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Lise Bourassa
Lise Bourassa
June 2008 - Messages
23 juin 2008, 2:33
«Québec je t’aime…»

«Le jour du référendum, pas de libéraux, pas d’unionistes, pas de fédéralistes, pas de péquistes, mais six millions de Québécois en bloc comme une muraille, piqués d’une goutte de fierté que n’ont jamais connue nos aïeux, solennellement, aux yeux du monde entier, décideront de se donner le Québec comme pays et d’y être les maîtres, chez eux! En une nuit, finis les porteurs d’eau! Humiliations terminées! Disparus les voleurs! Finis les gros doigts d’étrangers dans nos papiers de famille! En une nuit! Le lendemain, on reprendra la chicane mais avec l’énorme différence qu’on sera en famille. Et c’est en famille qu’on ira négocier avec le voisin, la tête haute pour une fois! Et voulez-vous que je vous dise? Le premier à nous féliciter, peut-être avant la France, ce sera ce voisin anglais qui viendra nous porter ses respects, car on respecte un homme debout. Il dira : «En une nuit mon engagé est devenu patron comme moi, mon locataire est devenu propriétaire comme moi! O.K. J’ai compris, dorénavant égal à égal.» Payons-nous cette joie unique, (elle arrive une dans 100 ans) de se donner un pays en une nuit! À la prochaine chance, nous tous morts. D’ailleurs, il n’y aura pas d’autre chance.» FÉLIX LECLERC. L’actualité, février 1979.

 

En commémoration, du vingtième anniversaire (1914-1988) du décès d’un poète, auteur, écrivain, compositeur, interprète et d’un grand rêveur, dont l’engagement fut inébranlable. Éternel il vivra dans nos souvenirs : Bonne Saint-Jean-Baptiste! 


22 juin 2008, 12:05
Une brèche…entaille le cœur.

Les romans de Marie-Sissi Labrèche, sont toujours dérangeants. Avouant faire de l’autofiction, (trop honnête pour le dire), elle sera taxée d’être condescendante. Chose certaine, on ne demeure pas sans aucune opinion.  Après l’avoir vu à quelques reprises à la télévision, j’avoue avoir été stupéfaite! Je ne connaissais pas l’histoire personnelle de madame Labrèche. Tout le monde a vu, un être tourmenté, mal à l’aise avec des problèmes de santé mentale!

 

Mettre au grand écran la fusion de deux romans aussi complexes, devient  du grand art cinématographique. Ne surtout pas censurer, ni exagérer, pour laisser entrevoir la profondeur du gouffre. Juste assez, pour ne pas tenter de mesurer le vide, cette profondeur d’un fossé, d’une grotte, ou d’une mère.  Cet abysse de dépendance émotive, bipolarité surréaliste, évasion de tous les paradis perdus, etc. Cherchant son identité à travers les autres, elle ressent ce que toute femme veut : être aimée! Il existe autant de formes d’amour, que de caractères à en signifier! Se désincarner pour se fondre aux pieds de l’autre, savoir s’ignorer pour traverser son propre désert. Malgré tout, elle réussit à transcender ses démons de son enfance pour triompher par l’écriture.

 

Bordeline, projette une femme fragile dans une époque criarde, humiliée par son enfance et ne connaissant aucun moyen d’aborder un futur immédiat. Des épaules trop fragiles pour supporter, sa mère, sa grand-mère, le voisinage qui ne cesse de culpabiliser. Exploitée par de nombreux hommes, qui y verront l’occasion d’assouvir leur bas instinct. Elle n’arrivera plus à différencier ses propres émotions. Comment les exprimer? Incapable de recevoir, trop habitué à donner. Angoissée par la solitude, hantée par la folie, elle surmontera à force de nombreuses thérapies toute la douleur omniprésente de sa vie.

 

Malgré un arsenal de médicaments, Marie-Sissi Labrèche aura su toucher le cœur des mal-aimés. Qui pourrait avoir la prétention de dire haut et fort : Pas moi, jamais! Personne n’est à l’abri. À moins d’être au-dessus de toute condition humaine!  Allez passer quelques jours parmi les coquerelles, une mère au regard perdu, et le jugement inquisiteur de l’environnement et pourra-t-on en tirer une parcelle d’humilité?

