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Lèvres foudroyées de glace.
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On sait qu’une légende repose toujours sur une base de vérité. Mais au fil des années, elle devient disproportionnée. Plus près d’un conte… mythique, là s’opère la féérie de l’univers de Fred Pellerin. Tout est possible : tricoter de la neige avec des glaçons, inventer des mouches à feu afin de pêcher le soir sur sa galerie. Et même, être condamné à la peine capitale à plusieurs reprises, sans pourtant y succomber. Un univers où se côtoie une sorcière, un sage, un inquisiteur, et le fou du village. Ce dernier fortement handicapé, car il possède un cœur à la place du cerveau! Pourtant, il exilera, juste assez longtemps pour revenir débordant d’Amour…Babine, dont les lèvres glacées d’un coup de foudre jouera de son harmonica, afin de dissoudre un gigantesque taureau : en plein soleil! D’ailleurs, depuis cet instant à la tombée du jour, lorsque celui-ci s’éteint d’un rouge enflammé, c’est le symbole d’une chaude journée.
Luc Picard a su capter l’essence de l’imaginaire de Fred. D’ailleurs, le réalisateur nous en fait la démonstration en fusionnant l’espace-temps, que la fiction peut rejoindre la réalité! Et que l’époque d’antan chevauche celle d’aujourd’hui. Des interprétations impeccables de : Luc Picard (le gentil), Isabel Richer (la sorcière), Alexis Martin (curé neuf) René-Richard Cyr (tondeur/coiffeur), mais une énorme mention d’honneur à Vincent Guillaume Otis pour son rôle de composition! Sans oublier le très beau clin d’œil du narrateur, par une trop brève apparition : Fred Pellerin. Il ne serait pas étonnant, que ce long-métrage fasse partie de nos grands classiques du répertoire québécois.
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Moi non plus... je t'aime? Mais, je t'aime : moi!
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Une épouse anéantie au moment du décès de son conjoint, fait appel au meilleur copain d’enfance de ce dernier. Pourtant, ces deux hommes ne possédaient plus rien en commun. L’un (David Duchovny) détenait tout pour être heureux, enfants, femme (Halle Berry), profession, mais voilà, que son destin lui fit fatal. Tandis que l’autre, (Benicio Del Toro) est un toxicomane sans aucun but dans la vie. Cet être le plus rapproché du moment, sera invité à l’aider, lui qui semble être habitué à attendre l’aide de tous et chacun. Pour une fois dans sa triste existence, il trouvera un sens à l’avenir. Il deviendra utile pour de multiples tâches domestiques, tout en consolant la veuve éplorée, puis en devenant le père de service. Ce n’est pas sans aucune embûche, ni aucune rechute que de reprendre la place (d’occasion), de l’homme de toute la maisonnée. Vivre par procuration se transformera en un mandat au-delà de sa compétence. Plus le temps passera plus l’union insolite des contraires évoluera vers la complémentarité. C’est à demander, jusqu’à quel point l’un ne peut plus persister sans l’appuie l’autre? L’éternelle dichotomie entre l’attrait et le rejet, le désir et la répulsion, enfin le combat entre la haine et l’amour : «Haïr c’est encore aimé, c’est prouver que l’on ne peut pas être indifférent à l’autre». Il faudra donc du temps pour cicatriser la plaie... Guérir ce mal qui ne cesse de brûler soi-même. Finalement, dépasser la culpabilisation de survivre à ceux que l’on a aimés. Un défit où chaque jour devient un combat contre le désespoir. Et chaque succès se transforme en véritable exploit!
La réalisatrice Susanne Bier, en collaboration d’écriture d’Allan Loeb, a su faire vibrer toutes les cordes sensibles de l’être humain. Un scénario empreint d’une triste réalité, qu’est la mort d’un être aimé. Le choc des émotions fait des remous de colère ou de tendresse. Avec des vedettes telles que : Benicio Del Toro, (d’une magistrale interprétation), accompagnée de Halle Berry, (toujours aussi belle que performante), et de David Duchovny, (plus ingénu que dans «X-Files»). Bien sûr, on ne pourrait pas oublier les rôles de soutiens : Alison Lohman, Maggie Ma et Robin Weiger! Un long-métrage à fleur de peau.
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Je suis une légende!
