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Crépuscule de la mémoire.
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Réalisé et écrit par, Sarah Polley, cette réalisatrice s’attaque à l’un derniers bastions d’un château fort des pires tabous : l’Alzheimer! Vivant dans une société, de plus en plus vieillissante, c’est une problématique presque universelle. Atroce maladie dégénérative, qui fait de la personne la plus intelligente de n’importe quel domaine, une chute vers la déstabilisation d’elle-même, et de tout son entourage. Perte de mémoire, oublie d’événements immédiats, puis désapprenant des gestes au quotidien, ces individus sont désormais condamnés à retomber dans l’enfance, jusqu’à prendre la position fœtale…
Depuis un certain temps, plusieurs films ont été faits sur le sujet. En passant par les documentaires, jusqu’à tous ceux qui préfèrent romancer le sujet : «The Notebook (N’oublie jamais), Un Éléphant De Porcelaine, La Brunante, etc.» On sent l’urgence de se familiariser, à cette épreuve que nous aurons tous à vivre, tôt ou tard au moins une fois dans notre vie. Si, ce n’est pas de le faire vivre nous-mêmes, à nos proches dans un possible futur. D’après les statistiques, ce crépuscule de la civilisation arrivera, de plus en plus jeune. Dès les premiers symptômes, encore fraudaient-ils les diagnostiquer juste au bon moment, ne serait-ce que pour ralentir le processus inévitable. Donnée, ainsi une certaine lueur d’espoir à tous ceux, qui en seront la proie.
«Away From Her, Loin D’Elle», fait partie de cette démythification, par une approche très humaine et combien poignante de cette maladie neurologique, fort bien caractérisée par une atrophie cérébrale diffuse, provocante à plus ou long-terme une démence progressive, en plus de l’aphasie. Ainsi, la personne s’éloigne de sa famille, en vivant dans un univers onirique. Et toujours : «ce pâle crépuscule, succèdent aux ténèbres opaques dans lesquelles, il s’était débattu, lui paru soudain clair joyeux comme un ciel radieux.» (M. Zévaco). Ce film, nous touche d’autant plus, par la crédibilité des acteurs hautement chevronnés : Michael Murphy, Gordon Pinsent, Olympia Dukakis, Kristen Thomson, Wendy Crewson, et surtout Julie Christie!
C’est avant tout l’histoire d’une femme forte, qui décide elle-même d’aller recevoir les soins appropriés. Dès le premier symptôme, qui est de serrer un poêlon dans le congélateur du frigo, puis d’apposer des notes sur tous les tiroirs, afin d’étiqueter chaque ustensile, elle a déjà abdiqué. Et le coup fatal, pendant un repas amical, Fiona n’arrive plus à prononcer correctement le nom de leur meilleur vin! Croyant bien sûr, pouvoir délivrer son conjoint d’un lourd fardeau, tout en voulant freiner l’échéance de son destin. Mais, comme on dit souvent «Loin des yeux, loin du cœur», ajouté à cela «loin des souvenirs», même l’homme de toute une vie deviendra un pur étranger. Libérée de toutes contingences, Fiona retrouvera le droit à butiner, tout en étant courtisé telle une très jeune fille. Étrange destin pour Grant… Il finira par rencontrer la femme, de celui dont la sienne est tombée sous le charme. Un ancien ami d’enfance, dont elle avait pu aimer, bien avant la rencontre de son mari? Il suivra donc le chemin de celui, qui regarde en douce sa bien-aimée, tout assumant d’être relégué au second degré.
Un long-métrage réaliste à couper le souffle. Il n’y a guère : «d’endroit où se sent heureux, mais seulement en état de grâce», d’où la sérénité et la tendresse d’accompagner une inconnue, dont on a vécu 45 ans de vie commune.
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Alléluia!
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C’est une mini saucette, trop brève je l’admets que nous avons faits. Je tiens à spécifier, que nous y retournerons pour prendre le temps, de mieux déguster chaque seconde qui passe en un endroit aussi propice. C’est aujourd’hui même, en ce lundi pluvieux/grêleux/et peut-être encore neigeux… que nous, nous sommes arrêtés pour une pause bénéfique d’à peine une demi-heure.