 

Le long-métrage de Lyne Charlebois a su capter l’essence de madame Labrèche. En superposant l’espace-temps, elle chevauche le passé et le présent d’un mal à l’âme.  L’interprétation magistrale D’Isabelle Blais, vient consacrer une excellente actrice. Sa palette de couleurs vient renforcer l’image cassée d’un être humain. Angèle Coutu et Sylvie Drapeau, sont à la hauteur de leur talent. Sans oublier Pierre-Luc Brillant (au prise du démon du midi?), deux rôles secondaires importants : Marie-Chantal Perron et Antoine Bertrand.


18 juin 2008, 10:35
Will et Marcus.

Un incurable séducteur, Will (Hugh Grant), cherche femme sans trop s’engager. Cible parfaite, dame seule avec enfant. Pour fleureter une soirée, une fin de semaine, mais pas trop longtemps. De toute façon, cette dernière ne pourrait s’y attarder ayant déjà un bambin et un travail à combler. Ce qui de toute manière lui convient, jusqu’au moment où les particularités d’une certaine dame (Rachel Weisz) l’attireront.

 

Pour convenir à la situation, il devra à son tour s’inventer comme père célibataire. Encore faudra-t-il trouver un enfant à la hauteur. Faisant la rencontre de Marcus (Nicolas Hoult), gamin d’environ 10-12 ans, vivant de multiples conflits. Voilà le candidat idéal pour entretenir la relation. Mais au fil des jours, Will s’intéressera aux diverses problématiques de Marcus. Ainsi, l’éternel dragueur immature apprendra le sens des responsabilités. C’est à s’interroger, lequel des deux est vraiment l’adolescent? Parfois se croisent des destins, où l’expérience de la vie n’a pas d’âge. C’est souvent de cette manière, que l’on prend conscience que la chance de naître au bon endroit et à la bonne place, n’est pas donnée à tout le monde!

 

Les réalisateurs, Chris et Paul Weitz, ont concocté une histoire facile, mais tout même drôle par moments. Rien de grandiose, ni de spectaculaire, juste un divertissement familial. Entouré de principalement : Hugh Grant, Toni Collette, Rachel Weisz, Nicholas Houtl, Sharon Small, Madison Cook et plusieurs autres figurants!

 

Un autre cas où, d’un long-métrage fait sur mesure pour monsieur Grant. D’une fois à l’autre, je reste stupéfaite par le style dont il est encadré. Volontairement ou pas… Il n’en demeure pas moins, dans la peau d’un éternel ado, dans le sens le plus péjoratif du terme : insouciant, prétentieux, malavisé, arrogant, fortuné, en plus beau mec! Pour l’instant c’est son principal créneau. Mais, il faut avouer l’autre côté du versant, il ne fait pas dans l’horreur, ni dans le suspense, ni dans la violence, encore moins dans le voyeurisme gratuit. Rendons à Hugh, ce qui lui revient! 


16 juin 2008, 10:20
«Un enfant, ça vous décroche un rêve..»

Ébranlé par le décès de sa future conjointe, un homme n’arrive plus à trouver un sens à sa vie. Cette dernière avait été elle-même adopté, à son tour elle voulait fonder une famille par «l’adoption» puis une maison, et un animal domestique? David (John Cusack) auteur comme par hasard de science-fiction, voudra combler le vide en obtenant la garde permanente d’un enfant. Coïncidence, le garçonnet n’est pas tout à fait terrien. Il agira tel un profond dérangement d’orientation planétaire. Puis, il avouera : je viens de la planète Mars, en sortant de sa boite de carton.