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J’appréhendais ce film biographique, car : «la vie du folk singer Bob Dylan, incarné successivement par six comédiens. Chacun d’entre eux représente une des facettes de Bob Dylan.» Pouvait-on y visualiser un être tourmenté d’où émergent de multiples personnalités? Et pourtant, chaque être humain se doit de transcender plusieurs étapes, passé de l’enfance à l’adolescence parmi les tumultes existentiels! Bien que Dylan ait consommé plusieurs cocktails tout aussi Molotov les uns que les autres, il n’en demeure pas moins un homme unique tout à fait génial. Les six protagonistes donnent davantage à penser, que Dylan ait pu exister à n'importe quelle époque, quelle que soit l’ethnie ou l’idéologie. À travers l’Histoire, qu’il y ait toujours eu des personnes (hommes ou femmes), qui ont su à leur façon marquer leur Présent. Que ce soit comme syndicaliste, acteur, revendicateur, chanteur, visionnaire ou autres. Tous possédaient un projet en commun, un but à atteindre pour améliorer un tant soit peu la condition humaine. Les armes n’ont pas de cartouches, car ce n’est le corps que l’on veut atteindre. Il suffit d’une certaine rhétorique afin de toucher la conscience de n’importe quel individu. Osmose et symbiose d’une forte personnalité, qui se fusionne dans un discours poétique, politique, ou révolutionnaire.
Cependant, le potentiel d’énergie brûle, au-delà de la fameuse : chandelle par les deux bouts! Il n’était donc pas étonnant que chacun de ces personnages soit dévoré par l’imbroglio gargantuesque. «Absence prolongée : il n’est plus là!» Pendant un long moment, le téléspectateur était en droit de s’interroger, mais une petite flamme veille…
Le réalisateur Todd Haynes, nous présente un film tout à fait exceptionnel. Un judicieux mélange de documentaire/documenteur, reconstitution du vrai et du faux, du réel à l’imaginaire. Marcus Carl Franklin, jeune Noir charismatique (une véritable révélation au grand écran), Christian Bale, nous démontre l’être de paroles, trop timide pour en exprimer une seule en entrevue. Richard Gere, en dénonciateur d’exploitation. Heath Ledger, (combien talentueux) comme acteur non assumé. Ben Whishaw, tel un accusé tenant un vibrant plaidoyer de sa vision des évènements. Et, Cate Blanchett, androgyne en quête d’identité. Là où le Passé confond le Futur, il reste encore un chanteur toujours aussi actuel dans notre Présent : qu’est Bob Dylan!
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Andy Warhol : l’homme sans frontière!
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Lorsque l’on pense à ce créateur, on songe immédiatement à l’œuvre des conserves de soupe Campbell’s. Précurseur du pop-art, il y dénonça par un vibrant plaidoyer visuel, une société de surconsommation. Utilisé, et jeté après usage. Cependant, monsieur Warhol n’eut aucune frontière pour l’art. C’est de cette manière qu’il ne fut jamais catégorisé par des barrières culturelles. On connaissait bien sûr la peinture, très peu le musicien (The Velvel Undergroud), également le portraitiste et sa Muse (Factory Girl : Edie Sedgwick), mais pas du tout le cinéaste et encore moins le créateur de pochette de disque (c’est mon cas). Ce sont donc les deux derniers points de sa créativité, qui ont retenu mon attention : celui du musicien/cinéaste et de l’admirateur des artistes!
En tant que musicien et cinéaste, il semble avoir exploré diverses voies, sans jamais vraiment trouver la sienne. Peut-être que son but n’était justement pas de trouver, mais seulement de découvrir des nouveaux aspects. Analyser les mouvements, fureter avec de multiples sonorités afin d’innover un certain genre... C’est souvent le cas du véritable génie d’aller au-delà de tout interdit.
Comme créateur de pochette : il est incontestable qu’Andy Warhol fut remarquable. À titre d’exemple, «Love You Live, 1977 pour les Rolling Stones, Sticky Fingers en 1971» et celle de «Aretha Franklin en 1986». Mais bien d’autres chanteurs ont retenu son attention : John Lennon, Michael Jackson, Mick Jagger, David Bowie dont ce dernier lui rendit hommage par une chanson. La réalisation globale de Warhol fut tout à fait colossale.
