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Cinémaniaque
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November 2006 - Messages
30 novembre 2006, 4:32
Dix millions, ça change pas le monde sauf que...
La Sodec vient de dévoiler les films qui bénéficieront des 10 millions de dollars promis par la ministre Beauchamp :
Adam's Wall, scénarisé par Dana Schoel et réalisé par Michael McKenzie, est produit par Ziad Touma et Olivier Sirois pour Couzin Films, et distribué par les Films Équinoxe. Borderline, d'après le roman de Marie-Sissi Labrèche qui coscénarise le film avec Lyne Charlebois. Cette dernière est également réalisatrice du film produit par Roger Frappier et Luc Vandal pour Max film et distribué par TVA Films et Max Films Multimédia. La ligne dure, un film scénarisé par Michelle Allen et réalisé par Louis Choquette, est produit par André Dupuy pour Productions Pixcom Trois inc. Le film sera distribué par Alliance Atlantis Vivafilm. Rivard, d'après un scénario de Fabienne Larouche et Michel Trudeau, tous deux producteurs du film pour Aétios Productions, est réalisé par Charles Binamé et distribué par Alliance Atlantis Vivafilm. Ce long métrage met en vedette Rémy Girard. Serveuses demandées, écrit et réalisé par Guylaine Dionne, ce film est produit par Kevin Tierney chez Park Ex, et K-Films Amérique assure la distribution. Tout est parfait est écrit par Guillaume Vigneault et Yves-Christian Fournier pour qui il s'agit du premier long métrage de fiction. Produit par Nicole Robert pour Go Film L.P.R.S., Tout est parfait est distribué par Alliance Atlantis Vivafilm.

30 novembre 2006, 2:47
Gael mi hombre !

 
Sous prétexte de pouvoir mettre sa photo sur mon blogue et aussi vous rappeler d'aller voir Babel, l'un des meilleurs films de l'année, je vous annonce que le plus que craquant Gael Garcia Bernal célèbre ses 28 ans aujourd'hui.
30 novembre 2006, 12:00
Le Cheval de Saint Nicolas à Ciné-Kid
Les dimanches 3 et 10 décembre, Ciné-Kid présente Le Cheval de Saint Nicolas, de Mischa Kamp, lequel a récolté plusieurs prix à travers le monde, dont celui du public lors du Festival de films pour la jeunesse de Montréal. Venant d'immigrer en Hollande, une fillette chinoise (adorable Ebbie Tam) cherche à rencontrer Saint Nicolas et son acolyte le Père Fouettard afin de leur demander un cheval en cadeau. Un film sensible et très charmant sur les différences culturelles et générationnelles qui ravira les cinéphiles de plus de six ans. Enfants: 4,50 $ / Adultes: 6,50 $. Info: 514 847-2206 ou www.ex-centris.com. La billetterie ouvre à 10 h le dimanche. Billets en vente le jour même de la séance choisie.
30 novembre 2006, 12:00
Finies les larmes, mes soeurs, d'espoir et de trahison
À l'occasion de la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, l'ONF présentera la version française du documentaire de Helene Klodawsky, Finies les larmes, mes soeurs, d'espoir et de trahison. En 1989, Rajani Thiranagama, mère de deux fillettes, professeure d'anatomie et militante pour les droits de la personne, fut assassinée à 35 ans. Écrit et réalisé par Helene Klodawsky, No More Tears Sister fait revivre avec émotion et lyrisme la vie de cette femme remarquable qui traversa l'une des pages d'histoire les plus sanglantes qu'ait connues le Sri Lanka. Fort de films d'archives, de reconstitutions impressionnistes et de témoignages sentis des membres de sa famille, ce documentaire, superbement mis en image par François Dagenais, s'avère un vibrant hommage à une grande femme méconnue, doublé d'une fine critique du colonialisme. Au Cinéma ONF, le 6 décembre, à 19h. Précédé du court métrage Sabina de Katerine Li, d'après l'oeuvre d'Anaïs Nin.
28 novembre 2006, 2:40
Le monsieur est pas content
 