L’accueil est vraiment impeccable. Les sourires, et les bienvenues nous arrivent de tous côtés. On n’hésite pas à nous jaser comme si nous, nous connaissions depuis des lunes, ce qui n’est pas encore le cas. Une très large table de bois massif se dresse devant nous, juste au-dessus de magnifiques vitraux suspendus en parallèle. Ce qui doit être splendide, lorsque le soleil daigne lancer quelques rayons. Mais, nous choisissons une petite table en retrait. Lui se tape, le fameux «sandwiche au jambon» sur pain baguette : comprenant (jambon), gruyère, tomates, laitues, mayo-moutarde. Moi, moins sage j’opte pour un dessert : petit pot de chocolat! Accompagné, tous les deux d’un café macchiato, dont je prendrai d’ailleurs les deux! Le service est fait, en un claquement de doigts. On sent, que le personnel est habitué aux gens pressés. La présentation est très attentionnée. On ne lésine pas, pour des petits riens, qui feront la différence. Même une baguette, à le droit d’avoir l’air d’une fine cuisine. Et les cafés seront présentés, avec chacun un petit œuf de Pâques.
«Le Sacristain», semble n’avoir qu’une petite faille : les heures d’ouverture, qui ne sont que de 8.00 à 18.00 heures. Possible, qu’il prolonge avec la venue de l’été… Hum, il devrait me semble-t-il, y avoir un été même si pour l’instant l’hiver ne veut pas déguerpir! Par contre, j’apprends, qu’il est possible de faire réserver et même d’obtenir la livraison chez soi. Pourquoi pas? Savourer un plat mijoté pour le souper! Cependant, il est toujours préférable de commander la veille. Ainsi vous, vous procurez, un menu complet et équilibré à un prix dérisoire. Vraiment comme vous le dites, si c’est un «Péché Mignon» diantre, je veux bien m’y rendre jusqu’en enfer :-)) Félicitations, à toute l’équipe et longue continuité.
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«La bête humaine». (É. Zola)
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Depuis toujours le loup est synonyme de sauvagerie, cet animal qui semble-t-il sanguinaire, qui tue sa proie sans raison. En ce sens, que ce n’est pas par nécessité de se nourrir, mais simplement pour le plaisir de tuer? On donne souvent l’exemple, d’un loup dans une bergerie. Il ne sera jamais rassasié, tant qu’il n’aura pas égorgé jusqu’au dernier mouton. Plusieurs écrivains, en ont fait un mythe révélateur la nature bestiale cachée dans chaque être humain. On pense, en outre à ces deux principaux : Hermann Hesse «Der Steppenwolf, ou Le loup de Steppes», qui correspond à inversé le concept, en rendant plus l’animal plus humain, que l’humain ne pouvait l’être. Puis, celui de : Émile Zola «La bête humaine», qui situe davantage l’être humain au rang d’un simple animal : «Posséder, tuer, cela s’équivalait-il, dans le fond de toute bête humaine? Il ne raisonnait pas, mais agissait sans réfléchir»!
Le réalisateur, Mike Nichols, se situe entre les deux pôles de l’univers ci-dessus. Cependant, il ne dérogera pas de la règle d’or, c’est-à-dire, de l’homme-animal devenant loup-garou. Le film, se voulant avant tout, un long-métrage d’horreur. Mais, il a eu la très brillante idée, d’y apporter plusieurs nuances, tel que la non-acception de la transformation, et le drame qui s’opère chambarderont son frêle équilibre, entre sa profession et ses sentiments….
Revenant du Vermont, un soir de pleine lune, un homme «Will» (Jack Nicholson), à la malchance d’entrer en collision avec un animal. Sortant de son automobile, pour vérifier la situation, il se fera alors mordre par un loup. Au début, il n’y prêtera guère attention. Par contre, les jours suivants, une métamorphose débutera par un profond sommeil, puis l’acuité de tous ses sens, ensuite un nouveau regard sur son entourage. Il découvrira, que sa conjointe «Charlotte» (Kate Nelligan), le trompe avec un collègue «Stewart» (James Spader), qui tente de lui voler son job. Les premiers symptômes, se manifesteront le soir même où, il sera remercié de ses fonctions. En contre poids, il rencontrera la fille «Laura» (Michelle Pfeiffer), de ce dernier. Coïncidence oblige! Will aura beau s’interroger, sur les changements psychologiques et physiques, qu’il n’y croira pas. Étant plus cartésien que moyenâgeux, il ne se rendra à l’évidence que la nuit, où l’appel de lune fera hurler le loup, qui s’éveillera en lui. Ce qui le conduira, à expérimenter la rage de dévorer quoi ou qui que ce soit, sans contrôle ni discernement. En conséquence, il devra lutter contre lui-même, mais aussi contre une tout autre personne, dont on ne soupçonne pas.