On peut s’attarder un tant soit peu, sur le phénomène psychédélique, dont toute une salle fut aménagée. Stroboscope ponctuant tel un métronome une quantité d’images sonores, presque en indigestion cacophonique inaudible… Une autre pièce fut entièrement réservée par l’univers des Rolling Stones. Peintures, lettre écrite par Mick à Andy, vidéos de concert, véritable fascination pour ce groupe. Et d’un endroit à l’autre, on pouvait remarquer de petites phrases anodines, mais tellement authentiques : «N’importe qui peut faire la page couverture d’un magazine» (je paraphrase bien entendu). Ou encore une affirmation qui nous laisse perplexes : «Maria Callas fut une véritable punk»! Un univers à découvrir, celui d’un grand artiste! Encore une fois, le Musée Des Beaux-Arts, a su combler tous les gens.
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Ballade pour diablotins.
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Je n’ai volontairement rien lu sur les critiques de cette exposition. Je ne voulais pas avoir aucune influence positive ou négative, mais seulement être capable de me faire ma propre opinion aussi objective soit-elle? Mais en voyant, un titre aussi accrocheur que : «Sympathy For The Devil», il faut avouer qu’il est fort difficile de ne pas faire d’associations d’idées! Bien sûr, il est trop facile de tomber dans les clichés de messages sublimables, en faisant tourner les disques à l’envers... Cependant, on ne peut oublier le sadique meurtre de Sharon Tate sous l’influence d’une chanson des Beatles «Helter Skelter», et que dire des nombreux meurtriers qui passent sur Internet, mitraillette d’une main, en faisant le signe du diable de l’autre? Bien sûr tous ces gens n’étant pas en pleine capacité mentale, ayant peut-être trop ingéré de substances douteuses… finissent par court-circuiter les neurones de leur cerveau.
Sympathy For The Devil, devient plutôt un hommage au célèbre groupe britannique, qu’est les Rolling Stones ainsi qu’au cinéaste, Jean-Luc Godard pour la production d’un documentaire et d’un autre film. N’ayez donc aucune crainte, il n’y aucune allusion à quelques démons que soient, si ce ne sont que ceux qui sommeillent en vous! «En art, tout peut devenir un sujet, y compris d’autres médiums d’expression culturelle.» Mais, c’est dans un brassage hétéroclite de sculptures, peintures, photographies, fusains, et de nombreuses créations visuelles. Dans l’une d’entre elles, on peut faire le rapprochement des rythmes à ceux du vaudou, des transes médiumniques, et même à la limite d’être possédé par le culte du : Rock’n Roll!
Puis, on découvre la fabrication minutieuse d’une pochette de disque de vinyle, un véritable chef-d’œuvre en-soi. On y retrouve ainsi, l’évolution créative de ce dernier pour accoucher en CD. Ensuite, on peut y voir un mini consol technique d’enregistrement : spectaculaire et très audible! On apporte en passant, une gigantesque affiche de Neil Young : «What Would Neil Young Do?» Poser la question, c’est déjà connaître sa propre réponse, cela tout le monde le sait, mais, ça fait un très beau souvenir! Je ne pourrais terminer, sans souligner le fameux plancher de vinyle sur lequel on n’ose marcher que sur la pointe des pieds, ou tout au pire faire le jeu de la marelle en ne piétinant, que seulement sur les artistes que l’on a moins appréciés.
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Maman est partie en voyage!
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Quelques sont les raisons pour lesquelles : «Maman part en voyage», possible qu’elle en ait trop à supporter sur ses frêles épaules. Madeleine (Sophie Clément) a besoin d’espace pour reprendre sa respiration. Pendant, que son conjoint (Daniel Brière) prend toutes les décisions, elle ne trouvera plus de mots assez convaincants pour se faire comprendre. Même, les hurlements n’atteindront plus ses objectifs. Il lui faudra passer aux actes.
Comme toujours, les véritables victimes sont les enfants. Points de mire de l’entourage, sujet de conversations des bonnes âmes bien charitables… L’un s’en fout, l’autre pas du tout! Sa seule évasion consiste à se réfugier au milieu de nulle part, en compagnie d’une autre marginale en quête de solidarité. À leur deux, ils finiront par élaborer une stratégie afin de pouvoir échapper à la lourdeur quotidienne. Ensemble, leur plan fonctionnera ou presque… Mais l’adulte comprendra juste au moment où l’enfance rejoint l’utopie.
