les journalistes lors d'une conférence de presse.
| |  Sabine Azéma
| Pour vous mettre en appétit, voici une confidence d'Azéma et une autre de Resnais que j'ai dû couper faute d'espace dans mon texte portant sur le film Coeurs - que j'ai adoré:
Sabine Azéma, à propos de l'esprit de Resnais :
«Chez Resnais, ça ressemble à un appartement d'étudiant. Il a une curiosité insatiable, un esprit non conventionnel et il cherche toujours à surprendre. Et ce qui surprend le plus chez lui, c'est réellement la modernité de sa pensée.»
 Alain Resnais
| | Alain Resnais, à propos du tournage et du montage :
«Au fond, je ne m'amuse en faisant un film qu'au moment du tournage. Le tournage et le montage, ce sont les bons moments. Le reste, c'est plutôt austère : l'écriture, le financement, puis la promotion - on a envie de passer rapidement à autre chose. Avant de faire du cinéma, je pensais que le tournage était le moment le plus difficile. Or, c'est le plus facile parce que quand on écrit, on n'est que deux, alors que sur un plateau, il y a quarante personnes, et elles sont toutes là pour vous aider, vous faciliter les choses. C'est très agréable.»
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Ça y est, je suis taguée!
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 Gretchen Moll dans The Notorious Bettie Page Photo: Alliance Atlantis Vivafilm
| | Hier soir, en allant consulter le Blogue téléséries de Francis Hébert, je me suis rendu compte que mon très cher confrère m'avait refilé la tague virtuelle. Je n'ai donc pas le choix, je dois maintenant vous dévoiler cinq secrets sur moi.
1. Lorsque j'étais jeune, je vouais un culte à René Homier-Roy parce que je l'enviais d'être payé pour aller au cinéma et de pouvoir dire à la télé « J'ai agui ce film-là! ». Si un jour on m'avait dit que je gagnerais ma vie comme critique de cinéma...
2. Enfant, mes idéaux féminins étaient : Jackie Kennedy, Audrey Hepburn, Blanche-Neige, Morticia Adams, Catwoman et Bertha Laroche. Aujourd'hui, elles se nomment Marguerite Duras, Françoise Giroud, Pauline Kael et... Bettie Page! (Paraît que je lui ressemble quand j'ai un toupet.)
3. Je mange un morceau de chocolat (à 70% de cacao) tous les matins en tentant de faire croire à mon entourage que c'est uniquement parce que c'est un excellent antioxydant.
4. Lorsque je suis toute seule chez moi, je me prends pour Liza Minnelli dans Cabaret, Nicole Kidman dans Moulin Rouge!, Julie Andrews dans Sound of Music et Tim Curry dans Rocky Horror Picture Show. Tiens, je viens de comprendre pourquoi certains de mes amis disent que je suis un gay prisonnier d'un corps de femme.
5. Que je sois peu, moyennement ou très active sexuellement, je fais très souvent des rêves érotiques, ce qui me permet de me taper tous les mecs hors d'atteinte (t'as compris, Jude Law!). Ce qui m'enrage, c'est quand je me réveille avant de conclure...
Maintenant que vous en savez plus sur moi, je refile la tague à ma plus que charmante consoeur Clémence Risler, mon bien-aimé collaborateur Kevin Laforest, la délicieuse fashionista Shirine, le ténébreux globe-trotter DBoy et l'énigmatique Critikboy. Amusez-vous bien et sans rancune ;-)
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Bref retour sur les Jutra
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Ce matin, une lectrice déplorait, à juste titre, que les médias négligeaient les courts métrages. Voici donc mon deuxième mea culpa de la journée. Oui, c'est vrai, moi-même qui tente tant bien que mal de promouvoir et/ou défendre le court métrage, j'ai omis d'en parler dans mon billet sur les Jutra. En fait, n'ayant vu que la moitié des films retenus, je ne pouvais rien dire sinon que Les Jours de Maxime Giroux et Les Eaux mortes de Guy Édoin méritaient leur place au palmarès.
Tant qu'à y être, Histoire tragique avec fin heureuse de Regina Pessoa mérite aussi sa place au palmarès des Génies, auprès de Jack et Jacques de Marie-Hélène Copti et Le Rouge au sol de Maxime Giroux. Quant à The Danish Poet de Torill Kove, en lice pour un génie et un oscar, je ne l'ai pas vu. En passant, félicitations à l'ONF qui, grâce à ce film, a obtenu sa 69e mise en nomination aux oscars.