Des interprétations convaincantes de : Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer, James Spader, Kate Nelligan, et une véritable exception faite à Christopher Plummer! Un synopsis toujours actuel, et des effets spéciaux pas trop dégoutants. On préfère les suggestions, les ombrages et autres.
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Froideur de Mars : chaleur de Marie-Mai.
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Je n’ai jamais suivi les téléréalités, ni les stars académies. Souvent mal étiquetée, elle devient la preuve, que ce n’était qu’un simple tremplin, pour rebondir sur la scène. Certes, il n’est pas aisé de se tailler une place parmi l’industrie. Marie-Mai, a fort probablement réussi, là où plusieurs échouent. Elle a su capter l’attention, par son premier album : Inoxydable, dont un nouvel opus très accrocheur «Dangereuse Attraction»! Personnellement, c’est : «Qui Pendra Ma Place» qui m’a vraiment emballé par son style plus rythmé (R & B?). Quoique, je ne déteste pas non plus les deux autres : Avec Elle et Mentir!
Entourés de nombreux ados, de plusieurs préados accompagnés de leur parent, et d’authentiques adultes bien consentants à vivre une soirée surchauffée. Dès les premiers instants sur scène, elle a su capter tout l’auditoire. Marie-Mai, enchaîne succès après succès devant, une foule en délire. Nous retombons tous au même niveau, celui d’avoir du plaisir à festoyer. On accompagne, en tapant des mains et des pieds, en sautillant quelque peu sur notre siège, et en chantant des mélodies dont on ne connaît pas les paroles. On sourit malgré soi, de vivre autant de tendresse, que de s’épivarder (en silence) pendant les gros rocks.
Cette artiste sait plaire, à toute génération confondue. Par son genre, rock/punk/pop et très glamour, son visage angélique ne laisse pas indifférent. Rebelle sur scène, en s’appropriant les armes d’une saine révolte musicale, et réservée en entrevue, en faisant preuve de retenue et de savoir-vivre. Paradoxale et pourtant bien compatible! Elle assume très bien, son petit côté givré, et celui plus sage. C’est fort possible, que ce soit l’une des raisons pour lesquelles, elle demeure aussi populaire : mystérieuse et très énigmatique Marie-Mai!
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Bon Anniversaire, et encore 40 autres longues années…
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Nul n’est prophète en son pays. Fait indéniable, dans le cas de Normand Boisvert. Pourtant connu/reconnu aux quatre coins de la terre, c’est particulièrement dans les pays Asiatiques, qu’il vend la majeure partie de ses toiles! Et dire, qu’il y a eu le vernissage le 20 mars dernier, sans que personne ne soit vraiment au courant… Natif de Trois-Rivières, monsieur Boisvert s’est consacré à cet art depuis l’âge de 16-17ans. Mais, comme l’art n’a pas le fruit de pouvoir s’abreuver de ses œuvres, afin de pouvoir mordre à pleines dents comme profession, il dut alors accomplir divers métiers connexes pour survire. C’est en visitant la : «Rétrospective, de 40 ans d’inspiration», que l’on découvre l’être humain derrière les tableaux. Heureuse initiative, on nous remet une liste complète des titres, correspond à des chiffres, en nous indiquant le prix, ou la collection privée! Ainsi, on peut suivre l’itinéraire des natures mortes no.1 (Les raisins bleus), en passant par les paysages en saison, no.16 (Une belle journée à la ferme). Puis, on se dirige vers les nombreux autoportraits, no.55-62. En quelques instants, nous vieillissons à un rythme vertigineux! Le parcours, nous plonge dans l’évolution d’un grand peintre, par certains changements de styles. Parfois, donnant l’impression d’un coup de pinceau rapide, et d’autre part apparaissent de profondes entailles, presque hachées du bout des doigts. Il s’en dégage, une vive gamme d’émotions. «Impressionnisme fantaisiste», cet artisan n’en demeure pas moins, un investigateur de nombreux chef-d’œuvre. Félicitations.