Le réalisateur Philippe Falardeau, touche minutieusement un thème fort récurant à cette époque : le divorce, la libération, le conflit et la marginalisation! Cependant, il ne le fait pas de manière larmoyante, ni déprimante. Certes ce n’est pas un long-métrage à s’esclaffer, j’en conviens. Mais plutôt un long-métrage dramatique où se reflète tantôt le poids du jugement social, et parfois la sottise humaine. La trajectoire qu’emploient les adolescents, nous laisse perplexes et nous amène à sourire par leur innocence. Touchant, drôle, mais très réaliste!
Des interprétations sans aucun reproche de : Suzanne Clément et Daniel Brière! Mention très particulière à : Antoine L’Écuyer, Gabriel Maillé et Catherine Faucher!
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Marcome : River Of Life!
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Tout d’abord, je dois admettre que je n’avais jamais entendu une seule note de cette très talentueuse artiste. C’est par l’intervention d’une très gentille internaute de votre site voir.ca, Madame Marthe Lafleur, qui m’a ouvert une porte sur ce nouvel horizon. Néophyte que je suis, je croyais que cette chanteuse était à ses tout débuts. Détrompez-vous! Marcome (on prononce Ma-Ko-May), n’en n’est certes pas à ses premières armes. Reconnue à travers tous les continents, elle n’en demeure moins presque une inconnue, (enfin pour moi) et plusieurs autres… au Québec comme au Canada. Les critiques, plus qu’élogieuses à son égard émanent de diverses personnes, hors de tous doutes qui me renvoient encore une fois à ma méconnaissance de cette très jolie femme.
Je ne pourrais cependant pas expliquer la raison pour laquelle je l’ai immédiatement associé au Canadien Bruce Cockburn? Peut-être par les thématiques de ses préoccupations comme : l’écologie et la survie de l’être humain? Son dernier CD : «River Of Life», nous reflète les principales questions existentielles, que l’on se pose un peu plus sans pouvoir obtenir de réponses pragmatiques.
Marcome possède un hexacorde vocal, qui nous enveloppe corps et âme, et peut-être bien l’esprit… Elle prend son envol avec Mémoria : on ne peut y échapper! Qui suis-je? Où vais-je? Nous renvoie vers nos propres réponses dont parfois on doute (?), parfois on possède la certitude (!), mais la majorité du temps nous laisse sur de véritables interrogations... On devine alors, que c’est une parolière qui possède le don de verbaliser ce que plusieurs ne font que fredonner tout bas.
Yéku (anglais/français), dont le vidéoclip est un petit chef-d’œuvre en soi. Rempli tendresse, de couleurs aux parfums des éléments, nous laissent découvrir, une force tranquille au rythme jazzé tout en se fusionnant au style nouvel âge, folk et peut-être bien d’autres dont je ne pourrais catégoriser.
Je suis étonné de constater que «MARCOME», ne fait pas encore partie de la liste plutôt exhaustive du guide de la section Musique. Il faut admettre que l’éclosion annuelle est de plus en plus vorace, et qu’il n’est pas toujours possible de tout retenir. Alors pour connaître le choc d’un véritable coup de cœur on peut le découvrir soit sur son site : www.Marcome.com, ou se rendre sur YouTube. Bonne écoute… et bonne réflexion!
Un gros merci à cette charmante dame, de m’avoir donné l’opportunité de renouer avec étonnement et le ravissement.
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Voyage au : Centre de la Jeunesse!
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Basé sur le livre du grand visionnaire que fut Jules Verne, le synopsis demeure tout de même fidèle, mais se donne quelque liberté d’expression. C’est une histoire, qui en chevauche une autre pour réussir à tisser une toile bien serrée. Un professeur de sciences (Brendan Fraser), qui n’a jamais retrouvé son frère, lors d’une expédition n’arrive pas à en faire son deuil. Pendant que le fils de ce dernier (Josh Hutcheron) vient rendre visite à son oncle, avant d’immigrer au Canada. Il découvrira dans les derniers souvenirs de son frangin, tout pour lui indiquer la route de l’aventure. En très peu de temps, l’expédition est déjà débutée en Islande. Ayant pour guide de montagne, une très charmante demoiselle (Anita Briem), qui comme par hasard est la fille d’un très célèbre chercheur dans ce domaine.
