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Cinémaniaque
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June 2006 - Messages
19 juin 2006, 4:30
P.S.
J'ai oublié de vous dire que le Festival du film de Tremblant revient l'an prochain. Quant à moi, je vous retrouve en juillet pour le « Blogue Fantasia ».
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19 juin 2006, 4:05
Bravo Tremblant!
Les fondateurs du Festival de films de Tremblant, Daniaile Jarry, Louis Plamondon, François Rodrigue et Guy Primeau peuvent être fiers de leur coup. La première édition du Festival du film de Tremblant a été une véritable réussite.
 
Elsa Y Fred
Au menu : programmation de qualité, salles bien remplies, 5 à 7 conviviaux où l'on pouvait croiser les Luc Picard, Michael Caton-Jones, Ozwald Boateng (designer chez Givenchy et co-réalisateur du court métrage No Boudaries), Marc-André Grondin, Georges Mihalka, Laurent Lucas, Björne Larson (Kill Your Darlings), et même DJ Champion!

Shooting Dogs
 
Dimanche soir, devant une salle comble, le jury, formé des membres influents de la communauté de Tremblant, a couronné la charmante comédie sentimentale Elsa y Fred de Marco Carnevale. Le prix du court métrage a été remis au truculent et romantique After Shave de Hanny Taba. Visiblement touché, Michael Caton-Jones s'est vu remettre le prix du public pour son percutant Shooting Dogs (en salle le 28 juillet). En passant, si les mouches noires ont dérangé les cinéphiles lors de la soirée de première, sachez qu'il n'y en avait pas une en vue durant toute la durée du festival. Tenez-vous le pour dit!
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17 juin 2006, 6:37
Bye-bye mon cow-boy

Requiem for Billy the Kid
 
Je viens de voir un très beau documentaire aux accents lyriques portant sur le légendaire Billy the Kid. Écrit et réalisé par Anne Feinsilber, qui assure la narration avec Kris Kristofferson, Requiem for Billy the Kid tente de lever le voile sur la vie et la mort de l'enfant terrible du Far-West tout en traçant un parallèle avec l'Amérique d'aujourd'hui. Fières d'avoir présenté le film au Festival de Cannes, la réalisatrice et la productrice Carine Leblanc on tenu à venir le présenter à Tremblant où, ont-elles dit, celui-ci commence sa « vraie vie ». Vous savez quoi ? Paraît que le film n'aurait pas encore été acheté au Québec. Avis aux distributeurs.
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17 juin 2006, 6:20
Oyez mesdemoiselles !
 
Marc-André Grondin
Paraît que le « gaelgarciabernalesque » Marc-André Grondin, inoubliable interprète de Zach dans C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée, qui connaît un « joli succès » en France selon son distributeur Océan Films, sera de passage à Tremblant.
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16 juin 2006, 9:23
Joue-la comme Zidane !

Offside
 
Ceux et celles qui me connaissent bien savent que le sport et moi, ça fait deux. Pourtant, je dois avouer que j'avais trouvé bien charmant Bend it Like Beckham où une jeune Anglaise d'origine indienne rêvait de jouer au football comme son idole David Beckham - sans doute était-ce en partie dû au fait que j'adore la bouffe indienne. Toujours est-il que je suis allée voir Offside de Buket Alakus. Ben quoi, c'est pas le Mundial en ce moment ? Jeune Allemande d'origine turque, Hayat (Karoline Herfurth, sincère) ne vit que pour le foot. Malheureusement, un cancer du sein met un frein à ses ambitions professionnelles. Cela ne l'empêchera pas de joindre les rangs d'une équipe de mésadaptées socio-affectives coachée par un macho fini au grand dam de son père veuf qui craint de voir mourir sa fille. Longuet sur les bords, Offside trace un touchant portrait d'une combattante sans jamais verser dans le mélo - c'est bon, je ne reviendrai pas sur ce que je pense des mélos (aversion née d'une surdose de mélos portugais durant ma jeunesse). En passant, je ne saurais vous dire vraiment ce que signifie « offside », par contre, j'aimerais vous faire part d'un phénomène dont m'a parlé l'une de mes copines (toujours à l'affût des tendances), celui des Wags, l'ex-Posh Spice serait l'une des figures de proue (pâlissantes). Lisez ce texte , c'est assez tordant (pour ne pas dire ridicule) :
THE Wags - wives and girlfriends - of the English World Cup team just wanna have fun. Whether it's dancing on table tops in Baden Baden, sinking a few cocktails or hitting the local shops, they seem united in pleasure-seeking. They've got the men. They've got the black Am Ex cards. They've also got hours, days and possibly weeks to fill while the lads train. So there they are, having their very own kind of a ball and turning the World Cup into one long, glorious hen party. And who can blame them? Not the boutique and bar owners of Baden Baden or the fans who seem to be enjoying the sideshow.
Ben quoi, je vous l'avais dit que le sport, ça ne me disait pas grand-chose. À voir dimanche, à 10 h, au Cinéma Pine.
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16 juin 2006, 8:51
Les rendez-vous de Tremblant
 