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Une figure de Proue!
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Ce texte est écrit, en deux temps et plusieurs mouvements. C’est-à-dire, que je me permets de partager l’avant spectacle, et bien sûr la soirée passée. Petite spécification à apporter. Je ne possède pas le CD de Madame Proulx, mais plutôt le EP, qui m’a été offert dans une belle pochette où l’on peut voir un petit enfant pas tout à fait à l’aise sur la photographie! Voilà, pour la rectification. Il n’en demeure pas moins, d’excellentes chansons qui devaient servir (à ce que l’on m’a dit), de DÉMO, pour se faire connaître à la radio.
La salle Anaïs-Allard-Rousseau est spéciale, car elle très intimiste. En plus de posséder une très bonne acoustique, quel que soit l’endroit où nous sommes, tout le monde a sa part d’interaction. On peut applaudir, lancer des encouragements, que l’on est convaincu que l’artiste nous entend. J’ai la ferme certitude, que cela doit vraiment donner ce petit coup de pouce, qui encourage tellement. Je fais déjà partie de ses admiratrices. Donc, je ne pourrais sûrement pas être objective! Puis je l’avoue, j’ai un gros faible pour tous les artistes de la région… Il faut tout même donner de l’entrain, à ceux/celles, qui donnent 100 % de leur énergie, afin de témoigner leur talent. De ce côté-là, madame Proulx n’en pas trop à s’en faire, car du talent, elle en déborde!
Maintenant : place à la soirée!
Figure de Proue (Proulx)!
Telle une figue de proue, elle percera les flots d’une vague bien familiale, tout en menant son navire à bon port. Frêle et menue, elle porte pourtant une charge Herculéenne sur ses épaules, et sait très bien où elle va. Elle n’a rien d’une débutante… une confiance en-soi inébranlable, qui fait d’elle déjà une professionnelle. Qu’importe les petites embuches, ou les accordements de guitares, c’est avec dignité, qu’elle relève la tête et enchaîne aussitôt : voilà une véritable chanteuse!
Elle nous interprète, dans l’ordre ou le désordre tout le EP, au complet. Ainsi, on tendre l’oreille la plus auditive vers «Que Passent Les Heures, ou Les Masques Tombent», aucune fausse note. Une harmonie complète se manifeste devant nous, par ce mixage de folk, country, blues/jazzé… Là, où peut se marier, la contrebasse à des tirades de guitares à la Hendrix.
Après l’entracte, c’est la débâcle folklore dont nous chavirons, tous ensembles à l’unisson. Que ce soit par l’entremise de Neil Youg (Old Man Look At My Life), ou de savoureuses interprétations à la Joni Mithchell, nous suivons tous, La Capitaine sans aucune protestation.
Et une finale, digne de faire lever toute la salle au complet. Vraiment, elle est encore meilleure que vous pouvez l’imaginer. Il faut la voir, pour le croire!
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En attendant sa sortie…
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Fabien Marsaud, dit le Grand Corps Malade, nous donne une bonne tape sur le museau en nous faisant la démonstration, d’une volonté de fer à toute épreuve. Mieux, il se sert de sa malchance, pour aider les autres à surmonter leurs malaises. Diantre, on se sent très petit à ces moments-là, et dans son cas ce n’est pas faux de le dire. Un beau grand jeune homme, d’environ 6 pieds et quelques pouces… les yeux creux, mais le regard pétillant est la preuve bien vivante d’une joie de survivre à n’importe quel handicape.
Dans son premier CD : «Midi 20», on retrouvait un style bien particulier, qu’il peut-être bien réussi à donner un nom : «Le Slam»! J’ai encore de la difficulté, à bien établir concrètement la différence entre la poésie accompagnée de musique (Fréderic Comeau), et l’interprétation musicale poétique (Daniel Bélanger). Il faut admettre, qu’il y a des liens tissés bien serré. Entre : «le jour se lève, Je ne connaissais pas Paris le matin, Saint-Denis et bien sûr l’inoubliable Midi 20», on le sent plus proche de la «NUIT DE LA POÉSIE», que d’une simple récitation.