 

C’est à se demander, lequel des deux personnages est le vrai phénomène. Celui qui s’invente un monde imaginaire, ou l’autre qui y croit? Établir un équilibre avec la réalité et l’onirique, afin de pouvoir faire la différence entre les deux parallèles. Ils consulteront à rencontrer, des gens plus que compétents, pour le bien des deux protagonistes. De conseil en opinion, allant jusqu’à l’avis et recommandation bien spécifiques, pourtant ensemble ils sont heureux. Chez David, créateur de «Dracoban», l’enfant (Dennis) a le droit de venir de Mars. Mais dès qu’il franchit le seuil de la porte, il doit se comporter comme un véritable terrien. Ce qui n’empêche pas une tentative d’apprentissage, comme une bonne bataille de ketchup, ou de casser toute la vaisselle de la maison! Vivre l’hystérie, au péril de la normalité. Cependant divers évènements d’allures plutôt bizarres, donnera le privilège de réfléchir sur la matière…

 

Malgré la dissuasion, fortement marginalité des paroles outrancières d’un monde bien droit. Est-il nécessaire d’être identique à la majorité? Faut-il, se plier à la dictature de tous les bien-pensants? Somme toute, avons-nous encore le droit à la différence? Voilà, une somme de questions, dont le film osera donner quelques interprétations.

 

Le réalisateur, Menno Meyjes, aborde une thématique contemporaine. Là, il s’agit d’origine inter planétaire, mais l’on pourrait aussi bien s’interroger sur le style que se donne bien des gens. Que ce soient des punks, des itinérants, et même plusieurs qui préfèrent rester dans le troupeau, en se déguisant à faire semblant! Une interprétation honnête : Bobby Coleman, Amanda Peet et John Cusack! Un long-métrage drôle, mais à la fois touchant. Là où l’enfance rejoint l’univers adulte, il y aura toujours un étroit passage, entre le doute et la certitude.


16 juin 2008, 5:41
Versant raide d’une cuesta!

Deux hommes, donnent naissance à une B.D.! C’est sur un versant d’une cuesta, que Gauthier Langevin et Olivier Carpentier feront un commun «Front Froid» : innové! Ce nouvel opus, comprend cinq histoires de personnes, qui n’ont jamais publié. Sarcastique, humoristique, mais toujours aussi grinçante les unes que les autres. Laissant une place à l’imaginaire, autant qu’à l’interprétation de chaque individu? S’adressant à un très jeune public, à condition de le lire au premier degré. Pour les autres, qu’ils sauront y voir une autre dimension, entre les lignes… ils s’esclafferont!

 

Tout est possible, sauf «Pas de sexualité à outrance, donc, mais du sang, des jeux vidéo et un questionnement sur l’amitié et l’amour…»! Publié annuellement, ce collectif demeure ouvert à tous ceux qui ont à cœur de proposer des histoires originales! Pour l’instant, Le Front, a su relever le défi de laisser la verve prendre écriture. Une franche réussite, qui de la main efface d’un nuage l’opacité qui obscurcit l’intelligence. Un réel plaisir à partager.


15 juin 2008, 1:06
Ensoleillé avec passages nuageux.

Tel un véritable bulletin de météo, cette comédie romantique est teintée de toutes les couleurs d’un arc-en-ciel. À peine quelques de minutes du début, que l’on sait déjà que le soleil brillera jusqu’à la fin de leur vie : et ils eurent beaucoup d’enfants? Mais, encore faudra-t-il passer au travers de plusieurs passages nuageux, d’orages foudroyants, avant de voir pointer un bout de ciel bleu…

 

Une brillante avocate Lucy (Sandra Bullock), ne trouvant pas d’emploi dans une firme prestigieuse, acceptera donc se met au service d’un milliardaire George (Hugh Grant). Bien que conseillère financière, après plusieurs années elle deviendra la bonne à tout faire de Monsieur. Indispensable à tous ses caprices, ce dernier ne cessera pas de l’harceler à tout instant de la journée. Épuisée de ne vivre que par procuration, elle démissionnera.

 

Peu habitué à ce genre de comportement, ce dernier ne lâchera pas prise aussi facilement. Femme de tête, elle continuera sa nouvelle voie. Étant prédestiné à se rencontrer à tous les banquets et autres, George réalisera que Lucy était davantage que simple collaboratrice. Bientôt, les sentiments triompheront de son égocentrisme. Et bien forcé d’admettre, qu’il ne brûle que pour les beaux yeux de cette unique femme.

 

Une autre réalisation de, Marc Lawrence, qui semble connaître la potion magique d’une bonne comédie très romantique. Entourés de : Sandra Bullock, Hugh Grant, Tim Kang, Alicia Witt, Adam Lefevre, Norah Jones. Comme toujours, Hugh Grant, fait bon chic bon genre. Il sait conquérir tous les cœurs, sans trop d’efforts. Ce n’est peut-être pas son meilleur long-métrage, mais ce n’est pas le pire non plus. Il est excellent dans son style, pas trop d’attente, beaucoup de facilité et toujours des scénarios du même genre ou presque. Un petit film qui s’écoute très bien. 


