Hier, lorsque j'ai appris le décès de
Philippe Noiret, je me suis tout de suite rappelée ma rencontre avec ce monstre sacré. Très nerveuse à l'idée de l'interviewer, j'avais été impressionnée de sa grande simplicité au moment même où ma main se perdait dans la sienne et qu'il prononçait de sa voix inoubliable et reconnaissable entre toutes «Enchanté».
Intimidée malgré tout, je m'étais assise sur la causeuse face à la sienne : «Mais non, avait-il dit, venez vous asseoir près de moi, nous serons plus à l'aise pour causer.» Comment refuser une si charmante invitation?
Tout au long de l'entrevue, j'avais envie de me pincer. Je n'en revenais pas d'être assise à parler cinéma, théâtre et littérature en sirotant un thé avec celui qui m'avait émue aux larmes dans
Les Lunettes d'or et fait rire aux éclats dans
Zazie dans le métro. Si vous aviez vu son visage s'illuminer lorsque nous avons commencé à parler des
Contemplations de Victor Hugo. Bon, je m'arrête, mon mascara va couler.
Vous croyez que j'embellis la réalité? Allez lire le
billet de
Marc-André Lussier de
La Presse où il relate sa rencontre avec Philippe Noiret. Lui aussi a craqué devant la simplicité et la bonhomie de ce gentleman du grand écran.