Avec son tout dernier né : «Enfant de la ville», qui ne sortira d’ailleurs, que le 31 mars en Europe, et possiblement vers le 2 avril au Québec, il faut se contenter pour tout de suite à écouter cette voix grave, mais avec des paroles tellement bien articulées sur «YouTube». Curieusement, c’est le plus marginal, qui accroche : Du Côté Chance! Il vogue sur des flots rappeurs, ce qui lui ouvre un plus vaste auditoire. Pour tout dire, il pourrait se permettre de faire du blues, du jazz tout en Slamant (ça existe ce mot-là?), que monsieur Marsaud rejoindrait alors tout le public. Il cesserait d’être catégorisé parmi les intellectuels. Et comme, il le dit si bien : «Du côté de la chance, le thème du programme au bac. de la France», pourrait fort bien devenir, un excellent hymne à notre langue française, comme étude au secondaire?
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De l’eau-de-vie en passion.
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Seules références possibles : «Suivant une cure de désintoxication, un tueur à gages alcooliques tombe amoureux de la femme d’une de ses victimes». (Site de voir) Il faut avouer, que cela semble alléchant, quoique quelque peu racoleur. Puis notre regard, est attiré par le réalisateur : John Dahl. Mieux, par la pléiade de vedettes : Téa Leoni, Luke Wilson et sans oublier Ben Kingsley! Quant au genre très spécifique… Là je m’interroge? Était-ce une comédie à tendance policière, ou un vrai thriller policier satiriquement drôle? Profond dilemme.
Trêves de plaisanteries. Le film est fort plus complexe qu’il en a l’air. D’une part, vous avez la problématique d’alcoolique, qui ne cesse de sombrer dans les profondeurs de ses bouteilles. La remontée en dehors du goulot, n’est certes pas une mince tâche à accomplir, pour toutes personnes atteintes de cette sournoise maladie. Mais il y parvint, grâce à de terribles efforts et l’aide de l’organisme des alcooliques anonymes.
Afin de maintenir la tête hors de l’eau, il préfère se tenir occupé loin de toute tentation. C’est-à-dire, un peu plus près de la terre, pour ne pas dire pratiquement dedans. Franck fera alors la rencontre de Laurel, une femme dont il ne connaît pas. Sauf, que le destin s’est chargé de l’entrecroisé, avec de vieilles émotions dont il croyait disparues. Lorsque l’on a été tueur professionnel, et par surcroit homme de main de haute maffia de Buffalo, il devient fort pénible de croire en ses sentiments. Il découvrira qu’il est toujours possible de reprendre sa «Vie en Main et d’en changer sa destinée.» Une grosse mise au point soit dite en passant, oui il retombera dans le grand amour… Mais : «NON, CE N’EST LA FEMME D’UNE DE SES VICTIMES». Bien au contraire, jusqu’à un certain point, elle deviendra en quelque sorte beaucoup plus que sa douce moitié, mais une très bonne associée!
Je mise davantage sur de l’humour noir très caustique, que sur le suspens. On ne pourrait pas oublier une scène, qui deviendra un véritable classique : «Lorsque Ben Kingsley se rend en sous-vêtement, faire une offre que même le superviseur des travaux en immobiliers ne pourra jamais refuser»! Un savoureux mélange, de vaudevilles du parfait code de déontologie du parfait Tueur à gages.
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Le cinquième élément.
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Quelle imperfection, qu’est l’adolescence… étape ingrate à transcender. La plupart y arrivent, mais plusieurs n’y parviendront jamais. J’y ai retenu cinq principales failles qui en fait, s’englobent les unes aux autres. Mais pour se comprendre, il faut bien des mots, des grilles pour approfondir sa pensée.
Premièrement : Le conflit de générations! Pourtant, ce n’est guère un nouveau concept, j’en conviens. De nos jours il semble s’être fabriqué un mur infranchissable, entre l’adulte et l’adolescent. Que ce soit, entre les étudiants via les professeurs ou encore, le psychologue avec Josh!
Deuxièmement : Manque de communication! Bien entendu les adultes, le schème parental, donc l’autorité. Mais, la même problématique existe également entre eux. Puis, ce faux langage (sorte de contraction des mots), afin de ne pas risquer de détériorer l’amitié.