13 juin 2008, 5:14
Perdu dans l’espace.

L’hypothèse, de base n’est pas banale. Elle est aussi convenable, que celle de Freddy qui attaque pendant le sommeil, ou que celle d’un poltergeist. Même, que le concept est innovateur dans son style. Pas d’anciennes reprises de films à succès, ou de plagiats de plusieurs scènes de terreur ici et là. Nul besoin de fantômes, de zombies ou d’extra-terrestres. Aucune arme diabolique, chimique ou bactériologique. Mieux aucun psychopathe, meurtrier ou prise d’otage. Alors quoi donc? Plus simplistes que tout ce vous avez imagé! Si jamais, un vent s’élève et que ce n’est pas une tornade, un ouragan, encore moins un typhon, c’est peut-être bien le frisson de la mort?

 

Quelques signes avant-coureurs : Un court arrêt, une incohérence de propos et une désorientation physiologique! C’est là, que commence l’Événement. Principalement à «Central Park à New York», elle adore tous les parcs, les boisés, les forêts, et mêmes les mini bosquets! Un professeur de mathématiques Eliot (Mark Wahlberg, notre ancien rappeur), doit tout arrêter en plein milieu d’un cours. Le phénomène est déjà débuté. Il se propage à la vitesse du vent. Aucun moment de relâche, pas une minute à perdre. Tout monde prend panique. Toute civilisation perd son sens. C’est la loi de la jungle, le plus fort l’emporte. Ils s’enfuirent, Eliot sa conjointe et un collègue de travail avec sa fillette. Mais ce dernier, devra rebrousser chemin pour aller retrouver sa femme. Il confiera donc sa gamine comme étant son trésor inestimable.

 

Des kilomètres de courses en groupe, puis en autostoppeurs. De multiples aventures rocambolesques, dignes des contes de peur à dormir debout. Finiront-ils, par vaincre l’impossible? Là, demeure tout le suspense! Allez y trouver la réponse… au risque de rester bouche bée! Encore là, même les plus coriaces y trouveront une bonne leçon de morale.

 

Dans la catégorie science-fiction, on pourrait pu s’en passer! Tout au plus : intrigante et dérangeante! Le réalisateur, M. Night Shyamalan, a eu l’audace et le courage de ses idées. Entourés de vedettes, dont seul Mark Wahlberg est plus grand que nature. Les autres ne font que suivre : Zooey Deschanel, John Leguizamo, Spencer Breslin, Betty Buckley, Tony Devon et plusieurs figurants. Un long-métrage très moralisateur et stéréotypé. Plusieurs anachronismes et combien d’incohérences? Que dire… du problème de micro girafe, qui se ballade sans cesse. Du reflet de la caméra dans les vitres des fenêtres, des changements de costumes d’une scène à l’autre et j’en passe…  À vous de vous faire votre opinion! La mienne est déjà faite.


11 juin 2008, 1:39
Retour vers le départ.

Il n’est pas faux de dire, que le pilier central de la famille est la mère. Lorsque cette dernière disparaît, inévitablement tout s’effondre. Quelles que soient les raisons de sa fuite, elle doit posséder de solides raisons pour agir. Doit-elle, si justifier pour autant? Parfois, il est mieux de s’épanouir par une distanciation des évènements, au risque d’en subir des séquelles irrévocables.

Mais lorsque cela est un va-et-vient sans relâche, c’est à se demander pourquoi tenter de fonder une famille.