Luc Picard
Saviez-vous qu'après les projections, les cinéphiles sont invités par les commerçants de Tremblant à venir discuter cinéma et boire un pot dans les restos et bars du village ? Eh oui, vous pouvez ainsi y croiser Michael Caton-Jones, Laurent Lucas, Luc Picard... On vous l'avait bien dit qu'il était convivial, ce festival.
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16 juin 2006, 8:27
En vrac
Voici quelques suggestions de films pour le week-end :

Elsa Y Fred
 
Elsa y Fred, de Marcos Carnevale, avec la pimpante China Zorilla (prix d'interprétation féminine à Festivalissimo) dans le rôle d'une octogénaire qui rêve de se prendre pour Anita Ekberg dans la célèbre scène de la fontaine de Trévi dans La Dolce Vita. (Dimanche, 13 h, Centre des Congrès) Illuminados por el fuego, de Tristan Bauer (Prix du public à Festivalissimo), raconte de façon touchante les mémoires d'un soldat s'étant combattu aux Falklands. (Dimanche, 19 h, Cinéma Pine)
 
Illuminados por el fuego

Lemming
 
Lemming, de Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veux du bien), savoureuse comédie noire aux accents lynchiens et hitchcockiens porté par un impeccable casting (Charlotte Rampling, Charlotte Gainsbourg, André Dussolier et Laurent Lucas). (Dimanche, 18 h 30, Cinéma Pine) Pour les amoureux du plein-air : projections extérieures à la Place Saint-Bernard du Fabuleux destin d'Amélie Poulain (samedi, 21 h 30) et de Forrest Gump (dimanche, 21 h 30).

Ils
 
En attendant Fantasia : Ils, de Xavier Palud et David Moreau, thriller mettant en scène un jeune couple (Olivia Bonamy et Michaël Cohen) aux prises avec de mystérieux intrus dans leur grande maison sise près d'une forêt. (Samedi, 21 h 30, Cinéma Pine)
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16 juin 2006, 1:04
¡ Gael mi hombre !

The King
 
Vous savez ce qui me plaît quand je vais au cinéma ? C'est d'être secouée, ébranlée, renversée. Bref, j'haïs ça les recettes, les idées convenues, les punchs télégraphiés, le cinéma à numéro, quoi ! Avec The King, j'ai été royalement servie. Premier long métrage de fiction du documentariste James Marsh, ce drame de moeurs campé au coeur de l'Amérique ultra-catho met en vedette le sublimissime Gael Garcia Bernal dans le rôle d'Elvis, jeune marine qui se cherche une famille. Sa famille, il la trouvera chez un ancien pécheur devenu preacher (étonnant William Hurt), dont lui avait parlé sa mère. Rejeté par l'homme d'église, Elvis se liera alors d'amitié avec sa fille Malerie (bouleversante Pell James). Porté par un personnage peu loquace, The King se développe lentement et bien que l'on devine par moments les intentions d'Elvis, certaines de ses motivations demeurent inexplicables, ce qui a pour effet de rendre ses actes encore plus surprenants et horribles. En somme, un drame sordide délicieusement pervers qui saura plaire à ceux qui ont aimé Théorème, Brismtone & Treacle, Harry, un ami qui vous veut du bien. M'enfin, je ne veux pas en dire plus de peur de gâcher votre plaisir. À voir samedi, à 13 h, au Palais des Congrès.
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15 juin 2006, 6:44
Moi, les mélos.
Je ne m'en cache pas, je n'ai jamais trippé mélo. Il arrive parfois que certains me vont droit au coeur - comme Le Temps qui reste de François Ozon. Malheureusement, ça n'a pas été le cas avec La Besta Nel Cuore (Don't Tell) de Cristina Comencini, en nomination pour l'oscar du meilleur film étranger.
 
