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Lise Bourassa
Lise Bourassa
July 2008 - Messages
18 juillet 2008, 7:01
Voyage au : Centre de la Jeunesse!

Basé sur le livre du grand visionnaire que fut Jules Verne, le synopsis demeure tout de même fidèle, mais se donne quelque liberté d’expression. C’est une histoire, qui en chevauche une autre pour réussir à tisser une toile bien serrée. Un professeur de sciences (Brendan Fraser), qui n’a jamais retrouvé son frère, lors d’une expédition n’arrive pas à en faire son deuil. Pendant que le fils de ce dernier (Josh Hutcheron) vient rendre visite à son oncle, avant d’immigrer au Canada. Il découvrira dans les derniers souvenirs de son frangin, tout pour lui indiquer la route de l’aventure. En très peu de temps, l’expédition est déjà débutée en Islande. Ayant pour guide de montagne, une très charmante demoiselle (Anita Briem), qui comme par hasard est la fille d’un très célèbre chercheur dans ce domaine.

 

Le réalisateur, ne lésine pas sur les effets spéciaux. On y côtoie autant des dinosaures, qu’un gentil oiseau fluorescent. On navigue sur les eaux tumultueuses sur un radeau, sans oublier d’amasser ici ou là quelques diamants en passant. On s’enfonce volontairement ou pas dans des profonds couloirs, et il est toujours possible de marcher sur des pierres magnétiques. Et s’il le faut on voguera à même le crâne, d’un animal préhistorique, afin de retrouver la liberté. Encore faudra-t-il trouver le bon chemin? Voilà l’intrigue…

 

Une reprise, fort bien réussi d’un chef-d’œuvre littéraire. Il faut admettre, que les acteurs sont crédibles : Brendan Fraser, Josh Hutcheron, Anita Briem, ainsi que Garth Gilker, Kaniehlio Horn, Giancarlo Caltabiano et plusieurs autres. Réalisation impeccable d’Eric Brevig. Écrit par le non moins célèbre Jules Verne, réadapté au grand écran par Michael D. Weiss et Jennifer Flackett. Très familial, drôle, tendre, et remplies d’effets spéciaux! Malgré les gros canons, qui viennent de prendre d’assaut, plusieurs salles, Voyage Au Centre De La Terre, a comblé son auditoire sans même avoir eu recours au fameux 3D. 


10 juillet 2008, 11:08
L’Odyssée de l’espace.

«Les Comédiens de l’Anse, avec Hiver Rouge, l’épopée patriotique, racontent un pan négligé de notre histoire.» Effectivement, nous sommes des êtres venus du futur, afin de saisir une partie importante de notre vaste patrimoine historique. Ignorer notre passé, c’est être condamné à ne pas saisir le présent. Le combat des Patriotes, demeurera dans la mémoire collective du tous les Québécois.

 

On a dénudé les écoles primaires et secondaires de tout endoctrinement, dit historique du Québec. On demeure alors estomaqué, de constater que nos jeunes n’en connaît plus aucune signification. C’est donc par l’entremise d’une superbe pièce de théâtre, que nous redécouvrirons les racines notre appartenance, en tant que peuple du Bas-Canada d’expression française. Peut-être, est-ce une nouvelle approche didactique, sociologique, et même psychologique de saisir la signification intrinsèque de : Hiver Rouge! «Pour quelques arpents de neige», période dont la seule couleur qui contrastait… fut rouge. Rouge comme la timidité, la honte, l’envahissement de l’étranger et finalement le sang, qui s’incrustait dans les sillons de tous les sentiers à venir.

 

 «En 1837-1838 des parents, des aïeuls se sont battus, ont souffert, sont morts pour améliorer leur sort, pour mettre fin à l’humiliation.» Metteur en scène de Patrick Lacombe. Une «fresque qui nous replongeant dans le vécu de nos ancêtres.» Aide-metteur en scène d’Éric Lamothe. Une création spectaculaire par la mouvance centrale. Minimaliste, efficace qui nous touche tel un véritable coup de poing en plein cœur. Une nombreuse distribution, dont personne n’a fait de faille. Toute génération confondue, c’est une réussite à tous les niveaux. Bravo, et longue continuité!


9 juillet 2008, 9:29
John Hancock : l’antihéros… clochard!

Jusqu'à présent on nous a présentés, tous les héros possibles de toutes les bandes dessinées. Toujours gentil, timide et mal a l’aise en public. Affublé d’un costume multicolore, il n’en demeure pas moins celui qui se pâme devant sa bien-aimée, et sauve le monde. Mais, Hancock est tout à fait au contraire du stéréotype. Il se balance du sort des gens, vit tel un clochard, pire il est heureux ainsi!