 

Dans ce long-métrage, curieusement la condition familiale prend un nouvel essor. Bien entendu, lorsqu’on est pris dans un tel torrent, on trouve toujours l’énergie nécessaire de survivre. Un peu à la manière d’un deuil, ce départ plongera le jeune Tommy dans une profonde solitude. D’une part par l’obligation imposée de son père de faire de la natation. Et d’autre part, un isolement volontaire de sa part.  Malgré les efforts déployés par son père, ce dernier n’arrivera jamais à pénétrer son microcosme. Puis avec le temps, juste au moment où ils commenceront à retrouver une certaine normalité, voilà que la mère revient au bercail. Ce qui replongera au chaos total. Dualisme entre l’amour et la haine. La peur et le courage. Dichotomie, qui ne cesse de tourmenter. Tommy (Tommaso), adore ses parents, mais son père ne cesse que de survivre au quotidien. Les problèmes financiers sont lourds de conséquences. Tandis que sa mère, sera celle qui préfère repousser, car tôt ou tard, il sait qu’elle repartira de nouveau encore, et encore.

Sa sœur Viola, un peu plus âgée, semble être moins atteinte par tous ces problèmes. Elle vit au rythme de ses copines, de la danse, et profite du moment présent.   

 

Le réalisateur, Kim Rossi Stuart, en collaboration avec la scénariste, Linda Ferri, nous ont concoctés, un chef-d’œuvre d’interprétations : Stefano Bursirvici, Barbora Bobulova, Alberto Mangiante, Alessandro Morace, Marta Nobili, Tommaso Ragno et autres. Libero, nous plonge en plein drame typiquement italien. Là où la Mama, règne sur toute la maisonnée. Encore, faut-il qu’elle soit assez mature, assez consciente des choix qu’elle doit assumer. Mais, c’est aussi la mère patrie. Celle de la grande pauvreté. Quand on a peu, il faut se contenter de rien. On déploie autant la misère matérielle, que l’insuffisance des ressources psychologiques.

 

Un film, qui ne joue pas sur les effets spéciaux, mais simplement sur la dramatisation des attentes, des désirs, et surtout des besoins. Un énorme coup de cœur, sans aucune épine autour d’un énorme rosier. Là où il suffit d’une simple écorchure, pour faire couler des larmes de sang.


11 juin 2008, 1:36
Poésie cinématographique.

Enfin un film poétique, qui côtoie le paysage impressionnisme à la limite du surréaliste. Le scénario est tout en douceur, en pleine campagne durant l’été. Les images sont léchées, les personnes très loquaces sans toutefois tomber dans de vaines de paroles. Retrouver les vraies valeurs qui nous animent, tout en faisant une osmose avec la nature.

 

Ce qui semble plutôt facile à réaliser. Totalement épuisé et blasé de sa quotidienneté, un homme partira à la dérive vers un autre horizon. C’est ce qu’un peintre fort réputé, prendra comme rude décision : revenir à l’essentiel de sa vie! En instance de divorce, sans vouloir l’accepter, il se ressourcera, en retrouvant les racines de son passé. Grande résolution à prendre, puisqu’elle implique la suite de toute son existence. Il renouera avec un ancien ami d’enfance, dont la fraîcheur et la franchise seront à son honneur. De vieux camarades d’école, où ils avaient fait ensemble les «400 coups», d’un pétard à l’anniversaire de leur professeur. De vieux souvenirs, qui resurgissent. En fait, ils reprendront un nouveau départ d’amitié, se confiant tantôt à l’un, tandis que l’autre lui dévoile une tout autre optique. 

 

Le peintre (Daniel Auteuil) surnommé «Dupinceau», s’émerveillera devant autant de sagesse de son jardinier (Jean-Pierre Darroussin) dit «Dujardin». Ce dernier lui communiquera sa joie de vivre, en lui redonnant du même coup l’inspiration de renouer avec son art. En fait, ces deux êtres humains partagent une même passion : la création! D’une part, l’un possède le don de savoir entretenir un immense jardin. D’autre part, l’autre détient l’harmonie des couleurs pour reproduire cette beauté extérieure. Ils se complètent, tout en étant différents, mais en gardant un immense respect réciproque.