BestiaCuore
Hantée par des cauchemars, une jeune femme désire retrouver son frère afin de savoir quel genre d'enfance ils ont eu avec leurs parents aujourd'hui décédés. C'est long, ça parle tout l'temps, ça piétine alors que l'on a déjà deviné ce qui est arrivé et ce qui arrivera. Par moments, on se croirait devant un téléroman. Heureusement, certaines scènes oniriques ponctuent ce lent mélo porté par de bons acteurs. Il y a aussi quelques moments cocasses grâce à des répliques piquantes lancées par l'amie larguée par son mari pour une jeune pépette. Si le coeur vous en dit, La Besta Nel Cuore repasse vendredi, à 13 h, au Centre des Congrès. Apportez une p'tite laine, on gèle dans la salle. Le gentil personnel promet d'y voir.
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15 juin 2006, 12:02
Quoi! Un autre film sur le Rwanda?

Shooting Dogs
 
On ne compte plus les films sur la Seconde Guerre mondiale ou la guerre du Vietnam et d'ici dix ans, au rythme où vont les choses, on ne comptera plus les films sur le génocide rwandais. Shake Hands With the Devil de Peter Raymont, Hotel Rwanda de Terry George, Un Dimanche à Kigali de Robert Favreau. Je sais, il y en a d'autres, je nomme seulement ceux que j'ai vus. N'oublions pas aussi celui que Roger Spottiswoode tourne en ce moment avec Roy Dupuis à Kigali. Voici maintenant le tour de Michael Caton-Jones, oui, oui, celui qui a réalisé l'abominable Basic Instinct 2, de nous donner sa vision de cette terrible page d'histoire. Tourné au Rwanda, Shooting Dogs relate une histoire vécue, celle des 2500 Tutsis s'étant réfugiés dans une école où siégeaient des Casques bleus belges - je rappelle que c'est le colonisateur belge qui a créé cette haine entre Hutus et Tutsis. Évoluent autour d'eux un prêtre (John Hurt), un jeune prof (Hugh Dancy) et une journaliste aguerrie (Nicola Walker), qui dira l'une des répliques les plus dures de ce drame éprouvant: "Je n'arrive pas à pleurer; ce ne sont que des Africains morts." Une réplique coup de poing qui résume parfaitement l'état d'esprit de la communauté internationale ayant fermé les yeux sur ce génocide annoncé. Parlant de la communauté internationale, je me demande pourquoi les films portant sur le génocide rwandais semblent davantage mettre l'accent sur l'homme blanc balançant soit sa bonté chrétienne soit son indifférence crasse à la gueule des Africains, plutôt que de donner la parole aux victimes et aux bourreaux de l'époque. Bref, à quand un film sur le Rwanda par les Rwandais? Cela dit, Shooting Dogs vaut le détour. Caton-Jones a su traduire l'état d'urgence régnant au moment où le Rwanda plongeait dans l'horreur. Plusieurs scènes sont d'une violence et d'une cruauté inouïes et pourtant, la réalité devait être encore plus terrible. On serre les poings, on grince des dents, on a envie de pleurer et lorsqu'on nous montre à la fin les survivants ayant participé au tournage, c'est la gorge serrée par l'émotion que l'on quitte la salle sans avoir envie de parler à qui que ce soit. Shooting Dogs sera projeté vendredi à 19 h et samedi à 16 h au Centre des Congrès. Préparez vos mouchoirs.
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14 juin 2006, 11:31
Pas d'auto? Pas grave!