 

Pourtant, ses nombreux pouvoirs lui permettraient d’exécuter plusieurs exploits. Mais il fait tellement de grabuges et de dégâts, qu’il préfère s’en abstenir. Il sombre dans l’anonymat. «Incognito bien dans sa peau»!  Cependant, on ne peut fuir sa véritable nature, mini-héros ou super-héros, il faut l’assumer. Presque obligé, il sauvera un certain : R. Embrey! Un éminent spécialiste de la grande matière grise en relation publique. Et donc, le grand cœur ne connaît pas ses limites… Comme remerciement, il lui apprendra «l’ABC», du parfait gentilhomme.

 

Voici que notre démiurge déchu retrouvera sa prestance, en acceptant de faire de la prison. D’apprendre à mieux s’exprimer, mieux se présenter, etc. Il se prendra même d’amitié pour garçonnet dont la mère adoptive fera toute la différence, dans le secret des profondeurs du subconscient… Il est fort à parier, qu’il  fut un temps où, il était plus sensible que l’on ait pu l’imaginer. Intrigant n’est-ce pas? Il faut le voir pour mieux le croire… et mieux en rire!

 

Ce long-métrage a l’originalité, d’être tout a fait à l’opposé de ce que l’on attend. Ce n’est pas une parodie, ni une reprise d’un ancien film japonais oublié sur les tablettes. C’est innovateur, original et très drôle. Le réalisateur Peter Berg, en collaboration avec John August ont réussi à sortir des sentiers battus de tous les clichés. Fort bien entouré d’une brochette d’acteurs : Will Smith, Charlize Theron, Daeg Faerch, Lauren Hill, Kate Clarke, Jason Bateman, Valerie Azlynn, Hayley Marie Norman, Lily Mariye et plusieurs figurants. Ce n’est peut-être pas la meilleure prestation de l’acteur, mais c’est un divertissement honnête et sans prétention.


8 juillet 2008, 1:39
La vie après…le bar?

Si vous aviez fait partie de nombreuses personnes, qui avaient adoré le premier film, il y a de fortes chances que vous ne détesterez pas ce dernier. Cependant, il n’est pas mauvais d’ajouter quelques bémols, et plusieurs dièses avant de porter un jugement. Sorte de compromis, entre-les pour et les contre. Tout d’abord, ce long-métrage a été beaucoup trop médiatisé. Les critiques virevoltent de partout. C’est à la limite de l’affrontement entre ceux qui aiment, et ceux qui détestent. Et si, c’était moitié-moitié? Beaucoup d’ironie sur un évènement historique, dont on préfère s’en moquer, pour ne pas en pleurer? Haïr nos ainés c’est tendre un miroir vers notre propre futur n’est-ce pas? C’est mieux qu’un billet de loterie : «Un jour ce sera ton tour»!

 

Au risque de le répéter, c’est l’une des premières générations, à devoir consoler ses propres parents d’une grosse «pépeine d’amour». Les adolescents sont devenus après le divorce, l’être le plus mature de la famille. Il donnera des conseils à la mère, éduquera les nouvelles mœurs à son père, et perdra l’envie de rencontrer qui que ce soit. Après on se plaindra de tous les Tanguy, (aussi valide pour les filles) qui se retrouveront à trente ans indécis, bien à l’aise dans son nid, qu’ils n’arriveront plus à quitter!


Est-ce vraiment nécessaire de raconter encore une fois l’histoire? Le synopsis est déjà dévoilé depuis fort longtemps. Mais pour se situer…, voilà quatre pauvres types, qui se retrouvent à l’aube de la cinquantaine, qui tente de recommencer leur vie. Ou plutôt à continuer, malgré les années passées à espérer s’en fabriquer une vraie? On dit parfois, que «Le soleil le lève en retard»? Possible! Mais tous ces individus, ont-ils le droit de l’espérer? Doivent-ils baisser les bras et accepter de vivre seuls « je vis avec ma solitude, je m’en suis fait une alliée», ou «non, je ne suis jamais seul avec ma solitude»! Lorsque c’est un choix de vie, peut-être… certes pas le cas de ces quatre hommes. Il y a donc, une profonde tristesse dans leur démarche minable dans tous les bars. Existe-t-il, d’autres façons pour rencontrer? Sur Internet? Agence de rencontre? Souper rencontre, etc.  Pourtant, c’est encore dans le Sacro-Saint Bar, que les personnages s’accrochent. Ne serait-ce, que pour s’illusionner d’obtenir un peu de chaleur humaine. Un sourire, un échange d’un soir, et le grand amour.