Avant que d'ardents défenseurs du documentaire ne me tapent sur les doigts, sachez que je n'ai pas pu voir tous les documentaires présents sur la liste des finalistes, d'où l'absence de commentaires. (Comme je le répète souvent à ceux qui s'étonnent que je ne vois pas tous les films : y en a trop et j'ai une vie!) Admirant le travail de Benoît Pilon, j'ajouterais toutefois que Michel Defoy (qui me disait tout à l'heure que le film avait été très bien accueilli au festival de Rouyn) et moi aurions bien aimé que Nestor et les oubliés n'ait pas été. oublié par les membres du jury. Voilà, c'est dit.
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Mea culpa
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Hier, en vous parlant des Jutra, je me plaignais de l'absence des films de Sophie Deraspe et de Noël Mitrani au palmarès. Or, Sur la trace d'Igor Rizzi n'était pas éligible puisqu'il vient tout juste de sortir en salle. Désolée, comme le film roule sa bosse dans les festivals depuis des mois, je croyais bien qu'il l'était. Merci mesdames Faradji et Legault de me ramener à l'ordre ;-)
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Les Jutra
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Hier, j'ai écrit que la liste des mises en nomination des Jutra avait plus d'allure que celle des Génies, mais je ne voulais pas dire pour autant qu'elle était à mon goût. Congorama de Philippe Falardeau a récolté six mises en nomination, mais Bon Cop, Bad Cop en a douze - tout comme Un dimanche à Kigali de Robert Favreau. OK, le film d'Érik Canuel est très divertissant et diablement efficace, mais de là à vouloir tout lui décerner. Les membres votants de l'industrie seraient-ils tombés sur la tête ? Donnez-y sa Bobine d'or et qu'on n'en parle plus !
À l'instar d'Odile Tremblay du Devoir, je déplore que les films populaires l'emportent sur des oeuvres cinématographiques originales tout comme dans la course aux Génies. Quel message l'industrie du cinéma envoie-t-elle à ses artistes et artisans? Exit l'originalité, bonjour le cinéma à numéros?
« C'est la pluie de nominations sur Bon cop, bad cop qui laisse perplexe, pour ne pas dire révolté. Bien des observateurs du milieu se grattaient hier la tête: ces galas ont-ils encore leur raison d'être lorsqu'ils servent à avaliser par dessus tout le succès commercial? À croire que les enveloppes qui récompensent la performance chez Téléfilm Canada ont fait tache d'huile, pour convaincre artistes et artisans votants que le succès est devenu le gage suprême de qualité. » écrit-elle dans l'édition d'aujourd'hui.
Au-delà de cette douzaine de nominations, on remarque quelques incongruités dans le palmarès. Ainsi, Claude Gagnon court la chance de remporter le prix de la meilleure réalisation alors que son Kamataki ne figure pas dans la liste des meilleurs films. Dans le cas de La Vie secrète des gens heureux de Stéphane Lapointe, c'est exactement le contraire.
Du côté des meilleurs acteurs, c'est bien mignon de ne pas vouloir séparer les tandems Ahmarani-Gourmet et Huard-Feore, mais il me semble que l'humoriste aux multiples talents et l'acteur shakespearien de Toronto n'ont pas rencontré dans BCBC le rôle de leur vie. Pas plus que la belle Lucie Laurier, mise en nomination comme meilleure actrice de soutien. Les membres du jury auraient dû lorgner du côté du Secret de ma mère de Ghyslaine Côté ou d'Histoire de famille de Michel Poulette.
Vous allez me trouver fatigante avec mon cinéma indépendant, mais je ne peux m'empêcher de demander où sont passés les Sophie Deraspe (Rechercher Victor Pellerin) et Noël Mitrani (Sur la trace d'Igor Rizzi). Et La Belle bête de Karim Hussain? Un gros rien. Au moins, du côté des Génies, on a salué le talent de Caroline Dhavernas et de Patrick Watson pour la chanson Trace-moi.
Mince consolation, l'infâme Roméo et Juliette d'Yves Desgagnés, lequel a tout de même fait plus de un million au box-office!, n'a récolté aucune mise en nomination. Tout n'est pas perdu.
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Nul n'est prophète en son pays
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Faute d'avoir séduit le grand public québécois, le film de Philippe Falardeau charme le public français:
Plus d'une semaine après avoir pris l'affiche en France, Congorama apparaît déjà, à son échelle, comme un joli petit succès.