Michel Coulombe
Vous savez sans doute que l'ONF a décidé de faire disparaître en pleine gloire la plate-forme Silence, on court!. Pour en savoir davantage, je vous invite à lire dès jeudi l'entrevue que son fondateur Michel Coulombe a accordée à Natalia Wysocka. Je vous le jure, le monsieur ne mâche pas ses mots. Ça vous dirait un p'tit extrait?
«De tous les microsites, c'était celui qui marchait le mieux et qui ne coûtait pas si cher que cela, relate le journaliste et chroniqueur avec animosité. Nous travaillions dans une vraie proximité avec les jeunes cinéastes, nous avions plus de 300 000 visionnements par année, nous avons rassemblés plus de 5000 spectateurs aux projections de courts au Parc Lafontaine en deux soirs.! Et soudain, entre les longs hommages qu'ils se sont rendus à eux-mêmes lors du FNC, l'ONF nous a annoncé notre fermeture et nous, nous nous sommes retrouvés devant le piège mis en place par la machine.Que voulez-vous que je fasse contre une machine?!? »

27 novembre 2006, 6:01
Parlant de court métrage...
Je vous invite à visionner les 15 courts métrages choisis par le public qui lutteront pour remporter les demi-finales du concours Le Court en web jusqu'au 8 décembre sur les sites suivants : www.silenceoncourt.tv et www.globetrotter.net. Voici les semi-finalistes :
Bande de câlisses de Sabrina Ratté et John Londoño (NDLR : oui, oui, notre photographe bien-aimé!) inspiré de Mais où êtes-vous donc? de Gilles Groulx Blanc foncé de Jocelyn Lebeau d'après La face cachée de la lune de Robert Lepage Comme neige au sommeil de Jean-Philippe Boudreau selon Les raquetteurs de Gilles Groulx et Michel Brault La comtesse aux pixels rouges de Yan Abud, adapté de La comtesse de Bâton Rouge d' André Forcier Le crépuscule des damnés de Claude Grégoire inspiré par plusieurs films de Gilles Carle Elvis Gratton, le king des ondes d'Adrien Bodson d'après Elvis Gratton de Pierre Falardeau L'enfant du marais de Geneviève Bourassa inspiré par Le marais de Kim Nguyen Gino de Benoît Desjardins, version masculine de Gina de Denys Arcand Odyssée du 1er juillet de Danny Richer-Desjardins d'après des films d'André Turpin, Jean-Claude Lauzon, Robert Morin et Louis Bélanger Opération margarine de Stéphane Arbour inspiré par Le voleur en enfer et Yes Sir! Madame de Robert Morin et Opération beurre de peanut de Michael Rubbo Qui hésite se perd de Pierre-Luc Racine pour lequel Gilles Groulx a servi de modèle Qui es-tu Louis Pageau? de Guillaume Roussel-Garneau, un clin d'oeil aux cinéastes Gilles Groulx, Fernand Bélanger , Claude Jutra et Robert Morin Richard de Ville-Marie de Guillaume Denommée, Simon Laganière et David Leblanc adapté de Jésus de Montréal de Denys Arcand La visagiste de Xavier Gauthier et Guillaume Loslier-Pinard, une version pédestre de Québec-Montréal de Ricardo Trogi Wow de 1 à 10 de Marianne Gravel inspiré de Wow de Claude Jutra
La finale du concours se déroulera du 8 au 22 décembre.
27 novembre 2006, 5:00
Bandes annonces et courts métrages : même combat ?
Voici une question de Thierry D. :
Ne trouvez vous pas, parfois, qu'à voir la façon dont certaines bandes annonces sont montées, elles constituent en fait une sorte de version court métrage du film dont elles vantent maladroitement les mérites?
Non, je ne trouve pas. Pour moi, ça demeure de la pub, un gros outil de promo très souvent pétaradant et tonitruant qui, comme vous le dites, vante maladroitement les mérites du film, et non un court métrage. Et même si j'aime bien la pub (je suis du genre à aller voir Cannes Advertising Festival, qui regroupe les meilleures pubs du monde entier), je ne la vois pas comme du cinéma. même lorsque c'est Spike Jonze ou Denis Villeneuve qui est derrière la caméra.
24 novembre 2006, 4:40
À l'agenda : Ciné Chaos au Saphire ce dimanche
Voici un communiqué de Ciné Chaos :
Ciné Chaos au Saphire Offrir une vitrine aux créateurs de films émergeants Montréal (Québec), le 7 novembre 2006 20h - Le Projet Ciné Chaos déménage au Saphire pour sa 3ème édition. Ce projet consiste en une rencontre mensuelle entre des cinéastes indépendants et le public dans le but d'échanger, de créer des liens et de visionner une sélection de courts-métrages retenus. De plus, Eric Bourguignon et Yannick Giguère ont uni toutes leurs forces et leur créativité sous la nouvelle bannière de Gros Méchants Films, qui sera officiellement lancée le 26 novembre 2006. Avec comme invités musicaux : Vénus et ses Virus et Vee Jay Tsunamix Les objectifs de Ciné Chaos Ciné Chaos se veut un tremplin pour les cinéastes indépendants désireux de partager leur production avec un public. De plus, Ciné Chaos vise devenir un lieu privilégié de collaboration et d'échange entre amateurs et créateurs de films indépendants. Les rencontres mensuelles se dérouleront dans un climat propice à l'échange et aux critiques constructives et cela, dénudé de toute compétition Date et heure : Le dimanche 26 novembre 2006, 20 h Lieu : Saphire, 3699, St-Laurent Prix : 6$ http://www.myspace.com/grosmechantsfilms http://grosmechantsfilms.blogspot.com/ http://www.cinechaos.blogspot.com/

