 The King
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Vous savez ce qui me plaît quand je vais au cinéma ? C'est d'être secouée, ébranlée, renversée. Bref, j'haïs ça les recettes, les idées convenues, les punchs télégraphiés, le cinéma à numéro, quoi !
Avec
The King, j'ai été royalement servie. Premier long métrage de fiction du documentariste
James Marsh, ce drame de moeurs campé au coeur de l'Amérique ultra-catho met en vedette le sublimissime
Gael Garcia Bernal dans le rôle d'Elvis, jeune marine qui se cherche une famille.
Sa famille, il la trouvera chez un ancien pécheur devenu preacher (étonnant
William Hurt), dont lui avait parlé sa mère. Rejeté par l'homme d'église, Elvis se liera alors d'amitié avec sa fille Malerie (bouleversante
Pell James).
Porté par un personnage peu loquace,
The King se développe lentement et bien que l'on devine par moments les intentions d'Elvis, certaines de ses motivations demeurent inexplicables, ce qui a pour effet de rendre ses actes encore plus surprenants et horribles. En somme, un drame sordide délicieusement pervers qui saura plaire à ceux qui ont aimé
Théorème,
Brismtone & Treacle,
Harry, un ami qui vous veut du bien. M'enfin, je ne veux pas en dire plus de peur de gâcher votre plaisir. À voir samedi, à 13 h, au Palais des Congrès.