Accueilli avec enthousiasme par une large partie de la critique, le deuxième long métrage de Philippe Falardeau avait attiré à son septième jour d'exploitation plus de 22 200 spectateurs, dont près de la moitié à Paris.
Chez UGC, qui distribue le film, on n'a pas débouché les bouteilles de champagne, mais on se montre enchanté par ce résultat.
La suite sur Cyberpresse.
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Bourrée de complexes ?
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Mesdames, si enviez la beauté des stars, gardez en tête que le maquillage peut faire des miracles. À preuve, ce petit musée des « horreurs ». Merci à Patrick B. pour l'envoi.
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Les Oscars à SPASM
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Demain matin, j'irai m'entretenir à propos des Oscars avec Sylvain Raymond et DJ Max Juno à l'émission SPASM, de 10 h 30 à 12 h, sur les ondes de CISM. Je passe vers 11 h et j'ignore si je vais m'en sortir vivante...
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Les Génies 2
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Pour satisfaire votre curiosité, voici la liste complète des finalistes des Prix Génie.
MEILLEUR FILM
BON COP, BAD COP - Kevin Tierney
GUIDE DE LA PETITE VENGEANCE - Roger Frappier, Luc Vandal
MAURICE RICHARD - Denise Robert, Daniel Louis
TRAILER PARK BOYS: THE MOVIE - Barrie Dunn, Mike Clattenburg, Michael Volpe
UN DIMANCHE À KIGALI- Lyse Lafontaine, Michael Mosca
MEILLEURE DIRECTION ARTISTIQUE
JEAN BÉCOTTE - Bon Cop, Bad Cop
MARY-ANN LIU, ATHENA WONG - Eve and the Fire Horse
MICHEL PROULX - Maurice Richard
FRANÇOIS SÉGUIN - La Rage de l'ange
JASNA STEFANOVIC - Tideland
MEILLEURS COSTUMES
MICHELLINE AMAAQ - The Journals of Knud Rasmussen
SANDY BUCK - Eve and the Fire Horse
FRANCESCA CHAMBERLAND - Maurice Richard
MARIO DAVIGNON - Tideland
ANNIE DUFORT - La Vie secrète des gens heureux
MEILLEURES IMAGES
BRUCE CHUN - Bon Cop, Bad Cop
STEVE COSENS - Snow Cake
PIERRE GILL - Maurice Richard
JAN KIESSER - Beowulf & Grendel
NICOLA PECORINI - Tideland
MEILLEURE RÉALISATION
ÉRIK CANUEL - Bon Cop, Bad Cop
JEAN-FRANÇOIS POULIOT - Guide de la Petite Vengeance
CHARLES BINAMÉ - Maurice Richard
ROBERT FAVREAU - Un dimanche à Kigali
STÉPHANE LAPOINTE - La Vie secrète des gens heureux
MEILLEUR MONTAGE
MICHEL ARCAND - Maurice Richard
JEAN-FRANÇOIS BERGERON - Bon Cop, Bad Cop
FRÉDÉRIQUE BROOS - Congorama
MICHEL GROU - Cheech
LESLEY WALKER - Tideland
MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE
NORMAND CORBEIL - Cheech
MICHEL CUSSON - Maurice Richard
PIERRE DESROCHERS - La Vie secrète des gens heureux
HILMAR ORN HILMARSSON - Beowulf & Grendel
JEAN ROBITAILLE - Sans elle
MEILLEURE CHANSON ORIGINALE
BRAMWELL TOVEY, RICHARD BELL - Eighteen - In a Heartbeat
DAN BIGRAS - La Rage de l'ange- L'Astronaute
PATRICK WATSON, CAROLINE DHAVERNAS - La belle bête - Trace-Moi