Le réalisateur, ne lésine pas sur les effets spéciaux. On y côtoie autant des dinosaures, qu’un gentil oiseau fluorescent. On navigue sur les eaux tumultueuses sur un radeau, sans oublier d’amasser ici ou là quelques diamants en passant. On s’enfonce volontairement ou pas dans des profonds couloirs, et il est toujours possible de marcher sur des pierres magnétiques. Et s’il le faut on voguera à même le crâne, d’un animal préhistorique, afin de retrouver la liberté. Encore faudra-t-il trouver le bon chemin? Voilà l’intrigue…
Une reprise, fort bien réussi d’un chef-d’œuvre littéraire. Il faut admettre, que les acteurs sont crédibles : Brendan Fraser, Josh Hutcheron, Anita Briem, ainsi que Garth Gilker, Kaniehlio Horn, Giancarlo Caltabiano et plusieurs autres. Réalisation impeccable d’Eric Brevig. Écrit par le non moins célèbre Jules Verne, réadapté au grand écran par Michael D. Weiss et Jennifer Flackett. Très familial, drôle, tendre, et remplies d’effets spéciaux! Malgré les gros canons, qui viennent de prendre d’assaut, plusieurs salles, Voyage Au Centre De La Terre, a comblé son auditoire sans même avoir eu recours au fameux 3D.
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L’Odyssée de l’espace.
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«Les Comédiens de l’Anse, avec Hiver Rouge, l’épopée patriotique, racontent un pan négligé de notre histoire.» Effectivement, nous sommes des êtres venus du futur, afin de saisir une partie importante de notre vaste patrimoine historique. Ignorer notre passé, c’est être condamné à ne pas saisir le présent. Le combat des Patriotes, demeurera dans la mémoire collective du tous les Québécois.
On a dénudé les écoles primaires et secondaires de tout endoctrinement, dit historique du Québec. On demeure alors estomaqué, de constater que nos jeunes n’en connaît plus aucune signification. C’est donc par l’entremise d’une superbe pièce de théâtre, que nous redécouvrirons les racines notre appartenance, en tant que peuple du Bas-Canada d’expression française. Peut-être, est-ce une nouvelle approche didactique, sociologique, et même psychologique de saisir la signification intrinsèque de : Hiver Rouge! «Pour quelques arpents de neige», période dont la seule couleur qui contrastait… fut rouge. Rouge comme la timidité, la honte, l’envahissement de l’étranger et finalement le sang, qui s’incrustait dans les sillons de tous les sentiers à venir.
«En 1837-1838 des parents, des aïeuls se sont battus, ont souffert, sont morts pour améliorer leur sort, pour mettre fin à l’humiliation.» Metteur en scène de Patrick Lacombe. Une «fresque qui nous replongeant dans le vécu de nos ancêtres.» Aide-metteur en scène d’Éric Lamothe. Une création spectaculaire par la mouvance centrale. Minimaliste, efficace qui nous touche tel un véritable coup de poing en plein cœur. Une nombreuse distribution, dont personne n’a fait de faille. Toute génération confondue, c’est une réussite à tous les niveaux. Bravo, et longue continuité!
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John Hancock : l’antihéros… clochard!
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Jusqu'à présent on nous a présentés, tous les héros possibles de toutes les bandes dessinées. Toujours gentil, timide et mal a l’aise en public. Affublé d’un costume multicolore, il n’en demeure pas moins celui qui se pâme devant sa bien-aimée, et sauve le monde. Mais, Hancock est tout à fait au contraire du stéréotype. Il se balance du sort des gens, vit tel un clochard, pire il est heureux ainsi!
Pourtant, ses nombreux pouvoirs lui permettraient d’exécuter plusieurs exploits. Mais il fait tellement de grabuges et de dégâts, qu’il préfère s’en abstenir. Il sombre dans l’anonymat. «Incognito bien dans sa peau»! Cependant, on ne peut fuir sa véritable nature, mini-héros ou super-héros, il faut l’assumer. Presque obligé, il sauvera un certain : R. Embrey! Un éminent spécialiste de la grande matière grise en relation publique. Et donc, le grand cœur ne connaît pas ses limites… Comme remerciement, il lui apprendra «l’ABC», du parfait gentilhomme.