Le village piétonnier de Tremblant
 
Au cas où vous ne le sauriez pas, le festival offre un service de transport gratuit pour les détenteurs de billets ou de voucher. Les 15, 16, 17 et 18 juin, des autocars de 45 passagers partiront de la station centrale d'autobus à 9 h et à 13 h; les retours de Mont-Tremblant se feront à 23 h et 1 h. Aucune réservation, premier arrivé, premier servi! Alors, plus de raison de ne pas venir un petit tour. et si vous me croisez dans le charmant village piétonnier de Tremblant, venez me serrer la pince - en dépit de ce que je peux écrire parfois, je suis plutôt sympa! Pour tout savoir sur le festival: www.tremblantfilmfestival.org.
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14 juin 2006, 11:14
Quoi! Un autre festival?
Vous avez pas l'impression des fois qu'un festival naît chaque week-end? Moi, oui! Et je suis sûre que beaucoup d'entre vous ont freaké en apprenant qu'un nouveau festival de films allait bientôt voir le jour à Tremblant. En plus, on nous annonçait que ledit festival s'inspirait de Sundance. «Oh! Oh! La grenouille voudrait-elle se faire plus grosse que le boeuf?» ai-je pensé sur le coup. Toutefois, je me suis dit que je donnerais la chance au coureur après avoir jeté un oeil à la programmation; allez (re)lire les articles de mes consoeurs Anne Pélouas et Natalia Wysocka afin de vous convaincre de la qualité de cette première édition. N'étant jamais allée à Sundance, je ne serai pas en mesure de juger si Tremblant imite bien sa grande soeur. Entre vous et moi, je m'en fous pas mal! Ce qui m'intéresse, ce sont les films! Mon instinct me dit que je serai bien servie durant ce festival convivial qui célèbre le cinéma indépendant des quatre coins du monde. Serez-vous de la partie? Moi, oui!
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8 juin 2006, 12:00
Khaneh Ma - Ma maison
Premier long métrage d'Anna Fahr, jeune cinéaste diplômée de l'École de cinéma Mel Hoppenheim de l'Université Concordia en 2003, Khaneh Ma - Ma Maison jette un regard sur la culture iranienne. De retour après 10 ans en Iran, Anna Fahr a donné la parole aux membres de sa famille restés en Iran, à ceux qui se sont exilés au Canada, aux États-Unis et en Allemagne, de même qu'à ceux se préparant à quitter leur pays. En résulte un documentaire intimiste fort de témoignages sincères et touchants qui prend par moments des airs de road movie festif et familial. Au Cinéma ONF, les 13, 15 et 17 juin en version farsi avec sous-titres anglais; les 14, 16 et 18 juin en version farsi avec sous-titres français. La réalisatrice sera présente lors des projections afin d'échanger avec les spectateurs. www.khanehmamovie.com.
8 juin 2006, 12:00
U'Carmen eKhayelitsha
Présenté lors des 22es Journées du cinéma africain et créole, U'Carmen eKhayelitsha de Mark Dornford-May, premier film africain à décrocher l'Ours d'or à Berlin, saura sans doute plaire aux mélomanes de même qu'à ceux qui en ont marre des beautés formatées par Hollywood. Cinq ans après l'électrisante Karmen Geï de Joseph Gai Ramaka, découverte à Vues d'Afrique, le metteur en scène de théâtre britannique offre à son tour une transposition africaine de l'opéra de Bizet, faisant ici de son héroïne (la chanteuse lyrique Pauline Malefane) une plantureuse rouleuse de cigarettes dans le Cape Town post-apartheid. Si sa mise en scène ne casse pas la baraque, le film amalgame habilement les airs de Bizet, chantés en langue xhosa, à la musique africaine.