24 novembre 2006, 4:32
Ah ! Les bandes annonces !

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh! Les bandes annonces!
 
Pauvre Marc Cassivi ! À cause des maudites bandes annonces qui révèlent tout, il nous apprend dans sa chronique qu'il n'ira pas voir Stranger than Fiction de Marc Forster. Comment le blâmer ? Combien de fois n'ai-je pas dit moi-même «Bof, pas besoin de voir le film, tout est dans la bande annonce !» ? En fait, elles me tapent tellement sur les nerfs que je vais très rarement les visionner sur Internet et qu'au cinéma, j'en profite toujours pour dire quelques conneries ou vacheries à mon voisin sur la musique pompière et la voix tonitruante de l'annonceur lorsqu'elles défilent à l'écran. Et vous, ça vous plaît les bandes annonces ? On devrait passer des courts métrages à la place, non? Ouais, je sais, c'est moins rentable pour les propriétaires de salles...
24 novembre 2006, 4:11
Souvenirs de Noiret
Hier, lorsque j'ai appris le décès de Philippe Noiret, je me suis tout de suite rappelée ma rencontre avec ce monstre sacré. Très nerveuse à l'idée de l'interviewer, j'avais été impressionnée de sa grande simplicité au moment même où ma main se perdait dans la sienne et qu'il prononçait de sa voix inoubliable et reconnaissable entre toutes «Enchanté». Intimidée malgré tout, je m'étais assise sur la causeuse face à la sienne : «Mais non, avait-il dit, venez vous asseoir près de moi, nous serons plus à l'aise pour causer.» Comment refuser une si charmante invitation? Tout au long de l'entrevue, j'avais envie de me pincer. Je n'en revenais pas d'être assise à parler cinéma, théâtre et littérature en sirotant un thé avec celui qui m'avait émue aux larmes dans Les Lunettes d'or et fait rire aux éclats dans Zazie dans le métro. Si vous aviez vu son visage s'illuminer lorsque nous avons commencé à parler des Contemplations de Victor Hugo. Bon, je m'arrête, mon mascara va couler. Vous croyez que j'embellis la réalité? Allez lire le billet de Marc-André Lussier de La Presse où il relate sa rencontre avec Philippe Noiret. Lui aussi a craqué devant la simplicité et la bonhomie de ce gentleman du grand écran.
24 novembre 2006, 11:22
Des chiffres. et des chiffres

314 000$ pour Cheech: un échec sur toute la ligne.
 
À lire dans Le Devoir, cette très éclairante chronique de Martin Bilodeau à propos de ce qui obsède le milieu du cinéma : l'argent!
 
322 000$ pour Congorama: un succès d'estime.
Restons honnêtes: moi aussi, je m'intéresse à l'argent qui circule dans le monde du cinéma. S'il ne mesure pas la qualité des films, loin de là, il permet d'étudier leur comportement sur le marché. Encore faut-il savoir lire entre les lignes, car les chiffres ont leurs secrets, leurs nuances. Chaque lundi, comme la grande majorité des gens d'affaires, j'ouvre le courriel de Cinéac pour étudier les statistiques de fréquentation de la fin de semaine. Pour voir, par exemple, où en est Congorama, sur combien d'écrans il est projeté, quelle est sa moyenne par écran. De là, je compare, avec Cheech, par exemple, sorti en fanfare deux semaines plus tôt, au terme d'une campagne médiatique qui a certainement coûté le double de celle du film de Philippe Falardeau. En date de lundi, Congorama avait cumulé un box-office de 322 000 $. Le désolant Cheech, 314 000 $. Le premier connaît un succès d'estime. Le second, un échec à tous points de vue.