Voici que notre démiurge déchu retrouvera sa prestance, en acceptant de faire de la prison. D’apprendre à mieux s’exprimer, mieux se présenter, etc. Il se prendra même d’amitié pour garçonnet dont la mère adoptive fera toute la différence, dans le secret des profondeurs du subconscient… Il est fort à parier, qu’il fut un temps où, il était plus sensible que l’on ait pu l’imaginer. Intrigant n’est-ce pas? Il faut le voir pour mieux le croire… et mieux en rire!
Ce long-métrage a l’originalité, d’être tout a fait à l’opposé de ce que l’on attend. Ce n’est pas une parodie, ni une reprise d’un ancien film japonais oublié sur les tablettes. C’est innovateur, original et très drôle. Le réalisateur Peter Berg, en collaboration avec John August ont réussi à sortir des sentiers battus de tous les clichés. Fort bien entouré d’une brochette d’acteurs : Will Smith, Charlize Theron, Daeg Faerch, Lauren Hill, Kate Clarke, Jason Bateman, Valerie Azlynn, Hayley Marie Norman, Lily Mariye et plusieurs figurants. Ce n’est peut-être pas la meilleure prestation de l’acteur, mais c’est un divertissement honnête et sans prétention.
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La vie après…le bar?
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Si vous aviez fait partie de nombreuses personnes, qui avaient adoré le premier film, il y a de fortes chances que vous ne détesterez pas ce dernier. Cependant, il n’est pas mauvais d’ajouter quelques bémols, et plusieurs dièses avant de porter un jugement. Sorte de compromis, entre-les pour et les contre. Tout d’abord, ce long-métrage a été beaucoup trop médiatisé. Les critiques virevoltent de partout. C’est à la limite de l’affrontement entre ceux qui aiment, et ceux qui détestent. Et si, c’était moitié-moitié? Beaucoup d’ironie sur un évènement historique, dont on préfère s’en moquer, pour ne pas en pleurer? Haïr nos ainés c’est tendre un miroir vers notre propre futur n’est-ce pas? C’est mieux qu’un billet de loterie : «Un jour ce sera ton tour»!
Au risque de le répéter, c’est l’une des premières générations, à devoir consoler ses propres parents d’une grosse «pépeine d’amour». Les adolescents sont devenus après le divorce, l’être le plus mature de la famille. Il donnera des conseils à la mère, éduquera les nouvelles mœurs à son père, et perdra l’envie de rencontrer qui que ce soit. Après on se plaindra de tous les Tanguy, (aussi valide pour les filles) qui se retrouveront à trente ans indécis, bien à l’aise dans son nid, qu’ils n’arriveront plus à quitter!
Est-ce vraiment nécessaire de raconter encore une fois l’histoire? Le synopsis est déjà dévoilé depuis fort longtemps. Mais pour se situer…, voilà quatre pauvres types, qui se retrouvent à l’aube de la cinquantaine, qui tente de recommencer leur vie. Ou plutôt à continuer, malgré les années passées à espérer s’en fabriquer une vraie? On dit parfois, que «Le soleil le lève en retard»? Possible! Mais tous ces individus, ont-ils le droit de l’espérer? Doivent-ils baisser les bras et accepter de vivre seuls « je vis avec ma solitude, je m’en suis fait une alliée», ou «non, je ne suis jamais seul avec ma solitude»! Lorsque c’est un choix de vie, peut-être… certes pas le cas de ces quatre hommes. Il y a donc, une profonde tristesse dans leur démarche minable dans tous les bars. Existe-t-il, d’autres façons pour rencontrer? Sur Internet? Agence de rencontre? Souper rencontre, etc. Pourtant, c’est encore dans le Sacro-Saint Bar, que les personnages s’accrochent. Ne serait-ce, que pour s’illusionner d’obtenir un peu de chaleur humaine. Un sourire, un échange d’un soir, et le grand amour.