ERIC LAPOINTE, STÉPHANE DUFOUR, JAMIL - Bon Cop, Bad Cop - Tattoo
JENNIFER KREISBERG - Unnatural & Accidental - Have Hope
INTERPRÉTATION MASCULINE DANS UN PREMIER RÔLE
ROY DUPUIS - Maurice Richard
COLM FEORE - Bon Cop, Bad Cop
OLIVIER GOURMET - Congorama
PATRICK HUARD - Bon Cop, Bad Cop
LUC PICARD - Un dimanche à Kigali
INTERPRÉTATION MASCULINE DANS UN RÔLE DE SOUTIEN
HUGH DILLON - Trailer Park Boys: The Movie
ROBERT JOY - Whole New Thing
CHAN CHIT MAN LESTER - Eve and the Fire Horse
STEPHEN MCHATTIE - Maurice Richard
MICHEL MULLER - Guide de la Petite Vengeance
INTERPRÉTATION FÉMININE DANS UN PREMIER RÔLE
JODELLE FERLAND - Tideland
JULIE LE BRETON - Maurice Richard
FATOU N'DIAYE - Un dimanche à Kigali
GINETTE RENO - Le secret de ma mère
SIGOURNEY WEAVER - Snow Cake
INTERPRÉTATION FÉMININE DANS UN RÔLE DE SOUTIEN
CAROLINE DHAVERNAS - Niagara Motel
MARIE GIGNAC - La Vie secrète des gens heureux
EMILY HAMPSHIRE - Snow Cake
CARRIE ANNE MOSS - Snow Cake
VIVIAN WU - Eve and the Fire Horse
MEILLEUR SON D'ENSEMBLE
DANIEL PELLERIN, GASHTASEB ARIANA, JEFF CARTER - Eve and the Fire Horse
CLAUDE HAZANAVICIUS, CLAUDE BEAUGRAND, LUC BOUDRIAS, BERNARD GARIÉPY STROBL - Maurice Richard
DOMINIQUE CHARTRAND, GAVIN FERNANDES, NATHALIE MORIN, PIERRE PAQUET - Bon Cop, Bad Cop
DAVID LEE, DOUGLAS COOPER, ROBERT FARR - Tideland
MARIE-CLAUDE GAGNÉ, CLAUDE LA HAYE, HANS PETER STROBL, BERNARD GARIÉPY STROBL - Un dimanche à Kigali
MEILLEUR MONTAGE SONORE
PIERRE-JULES AUDET, GUY FRANCOEUR, GUY PELLETIER - Cheech
CLAUDE BEAUGRAND, OLIVIER CALVERT, JÉRÔME DÉCARIE, NATALIE FLEURANT, FRANCINE POIRIER - Maurice Richard
CHRISTIAN RIVEST, VALÉRY DUFORT-BOUCHER, TCHAE MEASROCH - Bon Cop, Bad Cop
MARIE-CLAUDE GAGNÉ - Un dimanche à Kigali
JANE TATTERSALL, BARRY GILMORE, DAVID MCCALLUM, DONNA POWELL, DAVE ROSE - Beowulf & Grendel
MEILLEUR SCÉNARIO
PHILIPPE FALARDEAU - Congorama
KEN SCOTT - Guide de la Petite Vengeance
KEN SCOTT - Maurice Richard
MARTIN GIRARD, GHYSLAINE CÔTÉ - Le secret de ma mère
STÉPHANE LAPOINTE - La Vie secrète des gens heureux
MEILLEURE ADAPTATION
MIKE CLATTENBURG, ROBB WELLS - Trailer Park Boys: The Movie
FRANÇOIS LÉTOURNEAU - Cheech
ROBERT FAVREAU, GIL COURTEMANCHE - Un dimanche à Kigali
MEILLEUR DOCUMENTAIRE
MANUFACTURED LANDSCAPES - Jennifer Baichwal, Nick de Pencier, Gerry Flahive, Daniel Iron, Peter Starr
LA PLANÈTE BLANCHE - Jean Lemire, Thierry Piantanida, Thierry Ragobert
MEILLEUR COURT MÉTRAGE DRAMATIQUE
BIG GIRL - Renuka Jeyapalan, Anneli Ekborn, Michael Gelfand
HIRO - Matthew Swanson, Oliver-Barnet Lindsay
JACK ET JACQUES - Marie-Hélène Copti
LE ROUGE AU SOL - Maxime Giroux, Paul Barbeau
SNAPSHOTS FOR HENRY - Teresa Hannigan, Charlotte Disher
MEILLEUR COURT MÉTRAGE D'ANIMATION
THE DANISH POET - Torill Kove, Lise Fearnley, Marcy Page
HISTOIRE TRAGIQUE AVEC FIN HEUREUSE- Regina Pessoa, Patrick Eveno, Abi Feijò, Jacques-Rémy Girerd, Marcel Jean
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Les Génies...