 

C’est probablement là, que réside l’essence même de ce chef-d’œuvre. Savoir apprécier la différence, sans porter de jugements. Ne pas avoir d’idées préconçues à quelques niveaux que ce soient : classe sociale, intellect ou autres! Accepter d’apprendre à tout âge par n’importe qui, car chaque personne  a un précieux jardin à raconter. «Un si je perds la tête, tu me peindras des choses pour que je me souvienne. Rien de trop compliqué! Je ne suis qu’un homme pas trop instruit». Bien sûr, il fera suivra ses précieux conseils, en les exposant, comme hommage post-mortem à un grand homme. «La mort, c’est comme attraper la grosse carpe. Elle ouvre la gueule, nous avale et voilà, plus rien.» Mais, c’est par un ultime voyage de pêche, qu’il rattrapera pour la troisième fois le poisson, pour le relâcher presque aussitôt. «Cette fois-ci, c’est la dernière. Je viens pour te dire adieu»…

 

Un long-métrage d’une rare beauté, et d’une profonde réflexion. Le réalisateur et scénariste, Jean Becker, nous transporte dans un monde onirique. Là, où tous les rêves peuvent devenir réalité. Une brochette de talent incroyable : Daniel Auteuil, Alexia Barlier Jean-Pierre Darroussin et Élodie Navarre. Pour le plaisir, de croire encore à la magie de l’humanisme.


11 juin 2008, 1:27
Mauricie : Fusion de multiples régions!

Depuis bientôt deux ans, la fusion de multiples territoires a donné une énergie supplémentaire à La Belle Mauricie. Chaque endroit, possède sa spécificité sans pour autant empiéter sur le terrain des autres. Bien au contraire, ils se complètent les uns aux autres. Parfois à tellement vouloir bien faire, il arrive que certains évènements coïncident en même temps. Ce qui prouve, que chaque ville dégage des merveilles qui ne demandent qu’à y assister.

 

Je viens même de découvrir le : «Tour De Peur»! Juste pour vous faire remarquer, qu’on au beau habiter les lieux, que l’on a toujours des nouveautés! Il serait ingrat de venir faire juste une randonnée, il faut vraiment passer une bonne semaine… pour tout apprécier. Et encore, je ne suis pas convaincu, que vous aurez le temps de tout visionner. Si vous suivez, l’excellent itinéraire de l’article, vous avez une gros pas de fait. Cependant, juste pour vous «titiller» un peu, j’ose en proposer quelques supplémentaires.

 

Les Musées : il faut demander une carte touristique, afin de rien manquer. Je pense notamment à celui du très célèbre coureur d’automobile, de Gilles Villeneuve à Berthierville. Il vaut la peine d’être vu. La ville natale, et les multiples objets personnels ayant appartenu à ce personnage désormais légendaire. P.S. : À quelques kilomètres de la région.

 

Les Chutes de Sainte-Ursule : gigantesques! Plus de sept cascades s’entrechoquent les unes sur les autres. Un tour d’observation y est aménagé, afin d’admirer les eaux tumultueuses. Un long sentier pédestre fait le tour de nombreux petits sites. Il est possible de s’y restaurer à de mignons casse-croûte. Cependant, de nombreuses tables de pique-nique attendent tous les amateurs de glacière familiale.

 

Saint-Élis-De-Caxton : Suivez la route des farfadets! Lieu du non moins célèbre Fred Pellerin. Là où tout un petit village se transforme par la magie de l’accueil. Chaque maison possède son mythe, chaque personne est légendaire. Tous les habitants font-ils partie de l’imaginaire de notre Fred? Allez vérifier, juste au cas où vous y découvririez un lien de parenté…

Le Zoo de Saint-Édouard : Entièrement renouvelé. Il n’en demeure pas moins spectaculaire à voir. Ayant plus la vocation d’une ferme où les gens sont aussi conviviaux que chez soi? Les enfants, comme les adultes aimeront admirer en pleine nature, la liberté de multiples espèces d’animaux.

 

Louiseville : Le Festival de la galette de Sarazin. Ne serait-ce que pour découvrir, les nombreuses recettes? L’accueil impeccable des gens. L’élection de la Reine de la soirée. Et le très beau défilé, au cœur de la ville, sous le regard attentif, d’un gros bonhomme rond joufflu, pourtant un énorme gobelet à la main.

 

Le M.S.N Jacques Cartier : Un tour de bateau, vers les îles de Sorel ou autres. On chante, on danse, et on mange très bien. Une ambiance très différence au clair de lune, sur les vagues du Saint-Laurent. Endroit idéal pour le romantisme, ou pouvoir se coller en petite famille…..