Finalement ce n’est pas, que le reflet des baby-boomers, mais celui de toute une société en perte d’intégrité et d’authenticité. Le Paraître l’emporte sur l’Être, et l’on n’ose même pas aborder l’interrogation de l’Avoir. C’est un cercle qui tourne sur lui-même, sans jamais pouvoir s’arrêter. C’est bientôt le tour de tous les Yuppies (Young Urban Professionnal 1980), demain de la génération X-Y ou Z. En fin compte «Crusing Bar 2», est plus près d’une parodie générationnelle, qui témoigne d’un profond désarroi.
Une première réalisation de Miche Côté : chapeau! Écrit en étroite collaboration d’avec Robert Ménard. Son interprétation est digne d’une mention d’honneur. Il n’a pas hésité sur les meilleurs acteurs : sa conjointe de toujours, Véronique Le Flaguais, ainsi que : Hélène Major, Noémie Yelle, Lise Roy, Christine Foley et plusieurs autres. Une véritable œuvre satirique dont l’humour grinçant, nous laisse tout même un arrière-goût!
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Libération : Ingrid Betancourt!
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LES PAROLES S’EN ALLAIENT D’ANNÉE EN ANNÉE À LA DÉRIVE. FLEURS TRANSPARENTES DONT PERSONNE NE VEUT. ON EUT DIT QUELQUES CHIMÈRES EN QUÊTE D’UN CORPS.
Un matin semblable à hier par sa couleur particulière, Ingrid étira ses bras, presque voleuse de soleils. Sur ses mains, elle a vu la rosée de toutes les aubes, les larmes d’ailleurs que les autres ne voyaient pas. Un brusque mouvement la ramena dans le monde qu’elle n’avait pas voulu sien. Elle demeura pliée, juste le temps de ne pas hurler. Ingrid croyait que ses cris griffaient les affections et en arrière de son armure, elle étouffait jusqu’au moindre dérangement.
Les reflets d’océan lançaient leurs étreintes turquoise, l’horizon offrait des images, même les oiseaux participaient au rêve. Au ventre des rochers, les coraux continuaient leur bataille, ultime lutte pour s’amouracher des vagues. Sur les chairs d’argent des bancs de bonites, on percevait les gestes de l’écume, milliers de bulles qui éclataient pour toucher le ciel.
La souffrance reprit son règne aux fissures de ses paumes. Elle serrait les braises des mots, puis elle d’évada.
P.S. : Pour une fois, qu’il y a une bonne nouvelle!
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Aretha Franklin : Une grande dame!
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Née le 25 mars 1942 à Memphis, Aretha Franklin a passé son enfance à Detroit au Michigan. Surnommée : «The Queen Of Soul», elle ne dément pas son titre. Accompagnée de 25 musiciens, dont 4 choristes, une section de cuivre, un chef d’orchestre… La «Lady Soul» débute par une chanson de «Sly and the Family Stone». C’est déjà le délire complet. Habillée d’une longue robe blanche brillante, c’est par sa voix qu’elle scintille et qu’elle nous éblouit.
Une première partie fait revivre ses nombreux succès : Respect, Chain of fools, Think, You make me feel like a naturel woman, pour ne nommer que ceux-là. Elle alterne entre les douceurs et les sursauts. D’ailleurs, on peut admettre que la salle a passé les trois quarts de la soirée debout à hurler tout en dansant. Puis une pause, sans toutefois d’entracte. L’orchestre nous fait la démonstration d’une longue feuille de route…
Elle nous revient toujours aussi chaleureuse. Un grand honneur l’attend, elle reçoit le prix : Ella Frizgerald! Madame Franklin est consacrée d’éloges au temple des reines du Gospel, Soul, Funk et bien sûr R & B. C’est une longue ovation debout dont tous les admirateurs lui rendent hommage. Elle enchaîne dans un style plus jazzé. En passant par une version de Charles Trenet de la Mer, par une autre de Simon and Garfunkel. Aretha, nous fait même une belle prestation au piano. Seule, elle prouve qu’elle demeure encore capable de nous amener jusqu’au septième ciel.