23 novembre 2006, 5:24
Du Déclin à Congorama
M'inspirant de la démarche de mon cher confrère Francis Hébert, qui a animé une table ronde sur la musique québécoise pour les 20 ans du Voir, j'aimerais vous demander quels sont selon vous les films ou les réalisateurs qui ont marqué les 20 dernières années en cinéma québécois. Denys Arcand? André Forcier? Léa Pool? Yves Simoneau? Charles Binamé? Robert Morin ? Micheline Lanctôt ? Pierre Falardeau ? Robert Lepage ? Sylvie Groulx ? Bernard Émond ? Benoît Pilon ? François Girard ? Manon Barbeau ? Denis Villeneuve ? Jean-Marc Vallée ? Philippe Falardeau ?.
23 novembre 2006, 4:33
In memoriam : Philippe Noiret
« Il aimait les chevaux, les chaussures, la campagne et les cigares. Il en fumait deux par jour depuis 50 ans, soit un total de 36 500. Ce sont, disait-il joliment de sa voix grave à la diction impeccable, «les arc-boutants de ma vie qui en supportent les piliers : l'amour, l'amitié, l'affection et le travail» » écrit Claude Casteran dans ce beau portrait de l'acteur à lire sur Cyberpresse.
23 novembre 2006, 3:28
Quelle tristesse !
 
Je viens d'apprendre que l'un de mes acteurs préférés s'est éteint : le grand Philippe Noiret est décédé à 76 ans des suites d'un cancer. Je vous jure, j'ai la larme à l'oeil au moment où j'écris ces lignes. En septembre 2003, j'ai eu le grand bonheur de rencontrer Noiret lors de son passage à Montréal alors qu'il venait promouvoir le film de Michel Boujenah Père et fils et présenter son spectacle consacré à Victor Hugo. Voici le texte :
Profitant de son passage à Montréal pour faire la promotion de Père et fils, premier long métrage du comédien-humoriste Michel Boujenah, Philippe Noiret présentera sur la scène du Monument-National Les Contemplations, spectacle intimiste où le grand acteur nous fait redécouvrir la poésie de Victor Hugo. Rencontre. De haute stature, vêtu avec une élégance singulière, Philippe Noiret fait une entrée discrète mais néanmoins remarquée dans le hall de l'hôtel où il séjourne. Dès que sa voix, si riche et reconnaissable entre toutes, envahit les lieux, des milliers d'images surgissent à l'esprit, de Zazie dans le métro de Louis Malle aux Lunettes d'or de Giuliano Montaldo, en passant par Coup de torchon de Bertrand Tavernier. Avec une bonhomie presque nonchalante, il se prête gracieusement à l'exercice de l'entrevue, avouant que c'est à la lecture du premier jet du scénario de Père et fils, écrit par Pascal Elbé, Edmond Bensimon et Michel Boujenah, qu'il a voulu faire partie de cette aventure: «Je savais que quelqu'un qui écrit des récitals est quelqu'un qui travaille, on ne peut pas monter des spectacles de deux heures sans être quelqu'un de travailleur. Je me suis dit: on peut y aller, car Michel Boujenah allait mettre la même énergie dans son film.»