Troisièmement : L’isolement parmi la foule! Bien que ces jeunes soient en groupe, festoyant tout en s’évadant par des paradis artificiels, il n’en demeure pas moins dans leur propre bulle. Fuyant, le reste du monde.
Quatrièmement : Le vide! À force de se sentir incompris, seuls, sans ressources s’installera inévitablement le vide, le no futur, le néant. Ainsi, pourquoi donc vivre? Sûrement pas, pour reproduire, la même lourdeur que les parents… alcooliques, désœuvrés, etc.
Cinquièmement : L’amour! Et oui, seul «élément» qui peut encore agir sur n’importe quel être humain. L’écoute active, le non verbal, l’intimité, bref, tout ce qui peut crever cette ghettoïsation. En fait, la marginalisation d’une jeunesse en mal de vivre. Ce qui les amènera, de tout centre d’activité autre que le propre microcosme.
L’histoire est brillamment racontée, par de nombreux flashbacks que Josh subira, après les suicides de ses copains. D’une sensibilité à fleur de peau, bien masqué par une armure coriace, il tentera de vaquer à ses occupations, comme si rien ne s’était passé. Ne voulant rien divulguer à qui que ce soit, il restera prisonnier d’un atroce secret sur DVD. Fermer les yeux pour ne rien voir, ou s’éblouir sur la route par un aveuglant lampadaire? Malgré lui, la mort n’en voudra pas. Il sera donc condamné à survivre. Il se fera alors, le messager de libération en dévoilant à chaque famille, le côté fragile de chacun de leur fils.
La réalisation d’Yves Christian Fournier, est tout à fait exceptionnelle. Enfin, il ose mettre à jour, l’un des derniers tabous de notre société. Des interprétations magistrales de : Martin Dubreuil, Pierre-Luc Brillant, Maxime Bessette, Sébastien Bergeron-Carranza, Chloé Bourgeois, et une mention d’honneur à Normand D’Amour.
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Le calme du temps s’arrête.
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On peut remarquer la référence, que vous faites en bas de votre article : «À écouter si vous aimez Joni Mitchell, Joseph Arthur». Émilie Proulx, possède le talent de composer des chansons à texte (Joni Mitchell), et relie le charme de (Joseph Arthur). Cependant, cette auteure compositrice à un atout supplémentaire elle est d’ici, ou très près de chez nous! Ce qui en fait, une personne dont on se doit de découvrir. Je n’ai pas encore pour l’instant son deuxième album, d’ailleurs je ne savais même pas qu’il existait, mais son premier est vraiment, au-delà de tout espoir. Il faut entendre la profondeur de : Le calme du temps s’arrête, ou encore la peur me montre vers où aller! Là on sait, qu’il ne s’agit pas d’une vedette improvisée, donc d’une fille qui prend le temps d’être en devenir. Et je serai là, pour enfin la découvrir sur scène. Qui a dit, que la relève était terne?
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«Test-à-man» à «Compost-Elle»?
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Apprenant le décès de leur mère, une sœur et ses deux frères découvriront que le «test-à-man» (testament), sera légal que s’ils se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Ne pouvant ne guère se blairer depuis plusieurs années. Si ce n’est pas de vouloir faire du «compost-elle» de la défunte, ils se plieront au caprice pour une unique raison : le fric$!
Sac à dos, soleil brûlant, crème de beauté, tout pour faire un bon parcours de camping? Certes, n’est pas le but... Muriel Robin, institutrice dont le mari a perdu son emploi, se découvrira pourtant une belle passion. Jean-Pierre Darroussin, fera l’alcoolique sans but, mais donnera l’espoir à une collègue cancéreuse. Tandis que, Artus de Penguern, toujours en crainte pour sa conjointe névrosée, retrouvera pour sa part la confiance en soi.
Ils piétineront, trottineront, mais ne marcheront pas seuls. De deux jeunes arables, dont l’un fait croire à l’autre dyslexique, qu’ils partent pour La Mecque. Mais le plus âgé, fera bien des détours pour les beaux yeux d’une charmante lycéenne. Au début, personne ne possède de véritables raisons, si ce n’est qu’une évasion, un défit à relevé, ou enfin pouvoir récolté l’argent tant promis. Cependant, au fur et mesure de la progression, tous à leur façon toucheront la corde sensible, qui fera vibrer à l’unisson. Une route qui les mènera à se découvrir, et surtout s’accepter.