 

Finalement ce n’est pas, que le reflet des baby-boomers, mais celui de toute une société en perte d’intégrité et d’authenticité. Le Paraître l’emporte sur l’Être, et l’on n’ose même pas aborder l’interrogation de l’Avoir. C’est un cercle qui tourne sur lui-même, sans jamais pouvoir s’arrêter. C’est bientôt le tour de tous les Yuppies (Young Urban Professionnal 1980), demain de la génération X-Y ou Z. En fin compte «Crusing Bar 2», est plus près d’une parodie générationnelle, qui témoigne d’un profond désarroi.

 

Une première réalisation de Miche Côté : chapeau! Écrit en étroite collaboration d’avec Robert Ménard. Son interprétation est digne d’une mention d’honneur. Il n’a pas hésité sur les meilleurs acteurs : sa conjointe de toujours, Véronique Le Flaguais, ainsi que : Hélène Major, Noémie Yelle, Lise Roy, Christine Foley et plusieurs autres. Une véritable œuvre satirique dont l’humour grinçant, nous laisse tout même un arrière-goût!


8 juillet 2008, 1:37
Libération : Ingrid Betancourt!

LES PAROLES S’EN ALLAIENT D’ANNÉE EN ANNÉE À LA DÉRIVE. FLEURS TRANSPARENTES DONT PERSONNE NE VEUT. ON EUT DIT QUELQUES CHIMÈRES EN QUÊTE D’UN CORPS.

 

Un matin semblable à hier par sa couleur particulière, Ingrid étira ses bras, presque voleuse de soleils. Sur ses mains, elle a vu la rosée de toutes les aubes, les larmes d’ailleurs que les autres ne voyaient pas. Un brusque mouvement la ramena dans le monde qu’elle n’avait pas voulu sien. Elle demeura pliée, juste le temps de ne pas hurler. Ingrid croyait que ses cris griffaient les affections et en arrière de son armure, elle étouffait jusqu’au moindre dérangement.

 

Les reflets d’océan lançaient leurs étreintes turquoise, l’horizon offrait des images, même les oiseaux participaient au rêve. Au ventre des rochers, les coraux continuaient leur bataille, ultime lutte pour s’amouracher des vagues. Sur les chairs d’argent des bancs de bonites, on percevait les gestes de l’écume, milliers de bulles qui éclataient pour toucher le ciel.

 

La souffrance reprit son règne aux fissures de ses paumes. Elle serrait les braises des mots, puis elle d’évada.

 

P.S. : Pour une fois, qu’il y a une bonne nouvelle!

 


4 juillet 2008, 12:58
Aretha Franklin : Une grande dame!

Née le 25 mars 1942 à Memphis, Aretha Franklin a passé son enfance à Detroit au Michigan. Surnommée : «The Queen Of Soul», elle ne dément pas son titre. Accompagnée de 25 musiciens, dont 4 choristes, une section de cuivre, un chef d’orchestre… La «Lady Soul» débute par une chanson de «Sly and the Family Stone». C’est déjà le délire complet. Habillée d’une longue robe blanche brillante, c’est par sa voix qu’elle scintille et qu’elle nous éblouit.

 

Une première partie fait revivre ses nombreux succès : Respect, Chain of fools, Think, You make me feel like a naturel woman,  pour ne nommer que ceux-là. Elle alterne entre les douceurs et les sursauts. D’ailleurs, on peut admettre que la salle a passé les trois quarts de la soirée debout à hurler tout en dansant. Puis une pause, sans toutefois d’entracte. L’orchestre nous fait la démonstration d’une longue feuille de route…

 

Elle nous revient toujours aussi chaleureuse. Un grand honneur l’attend, elle reçoit le prix : Ella Frizgerald! Madame Franklin est consacrée d’éloges au temple des reines du Gospel, Soul, Funk et bien sûr R & B. C’est une longue ovation debout dont tous les admirateurs lui rendent hommage. Elle enchaîne dans un style plus jazzé. En passant par une version de Charles Trenet de la Mer, par une autre de Simon and Garfunkel. Aretha, nous fait même une belle prestation au piano. Seule, elle prouve qu’elle demeure encore capable de nous amener jusqu’au septième ciel.