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Avant que vous lisiez les lignes qui suivront, j'aimerais clarifier quelques trucs avec vous :
1. La maman de Philippe Falardeau ne m'envoie pas d'argent chaque fois que j'écris le mot « Congorama ».
2. Je ne suis pas une disciple de Luc Déry (producteur de Congorama).
3. Paul Ahmarani n'est pas l'un de mes nombreux maris.
4. Je ne travaille pas pour Christal Films (distributeur de Congorama).
Comme je vous l'ai laissé entendre, j'étais bien déçue, en fait « outrée » comme je l'ai répété à deux ou trois reprises à Luc Déry lors de l'annonce des finalistes des « oscars canadiens », de constater que Congorama ne se retrouvait que dans trois catégories, soit Meilleur montage (Frédérique Broos), Interprétation masculine dans un premier rôle (Olivier Gourmet) et Meilleur scénario (Philippe Falardeau). Non mais, comment une sombre merde comme Tideland de Terry Gilliam récolte six mises en nomination, alors qu'un film brillant comme Congorama est quasiment relégué aux oubliettes ? Il y a des limites à ces deux maudites solitudes !
Grâce à Maurice Richard, Bon Cop, Bad Cop et Un dimanche à Kigali, le cinéma québécois clenche le cinéma canadien en dominant le palmarès des mises en nomination du 27e Gala des Prix Génie ? Devons-nous vraiment en être fiers ? Il me semble qu'avec l'année peu mémorable qu'on a connue, il n'y a pas de quoi se péter les bretelles.
De mon humble avis, Congorama, avec son scénario complexe, son humour tout en finesse et sa direction d'acteur impeccable, est de loin le meilleur film québécois de l'année. En entendant la liste des finalistes pour les meilleurs films de l'année, j'étais scandalisée de constater qu'il s'était fait damer le pion par Maurice Richard, un très beau film qui aurait dû être en compétition l'an dernier, Trailer Park Boys, une idiotie bâclée, et Le Guide de la petite vengeance, film archi-décevant du super tandem Scott-Pouliot.
Et que penser de Bon Cop, Bad Cop dans cette catégorie ? BCBC a été le film le plus populaire de l'année, mais ça n'en fait pas le meilleur film pour autant! Les messieurs-dames du jury de l'Académie canadienne du cinéma confondraient-ils qualité et popularité? Je n'irais pas jusqu'à dire comme mon confrère Marc Cassivi que cette sélection est ridicule, mais, tout comme lui, je trouve que ce buddy movie, fort efficace au demeurant, n'est pas à sa place :
« Le cinéma peut être bien des choses : un divertissement, un art, une industrie, le miroir d'une société, toutes choses qu'il ne faut pas confondre. On ne saurait comparer sérieusement une oeuvre d'art avec un pur divertissement. Est-ce que le meilleur des smoked-meat peut être comparé au meilleur des ris de veau? Non. On peut aimer les deux, mais on ne peut juger l'un par rapport à l'autre. » écrivait Cassivi le 13 janvier dernier.
Si les galas de ce genre servent réellement à saluer « l'imagination, la créativité, la vaste expertise et la maîtrise » (dixit le communiqué de presse) de nos artistes et artisans, pouvez-vous m'expliquer pourquoi on a laissé de côté le splendide Kamataki de Claude Gagnon, le bijou de Sophie Deraspe, Rechercher Victor Pellerin et le déroutant Sur la trace d'Igor Rizzi de Noël Mitrani? Même si Congorama prouve que Falardeau a mûri tant comme scénariste que réalisateur, pourquoi ce dernier n'a pas été reconnu à ce titre par l'Académie?
Autre grande déception : l'absence de Paul Ahmarani dans le palmarès des meilleurs acteurs. C'est à se demander si les juges n'ont vu que la moitié du film. Je comprends maintenant pourquoi Falardeau a répété à quelques reprises que le talent d'Ahmarani était encore sous-estimé. N'aurait-on pas pu lui faire une petite place auprès de Gourmet comme pour les Jutras? Et Laurent Lucas, il n'était pas assez bon pour vous dans Sur la trace d'Igor Rizzi? Et Eudore Belzile (Rechercher Victor Pellerin), lui, vous l'avez oublié aussi?
Il y a bien des cinéphiles qui ne comprennent pas ce qui se passe dans les critiques, eh bien sachez qu'il y a bien des critiques qui se demandent si ça ne tourne pas rond dans la tête des académiciens.
P.-S. : J'aimerais féliciter au nom de l'équipe Cinéma Martin Girard, coscénariste du Secret de ma mère de Ghyslaine Côté, pour sa mise en nomination dans la catégorie Meilleur Scénario. Jusqu'à tout récemment, Martin écrivait pour Voir, mais comme il planche sur trois scénarios à la fois, il a décidé de mettre momentanément de côté sa plume de critique.
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