Festival de la Poésie : Le flambeau d’honneur de la belle région de Trois-Rivières. Découvrir, divers poètes internationaux. Que ce soit par le récit classique, il est toujours possible de l’écouter par le Slam, le chant poétique, la poésie lyrique, et même l’improvisation!

 

Pensez-vous vraiment, passé à travers autant d’expressions culturelles en sept jours? Impossible, j’en conviens. Il y a toujours possibilité d’y séjourner plus longtemps. De nombreuses auberges, hôtels et campings vous y attendent. De plus, faites-vous plaisir… venez constater la chaleureuse ambiance du centre-ville. De l’amabilité des gens.  Alors, il faut se faire des amis, et revenir : Bienvenue à tous!


9 juin 2008, 1:03
La tendance se maintient : Sans Pression!

Concrètement, si «la tendance se maintient», c’est un succès plutôt mitigé. Peut-être, êtes-vous à moitié convaincu? Et nous le sommes encore moins! Seules les grosses pointures, viennent redorer le blason de : Sans Pression! Sans l’appart essentiel d’Akhenaton, Freeman, Cobna, Samian et Éric Lapointe, le CD passerait vite aux oubliettes. Il suffit d’écouter quelques chansons. On se dit, que la première n’était peut-être à la hauteur du personnage. Puis, on essaie de trouver une autre raison justificative pour la deuxième, la troisième… Et, on se rend compte en déposant ses écouteurs, que cette fois-ci, on passera notre tour.

 

Et pourtant, le premier opus de «Répliques aux offusqués», était génial. Ce chanteur possède, une très bonne voix, beaucoup de rythme, et du talent? Personne, n’arrive à s’expliquer, de quelle manière peut-on trébucher à ce point-là? On dit souvent, que dans vague montante on surf jusqu’à la plage musicale. Peut-être… a-t-il trop attendu? Cinq ans dans cette industrie, où les requins naviguent aux côtés des gentils dauphins, il n’y a pas une seconde à perdre. Dommage! Osons-nous croire, que le troisième sera meilleur? On peut toujours lui souhaiter.


9 juin 2008, 1:01
Le futur se conjugue au présent.

Une véritable perle, enfin sortie de son huitre. Quand le futur se conjugue au temps présent, ce n’est qu’à nous d’en profiter. D’une part, on peut s’en servir n’importe où, et n’importe quand. D’autre part, très compact il n’en dégage pas moins une force insoupçonnable. Bien sûr, on peut en profiter durant toute l’année. Mais pendant les chaudes périodes estivales, n’est-ce pas l’instrument indispensable? Oubliez, l’idée d’un simple gadget, car ce n’est pas le cas.

 

Ce petit modèle déplies, dépoussières, nettoies et je n’ai pas encore finit d’explorer. Il vaut son pesant d’or. Néanmoins, on peut se le procurer à peu près au même prix (peut-être, pour sauver le frais de manutention, un gros 10.00 $ de moins), dans l’une des «Boutik Électrique», pour ne pas la nommer. En quelques essais, le fer à repasser ressemblera tout à coup, à un énorme dinosaure. Il faut bien se rendre à l’évidence, nous sommes entrés dans l’ère du XXIe siècle. Diantre, que verrons apparaître d’ici quelques années? Quand le progrès, est mis au service de l’être humain, on ne peut que s’en réjouir.


9 juin 2008, 12:58
Un petit hors-d’œuvre.

Lorsqu’on pense au mot dictionnaire, on voit tout de suite un énorme bouquin. Ce genre de recueil de mots, qui donne des informations relatives à ces mêmes mots et à ce qu’ils représentent (définition, traduction, caractéristiques phonétiques, morphologiques ou autres). Or, dans ce cas-ci, c’est tout à fait une véritable «bonne dégustation». En ce sens, que ce livre est plus près de la dérision, que l’authentique grosse encyclopédie pour grands érudits!

 

En 98 pages, on passe de la véritable bêtise, à l’humour, et à un certain ton ironique très acerbe. On peut donc le considérer, comme une petite bibliothèque vivante. Où l’on décortique gentiment les grosses têtes, autant que les authentiques puits scientifiques? Et pour une fois, qu’un dictionnaire ne se prend pas au sérieux, pourquoi pas en profiter? Donnant ainsi, le pouvoir aux mots de tourner en dérision certaines lacunes : «Je cherche le mot irradier dans le dictionnaire : se propager en rayonnant à partir d’un centre (c’est moi le centre?), par irradiation.» (A. Poitras).