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«Québec je t’aime…»
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«Le jour du référendum, pas de libéraux, pas d’unionistes, pas de fédéralistes, pas de péquistes, mais six millions de Québécois en bloc comme une muraille, piqués d’une goutte de fierté que n’ont jamais connue nos aïeux, solennellement, aux yeux du monde entier, décideront de se donner le Québec comme pays et d’y être les maîtres, chez eux! En une nuit, finis les porteurs d’eau! Humiliations terminées! Disparus les voleurs! Finis les gros doigts d’étrangers dans nos papiers de famille! En une nuit! Le lendemain, on reprendra la chicane mais avec l’énorme différence qu’on sera en famille. Et c’est en famille qu’on ira négocier avec le voisin, la tête haute pour une fois! Et voulez-vous que je vous dise? Le premier à nous féliciter, peut-être avant la France, ce sera ce voisin anglais qui viendra nous porter ses respects, car on respecte un homme debout. Il dira : «En une nuit mon engagé est devenu patron comme moi, mon locataire est devenu propriétaire comme moi! O.K. J’ai compris, dorénavant égal à égal.» Payons-nous cette joie unique, (elle arrive une dans 100 ans) de se donner un pays en une nuit! À la prochaine chance, nous tous morts. D’ailleurs, il n’y aura pas d’autre chance.» FÉLIX LECLERC. L’actualité, février 1979.
En commémoration, du vingtième anniversaire (1914-1988) du décès d’un poète, auteur, écrivain, compositeur, interprète et d’un grand rêveur, dont l’engagement fut inébranlable. Éternel il vivra dans nos souvenirs : Bonne Saint-Jean-Baptiste!
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Une brèche…entaille le cœur.
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Les romans de Marie-Sissi Labrèche, sont toujours dérangeants. Avouant faire de l’autofiction, (trop honnête pour le dire), elle sera taxée d’être condescendante. Chose certaine, on ne demeure pas sans aucune opinion. Après l’avoir vu à quelques reprises à la télévision, j’avoue avoir été stupéfaite! Je ne connaissais pas l’histoire personnelle de madame Labrèche. Tout le monde a vu, un être tourmenté, mal à l’aise avec des problèmes de santé mentale!
Mettre au grand écran la fusion de deux romans aussi complexes, devient du grand art cinématographique. Ne surtout pas censurer, ni exagérer, pour laisser entrevoir la profondeur du gouffre. Juste assez, pour ne pas tenter de mesurer le vide, cette profondeur d’un fossé, d’une grotte, ou d’une mère. Cet abysse de dépendance émotive, bipolarité surréaliste, évasion de tous les paradis perdus, etc. Cherchant son identité à travers les autres, elle ressent ce que toute femme veut : être aimée! Il existe autant de formes d’amour, que de caractères à en signifier! Se désincarner pour se fondre aux pieds de l’autre, savoir s’ignorer pour traverser son propre désert. Malgré tout, elle réussit à transcender ses démons de son enfance pour triompher par l’écriture.
Bordeline, projette une femme fragile dans une époque criarde, humiliée par son enfance et ne connaissant aucun moyen d’aborder un futur immédiat. Des épaules trop fragiles pour supporter, sa mère, sa grand-mère, le voisinage qui ne cesse de culpabiliser. Exploitée par de nombreux hommes, qui y verront l’occasion d’assouvir leur bas instinct. Elle n’arrivera plus à différencier ses propres émotions. Comment les exprimer? Incapable de recevoir, trop habitué à donner. Angoissée par la solitude, hantée par la folie, elle surmontera à force de nombreuses thérapies toute la douleur omniprésente de sa vie.
Malgré un arsenal de médicaments, Marie-Sissi Labrèche aura su toucher le cœur des mal-aimés. Qui pourrait avoir la prétention de dire haut et fort : Pas moi, jamais! Personne n’est à l’abri. À moins d’être au-dessus de toute condition humaine! Allez passer quelques jours parmi les coquerelles, une mère au regard perdu, et le jugement inquisiteur de l’environnement et pourra-t-on en tirer une parcelle d’humilité?
Le long-métrage de Lyne Charlebois a su capter l’essence de madame Labrèche. En superposant l’espace-temps, elle chevauche le passé et le présent d’un mal à l’âme. L’interprétation magistrale D’Isabelle Blais, vient consacrer une excellente actrice. Sa palette de couleurs vient renforcer l’image cassée d’un être humain. Angèle Coutu et Sylvie Drapeau, sont à la hauteur de leur talent. Sans oublier Pierre-Luc Brillant (au prise du démon du midi?), deux rôles secondaires importants : Marie-Chantal Perron et Antoine Bertrand.
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