«Saint-Jacques... La Mecque», réalisée par Colline Serreau, est une comédie satirique. Parfois, quelques clins d’œil, valent mieux qu’un rire déployé. Car ce genre de film, nous démontre la fragilité de l’objet du scénario, dans un milieu où les «égos» sont les seuls sujets. Elle a su démontrer que le pèlerinage, n’est pas qu'une question religieuse, mais plutôt avoir foi au genre humain.
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Caricature : drôlement terrifiantes!
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Dans : «Grindhouse-Planète Terreur», film de Robert Rodriguez et de Quentin Tarantino se sont vraiment amusés à faire renaître, les anciens maîtres de l’horreur tels que : Vincent Price, Peter Cushing et Boris Karloff!
En fait, l’histoire est simpliste. Prétextant, à virus mortel, qui est en fait un accident bactériologique, laissant échapper quelques lueurs verdâtres. La plupart des gens d’un bled perdu deviendront des zombies (dans le style de thriller de Michael Jackson)! Affamés, ils dévoreront tous sur leur passage. Médecins, danseuses, et restaurateurs, personne ne pourra y échapper. Ce qui laissera une large place aux multiples scènes de dégustations sanguinaires, et de boustifailles de chair humaine bien fraîches…
Certes, ce n’est pas le synopsis, qui est vraiment important, mais la parodie. Bien orchestré, que l’on a vraiment la sensation de voir un long-métrage d’époque! On ne lésine pas sur les moyens, donc beaucoup d’effets spéciaux. Même, les bruitages sont compris. Sans oublier, les changements de couleur inattendus, les coupures (censures), par un fondu sur écran? Une véritable réussite à tous les niveaux. Avec les participations de : Bruce Willis, Rose Mcgowan, Josh Brolin, Freddy Rodriguez, Marley Shelton, et un très gentil caméo, de Quentin Tarantino.
En fait, c’est un hommage à tous ces films précurseurs, qui ont fait naître l’imaginaire à toute une génération d’écrivains/cinéastes/théâtrales, etc. Je lui discerne, sans hésiter un excellent.
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Fantasmes, anticipations et réalité.
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Lorsque la solitude, fais rêvasser que tout, pourrait être mieux que la vie que l’on mène alors, on est prêt à faire n’importe quelle folie. Ne serait-ce, pour s’évader d’un monde figé dans le béton, ou d’animaux fixés dans le temps? Prendre l’existence d’une personne décédée. Vivre par procuration le temps de jouir des privilèges d’un inconnu.
Pourtant, le réalisateur Argentin Fabian Bielinsky, nous tissera l’une dès ses histoires, comme une toile-araignée. Analogie symbolique des deux côtés de la situation. Celle de s’intégrer à un groupe (Ricardo Darin), en brodant de faux liens. Et celui d’y rester pris au centre du piège, pour être dévoré par les prédateurs. Sachant tous les risques, il osera quand même s’infiltrer au sein de l’intrigue. L’histoire, est construite comme un journal intime, dont on relate chaque tranche de vie. Un peu, comme si l’on suivait scrupuleusement, l’itinéraire incontournable d’un agenda. Donc, tout serait déjà inscrit dans l’ordre du déterminisme total.
Ainsi mercredi : l’anticipation d’un concept structuré à la banque. Puis jeudi, il part en fin de compte à la chasse. Vendredi, il se dispute avec son copain, et se retrouvera seul dans les bois. Accidentellement, il abattra un homme juste avant de tomber dans son «aura». Voilà, que débute la toile… Elle se développe très vite, sans qu’il ait le temps d’apprivoiser. À force de côtoyer la mort, il a besoin de se sentir vivre plus intensément. Même, si le danger peut être fatal. Pour le plaisir de battre au rythme des émotions. Cependant entre le fantasme, l’anticipation et la réalité, il n’a guère d’alternative que l’aura? Telle une porte, qui s’ouvre dans la tête, laissant émerger des voix, des images, des odeurs, etc. Une vraie liberté, sans échappatoire, sans choix… Celle, de suivre sa destinée sans jamais s’y interroger. À quoi bon de toute manière, il est déjà emmailloté sans aucune issue? Il devra donc assumer son rôle.
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Enfin, le retour.