8 juin 2008, 12:01
Pâle reflet d’un au-delà!

Si vous avez manqué, le premier long-métrage d’Interférence, cela ne fera aucune différence. Car, il n’y aucune cohérence ou suite dite logique entre les deux. C’est à se demander, pourquoi fallait-il l’appeler ainsi?

 

Cette partie, qui devrait en continuer une autre n’a pas de liens. Ce dernier, faisant référence avec la théorie d’Elisabeth Kübler-Ross, qui décrit un long tunnel lumineux, dont les proches défunts nous y attendent. Il faut donc avoir été cliniquement décédé, pour l’expérimenter. Ce qui est le cas, de l’homme qui ratera son suicide après l’assassinat de sa conjointe et son unique garçon.

 

Sauvez in extremis par un ami, (comme le hasard, fait toujours aussi bien coïncider les évènements), il demeurera plus en contact avec les morts, que les vivants. Voyant et entendant plusieurs phénomènes paranormaux, sans jamais tenter de les expliquer. On a même cette affreuse impression, que l’individu se complait de vivre dans l’univers d’un monde parallèle. Il se conduira à l’ère du pifomètre, et de son intuition masculine pour interpréter : des halos lumineux, des zombies en noirs et blancs, et des nombreux changements électromagnétiques! Se croyant un élu revenant d’entre les morts, pour sauver tel un super héros les prochaines victimes de la foudroyante faucheuse de l’ultime destin. Mais, qui pourrait dire la signification d’un pâle reflet de l’au-delà? Semble-t-il, que même l’enfer soi pavé de meilleures intentions? Et que le troisième jour, est celui de la résurrection? Encore fallait-il, qu’il sache de qui, ou de quoi, il devint le serviteur!

 

Ce film, est rempli à rebord de clichés, de stéréotypes, et de reprises de multiples séquences prises ailleurs. Un véritable ramassis poubelle, de tout ce que vous avez toujours voulu rigoler, sans jamais oser le demander. Un bémol toutefois. Il est certain, qu’une personne qui ne regarde jamais ce style de film, peut ne pas le détester. Mais, pour tous ceux qui ont l’habitude, d’en visionner plusieurs, genre outre-dévoreur-anonyme-cinéphile : oubliez cela! 


7 juin 2008, 1:01
L’un chante : L’autre compose!

Une pure démonstration, qu’il est possible de faire un film drôle, romantique et sans prétention. Il s’agit d’obtenir un bon scénario, afin que le réalisateur Marc Lawrence, puisse nous en faire la preuve. Ma parole, il réussit fort bien son pari.

 

Un ancien chanteur populaire, Alex (Hugh Grant) des années 80, a tout à coup l’opportunité de refaire surface. Quoique très angoissé, et se sachant plutôt ringard, il tentera un ultime retour. Ne faisant que la première partie d’une très grande vedette, de style Nouvel-Âge/Grunge/, etc., il lui faudra, renouveler quelque peu son répertoire, afin d’enregistrer au côté d’une certaine, Cora Corman. C’est donc ainsi, qu’il découvrira la très jolie Sophie (Drew Barrymore), ne faisant que l’entretien ménager, plus particulièrement celles des plantes de l’appartement. Monsieur confortablement assis à son piano, essaie de composé quelques aires en fredonnant, mais les paroles se font rares. Ce que la gentille dame, possède comme par hasard le don de lancer des bouts de phrases, ici et là. Voilà que se créera, un nouveau duo : lui chante, elle compose! Pendant une certaine période, tout se déroulera de manière très professionnelle. Mais, la musique relit bien souvent tous les êtres. Chantonnant à l’unisson, quelques mots, quelques idées, et bientôt naitra une petite romance de fraicheur. Rien d’une grande histoire d’amour, aucune larme à l’horizon. Quelques malentendus, quelques quiproquos ne serait-ce, pour alimenter un certain humour? Tout pour réussir un long-métrage familial.

 

À voir en plein air, pendant les soirées de pluie. Éclats de rire garantie.


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