 
Cette énergie, on la retrouve tout au long de Père et fils, un film chaleureux et sympathique, à l'image de Boujenah qui avait séduit les Québécois en présentant un numéro à la fois drôle et touchant sur son père au Festival Juste pour rire il y a une quinzaine d'années. Avec une truculence irrésistible, Noiret y incarne Léo, un père veuf qui décide d'emmener ses trois fils (Charles Berling, Pascal Elbé et Bruno Putzulu) au Québec pour voir les baleines, dans le but de les réconcilier. Pour y arriver, Léo devra leur faire croire que son état de santé est précaire. Lors de leur périple au Québec, ils croiseront des personnages colorés, voire pittoresques, interprétés par Pierre Lebeau et les délicieuses, pour reprendre l'expression de Noiret, Geneviève Brouillette et Marie Tifo. Contrairement aux autres coproductions franco-québécoises, on a permis aux acteurs québécois de préserver leur accent: «Mais c'est la moindre des choses, s'exclame Noiret, ça doit être très agaçant de ne pas reconnaître son accent!» Vous êtes-vous reconnu dans ce personnage que vous qualifiez de gentil voyou, ce Léo qui fait un pied de nez à la mort? «Les chemins qui vous mènent à un personnage sont à la fois les vôtres et ceux du personnage, explique le comédien septuagénaire, alors on essaie de faire coïncider les choses. Rendu à un certain âge, on n'a plus ce sentiment d'urgence, car ce n'est pas la peine de se presser, on va y arriver de toute façon, sauf qu'on a une façon de savourer les choses auxquelles on ne faisait pas attention 20 ans auparavant parce qu'elles nous paraissaient aller de soi.» La rencontre entre les Français et les Québécois s'est bien déroulée? «Oui, car du côté français, ce sont des gens qui ont été marqués par la comédie à l'italienne, ce mélange de drôlerie, de dérisoire et de dérision, une tradition à laquelle j'ai un peu appartenu bien que je sois un homme du Nord. Au Québec, vous avez un côté méridional, naturellement expansif; on s'est donc régalé tous ensemble et on a passé des moments absolument agréables. Nous sommes même restés en contact.» DU THÉÂTRE AU CINÉMA Vous vous définissez comme un acteur de théâtre qui a bien réussi au cinéma. Qu'est-ce que l'un a apporté à l'autre, et vice versa? «C'est difficile d'analyser ça, surtout que je ne suis pas très bon dans l'autoanalyse... commence Noiret. Disons que la scène nous apprend à aborder les personnages, à les travailler en profondeur. Le théâtre nous apprend aussi une certaine discipline technique concrète, à respirer large, ce qui n'est pas interdit au cinéma, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Dans l'autre sens, le cinéma m'a apporté, quand je travaille pour le théâtre, une façon de préparer les choses en les laissant venir, en me laissant porter par le jaillissement et la spontanéité.» Le théâtre, c'est le lieu privilégié pour rencontrer les grands auteurs, comme Shakespeare et Musset que vous avez joués. Est-ce cela qui vous a poussé vers la scène? «Ça a beaucoup joué, avoue Noiret, d'abord parce que c'est une formation formidable. D'ailleurs, quand je suis remonté sur scène après 30 ans, c'était ce qui me manquait vraiment, le plaisir physique de la langue. Un plaisir que vous n'avez pas toujours au cinéma.»
 
Pourtant, en parcourant l'imposante filmographie de Philippe Noiret, laquelle ne compte pas moins de 120 films, on retrouve bon nombre d'écrivains, dont Balzac (Chouans! de Philippe de Broca), Mauriac (Thérèse Desqueyroux de Georges Franju) et Simenon (L'Horloger de Saint-Paul de Tavernier). En plus d'avoir incarné Neruda dans Il Postino de Michael Radford, Noiret s'est fait le narrateur du très beau film de Frédéric Back, L'Homme qui plantait des arbres, d'après un récit de Gionno. Au même titre que la peinture et la sculpture, Noiret révèle que la lecture occupe une place de choix dans sa vie. Depuis une cinquantaine d'années - «Je suis un lent!» lance Noiret -, il rêvait de lire Hugo sur scène, comme l'avait fait le grand John Gielgud avec l'oeuvre de Shakespeare. LE PLAISIR DE LIRE Seul sur scène, cahier à la main, Noiret lit des extraits des Contemplations de Victor Hugo, des textes qu'il a choisis arbitrairement, se laissant mener par les émotions qu'ils véhiculent plus que par ce qu'ils racontent. Des six livres des Contemplations, l'acteur a jeté son dévolu sur le poète nostalgique chantant ses premières amours, le père pleurant la mort de sa fille Léopoldine et l'homme en exil tonnant contre l'injustice. Pourquoi vouloir lire Hugo? «Je trouve que c'est un grand auteur, un génie méconnu. Tout le monde le connaît sans vraiment le connaître. Certes, il a un côté agaçant pour les intellectuels, il avait une telle facilité. En fait, c'est un grand auteur populaire.»
23 novembre 2006, 2:00
Mais où ai-je la tête?
 
Deux gentils lecteurs, Mathieu St.-L.B. et Patrick B., m'ont fait remarquer que j'avais omis le plus que charmant et nostalgique A Christmas Story de Bob Clark dans lequel un mignon blondinet à lunettes met tout en marche afin de recevoir une carabine à air comprimé à Noël. Patrick B. m'a même envoyé ce lien à propos d'un gars qui restaure la maison que l'on voit dans le film.
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