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Il n’est pas trop tôt, de pouvoir entendre ce monstre sacré de la musique française. En fait, il est toujours demeuré omniprésent dans nos souvenirs, d’une manière ou d’une autre. Interprète, compositeur, chanteur, mais également acteur. D’ailleurs, il faut admettre qu’il possède le physique de l’emploi.
Cette icône, presque légendaire de deux longues décennies, nous a tous marqués. Personnellement, c’est au suicide de l’acteur de, Patrick Dewaere, dont je l’avais vraiment remarqué. Il avait livré, un vibrant hommage en compagnies de plusieurs autres. D’une voix grave et solennelle, il n’avait jamais prononcé le mot «suicide», tout en citant quelques paroles de Michel Polnareff : «Nous irons tous, au paradis», vraiment très émouvant.
Mais, c’est vraiment comme rockeur, qu’il a retenu l’attention. Je pense en outre à : La nuit je mens, Gaby oh Gaby, Madame rêve, et bien sûr Joséphine! Une trop longue absence, et je ne dois pas être la seule à le voir sous cet angle. J’ignore, si ce nouveau CD, est déjà en vente chez tous les bons disquaires, ou si c’est le cas, il ne doit pas en rester beaucoup!
Une petite suggestion… il ne serait pas une mauvaise idée, de pouvoir en mettre quelques-uns de côtés en guise de concours sur le site? Mais ce n’est qu’une simple suggestion!
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Monnayer sa vie.
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Encore une fois, nous plongeons en pleine deuxième guerre mondiale à Berlin. Le réalisateur, Stefan Ruzowitzky, nous fait pénétrer dans un océan de haine, où le seul moyen de survivre est de collaborer. Toujours dans une ambiance caverneuse, le projecteur illumine principalement un individu, Salomon Sorowitsch. Sous la bannière de flashbacks dans un casino, il se souviendra de son enfer. Homme trahi et humilié par la Gestapo, il sera remarqué en faisant de simples dessins au fusain. Puis, il deviendra portraitiste de tous les SS, jusqu’à faire d’énormes affiches de propagande haineuse. Il passera du camp de concentration de Mauthausen, à celui de Sachsenhausen, presque un palace. Ayant droit à de la musique, des lits de camps confortables, des lavabos et douches avec savons et une meilleure nourriture. Toutes ces choses, que l’on croit acquises et qu’il devient à ces moments-là, de véritables privilèges. À condition de répondre aux besoins : «Arbeiten macht Frei» (travailler rend libre)!
Cependant, le travail que l’on ordonne est celui de fabriquer de l’argent, afin de renverser l’économie de plusieurs pays. Facile à dire, mais à s’exécuter, il faut tout même l’expérience requise. Mais voilà, que Salomon est un spécialiste de ce domaine. Il devra exécuter son art, à défaut d’être exécuté lui-même, là où il n’y a aucune place à l’erreur. C’est le prix de sa vie, tout en prenant conscience du peu de valeur dont il vaut, par rapport à celui de l’alourdissement du poids de sa propre conscience face à l’exécution. Salomon devenu amicalement Sally, comprendra que ce n’est que par pure utilité et rien d’autre. D’ailleurs, on n’hésitera pas à bien lui faire comprendre, ne serait-ce qu’en urinant dessus… Même, si son faux butin réussit à berner la banque de Zurich. Récompense : une simple table à ping-pong! Il emploiera tout son temps libre, à aider ses confrères malades, ou en tentant de redonner l’espoir, en mentant s’il le faut.
Basé sur un fait authentique, quoique l’on puisse presque dire «un fait divers/banal» de cette époque, qui nous démontre une autre facette de l’horreur nazisme, celle de la cruauté mentale. L’interprétation est sans reproche : August Diehl, Devid Striesow. «Die Fälscher » (les faussaires), est ce genre de film qui démontre, que le stress peut être autant douloureux, que tout mal physique. Mais bien souvent, l’un, ne va pas sans l’autre. Il intéressant, de visionner des longs-métrages critiques faits de l’autre côté de l’océan. En ce sens que ce sont des Allemands, qui témoignent de leur propre atrocité. Ils refont ainsi, en quelque sorte le bilan de leur culpabilité, tout en exorcisant tous les maux, dont les mots ne trouvent plus de significations assez pertinentes. C’est alors que l’image, prend toute sa force.
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